Publié le 4 Octobre 2018

Cette fois, c'est parti en fanfare. Les animaux donnent de la voix. On entre dans le gros de la saison pour sans doute une quinzaine de jours. Après la déconvenue surprenant du mercredi précédent, j'ai attendu un peu avant d'y retourner.

- Samedi 29 : sortie chou blanc sur un secteur de fond de ruisseau où ça bouge parfois en plein jour : pas un animal et surtout très peu de traces. A croire que le secteur est déserté. Cela fera quand même ma petite balade du 14-17h.

C'est ici que je les attends
C'est ici que je les attends

C'est ici que je les attends

Une mésange pour seul compagnon de cet affût

Une mésange pour seul compagnon de cet affût

- Dimanche 30 : de soirée la veille, je pars tard et n'arrive que vers 10h sur une place dominée par quatre cerfs qui brament dans la forêt. Je n'ai pas beaucoup de choix pour m'installer et attends dans une position moyennement confortable. Ca traverse dans la trouée au-dessus puis l'un d'entre eux s'avance sur la plateforme qui domine mon poste d'affût, lui même placé sur un passage. Un cerf rejoint cette plate-forme. Je m'attendais à ce qu'il s'arrête un moment pour pousser quelques raires mais non, il poursuit et vient droit sur moi. Malgré mon immobilité, il détecte quelque chose étant donné la proximité et remonte d'un cran. Je le retrouve peu après en train d'émettre des raires non loin de là

Le premier cerf de la journée
Le premier cerf de la journée

Le premier cerf de la journée

Trop près !

Trop près !

Je poursuis ensuite mon chemin pour rejoindre le coeur de la zone. Mais je reste d'abord un bon moment en lisière de forêt à observer leurs comportement et évaluer la possibilité d'aller me poster plus près. Les cerfs sont en forme mais assez masqués dans les vernes.

De loin, un jeune cerf poursuit une biche de l'année et son faon

De loin, un jeune cerf poursuit une biche de l'année et son faon

Brame 2018 : troisième semaine
Brame 2018 : troisième semaine

Je réussis un joli "tour" en traversant le haut de la zone et en allant me poster assez idéalement, en vue de plusieurs trouées intéressantes. Par contre, gros gros inconfort sur une zone très pentue. Je suis obligé de bouger mais fort heureusement, un gros rocher et un pin me permettent de le faire sans être vu. Ca va passer et re-passer.
 

Ca passe et ça re-passe
Ca passe et ça re-passe

Ca passe et ça re-passe

Juste en-dessous de moi, ça bouge beaucoup !
Juste en-dessous de moi, ça bouge beaucoup !
Juste en-dessous de moi, ça bouge beaucoup !
Juste en-dessous de moi, ça bouge beaucoup !
Juste en-dessous de moi, ça bouge beaucoup !

Juste en-dessous de moi, ça bouge beaucoup !

14h : petit moment de calme et, compte tenu de la météo annoncée en fin de journée, je décide d'aller sur un autre secteur un peu plus proche du parking afin de ne pas avoir plus d'une heure de marche pour rentrer (et pas à remonter non plus) si je devais cumuler pluie et nuit. A peine arrivé, le animaux sont en forme et pas loin. Malheuseument le brouillard m'enveloppe et on finit par se croire en pleine nuit. J'essuie un orage mémorable à 17h avec un éclair à proximité toutes les trente secondes. Je fuis complètement trempé, un vrai carnage !

Dernières images avant la débandade. Les couleurs arrivent tout doucement mais ce n'est encore pas ça
Dernières images avant la débandade. Les couleurs arrivent tout doucement mais ce n'est encore pas ça

Dernières images avant la débandade. Les couleurs arrivent tout doucement mais ce n'est encore pas ça

- Mercredi 3. J'arrive cette fois au petit jour. Stupeur, c'est plutôt calme alors que c'est ici le coeur de la zone. J'attends un peu. Deux cerfs traînent bien mais ils ne bougent pas beaucoup. Je vais me poster en bordure d'un couloir où il y  de l'animation mais les fenêtres sont rares. Mais à force de patience, ça finit toujours pas payer.

Le premier cerf du jour

Le premier cerf du jour

Celui-ci m'offre une fenêtre inespérée depuis mon poste de guêt

Celui-ci m'offre une fenêtre inespérée depuis mon poste de guêt

Passage d'une horde de sangliers juste en contrebas. Trop de végétation.

Passage d'une horde de sangliers juste en contrebas. Trop de végétation.

