Publié le 16 Janvier 2018

Après une quinzaine nettement moins bonne que ne l'ont été les conditions de ski pendant un mois et demi, la qualité du manteau neigeux s'améliore doucement avec les petites chutes de neige en cours.

La contre-partie, c'est l'absence de soleil dont nous bénéficions depuis la fin du mois de novembre excepté quelques journées par ci par là. Même lors du mémorable hiver 2013, je ne me souviens pas d'une si longue portion de temps maussade.

Concernant les quantités de neige, le manteau est gorgé d'eau et forme une sous-couche pas forcément très épaisse en-dessous de 1300 m mais qui devrait tenir jusqu'à la fin de l'hiver afin d'assurer les départs skis aux pieds. Au-dessus, il y fort à parier que le manteau neigeux d'une densité exceptionnelle aura une bien meilleure résistance à la fonte printanière que les deux mètres de neige froide tombés en Haute-Maurienne même si on peut considérer que cette année est un peu l'année de la Vanoise, massif montagneux généralement pauvre en précipitations.

Par-dessus ce "bloc", dix à quinze centimètres de neige se sont ajoutés à partir de 1300 m, permettant d'adoucir les courbes comme remarqué ce jour-là versant sud-ouest de Pravouta en Chartreuse. Mais il reste cependant encore des zones dégarnies et bien glacées en raison des vents tempétueux qui ont soufflé, notamment en face est.

Petite poudre
Petite poudre
Petite poudre
Petite poudre

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 13 Janvier 2018

Nombreux sont les skieurs alpinistes de ma génération à avoir été éveillés par les récits et photos de Gaston Rébuffat, l'instit' de la montagne comme le surnommait Jean-Michel Asselin. Dans un autre registre, les bandes dessinés de Gaston Lagaffe ont aussi accompagné ma jeunesse. Je ne sais pas si le premier faisait aussi les gaffes du second mais aujourd'hui, c'est incontestablement le personnage de Delporte et Franquin qui m'a inspiré.

Ca commence par une bouteille d'eau qui me gêne dans le dos. Je m'arrête rapidement pour réorganiser le sac et en remontant la fermeture éclair, crac, elle me reste dans les mains. Je suis à deux doigts de jeter l'éponge (pas envie de perdre le contenu du sac dont l'appareil photo reflex) puis me souviens que j'ai toujours un rouleau de strap dans le petit kit de secours. Heureusement.

A l'attaque du couloir ouest du rocher d'Arguille, au moment de mettre les crampons, je sors un paquet de biscuits qui me glisse dans les mains et rejoins la base du couloir sous mes yeux grands ouverts afin de localiser le point d'arrêt et le récupérer à la descente (ce que je réussirai). N'ayant pris que ça à manger, il me faudra patienter. Le ventre gargouille.

Dernier point au retour. N'ayant pas envie de redéfaire toute mon attache de fortune, je ne sors pas la lampe frontale tout au fond du sac à dos et finit la descente (à pied dans la dernière portion en forêt raide très dense) dans une semi-obscurité ce qui me vaut de ne pas identifier une pierre glacée en traversant le torrent. Résultat : chute à plat d'eau dans l'eau. Fort heureusement : pas de bobo.

Et le ski ? Ben c'était bien beau et c'était pour ça que j'étais là. Evoluer dans la lumière de la fin de journée au milieu de ces hauts sommets complètement givrés par la tempête n'a pas de prix. Bon je n'ai pas pu skier le haut du couloir car la neige était complètement verglacée mais l'essentiel était ailleurs. Désescalade en piolet/crampons puis chaussage dans la pente et go ! Des précipitations de ouest puis de nord-ouest sont annoncées pour la semaine. L'hiver continue !

Merci le Strapal

Merci le Strapal

Neige froide mais assez hétérogène et on sent souvent le fond dur

Neige froide mais assez hétérogène et on sent souvent le fond dur

Paysages sublimes. Blanc de chez blanc.

Paysages sublimes. Blanc de chez blanc.

Remontée du couloir : ne pas traîner, la lumière décline

Remontée du couloir : ne pas traîner, la lumière décline

Haut du couloir : fantastique !

Haut du couloir : fantastique !

