Publié le 27 Février 2017

Aujourd'hui, nous devions faire un truc en famille ou plutôt, un Truc en famille. Mais les (petites) filles ont préféré faire un truc avec leur Mamie. Qu'à cela ne tienne. Nous irons sans elle.

Ce Truc, c'est vraiment un petit truc sympa. Surtout aujourd'hui : chaleur et fort peu de monde. Et uniquement des piétons. Il faut dire qu'avec cette neige portante, skis et raquettes sont inutiles. Enfin, les skis restent quand même fort utiles... pour le plaisir de la descente malgré un déchaussage entre 1550 et 1500 m.

Fin de ces pérégrinations italo-savoyardes. Retour au bercail et, paraît-il, de la neige. Enjoy !

Montée forestière face à l'aiguille Croche

Montée forestière face à l'aiguille Croche

Arrivée dans l'alpage du Truc

Arrivée dans l'alpage du Truc

Pause méridienne aux chalets du Truc

Pause méridienne aux chalets du Truc

Farniente

Farniente

Dernière pente

Dernière pente

Les Dômes : sec de chez sec !

Les Dômes : sec de chez sec !

Gypaetus barbatus

Gypaetus barbatus

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 26 Février 2017

Le film de cette belle sortie entre copains

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 26 Février 2017

J'aime tout autant me retrouver seul en montagne que la partager avec les amis. Après plusieurs années de silence mutuel, Lolo a eu la très bonne idée de me recontacter et je l'en remercie. Lolo, c'est un mec complet. Aussi à l'aise skis aux pieds qu'avec une planche deux fois plus large, c'est aussi un bel athlète, ne dédaignant pas un mont Blanc en baskets depuis sa maison des Houches et prenant beaucoup de plaisir à tracer un couloir avec de la neige jusqu'aux genoux. Mais pas que. Laurent Dupré, c'est aussi un amateur d'Italie. Une sortie là-bas, ça commence par un café et ça finit par la pizza ou la polenta. Dernier trait particulier du personnage qui le rapproche du lagopède. Dès que la température dépasse cinq degrés, il halète au repos. L'idéal pour lui, c'est moins quinze degrés les manches retroussés. De loin le plus résistant au froid (et le plus sensible à la chaleur) que je connaisse, loin devant le numéro deux, Nico Büsch, c'est dire ! Je me souviens d'un jour où j'étais passé récupérer du matos chez lui. J'arrive aux Houches. Moins douze degrés au thermomètre. Je sors de la voiture en doudoune. Lolo sort de chez lui pour m'accueillir, en t-shirt et caleçon. Au bout d'un quart d'heure de discussion "Dis-moi, tu veux pas qu'on rentre deux minutes pour finir de discuter ?"  Celui qui avait froid, c'était celui qui avait la doudoune.

Bref, venons-en aux faits. Aujourd'hui, Lolo me sert la journée sur un plateau. Rendez-vous avec Timot' et Hervé. Tout le matos est chargé dans le fourgon et go pour l'Italie. Enfin, "tout"... Sauf la batterie de Timothée qui se verra obligé de laisser l'appareil photo au parking. On part pour le val di Rhemes. Un couloir paraît-il. Pour la première fois, je ne sais même pas le nom du sommet sur lequel je suis censé aller. Café et pain au chocolat plus tard, c'est parti sur les chapeaux de roue. "On y va tranquille aujourd'hui". La montre affiche 17/18 (m/min). Effectivement, on part vraiment tranquille. 

Un petit vent frais rafraichit l'atmosphère une fois dans le vallon d'Entrelor. Une aubaine pour notre cheval de course. Une petite trace pour gagner un collu et nous voici dans les grandes pentes qui mènent au couloir. Histoire de ne pas faire que le client, je prends la trace jusqu'au cône d'attaque. Puis Lolo se chargera du couloir. Les conditions de neige sont correctes mais changeantes : des sections de poudre succèdent à des passages en grain fin, d'autres en neige cartonnée, heureusement souvent portante.

Hervé le diesel, l'homme qui aime les couloirs en neige dure, nous rejoint assez vite au sommet après un départ plus tranquille. Comme quoi. Qui va piano va sano va lontano ! Aigle et gypaète volent ensemble autour de la tour rocheuse sommitale. Classe ! C'est ça aussi l'Italie et le Gran Paradiso.

La descente n'est pas de tout repos entre les compagnons qui avoinent, la neige parfois exigeante et ma fixation à talonnière trop haute qui m'oblige à une position bien en avant un peu fatigante. Mais cette sortie remplit toutes mes attentes : enfin une sortie avec Lolo, les retrouvailles avec Timot' suite à cette sortie mythique il y a un an jour pour jour, la rencontre d'Hervé ; bref une sortie avec les copains, un peu de pente, la découverte d'un nouveau coin et de la bonne bouffe, comme c'était le cas la veille lors de notre incursion transalpine avec Val à la pizzeria du Tunnel à Courmayeur. Car la journée n'était pas finie : elle s'est poursuivie par le petit troquet local (50€ pour quatre personnes bière/plat/dessert/café) et par un somptueux repas le soir aux Houches, chez Manue et Lolo avec Val et les filles. Merci Lolo !

PS : ah oui, le sommet c'était becca di Tsanbeina !

