Publié le 23 Janvier 2019

Ma petite Emie a déjà fait quelques randonnées à skis : d'abord en mode tractée puis avec des skis d'approche équipés d'une mâchoire Dynafit et avec des chaussures de piste dans lesquelles j'ai rentré des vis dans le plastique pour faire office d'inserts. Entre l'âge de trois et huit ans, elle a ainsi fait l'Emeindras, le Charmant Som, le crêt du Poulet, le Grand Rocher, les Plagnes, la crête de Montfroid dans les Grandes Rousses, Pravouta et d'autres balades ne se terminant pas nécessairement sur un sommet connu. Chaussant désormais un tout petit 35 du haut de ses neuf ans, elle peut prétendre à une vraie chaussure de randonnée et donc de vrais skis et fixations.

J'ai résolu le problème du déchaussage latéral en supprimant un ressort et en reculant légèrement les inserts arrière. Il reste le frontal, descendu au minimum mais probablement pas en-dessous de 4,5 DIN. En skiant tranquillement, on doit limiter les risques de problèmes.

Pour cette première rando avec du "vrai" matériel, nous voilà parti pour remonter les presque quatre-cents mètres de dénivelé menant au sommet des pistes de Saint-Hilaire quasi désertes. Une heure trente aller-retour, qui se prolonge par un petit repas à la Grange aux Loups.

Montée dans 5 cm de fraîche posée sur le fond dur
Montée dans 5 cm de fraîche posée sur le fond dur
Montée dans 5 cm de fraîche posée sur le fond dur

Montée dans 5 cm de fraîche posée sur le fond dur

Et des arbres bien givrés par endroit

Et des arbres bien givrés par endroit

Petite descente très sympa
Petite descente très sympa

Petite descente très sympa

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 21 Janvier 2019

3h. Le réveil sonne. L'idée était d'être en place à Pravouta ou au pied des falaises de la Dent pour faire une série de photos de l'éclipse totale de Lune, la dernière avant l'année 2022. J'avais en tête quelques plans et je voulais faire des images depuis le début de la phase jusqu'à la partie totale car je n'aurai pas le temps de faire les photos de la phase descendante. D'où un départ tôt.

La présence de Benoit que je rattrape sous le col des Ayes, le sommet de Pravouta qui semble dégagé et les arbres pouvant faire un premier plan sympa me fait choisir ce sommet.

Malheureusement, des remontées de brouillard vont nous gâcher la fête et surtout un petit vent qui certes, léger, vient toutefois s'ajouter aux moins dix degrés ambiants. On est habillé comme pour expédition arctique et ce ne sera pas de trop pour ces trois heures de statique.

Fort heureusement, les nuages nous feront la fleur de s'éclipser eux-aussi un moment, permettant de profiter de ce spectacle magique.

Arrivée à Pravouta : avec des nuages juste où il ne faut pas. C'est pas gagné !
Arrivée à Pravouta : avec des nuages juste où il ne faut pas. C'est pas gagné !

Arrivée à Pravouta : avec des nuages juste où il ne faut pas. C'est pas gagné !

Eclaircie : la lune apparaît un peu avant la phase totale. Le petit vent empêche la netteté totale de l'image.

Eclaircie : la lune apparaît un peu avant la phase totale. Le petit vent empêche la netteté totale de l'image.

La lune rousse et les étoiles

La lune rousse et les étoiles

Mon image préférée. Mon coeur balance entre l'horizontale et la verticale. Un ciel noir d'encre plein d'étoiles et la pleine lune : une image qui ne se produit que par éclipse totale et qui paraît un peu sur-réaliste. A noter "la tricherie" pour obtenir cette image : pause longue pour faire ressortir les étoiles (20 sec) = lune "grillée". Seconde photo donc pour exposer correctement la lune (2 sec) puis la coller sur la première image. "Tricherie" technique mais aucune tricherie visuelle puisque l'image correspond exactement à ce que nous avions devant les yeux. Donc pour moi c'est acceptable. Ce qui ne le serait pas consisterait à coller (et j'en ai vu plusieurs circuler) la lune sur des photos de nuit faites à un autre moment ou sur le même paysage pris deux heures avant lorsqu'il était éclairé par la lune encore non éclipsée.
Mon image préférée. Mon coeur balance entre l'horizontale et la verticale. Un ciel noir d'encre plein d'étoiles et la pleine lune : une image qui ne se produit que par éclipse totale et qui paraît un peu sur-réaliste. A noter "la tricherie" pour obtenir cette image : pause longue pour faire ressortir les étoiles (20 sec) = lune "grillée". Seconde photo donc pour exposer correctement la lune (2 sec) puis la coller sur la première image. "Tricherie" technique mais aucune tricherie visuelle puisque l'image correspond exactement à ce que nous avions devant les yeux. Donc pour moi c'est acceptable. Ce qui ne le serait pas consisterait à coller (et j'en ai vu plusieurs circuler) la lune sur des photos de nuit faites à un autre moment ou sur le même paysage pris deux heures avant lorsqu'il était éclairé par la lune encore non éclipsée.