Derniers rayons du soleil

Derniers rayons du soleil

Dernières lueurs sur le cône

Dernières lueurs sur le cône

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 12 Janvier 2018

Une petite sortie cette semaine du côté des Lances de Malissard où j'ai vite déchanté en raison du beau temps prévu qui n'est pas venu. Résultat : pas de dégel et une neige ultra béton sous 1700 m et au-dessus, jour blanc et poudreuse plus ou moins balayée par le vent et averses de neige à l'horizontal. Et comme il devait faire beau, je n'avais pas mis le masque dans le sac à dos. Bref ; une sortie à oublier mais on aura le temps de se rattraper étant donné le paquet de neige qu'il y a en montagne (150 à 200cm ultra dense sur les hauts de Chartreuse vers 1800 m).

Une fausse impression de bonnes conditions

Une fausse impression de bonnes conditions

En revanche, pas mal de bricolage cette semaine du côté des skis enfants. Quand on est passionné comme moi, on a parfois tendance à vouloir mettre la charrue avant les boeufs. Après avoir initié les filles très tôt à la randonnée à skis avec les "rando-tractages" puis réalisé quelques sorties sans tractage avec des skis d'approche (je leur portais les skis alpin pour la descente), j'avais un peu mis cela de côté. Les enfants doivent rester le moteur. Si on les dégoûte, on peut obtenir l'effet inverse de celui recherché. Aussi, les sollicitations de leur part restaient rares. Il faut reconnaître que non seulement, les skis d'approche étaient lourds mais en plus, les chaussures de piste n'offraient aucun débattement en montée.

J'avais stocké une paire de TLT Speed ainsi qu'une seconde paire de butées. Stella chaussant désormais du 35, il était possible de lui trouver une vraie paire de chaussures de randonnée. Ayant fait une affaire sans équivalent possible sur une paire de Scarpa Blink en 23.5 comme neuve, il ne restait plus qu'à trouver un ski. Un passage par la Boite à Skis à Saint-Martin-d'Hères m'a permis de trouver un modèle léger en fort bon état avec des côtes suffisantes (104-68-90) pour de la randonnée en neiges peu profondes pour 50€. De toutes façons, pour le moment, il n'est pas question d'emmener les enfants en grosse poudre : outre le danger d'avalanche, elles n'ont pas encore la technique requise et pas forcément l'envie. La rando rime plutôt pour elles avec pentes douces, soleil, neige de printemps ou petite poudre sur fond ferme.

Il restait à bénéficier de l'expérience de montage de Stéphane Mougin pour assembler le tout. Au final, un joli vrai premier ski de randonnée sur lequel j'ai redécoupé d'anciennes peaux devenues trop rongées sur les côtés.

Un bel ensemble pour démarrer. Un peu de recherche de matériel et voilà mon premier vrai ski de randonnée junior pour 150€ tout compris, skis, bâtons, peaux, fixations, chaussures.

Un bel ensemble pour démarrer. Un peu de recherche de matériel et voilà mon premier vrai ski de randonnée junior pour 150€ tout compris, skis, bâtons, peaux, fixations, chaussures.

Un ensemble d'un poids assez intéressant pour commencer

Un ensemble d'un poids assez intéressant pour commencer

Pour Emie qui ne chausse encore que du 32/33, il faudra attendre encore deux saisons. Ce ski sera alors pour elle, sans doute pour deux saisons aussi. En attendant, la randonnée restera occasionnelle en montant avec ses chaussures d'alpin (dans lesquelles j'ai bricolé des inserts avant) mais avec le confort d'un ski léger pour la montée, bricolé avec deux butées Dynafit. C'est toujours ça de gagné.

Ensemble d'approche pour Emie

Ensemble d'approche pour Emie

900 grammes tout pile par pied, peau comprise, collée à demeure dessus.

900 grammes tout pile par pied, peau comprise, collée à demeure dessus.

Insert avant bricolé.

Insert avant bricolé.