Un jeune cerf courtise une biche à l'écart de gros mâles qui donnent de la voix juste derrière

Un jeune cerf courtise une biche à l'écart de gros mâles qui donnent de la voix juste derrière

Le soleil est bien présent. Derrière mon jeune cerf, des gros semblent bien à fond. Je fais le tour par le haut en contournant une crête afin de ne pas me faire repérer et, connaissant par coeur, réussit à approcher la zone. J'ai l'impression qu'ils sont tous ici : pas moins de neufs cerfs comptés à l'oreille et il est bientôt midi. l'un d'entre eux est tout près. Je ne peux pas aller me placer où je veux alors j'attends sous un bosquet de vernes. L'animal fait des allers-retours juste en-dessous derrière une biche.

Heureusement il ne viendra pas jusqu'à moi

Heureusement il ne viendra pas jusqu'à moi

La biche courtisée qui se déplace en direction du vallon où je veux aller et qui sera suivie du cerf juste en-dessous dans les bosquets

La biche courtisée qui se déplace en direction du vallon où je veux aller et qui sera suivie du cerf juste en-dessous dans les bosquets

Du coup, je peux avancer. Je vais bénéficier de conditions optimales. Je pourrais dire quasi optimales mais non, op-ti-ma-les !!!
- très léger vent du nord (et j'arrive du sud)
- Approche dans l'ombre et animaux ayant le soleil en plein visage
- Approche semi-boisée
- Animaux super excités donc pas très attentifs
- En terrain totalement découvert ce qui me permet de les localiser et précisément et de voir où sont les biches

Je m'installe confortablement et surveille une trouée assez large et un bout de bosquet en-dessous. Que le bal commence !

Voici le plus en amont du groupe. Il brame sans arrêt.
Voici le plus en amont du groupe. Il brame sans arrêt.

Voici le plus en amont du groupe. Il brame sans arrêt.

Festival offert par un 12 et un 10 cors avec combat d'une violence inouïe qui fera reculer le perdant, la gueule en sang (voir crop), de deux-cents mètres
Festival offert par un 12 et un 10 cors avec combat d'une violence inouïe qui fera reculer le perdant, la gueule en sang (voir crop), de deux-cents mètres
Festival offert par un 12 et un 10 cors avec combat d'une violence inouïe qui fera reculer le perdant, la gueule en sang (voir crop), de deux-cents mètres
Festival offert par un 12 et un 10 cors avec combat d'une violence inouïe qui fera reculer le perdant, la gueule en sang (voir crop), de deux-cents mètres
Festival offert par un 12 et un 10 cors avec combat d'une violence inouïe qui fera reculer le perdant, la gueule en sang (voir crop), de deux-cents mètres
Festival offert par un 12 et un 10 cors avec combat d'une violence inouïe qui fera reculer le perdant, la gueule en sang (voir crop), de deux-cents mètres

Festival offert par un 12 et un 10 cors avec combat d'une violence inouïe qui fera reculer le perdant, la gueule en sang (voir crop), de deux-cents mètres

Le vainqueur se pavane

Le vainqueur se pavane

Ca bouge. Il est 14h et ça n'arrête pas

Ca bouge. Il est 14h et ça n'arrête pas

Toujours difficile d'éviter le dérangement c'est pourquoi je n'étais pas revenu ici depuis une semaine et ne reviendrai pas avant plusieurs jours. L'avantage de connaître plusieurs coins, c'est aussi de ne pas leur mettre la pression.

Ce cerf débarque pile où j'étais posté, à quelques mètres.

Ce cerf débarque pile où j'étais posté, à quelques mètres.

Quelle journée !!

- Jeudi 4. Changement de secteur comme prévu. Du bruit encore mais pas le festival de la veille et surtout, mal placé pour faire quelque chose. Je ne prendrai pas de photo mais le brame c'est aussi tout simplement de profiter de l'immersion.

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Rédigé par lta38

Publié dans #brame du cerf

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Publié le 28 Septembre 2018

Oui oui, il y en a encore, surtout si vous voulez faire des confitures (certaines commencent à être un peu ramollies).

Non non je n'ai pas ramassé ; je suis parti léger et n'avais pas envie de porter. Je suis déjà assez chargé les jours où je vais au brame alors pour cette balade intermède vu que le brame traîne à démarrer, je suis parti avec mon petit GM5 me promener baskets aux pieds pour ce premier jour de gelée blanche en montagne, dans l'idée de m'immerger dans ce décor rougi par les arbrisseaux à myrtilles.

Et eux, on ne peut pas dire qu'ils soient en retard. Ne traînez pas si vous voulez en profiter. D'ici quelques jours ce sera tout brun, du moins aux alentours de 2000 m car plus bas, c'est encore bien vert. Difficile d'expliquer (pour ma part) cette différence avec la forêt qui, elle, reste totalement verte cette année pour le moment. Je laisse le soin aux éventuels spécialistes qui passeraient sur ces pages.

