Tétras-lyre 2017 : entrée en fanfare

Publié le 1 Avril 2017

Et dire que j'hésitais de monter. Non pas parce que je doutais de l'activité sur la place mais par rapport à la météo. Les heures qui ont précédé la sortie sont assez anecdotiques. La veille au soir, je n'ai pas préparé le sac. Il est 21h. Val est de sortie. Je couche les filles puis m'installe à côté de Stella en discutant avec elle. Et je m'endors sans doute en même temps qu'elle à une heure de papi. 22h45. Je suis réveillé. Si le matos avait été prêt, je serais descendu d'un étage et sans doute réendormi immédiatement. Mais ce n'est pas le cas. Coup d'oeil au dehors : c'est plein d'étoiles. Allez zou, on prépare. Bien réveillé après cette mini sieste, il est dur de retrouver le sommeil. Je m'endors sans doute vers minuit jusqu'à 2h du matin, heure à laquelle le téléphone sonne. C'est Val qui est coincée dehors car j'avais laissé la clé à l'intérieur sur la porte. Arg, me voici réveillé à nouveau et vu que le réveil sonne moins de deux heures plus tard, ça va être compliqué de dormir à nouveau. Foutu pour foutu, je pars donc plus tôt que prévu et marcherai doucement.

A la montée, c'est plein d'étoiles. Encourageant. Un chevreuil se signale. Une hulotte également. Je retrouve ma place. Il n'y a pas beaucoup de neige mais ça a regelé en surface. Il faut donner de la pelle pour façonner une terrasse horizontale qui accueillera la tente affût. Je suis prêt tranquillement à 5h45. Je n'attends pas un coq avant 6h15 au plus tôt compte tenu de mes observations des années précédentes. Voire 6h30.

6h25. Un premier chuintement. Cinq minutes plus tard, ils sont sept sur la place. C'est encourageant parce que chaque année j'ai perdu un coq sur ce site. Et cette année, c'est +1 ! Le ciel s'est couvert à vitesse grand V. Le rosé du lever du jour espéré n'aura pas lieu mais peu importe, les coqs sont là et le bal commence. A 7h, une excitation se fait sentir d'un coup. Les combats redoublent d'intensité. Une poule s'invite sur la place. Et bingo, elle vient se poser dans l'épicéa situé à trois mètres de ma tente. Les coqs s'approchent à leur tour. Deux resteront plus de trois quarts d'heure à cinq mètres de la tente jusqu'à l'envol de la poule où ils retourneront quinze mètres plus loin sur l'arêne principale. Autant dire que le TC 1,4x est resté dans sa housse. J'ai presque regretté de ne pas avoir un 70-200.

Je pensais quitter la place vers 8h, il me faudra attendre 9h15 que le ballet ne s'arrête ! Quelle entrée en matière pour cette première sortie aux tétras de la saison ! Allez, à la sieste !

La poule et le premier coq qui s'en approche. Des images sombres et très moyennes mais que je ne pouvais pas ne pas publier
La poule et le premier coq qui s'en approche. Des images sombres et très moyennes mais que je ne pouvais pas ne pas publier

La poule et le premier coq qui s'en approche. Des images sombres et très moyennes mais que je ne pouvais pas ne pas publier

Il s'approche

Il s'approche

Le face à face des chefs

Le face à face des chefs

Flou devant ou derrière
Flou devant ou derrière

Flou devant ou derrière

Un coq plein cadre (aucun recadrage au 300 mm plein format)

Un coq plein cadre (aucun recadrage au 300 mm plein format)

Profil

Profil

Intimidation
Intimidation

Intimidation

Mais où s'arrêtera-t-il ?

Mais où s'arrêtera-t-il ?

Une petite dernière avant qu'ils ne retournent à leur place

Une petite dernière avant qu'ils ne retournent à leur place

Un coq remonte vers l'arêne

Un coq remonte vers l'arêne

Après l'envol de la poule, des images d'ambiance

Après l'envol de la poule, des images d'ambiance

Face à face et un troisième chanteur

Face à face et un troisième chanteur

Notez la petite neige qui se met à tomber. J'ai espéré que ça s'intensifie un poil mais cela n'a pas eu lieu

Notez la petite neige qui se met à tomber. J'ai espéré que ça s'intensifie un poil mais cela n'a pas eu lieu

Toujours la petite neige mais avec trois coqs

Toujours la petite neige mais avec trois coqs

Archive : mon premier affût coq sur Belledonne. C'était au mois de mai 1989. Photo René Coudry. Merci à lui.

Archive : mon premier affût coq sur Belledonne. C'était au mois de mai 1989. Photo René Coudry. Merci à lui.

Rédigé par lta38

Publié dans #tétras-lyre

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Angelilie 04/04/2017 18:15

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une découverte et un enchantement.N'hésitez pas à venir visiter mon blog. au plaisir

MonCahierNature 03/04/2017 11:00

T'aurais dû prendre l'objectif macro tellements ils étaient près !

Pinaise, à 16 ans t'avais déjà un reflex avec (petit) télé. Moi à cet âge j'avais un Agfa non reflex, sans cellule et sans télémètre, avec un objectif 2.8/45 mm !

lta38 03/04/2017 20:43

Mon père m'a donné un Pentax tout manuel à l'âge de mes 13 ans. Il fallait aligner les deux aiguilles (celle de la vitesse et du diaph) pour exposer correctement. L'année suivante, je me suis fait offrir un 300 mm f/5,6 Tamron dont je me rappelle qu'il avait coûté 1500 francs à l'époque et j'ai acheté un Nikon F301. Mais c'était insuffisant. L'objectif que tu vois sur la photo n'est pas un petit télé : c'était le fameux Tamron 500 f/8 à miroir. Pas lumineux du tout et mise au point manuelle mais vraiment peu encombrant et léger. J'avais les deux boitiers. En général, je mettais une Kodachrome 200 sur le Nikon et le 500 mm et je gardais le Pentax et le 300 (qui était également en map manuelle) avec de la Kodachrome 64 ou de la Velvia 50. Dans les images de coqs, je suis à f/4 et 1600 ISO (sur certaines). Tu imagines la différence avec les deux anciens couples !!!!!!! Sans compter qu'il fallait attendre le développement. Les Kodachrome, il fallait les envoyer par la Poste à Sevran. Ca revenait au bout de trois semaines avec le stress que ça ne revienne pas. Anecdote : un jour, un film n'est jamais revenu. Pour moi c'était perdu. J'habitais alors en Isère (Echirolles). J'ai ensuite déménagé à Salon de Provence. Deux ans plus tard, je vais récupérer mes photos Kodachrome (que je déposais chez un photographe qui faisait un envoi groupé et recevait les diapos de la même façon). Et là il me dit : "tiens il y en a deux pour toi". "Bizarre, je n'en avais déposé qu'une". Je pensais à une erreur. Quelle ne fut pas ma surprise de retrouver mes diapos perdues deux ans plus tôt !!! Je ne sais pas comment elles sont arrivées là !!! Toute une époque !