Reste le problème du déclenchement. Aucun souci pour Emie qui ne fera que monter avec son ski. Pour Stella, j'ai desserré au maximum la butée arrière donnée pour 5 DIN mini (Stella fait 37 kg) en frontal et latéral. Pour le frontal, on peut descendre au minimum, bien en deça du marquage 5. Ce que j'ai fait. On doit pouvoir approcher les 4. Pour le latéral, on peut aussi diminuer mais attention à ne pas perdre la grosse vis arrière. Il est intéressant d'enlever un des deux ressorts intérieurs (le plus petit). Je suis assez confiant pour le déchaussage arrière. Pour l'avant, c'est plus compliqué. Il faudrait sacrifier la butée en enlevant deux ressorts en diagonal.

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Rédigé par lta38

Publié dans #matériel, #ski-glisse

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Publié le 8 Janvier 2018

Petite journée de ski alpin avec Stella en ce samedi bien calme sur les pistes. Venant justement de faire ensemble une balade avec initiation à la recherche de DVA, c'était l'occasion de revenir sur le choix que l'on peut faire dans l'acquisition de ce matériel.

Stella au sommet des pistes de Saint-Hilaire sous les rochers du Midi

Stella au sommet des pistes de Saint-Hilaire sous les rochers du Midi

On n'a pas forcément de retour sur les accidents d'avalanche qui se finissent bien. Ils sont probablement et fort heureusement plus nombreux que ceux qui se terminent mal. On ne dispose pas non plus d'une information qui pourrait permettre d'étayer mon propos à savoir, dans le cas d'une victime retrouvée décédée, lorsque c'est une question de temps, à combien de minutes cela s'est "joué".

Les statistiques sont claires et nettes : grosso modo, 20% des victimes le sont durant l'écoulement de l'avalanche par traumatisme : c'est assez évident en cas de barre rocheuse dans l'axe mais cela peut être également par percussion d'un rocher, d'un arbre. Il n'est pas possible d'en faire des généralités mais dans le cas d'une rupture sur une pente moyenne de pas trop grande ampleur, sans obstacle et se terminant dans une cuvette, on a toutes les chances d'être en vie au moment de l'immobilisation.

A partir de là, il faut faire vite. Evidemment, sans DVA, l'affaire est pliée. Aujourd'hui, plus personne ne remet en question l'utilisation de ce moyen de protection et les pratiquants n'en disposant pas restent marginaux. En revanche, reste la question de la rapidité de la recherche. les statistiques de l'ANENA nous montrent que jusqu'à quinze/vingt minutes, on a toutes les chances de sortir la victime vivante mais qu'au delà, la mortalité augmente très vite par asphyxie (sur-inhalation de CO2 auto-généré).

Quinze/vingt minutes, c'est grosso modo le temps qu'il faut pour intervenir. Cela peut paraître plus rapide à l'entraînement mais en cas de pépin, il faudra tenir compte des paramètres supplémentaires suivants :
- besoin d'être absolument certain de ce que l'on fait et donc de "prendre le temps" de valider chaque étape (notamment précision de la recherche fine + sondage)
- pelletage pouvant être profond
- émotion

La question cruciale reste la suivante : en cas de sortie d'une victime malheureusement décédée et dont l'autopsie montrera une asphyxie et non des traumatismes, aurions-nous pu réduire le temps du secours ?

Question qui restera sans réponse... Les accidents restent rares mais tous les pratiquants intensifs ont de bonnes chances d'y être confrontés dans leur "carrière" de skieur. Il est donc capital de mettre toutes les chances de son côté.

Cela passe par quelques règles élémentaires :
- Vérifier à chaque sortie l'état des piles. Il est conseillé de les changer lorsque le témoin indique 60%. Cela peut paraître exagéré mais il faut savoir que c'est la recherche qui "bouffe" surtout de l'énergie. Une recherche de cinq minutes et vous passez déjà de 100 à 95%.
- Allumer son DVA dès qu'on le met sur soi à la maison. Cela évite d'oublier de le faire sur le terrain. A tous les rats qui pensent économiser les piles, il m'est arrivé de laisser un DVA en émission tout l'été (oups !) : les piles étaient encore bonnes à l'automne !!!
- Faire systématiquement un "check" manuel avant le départ lors d'une sortie de groupe : outre le "check" de l'appareil qui prouve qu'il est en bon état d'émission, il s'agit de vérifier que chacun détecte bien tous les autres membres du groupe.
- Si on porte son téléphone allumé sur soi, le laisser à au moins vingt centimètres du DVA en émission (en réception, on passe à 50 cm avec téléphone éteint !).
- Le DVA doit être porté sur soi et non dans le sac ou la poche de la veste, à moins d'être absolument sûr qu'on ne quittera pas sa veste.
- S'entraîner régulièrement à effectuer des recherches.

