Le Fayet - St-Gervais

Publié le 24 Décembre 2010

div2.JPGSi le ski requiert une quantité de neige suffisante dont une bonne sous-couche, au contraire la marche dans la neige est d'autant plus agréable que la couche est faible et légère. L'idéal : 10 cm de neige froide posée à même le sol. C'est alors un régal que de marcher en forêt où tous les bruits sont gommés.
En cette veille de Noël, une demie-heure avant la nuit, il me faut préparer l'élimination du repas du soir qui s'annonce copieux. Alors, comme la motivation ne sera pas présente à minuit et que le lendemain un autre repas est prévu à midi, j'anticipe. Je suis d'autant plus motivé pour courir sous la neige qu'il se met à neiger bien dru et j'adore cette ambiance. Je monte donc en courant par la voie du TMB depuis le Fayet jusqu'à St-Gervais où la neige redouble d'intensité. Sur les routes, c'est le bazar le plus total. La palme d'or revient quand même aux (plus nombreux qu'on ne le pense) automobilistes qui gardent les chaînes sur des routes "noires". Ce problème sera résolu le jour où les chaînes n'existeront plus et seront toutes remplacées par les chaussettes, plus faciles à mettre. Car les chaussettes sur le bitume, ça s'use en un rien de temps et on ne pourra pas les laisser en place quand il n'y a plus de neige sur la chaussée sous peine de casser la tirelire à nouveau. Enfin pour ce coup-là, le problème vient précisément de ceux qui chaînent mais pour une autre raison : les routes sont excécrables et souvent, ils s'arrêtent un peu n'importe où pour chaîner et derrière, ça ralentit voire stoppe la circulation. Imaginez-ça une veille de Noël dans une station de Haute-Savoie !
Je double donc de nombreuses voitures en courant et devant l'église de St-Gervais, je descends vers le Bonnant qui se franchit au niveau du barrage. Il neige de plus en plus fort. div3.JPGdiv4.JPGOn comparera cette image du barrage avec une autre prise au même endroit durant cette sortie. L'intensité de la chute de neige est importante mais je n'ai pas froid. Je suis en collant, en baskets et en unique carline avec un minable petit gilet coupe-vent mais cela suffit pensant l'effort malgré la température (-3°C) et l'humidité (100%). Bien sûr, je ne m'arrête que le temps de prendre des photos car le refroidissement du corps serait rapide. Malgré ma progression au pas de course, je prends tout le temps de profiter du paysage même si, bien sûr, il n'est pas question d'avoir un œil "attentif", celui qui décèle les traces des mammifères ou tel autre micro détail. On ne peut pas tout faire en même temps et j'apprends peu à peu à choisir avant de partir : courir, photographier, skier, être avec la famille...
Je passe près du chantier de la future déviation de St-Gervais puis prends un chemin dans la forêt qui se dirige vers la conduite forcée des Amerands. La descente est de plus en plus raide et sur certains passages, je passe probablement plus lentement qu'en montée. Si marcher ou courir sur la neige est agréable, dès que l'on descend, cela peut poser des problèmes si la couche n'est pas suffisante. Il en faut au moins 10 cm en encore, à condition que le sol ne soit pas verglacé en-dessous. Dans la partie boisée du sentier qui descend vers les thermes, il y a quelques conifères qui retiennent bien la neige, ainsi que leurs racines proéminentes sur le sentier. Un bon cocktail pour "se mettre au tas". Prudemment mais sûrement, j'arrive au parc des thermes où, à la nuit tombante, je cours vers une douche chaude avant le saumon fumé et les chocolats.div5.JPG

Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive

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