Mon image préférée. Mon coeur balance entre l'horizontale et la verticale. Un ciel noir d'encre plein d'étoiles et la pleine lune : une image qui ne se produit que par éclipse totale et qui paraît un peu sur-réaliste. A noter "la tricherie" pour obtenir cette image : pause longue pour faire ressortir les étoiles (20 sec) = lune "grillée". Seconde photo donc pour exposer correctement la lune (2 sec) puis la coller sur la première image. "Tricherie" technique mais aucune tricherie visuelle puisque l'image correspond exactement à ce que nous avions devant les yeux. Donc pour moi c'est acceptable. Ce qui ne le serait pas consisterait à coller (et j'en ai vu plusieurs circuler) la lune sur des photos de nuit faites à un autre moment ou sur le même paysage pris deux heures avant lorsqu'il était éclairé par la lune encore non éclipsée.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #paysages

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Publié le 20 Janvier 2019

En partant pour la Dent, Cécile s'aperçoit que le gougnafier qui lui a repercé ses skis pour ses nouvelles Scarpa F1 rutilantes a laissé environ sept millimètres entre le talon et la talonnière de sa fixation TLT Speed. En réalité, il en faut quatre. Quatre et pas un de plus ni de moins. Enfin, quatre plus ou moins un mais pas au-delà. Pourquoi ces quatre millimètres ? Ils permettent, en cas de compression (saut ou passage brutal sur un trou), lorsque le ski se cintre, que la chaussure puisse reculer et ne pas buter, sous peine de tout arracher. Le calcul des valeurs DIN tient compte de ce montage.

Si d'aventure, il n'y avait pas suffisamment d'espace, on risquerait donc l'arrachement dans certaines situations. Autant skier très cool au cas où on s'en apercevrait sur le terrain.

Dans le cas contraire (espace plus grand), on diminue la valeur DIN donc on risque le déchaussage. Et c'est le cas en ce qui nous concerne. Armés d'un tournevis, nous remontons donc la valeur et la miss verrouillera l'avant par sécurité. C'est bon à savoir en cas d'utilisation d'une fixation dont la valeur DIN minimale serait trop élevée pour le skieur (exemple pour un enfant ou un petit gabarit féminin) : on peut choisir de régler au-delà de ces quatre millimètres, sans aller trop près de la limite quand même. On peut aussi, dévisser complètement et enlever le petit ressort intérieur (il est à l'intérieur du gros ressort) pour diminuer encore la valeur, ce que j'ai fait sur les skis d'Emie et les nouveaux skis de Stella que je viens de monter (c'est que ça grandit vite !). Cela résout les problèmes de déclenchement latéral mais il reste le frontal pour lequel on n'a pas de marge de manoeuvre.

Arrivés au parking, je m'aperçois que d'un côté, le réglage de ma fixation n'est pas bon non plus. Les quelques millimètres d'écart entre mes Gignoux Black et mes TLT6 m'imposent de bouger la talonnière pour ajuster selon la chaussure et cela peut générer des problèmes en cas d'oubli de réglage. Du coup, c'est cette fois un peu tard car nous ne disposons pas de matériel pour corriger. Et sur les pentes de la Dent, mieux ne vaut pas se la coller.

Je fais quelques essais avant de commencer la montée : pied à plat, je donne un grand coup vers l'avant. Ca tient. En latéral par contre, j'arrive à déchausser en forçant un peu mais pas trop. Il faudra être vigilant...