Pour ce dernier point, je viens récemment de refaire une petite séance d'entraînement avec mon DVA numérique mais aussi avec mon ancien ARVA analogique Ortovox F1. Je n'en doutais pas mais la différence est vraiment importante. Quelques remarques avec l'analogique :
- Si on fait une recherche globale en croix on n'est pas rendu
- Pour la méthode directionnelle, on reste tributaire de l'amplitude du signal et ce n'est pas toujours évident d'être précis. Il faudrait utiliser l'oreillette (combien de possesseur de DVA numériques l'ont réellement sur eux ?) avec du temps perdu pour la sortir, la mettre en place... Même avec l'oreillette, cela reste nettement moins rapide.
- Avec un DVA numérique on peut se passer de suivre les flèches : grosso modo, tant que la distance diminue, on avance. La gain de temps est marqué.
- En cas de multi-victimes, il va sans le dire qu'avec un DVA analogique, c'est un peu la cata. Les numériques permettent de marquer un signal, l'isoler...

Le ski de randonnée est un sport de "riche" ; même si on peut s'équiper à moindre coût notamment pour commencer, le budget global reste important. Les habitués ont souvent (au moins) deux paires de ski (selon les types de neige rencontrées), parfois aussi deux paires de chaussures et bien sûr les vêtements, les accessoires indispensables (une paire de crampons, un piolet, les peaux, le ou les sacs à dos). Et le budget transport est loin d'être négligeable.

Aussi, aujourd'hui, je ne comprends pas qu'on puisse encore essayer de gratter quelques euros sur un DVA. C'est un choix complètement égoïste : pour être retrouvé, un vieux modèle analogique suffit. Mais pour mettre toutes les chances de son côté de sauver un compagnon, il faut aujourd'hui investir dans un DVA numérique. Au regard de tout le reste, cet investissement n'est pas grand chose : 250 euros pour un appareil qu'on fera réviser au bout de cinq ans. Sauf souci particulier, allez, disons 300 euros sur une dizaine d'années. Et pourtant, il y a encore des pratiquants acharnés, passionnés, qui sortent avec leur vieil F1 bleu.

Halte aux rats : changez vos vieux DVA pour des numériques. Une vie vaut mieux que ces quelques euros !

Il existe plusieurs modèles sur le marché. Je trouve que le Mammut Barryvox (anciennement Mammut Element) est d'un excellent rapport qualité/prix (263€ au Vieux Campeur).

Le nouveau Barryvox

Le nouveau Barryvox

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Rédigé par lta38

Publié dans #matériel, #humeur

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Publié le 5 Janvier 2018

Moi qui suis particulièrement attaché aux couleurs (voir les billets "couleurs d'automne" sur ce blog, entre autres), je ne pouvais pas passer à côté de Burano et ses maisons ultra colorées.

L'endroit est fidèle à l'image qu'on s'en fait. Nous avons bénéficié d'un temps couvert à la mi-journée puis de soleil en milieu d'après-midi. Si ce dernier était bienvenu pour augmenter un peu les températures assez fraîches, son absence reste toutefois un must pour faire ressortir les couleurs. Y a pas photo, c'est le cas de le dire. D'autant qu'en hiver, le soleil étant bien bas, les contrastes deviennent trop importants entre les bâtiments éclairés et les autres.

Bref, tout cela, le touriste s'en moque et les Japonais (Coréens...) aux perches à selfie n'ont pas l'air de s'en préoccuper. Au niveau fréquentation, c'était fort raisonnable : un peu de monde, sans plus, dans la rue et le long du canal principal puis presque désert ailleurs. Et déjà, un peu d'attente au vaporetto au retour et l'impression d'être un mouton dans un troupeau. Manquait que le loup. Alors en été... très peu pour moi.

Un bel épilogue de cet intermède italien.

Les images les unes à la suite des autres sans légende. Elles parlent d'elles-mêmes !

Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #balade

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