Une dernière voie bien à l'ombre

Publié le 26 Août 2016

Une journée de repos s'imposait après les Jorasses. Avec la canicule en cours, pas question de remettre les pieds en haute montagne sur des ponts de neige fragiles ou sous des faces mixtes prêtes à libérer leurs pierres. Thib' serait bien partant pour aller au Grand Cap' mais à la journée, ce serait vraiment difficile d'attraper la benne et je n'ai pas envie de payer un refuge de plus. J'ai aussi envie d'une "petite" course à la journée sans trop de marche d'approche pour finir cette session d'alpi/escalade d'été. Nous tombons d'accord sur la face nord-ouest de l'aiguille de l'M. Approche et voie se feront à l'ombre. Parfait. Souhaiter balader les coinceurs, nous choisissons une vielle voie : la Ménégaux. Suivant une ligne de dièdres sur la partie gauche de la face, elle semble assez esthétique.

L1 : départ austère. Dièdre en 4c (35 m) pour s'échauffer. Les protections sont faciles à poser.

L1 : départ austère. Dièdre en 4c (35 m) pour s'échauffer. Les protections sont faciles à poser.

R2 : un vaste choix de coloris

R2 : un vaste choix de coloris

L2 : toujours austère, toujours 4c. Une trentaine de mètres. Granit de type face nord : gris et moins adhérent que la protogine rouge.

L2 : toujours austère, toujours 4c. Une trentaine de mètres. Granit de type face nord : gris et moins adhérent que la protogine rouge.

L3 : ça commence vraiment à grimper. 5c+ (bon disons 6a, c'est quoi cette connerie de cotation en montagne ?) paraît-il en prenant la dülfer à droite. Thib', et idem pour moi derrière, passons par la fissure de gauche. Longueur soutenue. 6b je dirais.

L3 : ça commence vraiment à grimper. 5c+ (bon disons 6a, c'est quoi cette connerie de cotation en montagne ?) paraît-il en prenant la dülfer à droite. Thib', et idem pour moi derrière, passons par la fissure de gauche. Longueur soutenue. 6b je dirais.

L4 : 5b en dièdres après un départ en passant sous une énorme écaille (on a probablement fait le R3 trop à gauche) qui ne fait pas envie

L4 : 5b en dièdres après un départ en passant sous une énorme écaille (on a probablement fait le R3 trop à gauche) qui ne fait pas envie

L5 : 6a (un pas) puis du 5. A la sortie, on se demande si on n'a pas fait le relais trop à gauche (un autre pas délicat - 6a au moins - non mentionné sur les topos), d'autant qu'on s'écarte du dièdre final

L5 : 6a (un pas) puis du 5. A la sortie, on se demande si on n'a pas fait le relais trop à gauche (un autre pas délicat - 6a au moins - non mentionné sur les topos), d'autant qu'on s'écarte du dièdre final

L7 : un pas de 5c en traversée puis un autre de 6a, le reste facile, pour sortir sur l'arête NNE par laquelle (une longueur de 3) on gagnera le sommet). Peut-être la confirmation de notre erreur. La L6, non représentée en photo, m'a fallu de franchir, en une petite vingtaine de mètres, une première fissure puis une seconde bouchée avec pas mal de clous en place. Je me suis agrippé un peu à tout, tandis que Thibal libérait en second. Son estimation ? "Difficile, il faut se placer et serrer quelques petites prises, peut-être 7a..."

L7 : un pas de 5c en traversée puis un autre de 6a, le reste facile, pour sortir sur l'arête NNE par laquelle (une longueur de 3) on gagnera le sommet). Peut-être la confirmation de notre erreur. La L6, non représentée en photo, m'a fallu de franchir, en une petite vingtaine de mètres, une première fissure puis une seconde bouchée avec pas mal de clous en place. Je me suis agrippé un peu à tout, tandis que Thibal libérait en second. Son estimation ? "Difficile, il faut se placer et serrer quelques petites prises, peut-être 7a..."

Petits, grands Charmoz, Blaitière ! Quel panorama ! Un rappel de 25 m, un autre de 7m, une désescalade et on est au col de la Bûche, ayant dépassé deux cordées dans le haut de l'arête NNE

Petits, grands Charmoz, Blaitière ! Quel panorama ! Un rappel de 25 m, un autre de 7m, une désescalade et on est au col de la Bûche, ayant dépassé deux cordées dans le haut de l'arête NNE

Après une pause à l'ombre au col (c'est dire si ça cogne), on attaque la descente par le couloir avant l'arrivée des autres cordées afin de ne pas subir un éventuel parpinage.

Après une pause à l'ombre au col (c'est dire si ça cogne), on attaque la descente par le couloir avant l'arrivée des autres cordées afin de ne pas subir un éventuel parpinage.

Quelques infos techniques pour parcourir cette voie :

- Accès : train Montenvers (1h30), plus efficace que le plan de l'Aiguille qui, certes, dépose plus haut mais il faut redescendre un peu (donc remonter au retour) avec davantage de distance et la queue à faire à la benne (ou alors, bivouac la veille au soir - bonne option).

- Difficulté : TD+, 200 m, 6a obligatoire

- Jeu de friends du 0,3 au 2 + petit câblés + sangles ; corde à simple 50 m

- baskets suffisantes pour la descente (sauf en tout début d'été quand le couloir de la Bûche est encore en neige)

Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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