Après une approche à peaux, premier petit couloir à remonter pour accéder au vallon menant au couloir principal

Après une approche à peaux, premier petit couloir à remonter pour accéder au vallon menant au couloir principal

Remontée du couloir nord
Remontée du couloir nord

Remontée du couloir nord

Timot' sur la petite crête sommitale avant de plonger dans le couloir

Timot' sur la petite crête sommitale avant de plonger dans le couloir

Becca di Tsanbeina, couloir nord
Becca di Tsanbeina, couloir nord

Becca di Tsanbeina, couloir nord

La veille, virée à Courmayeur avec Val
La veille, virée à Courmayeur avec Val

La veille, virée à Courmayeur avec Val

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #portraits

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Publié le 25 Février 2017

Belle journée froide et ensoleillée d'hiver. Peut-être pourrait-elle rattraper la déconvenue de la veille ? Je reprends mon idée initiale et skis/chaussures sur le sac et baskets aux pieds, me voici parti pour faire un tour dans les aiguilles Rouges. Il est déjà onze heures et le parking est plein. Jusqu'aux chalets de Chailloux soit six-cents mètres de dénivelé, je monte avec les baskets. Certes ça passe à skis mais je profite du matériel léger (skis Blizzard Zero G 85 + Gignoux Ultimate + Gignoux Black) pour soulager mes pieds dont un n'arrive pas à guérir une ampoule récurrente. Je croise/double des raquettistes mais pas un seul skieur, sans doute rebutés par le portage. Pourtant, en connaissant bien, on skiera à dix minutes de la voiture ce qui est tout à fait acceptable, d'autant plus si on rentabilise les mille mètres de dénivelé de la course par un ou plusieurs suppléments dans le versant nord. Autre curiosité, les raquettes. Comme souvent mais encore plus ici, elles sont complètement inutiles : sentier damé jusqu'aux chalets (le but de la majorité des randonneurs à pieds) et si on veut poursuivre jusqu'au sommet de l'Aiguillette, le regel est béton surmonté de dix centimètres de fraîche. Malgré cela, les raquettes sont de sortie. Effet de mode... ? Ceci étant, on rencontre de plus en plus de piétons qui l'ont compris : je n'ai jamais vu autant de traces de pas (sans raquette) dans la neige que cet hiver. Deux aigles royaux plus tard et je suis au sommet. 

Grand beau, froid ; le versant sud-ouest attendra. Je plonge plein nord dans un large panneau peu raide mais hyper skiant, pour moi tout seul. Un festival avec une petite couche de poudreuse (tombée dans la nuit) sur un fond souple. Un grand moment de ski et de solitude. Je descends le plus bas possible, jusqu'à ce que la pente plonge dans la Diosaz et commence à se boiser. Puis je remonte. Il faut tracer mais dans ces conditions, c'est un plaisir. Bonnes conditions encore en sud-ouest pour la seconde descente. L'enneigement fait peu en quantité mais pas une touchette grâce au fond resté ferme et du bon ski grâce à la couche de fraîche le surmontant. Du ski plaisir ; de quoi laver l'affront subi quelques heures auparavant.

Première montée face au mont Blanc et aux Aiguilles
Première montée face au mont Blanc et aux Aiguilles

Première montée face au mont Blanc et aux Aiguilles

Première descente parfaite
Première descente parfaite

Première descente parfaite

On remonte après une bonne première descente

On remonte après une bonne première descente

Une trace comme on l'aime

Une trace comme on l'aime

Sauvage, sauvage, sauvage !

Sauvage, sauvage, sauvage !

Violation de domicile !

Violation de domicile !

Retour au sommet

Retour au sommet

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 24 Février 2017

Bon, tout ça c'est pour rire. Mais quand même. N'ayant aucun scrupule à parler des échecs au même titre que des réussites, je regrette de ne pas avoir emporté de caméra embarquée afin que tout le monde se marre devant la débâcle de cette descente.

Fraîchement débarqué en Haute-Savoie, je monte dans l'après-midi voir les quinze/vingt centimètres de neige annoncés à 2000 m, sans espoir. Parking : c'est sec. Et il y a du portage comme une fin avril. Je reviendrai avec les baskets ; pas question de marcher en chaussures de ski. Changement de vallée. Cette fois, ça chausse mais comme je le pressentais, il n'y a que 3 cm de neige fraîche, juste de quoi rendre agréable le décor.

Ce saupoudrage repose sur une croûte rarement portante. Je me dis qu'en versant ouest, ce sera peut-être meilleur avec un fond plus souple. Erreur : en plongeant dans un couloir de la tête d'Armancette, la croûte reste de rigueur. Trop tard maintenant pour faire demi-tour, d'autant que l'heure avance. La partie supérieure s'avère plus raide que prévu. Assurément plus de quarante-cinq degrés. Dans ces conditions, la pente est une alliée. On allège les skis et ça tourne avec une réception, on va dire, correcte. Mais plus bas, c'est la véritable punition. Pas moyen de poser le moindre virage. Les skis cassent la croûte et en sont incapables d'en ressortir. Avec un peu de vitesse ça passe mais gare aux genoux. Et quelle fatigue ! La conversion devient l'arme absolue. Puis je fais face à un passage plus étroit (entre cinq et dix mètres) entre deux zones boisées avec une pente d'environ vingt degrés. Le tout-droit est impossible. Le virage tout autant. Sans doute la pire association terrain/pente/qualité de neige pour le skieur. J'ai déjà déchaussé faute de neige (normal) ; j'ai déjà déchaussé dans une pente raide béton par instinct de survie. Soit. Pour la première fois, je déchausse dans une pente faible enneigée. L'humiliation suprême pour le skieur... qui rentre toutefois avec le sourire comme toujours et la satisfaction de ne pas avoir abîmé ses croisés.

(très) légère touche hivernale

(très) légère touche hivernale

Biches du soir

Biches du soir

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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