Publié le 5 Juin 2017

J'avais parcouru intégralement ces arêtes lors de la traversée des arêtes du Gleyzin en juillet 2007, de la Berlanche à la porte d'Eglise (un périple de 1400 m de dénivelé d'arêtes qui m'avait pris plus de neuf heures heures non stop). J'en gardais le souvenir d'un parcours pas si facile.

L'éclaircie de quinze heures me fait préparer le sac avec tout le matériel photo et partir à la hâte en direction de la bosse nord de Berlanche. La sente, depuis le Praillet, semble de moins en moins marquée. Sans connaître son existence, il sera de plus en plus difficile de la trouver avec la végétation de l'été. Parti uniquement pour rejoindre cette bosse et ensuite, voir, une éclaircie convaincante se dessine vers 18h30. J'y vais, j'y vais pas... L'heure tourne. Convaincu qu'il n'y aura ni pluie ni orage, je tente l'expérience. De toutes façons, j'ai une lampe.

Et effectivement, ce n'est pas si facile. L'arête est assez déchiquetée et le rocher vraiment glissant avec ce lichen mouillé. Les passages herbeux sont parfois raides et expo ; bien glissants aussi. Il ne faut pas jouer au con. Et par-dessus tout, le brouillard rapidement revenu qui ne me permet pas d'anticiper la suite de l'itinéraire. Lorsque je rejoins le pic sud de Berlanches, il est déjà plus de 20h. Je continue jusqu'au col de Périoule puis à la bosse suivante, vers 2300 m, là où l'arête s'oriente brusquement à l'est. J'avais imaginé un cheminement permettant de descendre sans trop de souci sur le chalet du Val et effectivement, ça passe bien même si la moindre pente d'herbe est glissante.

21h au chalet. Le soleil décline en même temps que l'éclaircie est magistrale. Masqué par une arête, je cours sur la sente retrouver une vue vers le nord-ouest. Quelques photos plus tard, je suis quitte pour une descente sans histoire, d'abord dans une semi-obscurité en croisant deux sangliers puis à la lumière de ma Tikka XP.

Anémone et primevère. De belles couleurs dans l'alpe
Anémone et primevère. De belles couleurs dans l'alpe

Anémone et primevère. De belles couleurs dans l'alpe

Chamois ; c'est ici leur domaine

Chamois ; c'est ici leur domaine

Mini-guêtres fort utiles mais ne suffisant pas à éviter les pieds mouillés

Mini-guêtres fort utiles mais ne suffisant pas à éviter les pieds mouillés

Le petit plaisir du soir
Le petit plaisir du soir
Le petit plaisir du soir

Le petit plaisir du soir

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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive, #escalade-alpi

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Publié le 5 Juin 2017

Rédigé par lta38

Publié dans #vélo

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Publié le 3 Juin 2017

Choisi à la base sans penser à l'allusion, ce titre sied parfaitement à la récente réalisation de Alex Honnold au Yosemite. Je ne trouve pas d'autres mots que ceux que j'ai déjà utilisés sur Facebook pour la commenter : "On savait que l'être humain est capable des pires "folies"... Honnold marque ici à jamais le monde de l'escalade. La longueur mais surtout le style de grimpe (on est loin des dévers calcaires à bonnes prises ici mais plutôt dans le style "pieds en adhérance") font de cette ascension un monument historique dont il nous est impossible d'imaginer possible même pour le meilleur grimpeur du monde. Et pourtant !!! Je vois déjà certains commentaires utilisant le terme de "suicidaire". Un suicidaire ne réussirait pas une telle réalisation. Gravir un solo intégral en libre à El Cap demande au contraire une personnalité parfaitement équilibrée, réfléchie, et surtout qui aime la vie plus que tout. On en vient à se demander comment un tel cerveau peut il exister au point de permettre de se lancer là-dedans. Car c'est bien cela dont-il s'agit. Alex est bien parti dans "freerider" (7c+ granite s'il vous plait) convaincu à 100% de réussir. Bravo, chapeau, phénoménal, surhumain, gigantesque...aucun de ces termes n'est assez fort pour qualifier cette escalade !!!"

Mais à la base, je voulais parler de notre activité, de mon activité (ou plutôt "mes" activités). A ma façon, à mon niveau, il n'est pas question de lâcher quoi que ce soit. Dicté en tout premier lieu par la motivation, ce constat vaut particulièrement pour l'escalade, sport où la résistance du corps humain en prend un coup dès que l'on met la pratique un temps soit peu de côté.

Alors, c'est décidé. Après la déconvenue de jeudi dernier avec Candice (saisis par un orage après une petit longueur d'échauffement), je reprends les séances d'entraînement à la maison (blocages, suspensions, tractions...) et ça fait mal !

Un rocher que l'on aura surtout regardé ce soir-làUn rocher que l'on aura surtout regardé ce soir-là

Un rocher que l'on aura surtout regardé ce soir-là

Idem pour les jambes. Deux jours dans le sud pour les quarante ans du frérot et c'est l'occasion d'aller se dégourdir dans les Calanques. Lever 5h15 et c'est parti à point d'heure pour une belle boucle des Baumettes à Marseilleveyre. Nous sommes au mois de juin et d'ici cinq semaines, huit autres d'entière liberté devraient être intenses. Alors autant s'y préparer.

Lever du jour sur les Calanques

Lever du jour sur les Calanques

Du gris, du bleu mais aussi du vert, du rose... dans ce magnifique massifDu gris, du bleu mais aussi du vert, du rose... dans ce magnifique massif
Du gris, du bleu mais aussi du vert, du rose... dans ce magnifique massifDu gris, du bleu mais aussi du vert, du rose... dans ce magnifique massif

Du gris, du bleu mais aussi du vert, du rose... dans ce magnifique massif

Aux portes d'une ville d'un million d'habitants, je ne croiserai le premier randonneur qu'à huit heures. Sous le sommet de Marseilleveyre, une belle arête me tend les bras. On y est vite limite avec les baskets souples mais comme souvent, c'est plus facile une fois dessus que vue d'en-face.

Une arête fort sympathique et l'immense sensation de libertéUne arête fort sympathique et l'immense sensation de libertéUne arête fort sympathique et l'immense sensation de liberté

Une arête fort sympathique et l'immense sensation de liberté

La seconde partie de l'arête

La seconde partie de l'arête

Retour par le versant nord assez forestier bienvenu compte tenu de la températureRetour par le versant nord assez forestier bienvenu compte tenu de la température

Retour par le versant nord assez forestier bienvenu compte tenu de la température

Le reste de la journée ? Une jolie fête avec baignade et un coucher de soleil aussi exceptionnel qu'éphémère, sans doute un clin d'oeil à tous ces événements qui s'additionnent. C'est sûr, les années elles-aussi s'ajoutent mais on va continuer à ne rien lâcher. Joyeux anniv' Ced !

Ne rien lâcher
Ne rien lâcher

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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive, #escalade-alpi

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