Nul de chez nul. 9 octobre 2010

Publié le 10 Octobre 2010

Les fidèles de ce blog ne peuvent ignorer ces sorties où l'on aurait mieux fait de rester chez soi, où tout se déroule au plus mal. Bon au final rien de grave : pas d'accident, pas de dégâts financiers. Mais une sortie sans aucun intérêt. Il en faut pour redonner l'espoir et faire que les plus belles, celles qui laissent un souvenir impérissable, existent.

Donc me voilà parti pour un affût (le dernier de la cuvée brame 2010 ?) aux cerfs en soirée dans le Vercors. Je pars en début d'aprem pour faire une rando "photo-nature" auparavant et choisir au mieux ma place d'affût. La lumière est dégueulasse, un flux de sud abominable. Pas de quoi sortir une image correcte. Je laisse rapidement tomber la rando. Je ne trouve aucune place d'affût qui m'enchante, aussi je me résigne à une observation à distance mais me permettant d'apercevoir la zone de clairières en entier. Durant plus d'une heure, un abruti fait des allers-retours avec une voiture bruyante, agrémentés de dérapages dans le vallon. Gavant. Le soir tombe, pas un cerf ne sort ni ne brame. Il fait chaud et ça tire à sa fin ici (ce secteur est toujours en avance, 2010 le confirme à nouveau). Pour finir, j'ai oublié ma frontale. En quittant mon poste, il fait presque nuit et il m'est impossible de retrouver mon étui à jumelles tout neuf. Allez, encore une dernière pour la route. Sur la route justement en descendant sur (et dans) Grenoble : des tas et des tas de blaireaux dont on se demande comment ils ont obtenu le permis de conduire (le donne-t-on facilement pour mieux le reprendre ensuite ?). Bon j'avoue : ce dernier point est peut être empreint d'une certaine subjectivité du fait de cette mauvaise après-midi me laissant amer et où j'aurais mieux fait de rester en famille.

Pour finir, la seule image potable du jour.

4m.JPG

Rédigé par lta38

Publié dans #paysages

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renarde1 11/10/2010 10:28


Ah oui on en a tous des commes ça dans notre besace !
Ma meilleure : en 2007, une sortie à ski en haute-maurienne (depuis Valence) où j'ai crevé un pneu à 5h30 du matin par -5°C et dans le noir , changement de roue, 500 km l'AR en voiture pour : 800 m
D+ aucune sous-couche, presque pas skiable en descente, et mauvais temps alors qu'il faisait beau partout ailleurs !!!! Même pas la vue :-(


lta38 11/10/2010 17:20



J'ai pris mon plus gros but en 1995. Nous débutions en alpinisme et avec mon frère nous partions pour un circuit ambitieux en autonomie totale :
J1 : train depuis Aix-en-Provence jusqu'à l'Argentière puis auto-stop jusqu'au pré de Mme Carle puis montée au bivouac des Balmes de F. Blanc
J2 : arête est du pic Coolidge puis descente sur la Bérarde.
J3 : col des Ecrins puis bivouac
J4 : Barre des Acrins voie Coolidge en A-R puis bivouac plus bas sur le glacier Blanc
J5 : Traversée des Agneaux + dômes du Mônetier puis bivoauc à L'eychauda
J6 : retour à la gare de Briançon en mode rando par le massif de Montbrison
La semaine s'annonçait belle, nous avions un jour de rabio.


Au final, la météo n'est pas si belle que ça, disons que c'est beau mais orageux toute la semaine. On fera avec. Comme les sacs sont lourds, on fait l'impasse sur la tente.
J1 : Pas moyen de faire de l'auto-stop (sans doute que deux gros sacs + deux personnes c'est dissuasif). Voyant l'heure tourner, on racke un taxi. On arrive tard à Mme Carle si bien qu'on prend
l'orage sur la moraine du glacier Noir. Retour en courant au Pré où on passe la nuit.
J2 : le déniv est augmenté, on laisser béton l'arête est pour la vn du pic Coolidge. Arrivés au co de la Temple, les nuages nous englobent déjà. On s'en tient là et on traverse. Grosse pluie en
arrivant à Temple-Ecrins où on fait finalement étape.
J3 : Grand beau mais le temps de descendre à la Bérarde, on n'a pas la motiv pour remonter au glacier Blanc. On passe la journée à grimpouiller à la Bérarde.
J4 : Après moult tergiversations, on décide de s'alléger et de faire une belle course en A-R. On jette notre dévolu sur le Râteau. Manque de bol, on n'entend pas le réveil et on part beaucoup
trop tard. Le temps est déjà menaçant quand on arrive vers 3000 m. Dégoûté, je jette l'éponge, laissant le frangin aller tout seul jusqu'à la brèche du Râteau. Le soir, le moral est au plus
bas.
J5 : Abandon définitif du projet et retour par la route sur Grenoble puis en train vers le sud où nous habitions.


Depuis, tous ces sommets sont "tombés", à pied, à skis, par le sud ou par le nord ! Et j'en rigole maintenant.



gigi 10/10/2010 20:59


allez... ça ira mieux la prochaine fois je te fais confiance pour nous publier de belles images !!! ça arrive des jours sans !! en tous cas je t'envie d'être dans la nature !!! à tout bientôt !


lta38 11/10/2010 07:37



Salut Gigi. Merci de ton passage sur mon blog. J'espère que tu gardes la forme. Au plaisir de voir votre nouvelle maison (si, si, on va passer...)