Publié le 14 Novembre 2021

Pendant trois années, je me suis mis à essayer de connaître cet animal mythique. Je voulais le suivre, le pister, comprendre un peu sa façon d'exister et ce, aux portes de ma maison. J'ai réussi à le filmer de jour, de nuit (avec les caméras automatiques) ; j'ai également pu l'observer à deux reprises (pas cher payé mais c'est déjà pas mal) et à chaque fois assez longuement à l'affût (c'est quand même autre chose qu'une pauvre observation furtive ou a fortiori dans les phares de la voiture). Je l'ai aussi entendu à quatre reprises dont deux fois avec les filles mais à chaque fois assez loin. Dans mes projets, je rêverais de trouver et d'observer (à distance bien sûr) un site de rendez-vous. J'ai bien entendu les jeunes mais là où ils étaient, j'ai jugé que le terrain était trop compliqué, trop fermé, pour tenter quoi que ce soit. C'est donc encore un projet dans les cartons et c'est ce qui nous tient en haleine.

En revanche, il était un autre projet qui me tenait à coeur : celui d'entendre la meute hurler et autrement que furtivement d'une vallée à une autre. Un projet partagé avec Thomas qui a entrepris d'essayer de connaître cet animal et m'a fait m'honneur d'intervenir dans son film "traces", actuellement diffusé dans pas mal de festivals locaux. De mon côté, je tente de remonter une dernière fois sur le secteur avec les filles. Elles sont motivées et ne vont pas être déçues. Des frissons comme jamais. Trois quarts d'heures de concert lupin dont un début à couper le souffle, peut-être seulement à 200 mètres de nous dans la forêt. Une nuit à marquer d'une pierre blanche cet automne. Le retour nocturne, tout en continuant à les entendre à distance (ils devaient être en train de partir en chasse et s'éloignaient peu à peu) avait un côté absolument unique. Ci-dessous un petit enregistrement.

Ma plus belle observation de loup à ce jour (archives 2018).

Ma plus belle observation de loup à ce jour (archives 2018).

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Rédigé par lta38

Publié dans #loup

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Publié le 13 Novembre 2021

Le mois de novembre, c'est parfois la meilleure période pour observer l'hermine. Toute de blanche vêtue, elle a du mal à se confondre avec la neige... quand il n'y a pas (ou peu) de neige ! Ce qui veut dire que la neige sera pour un peu plus tard ; probablement en décembre. En partant pour une petite boucle en Vercors, j'espérais bien faire de sympathiques rencontres. Celle-ci à elle seule aura contenté ma journée. Après l'avoir repérée, je m'approche doucement. Je suis immédiatement détecté. A un moment, l'hermine se cache dans une anfractuosité de rocher. Il n'y a plus qu'à se poster et attendre. Parfois, cela ne marche pas. Elle ressort par ailleurs, sans qu'on la voit, et disparaît. ou ne ressort pas du tout. Cette fois-ci, ce sera bon. Et comme la miss est curieuse, elle s'approche même du photographe bien immobile et calé.

Pour le reste, ma sortie aura consisté à monter par le pas Ernadant au-départ de Saint-Andéol avec retour par le pas Morta. Cela fait bien quinze ans que je l'avais fait. C'est quand même une belle cochonerie. Il y a largement plus de quoi se tuer ici que dans une voie d'escalade. A noter qu'il y a pas mal de pitons (disons, une dizaine - assez récents pour la plupart) sur la fin de l'itinéraire (où la chute est interdite), ce qui peut permettre d'assurer des personnes peu aguerries. Reste quand même la montée initiale dans le couloir et ses risques de chutes de pierres, notamment à cause es bouquetins. Tant qu'à prendre une corde, j'ajouterais deux friends (0,5 et 0,75). La descente par le pas Morta est nettement plus facile mais faut quand même pas tomber dans le haut et il n'y a pas de pitons pour s'assurer (je n'en ai pas vu en tout cas). Et le risque de chutes de pierres demeure bien présent. Prudence donc dans ces randonnées du vertige, ce jour quasi totalement déneigées (juste deux ou trois pas dans la neige dans le pas Morta).

A défaut de l'habituel lever de soleil sur le balcon est...
A défaut de l'habituel lever de soleil sur le balcon est...

A défaut de l'habituel lever de soleil sur le balcon est...

La fameuse hermine
La fameuse hermine
La fameuse hermine

La fameuse hermine

Bref coup de projecteur

Bref coup de projecteur

Les habituels bouquetins
Les habituels bouquetins
Les habituels bouquetins

Les habituels bouquetins

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #animaux, #paysages, #randonnée sportive

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Publié le 12 Novembre 2021

Les sorties s'enchaînent avec des conditions favorables. J'étais venu ici avec les filles il y a deux semaines, juste avant de partir en (vraie) Corse ; m'y revoici pour cette journée où il devrait faire meilleur en haut qu'en bas. Ce secteur de grimpe en Belledonne (nommé la Petite Corse), bien qu'à 2000 m d'altitude, reste favorable à l'escalade tard en saison du fait de son orientation plein sud.