Balade sur les balcons de l'Arpette et toujours ce sentier bien raide à la montée ; à la descente en revanche, c'est un régal avec tout ce qu'il faut pour amortir. On peut allonger la foulée sans souci. Ca permet de casser un peu de fibres et de garder la forme. Ce coup-ci, je n'ai pas poussé jusqu'au rocher d'Arguille mais si l'automne se prolonge, il est probable que je reprenne goût à quelques bambées sur les arêtes de Belledonne.

Ambiance d'automne en montagne
Ambiance d'automne en montagne
Ambiance d'automne en montagne

Ambiance d'automne en montagne

Gelée blanche

Gelée blanche

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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive, #paysages

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Publié le 26 Septembre 2018

Le moins qu'on puisse dire c'est que non seulement, ça traine à démarrer, et en plus, c'est moins animé que la semaine d'avant. j'ai déjà observé ce phénomène où les cerfs s'activent assez vite entre le 15 et le 20 mais pas au point d'être vraiment très silencieux jusqu'au 26 inclus. Espérons que cela réserve un beau moins d'octobre qui reste, sur "mes" places, le mois le plus actif. Cela me va bien d'autant que les couleurs d'automne tardent à arriver avec cette chaleur et que ce qui m'intéresse ce n'est pas de tirer le portrait d'un cerf (et de le faire fuir par la même occasion même si les proximités sont toujours sympathiques) mais de le mettre au coeur d'un beau décor d'automne. On attendra encore donc.

Deux sorties sur trois journées :
- samedi/dimanche 22/23 avec nuit sur place
- mercredi 26 après-midi et soir

Très peu d'images au final mais pas mal d'autres rencontres près des affûts. Ces moments à l'affût restent toujours intenses même sans le brame. A suivre.

C'est sûr, "ils" sortent ici et peuvent même s'y arrêter. Cela ne fonctionnera pas ce jour-là

C'est sûr, "ils" sortent ici et peuvent même s'y arrêter. Cela ne fonctionnera pas ce jour-là

Celui-ci sort tôt en plein soleil. C'est de bon augure... du moins, c'est ce que l'on croit. Ce sera le premier et le dernier observé de la journée

Celui-ci sort tôt en plein soleil. C'est de bon augure... du moins, c'est ce que l'on croit. Ce sera le premier et le dernier observé de la journée

Un sanglier qui s'approche. Il suivait une ligne qui passe dix mètres en-dessous. Il remontera dans le talweg masqué et m'arrivera à cinq mètres, poussant un grognement d'effroi en me sentant probablement. Petit sursaut du photographe sur le coup.

Un sanglier qui s'approche. Il suivait une ligne qui passe dix mètres en-dessous. Il remontera dans le talweg masqué et m'arrivera à cinq mètres, poussant un grognement d'effroi en me sentant probablement. Petit sursaut du photographe sur le coup.

Une fois rentré le dimanche, le beau ciel du soir depuis la maison

Une fois rentré le dimanche, le beau ciel du soir depuis la maison

Une biche sort dans une trouée

Une biche sort dans une trouée

Rayons de soleil sur une crête

Rayons de soleil sur une crête

Chamois en face de l'affût. On voit que les couleurs ne démarrent pas même si l'ambiance automne se fait sentir

Chamois en face de l'affût. On voit que les couleurs ne démarrent pas même si l'ambiance automne se fait sentir

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux, #brame du cerf, #paysages, #nuitée

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Publié le 25 Septembre 2018

Je ne suis pas très fan des grands rassemblements par les problèmes de logistique qu'ils posent notamment mais lorsqu'ils se déroulent proche de la maison et qu'en quinze kilomètres (aller-retour s'il vous plaît) de vélo on peut en profiter, alors c'est parfait. Non seulement on n'a pas les nuisances de la proximité mais les problèmes cités plus haut.

Ce que les filles préfèrent, ce sont les montgolfières. Elles décollent et se posent souvent près de la maison. Cette année, nous décidons d'aller voir le décollage mais le vendredi soir, la mauvaise météo (le seul mauvais moment de presque tout le mois !) annule leur manifestation. On se console avec la Patrouille de France. Second essai le samedi matin qui sera le bon ; nous essayons ensuite de les suivre à vélo une fois les dernières envolées mais en fait, c'est que ça va vite ces engins !

Admiratives devant les Alphajet
Admiratives devant les Alphajet

Admiratives devant les Alphajet

Les montgolfières
Les montgolfières
Les montgolfières
Les montgolfières
Les montgolfières
Les montgolfières
Les montgolfières

Les montgolfières

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #vol

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Publié le 24 Septembre 2018

La première fois que je suis venu sur ces arêtes lors d'un soir après le boulot, j'eus droit à un magnifique flux de nord avec une mer de nuages au-dessus de laquelle j'émergeais un peu sous le pic de Barlet. C'était en 2007 mais au mois de juin. L'histoire va se reproduire lors d'une nouvelle sortie "after taf" avec Candice. On ne va pas s'enfermer sur un mur d'escalade alors que l'horaire d'été nous laisse encore la possibilité d'aller dehors, d'autant que je sens qu'il y a un "beau coup à jouer" avec ces nuages. Et bingo !