Je fais d'autres essais sur le plateau sommital au début de la descente en braquant violemment : ça semble tenir. Pourtant, bien que verrouillé, je ne suis pas tranquille lorsqu'il faut placer un virage un peu raide sur une contre-pente dure dans une variante que j'ai eu la (bonne ?) idée d'aller chercher. Un peu plus bas, la confiance s'est installée et lors d'un virage un peu sec, je suis persuadé avoir ressenti un début d'amorce, sans déchaussage heureusement. C'est là tout l'intérêt d'avoir une fixation à talonnière élastique. Le reste de la journée se finit sans encombre avec de beaux jeux de lumière et de bonnes sections de poudre en allant chercher là où il faut.

Ciel d'enfer ce soir sur la Dent

Ciel d'enfer ce soir sur la Dent

Les nouveaux skis de Stella : TLT Speed de récup et échange de talonnière avec les miens pour avoir le réglage arrière. Montage maison sans gabarit et sans perceuse à colonne : quasi parfait.

Les nouveaux skis de Stella : TLT Speed de récup et échange de talonnière avec les miens pour avoir le réglage arrière. Montage maison sans gabarit et sans perceuse à colonne : quasi parfait.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 19 Janvier 2019

Les filles demandent alors il faut du répondant. Deuxième session de ski de fond de la saison et sûrement pas la dernière. On va finir par s'équiper pour de bon. Pour changer, on découvre le domaine du Désert d'Entremont. Eh bien, c'est probablement le plus beau domaine de Chartreuse. J'y étais déjà passé avec Jojo, ce jour de décembre 2008 où nous étions partis de Grenoble en baskets, avions traversé tout le massif à skis, pour finir le soir à Chambéry avec retour par le train ! J'avais trouvé l'endroit fort agréable.

Aujourd'hui, avec le beau temps, les conditions étaient parfaites. Des pistes quasi désertes (pour un samedi de grand beau, j'ai été surpris du peu de monde) et un domaine de qualité. Nous avons commencé par la noire de Montfred mais en coupant pour rejoindre le col du Mollard. Quelques tours ensuite sur le plateau dominant le parking puis un aller-retour jusqu'à la Cluse pour s'apercevoir qu'il faudra revenir pour découvrir l'autre partie du domaine. Et même le secteur alpin a l'air vraiment bien pour les enfants. Maintenant qu'elles sont autonomes, je dois pouvoir revenir avec elles et les laisser skier seules, pendant que je monte à l'Outhéran ou à la Cochette à peaux !

Un bien beau désert
Un bien beau désert
Un bien beau désert
Un bien beau désert
Un bien beau désert
Un bien beau désert
Un bien beau désert

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 16 Janvier 2019

Moi aussi j'ai sans doute exprimé ces cinq mots à la con lorsqu'il m'est arrivé de rater une sortie. C'est aujourd'hui l'adage du "skitourien" (en fait, de n'importe quel skieur mais ce sont essentiellement ces derniers que l'on lit sur la toile) pour justifier d'avoir raté une sortie. Pourtant, il n'y a pas de honte à rater sa sortie. Je trouve même formateur et très "crédible" que de l'annoncer. Parfois, on a même beau faire tout son possible, croire en la fenêtre météo mais rien n'y fait : on place trois vilains virages dans la croûte et le brouillard, on brûle du gasoil et on n'entretient même pas la "machine". Car le ski de randonnée, pratiqué massivement à un train de sénateur, sur un dénivelé modéré, permet certes de brûler quelques calories, de s'oxygéner mais n'est pas à proprement parler un sport qui travaille le cardio. Tout ça n'est pas bien important mais à l'heure d'un étalage sur la toile, dont je fais partie sans aucun doute possible, il est bon d'essayer d'être objectif. Et l'objectivité est difficile ; à ce compte-là, autant rester factuel.