Une dizaine de longueurs ce jour dont un récent itinéraire en 6c (partie inférieure sur 5 longueurs) et une seconde partie sur « yes of corse » et ses 5 longueurs en 5c max.

A noter 12 degrés là-haut vs 7 en bas sous le stratus. Et le dégel provisoire amorcé pour les lacs : attention à ne pas aller se promener dessus !

Retour en Corse
Retour en Corse
Retour en Corse

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #escalade-alpi

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Publié le 11 Novembre 2021

Les filles sont bien motivées par le vélo alors on poursuit ainsi tant que la neige n'est pas là. Direction le Bourget-du-Lac où nous laissons la voiture pour un tour complet du lac du même nom. On commence par le col du chat et le belvédère d'Ontex après quelques kilomètres d'échauffement. Le soleil peine à émerger ; il n'apparaît qu'à notre arrivée au belvédère.

S'ensuit une descente un peu fraîche puis du plat plein soleil entre Conjux et Chindrieux. très peu de voitures sur tout le circuit. On attaque ensuite la montée d'en-face : le col de la Chambotte. Cinq kilomètres à 8,7% de moyenne, ça pique. A ce jour le plus difficile qu'auront fait les filles avec leurs vélos assez lourds (14 kg - VTC), plus adaptés à l'itinérance que nous avons l'habitude de faire qu'aux sorties journées sur bitume. Bonne récompense avec la longue descente sur Aix où nous rattrapons la corniche pour le plaisir du décor. Une fois quitté les quais d'Aix proprement dit, le retour se faire sur la voie verte de bord de lac. Comme à chaque fois, on y observe le comportement à la Française complètement égoïste : je marche à plusieurs de front et en plein milieu alors que c'est justement une voie partagée (piétons, vélos, trottinettes, skis-roues...). Alors certes, c'est jour férie, après-midi et soleil mais rien n'empêche que le piéton ne marche pas à plus de deux de front et sur le côté droit de la chaussée. Si besoin de converser à plusieurs, il y a les plages, les ports d'Aix etc. Je reste malheureusement pessimiste sur l'utilisation partagée de ce type d'infrastructures.

Hormis ces quelques kilomètres de slalom pénible, l'ensemble est somptueux, varié, avec deux belles montées assez équilibrées (le "gros" morceau reste la Chambotte), deux longues descentes et quelques portions de plat pour récupérer. Le circuit fait 60 km et affiche 1000 m de dénivelé. Avec deux pauses prolongées de 30 minutes (une pour le repas du midi et une au bord du lac pour le plaisir un peu avant de boucler), en étant partis à 10h45, on se retrouve à la voiture à 15h30. Je ne pensais pas qu'on finirait si tôt ; j'avais même prévu l'éclairage. Encore une fort belle sortie ; plus qu'à préparer la prochaine !

col du Chat
col du Chat

col du Chat

Belvédère d'Ontex
Belvédère d'Ontex

Belvédère d'Ontex

Conjux, rive nord
Conjux, rive nord

Conjux, rive nord

Chambotte
Chambotte
Chambotte
Chambotte
Chambotte

Chambotte

Bord du lac (Tresserve)

Bord du lac (Tresserve)

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo

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Publié le 7 Novembre 2021

A la vue des aménagements (parkings, auberges...), j'ai bien compris (et je le savais déjà) qu'il y avait des secteurs à forte densité touristique sur une partie de l'année, probablement d'avril/mai à septembre/octobre. Mais entre les deux (bord de mer et Bavella), j'ai adoré le décor et la tranquillité (entre deux coups de fusil). Et sans aucun doute, le granite y est pour beaucoup. Le sol acide qui en découle permet à des essences de pousser ici (châtaigniers, arbousiers...) alors qu'elles sont absentes de la Provence calcaire. Les forêts sont ici magnifiques avec aussi diverses espèces de chênes, les pins laricios etc.

Côté animaux, j'ai été sidéré par la présence permanente du milan royal, à regretter de ne pas avoir consacré un peu de temps à essayer de le photographier. Ce magnifique rapace est présent partout. Les pics épeiches se promènent au sol au bord des routes, à la recherche des graines dans les cônes de pins tombés au sol. Nous n'avons pas vu le gypaète barbu dont deux couples peupleraient Bavella.

Les petits villages sont authentiques ; les routes tout autant : un revêtement cabossé, des panneaux délavés, et une moyenne de 40 km/h si on ne roule pas comme un flamboyant (private joke).

En résumé, un très chouette petit séjour, bien trop court mais qui ne demande qu'à être reconduit. Quelques images additionnelles à celles des billets précédents.

Corse sauvage
Corse sauvage
Corse sauvage
Corse sauvage
Corse sauvage
Corse sauvage
Corse sauvage
Corse sauvage
Corse sauvage
Corse sauvage
Corse sauvage
Corse sauvage
Corse sauvage

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Rédigé par lta38

Publié dans #Corse, #paysages

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