Laissons les images parler d'elles-mêmes.

Mais pour la petite histoire, on notera que l'Escaper (Beal) a montré ses limites dans l'auto-décrochage de rappel : un tressage avec une maille dans le mauvais sens (mauvaise manip' de bibi, le matos n'en est pas responsable mais du coup, il faut être vigilant) mais surtout un gros bloc qui donne un angle à la corde proche du relais sur un rappel déjà pas très raide et l'effet yoyo recherché sur le dispositif est limité. Après trente à-coups je jette l'éponge et remonte. Au final, je désescaladerai le passage. Ca a du bon car désormais, je sais que je peux faire le bazar sans matériel alors que dans mes souvenirs, on ne pouvait pas zapper le rappel. Et pour remonter en face, au sommet, plutôt que de taper droit dans les dalles avec quelques pas de 3 (2 pitons en place), on peut tirer à droite et rester dans du domaine limite rando. Du coup, la course n'a plus lieu d'être dans les courses d'alpi PD(inf) mais devient une alpi-rando F où il faut être vigilant, notamment dans cette désescalade en terrain pourri belledonnien.

Bref, place aux images.

On émerge des nuages vers 2200 m au-dessus d'Orionde

On émerge des nuages vers 2200 m au-dessus d'Orionde

En route vers le soleil

En route vers le soleil

C'est magnifique ! Et ce n'est que le début

C'est magnifique ! Et ce n'est que le début

Devant le Ferrouillet. Une envie d'aller là-haut

Devant le Ferrouillet. Une envie d'aller là-haut

Les arêtes au-delà du pic de Barlet

Les arêtes au-delà du pic de Barlet

En arrivant au niveau rappel en face est

En arrivant au niveau rappel en face est

Sortie des dalles nord, tout proche du sommet. On retrouve le soleil

Sortie des dalles nord, tout proche du sommet. On retrouve le soleil

Derniers mètres sous le sommet

Derniers mètres sous le sommet

Arrivée au sommet du Grand Replomb

Arrivée au sommet du Grand Replomb

Au sommet, devant le rocher de l'Homme. On va profiter du modèle assorti turquoise : sac, doudoune et casque Petzl Meteor

Au sommet, devant le rocher de l'Homme. On va profiter du modèle assorti turquoise : sac, doudoune et casque Petzl Meteor

Quelques plans du sommet. Difficile de faire un tri.
Quelques plans du sommet. Difficile de faire un tri.
Quelques plans du sommet. Difficile de faire un tri.
Quelques plans du sommet. Difficile de faire un tri.

Quelques plans du sommet. Difficile de faire un tri.

Comme il y a du vent et qu'il doit faire 2°C d'après ma montre, on ne s'attarde pas et on commence à descendre l'arête sud-ouest
Comme il y a du vent et qu'il doit faire 2°C d'après ma montre, on ne s'attarde pas et on commence à descendre l'arête sud-ouest
Comme il y a du vent et qu'il doit faire 2°C d'après ma montre, on ne s'attarde pas et on commence à descendre l'arête sud-ouest

Comme il y a du vent et qu'il doit faire 2°C d'après ma montre, on ne s'attarde pas et on commence à descendre l'arête sud-ouest

On plonge dans la mer ?
On plonge dans la mer ?

On plonge dans la mer ?

Derniers feux : on se pose ici avant la nuit, à l'abri du vent, histoire de se ravitailler un peu et de faire les dernières images.
Derniers feux : on se pose ici avant la nuit, à l'abri du vent, histoire de se ravitailler un peu et de faire les dernières images.
Derniers feux : on se pose ici avant la nuit, à l'abri du vent, histoire de se ravitailler un peu et de faire les dernières images.

Derniers feux : on se pose ici avant la nuit, à l'abri du vent, histoire de se ravitailler un peu et de faire les dernières images.

Dernière image du jour avant la descente par l'efficace sente du versant ouest qui rejoint le sentier de montée au niveau du habert des Jarlons. Je ne l'avais jamais faite celle-là : sans doute la manière la plus rapide et la plus facile pour aller au sommet.

Dernière image du jour avant la descente par l'efficace sente du versant ouest qui rejoint le sentier de montée au niveau du habert des Jarlons. Je ne l'avais jamais faite celle-là : sans doute la manière la plus rapide et la plus facile pour aller au sommet.

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #paysages

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