Pour ma part, les "on a pris l'air", c'est terminé depuis longtemps. Si je "loose", je le dis tel quel. Et si je sens que ça risque de looser, je m'oriente vers autre chose. La montagne nous offre le terrain mais la manière de l'aborder est multiple. Pour moi la définition du "montagnard", n'est pas d'être quelqu'un qui pratique avec un pied sûr, pas seulement en tous cas ; c'est aussi et surtout celui qui trouvera les bonnes conditions, le bon endroit, qui saura adapter son activité à l'état de la montagne le jour J... Le ski de randonnée est une activité magnifique. A mon sens, la plus belle sur la neige parce qu'elle permet d'aller partout où c'est blanc en sécurité et en rapidité mieux que n'importe quel autre moyen. Et normalement, quand on n'a pas seulement "pris l'air", avec le plaisir de la glisse à la descente. Mais parfois, ce n'est pas la plus adaptée. S'il y a encore trop de cailloux en début de saison, on peut aussi y aller à pied. On peut aussi aller grimper, courir, bricoler... Quand les conditions sont moyennes, que le risque d'avalanche est important, on peut aussi faire du ski nordique. Par ailleurs, ce ski nordique est en train de prendre une place importante. D'abord parce qu'il est de plus en plus populaire sans doute en partie grâce à nos champions comme Martin. Ensuite, parce qu'il développe le cardio, permet un mélange de running et de neige. Souvent dans un décor magnifique car si la montagne d'altitude reste superbe en hiver, je (et sans doute "on") la préfère avec un avant-plan garni de sapins meringués. Et il se pratique avec un budget limité. Limité pour le skieur mais aussi pour le gestionnaire. Même si la saison est réduite faute d'enneigement, la dameuse, la moto-neige et quelques pisteurs sont nettement moins couteux qu'un réseau de remontées mécaniques et tout ce qui va avec.

Pour toutes ces raisons, il y a fort à parier que la montagne se diversifie de plus en plus en hiver et, c'est déjà le cas, que le ski "de piste" ne soit plus l'enfant unique. Dernières nouvelles en date : Dynafit qui développe une collection de matériel spécialement dédié au ski de randonnée sur des pistes, discipline que je nommerais ski-fitness. Un bon moyen de faire travailler le coeur. La station des Sept-Laux propose désormais, de son côté, un forfait "randonnée" permettant d'accéder à la Belle Etoile (entre autres) en partant de Prapoutel, et d'en revenir sans remettre les peaux. Pour une personne seule dans un véhicule un peu gros, le simple prix de ce forfait est équivalent au surcoût (en kilomètre roulant) causé par la montée au Pleynet par un Grenoblois seul dans sa voiture. Du gasoil, du temps de gagnés mais aussi de l'énergie permettant si besoin, d'en profiter davantage en altitude.

De mon côté, je ne tire pas un boulet rouge sur les stations. Souvent critiquées, on oublie souvent de remettre les choses à leur place et tout ce qu'elles apportent en terme d'emploi, de formation... et de plaisir. Elles sont accablées par les normes de plus en plus drastiques pour l'entretien du parc de remontées. Certaines essaient de faire le maximum pour limiter leur impact maintenant qu'elles sont en place comme le fait au mieux mon ami Pascal sur Couchevel par exemple. Mais je confesse que je trouve de moins en moins de plaisir à y aller, même avec les filles, et elles-mêmes, tout sauf compétitrices, n'ont pas la motivation des débuts. Une sortie de temps à autre leur convient parfaitement et, tout comme moi, elles ressentent le besoin de varier "le jeu". Une balade à pied avec descente en luge-pelle, un coup de vélo, de la grimpe, un coup de station... Tout ça peut être fait dans la même semaine et on adore. Et elles ont maintenant envie de tester le ski nordique. Ne pratiquant pas ou très occasionnellement en accompagnant mes classes, je suis une quiche totale mais je reconnais que c'est une magnifique activité "fitness en extérieur", surtout quand elle se déroule comme ce jour sur le splendide domaine du Barioz, déserté en semaine et avec ses sapins croulants sous la neige fraîche. Bref, elles ont adoré. Il y a fort à parier que ce ne soit pas juste un coup d'essai.

Une journée où, par ailleurs, bibi a bien pris l'air puisque le matin, il était du côté de la dent de Crolles au lever du soleil. Première montée de nuit, incursion sur les hauts plateaux, descente du pas de l'Oeille puis un (nouveau en ce qui me concerne - si si, il m'en reste) couloir ouest donnant versant nord du col des Ayes. Bientôt la monographie de la Dent à skis mais il me reste encore deux ou trois "conneries" à y faire. A noter le vent de sud qui va rendre certaines pentes nord problématiques côté stabilité. Et bravo à Stella pour sa journée sportive : gym le matin, ski nordique l'après-midi puis escalade le soir !

Chartreuse le matin
Chartreuse le matin
Chartreuse le matin
Chartreuse le matin
Chartreuse le matin

Chartreuse le matin

Belledonne l'après-midi
Belledonne l'après-midi

Belledonne l'après-midi

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #humeur

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