Publié le 22 Octobre 2018

Certains pensaient il y a plusieurs années que l'ouverture de voies dans les Alpes était globalement terminée. Certes, les éperons, les faces les plus marquants ont été gravis. Mais on constate que non seulement on continue d'ouvrir, mais en plus, en nombre conséquent. Et avec parfois de très bonnes surprises comme cette facette du Gerbier en Vercors où la voie des Plombardiers de Fara, délaissée et fort peu équipée, cohabite désormais avec trois nouvelles voies modernes de grande classe, signées Bruno Béatrix, Christian Chillet. C'est une voie ouverte exclusivement par ce dernier qui sera aujourd'hui notre objectif. Ayant peu grimpé l'un et l'autre ces derniers temps, on choisit un itinéraire centré sur le 6b et ce sera une excellente surprise. Un grand bravo à l'ouvreur qui a su trouver une ligne de grande classe et qui l'a intelligemment équipée : nous n'avons rien rajouté. Tous les points sont très bien placés et les sections dites aérées ne présentent aucun piège. Super travail Chichi ! Et sans vouloir relancer la polémique, juste une petite remarque en passant. Cette voie est désormais sur c2c. C'est une bonne chose pour la communauté. Et la source est citée. C'est bien. Chacun va pouvoir faire ses propres commentaires dans les compte-rendus. Par contre, pourquoi l'avoir décrite longueur par longueur ? D'abord, l'intérêt est limité car une fois dans la voie, il suffit de suivre les plaquettes (à la limite, deux mots pour les deux jonctions sur vires et c'est tout), mais surtout, il suffisait de mettre le lien (ce qui a été fait) sur le site de l'ouvreur. Ce faisant, on a la même information, les précisions peuvent être données par chacun dans les compte-rendus et l'ouvreur n'a pas l'impression qu'on lui "récupère" sa rédaction. A méditer pour de prochaines nouvelles voies. En attendant, le topo original (qui suffit et est vraiment bien fait) est ici.

Commentaires personnels :
- L1 : 5b ou 5c : très belle à trous, rare pour un tel niveau
- L2 : 6a. Un peu péteux au départ. Grande envolée
- L3 : 6b. Magnifique, à trous !
- L4 : 6a/b. Un pas retors
- L5 : 6b. Longue !
- L6 : 6c. Péteux avant un pas vraiment technique puis surplomb athlétique.

- L7 : 6b/b+ Majeure. Surplomb à bacs puis trous techniques à placement
- L8 : 5c. Courte mais sympa
- L9 : 6a. Un pas

Matériel : corde 50 m simple, 14 dégaines. 

Approche, descente (2x45 min) tout à pied. Voir l'excellent topo de Christian.

Dans l'ordre : L3, L4, L7, L8
Dans l'ordre : L3, L4, L7, L8
Dans l'ordre : L3, L4, L7, L8
Dans l'ordre : L3, L4, L7, L8

Dans l'ordre : L3, L4, L7, L8

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

Repost0

Publié le 21 Octobre 2018

Un moment que je n'étais pas revenu sur ce sommet en mode "baskets". Automne 2014 pour être précis. Ce matin, j'avais "juste" envie de m'extirper de cette mer de nuages qui stagne en vallées et de prendre de la hauteur. Ca sent enfin l'automne avec les premières gelées, un peu de vent rafraichissant au sommet.
Parti de nuit du Collet d'Allevard, je monte par les Plagnes puis le col de Claran (je déteste au plus haut point le sentier de l'arête de l'Evêque qui traverse vers la pierre du Carré, tout en dévers, étroit, chaotique). Le plus rapide après expérimentation de toutes les solutions, est, de loin, la montée par la piste de ski "Cembro") jusqu'à la cabane de feu le téléski du Soleil puis le sentier qui traverse sous les Plagnes en légère descente.

Une fois au sommet atteint sans courir en 1h45, je décide de poursuivre vers le sud jusqu'au col de la Bourbière puis le refuge des Férices. Hors sentier, la première partie est plutôt agréable. En revanche, la portion entre le col et le replat vers 2100 m est vraiment infâme. Je ne l'avais faite qu'une seule fois en mode "sec" et dans le sens de la montée ce qui est moins problématique. Là, avec tous ces blocs instables, on est obligé d'être sur ses gardes toute la descente et pour faire 200 m de dénivelé, on met du temps. Ensuite, on retrouve une sente de mieux en mieux marquée.
Poursuite vers le bas dans le Bens jusqu'à pré Nouveau puis le GR qui remonte au col de Claran. Une jolie boucle, de longueur équivalente à celle qui part du Gleyzin, monte au col du Vay puis descend le Veyton et revient par le Praillet depuis le plan de l'Ours. Dans les deux cas, sans doute le moins ingrat pour visiter le haut Bens ou le haut Veyton sans se farcir les interminables pistes forestières inférieures (interdites aux véhicules).

Lever du jour vers le col du Golet

Lever du jour vers le col du Golet

Sommet du Grand Charnier

Sommet du Grand Charnier

Givre vers le col de la Bourbière

Givre vers le col de la Bourbière

Haut Bens vers 2100 m

Haut Bens vers 2100 m

Le Grand Miceau juste avant d'arriver au "refuge" des Férices

Le Grand Miceau juste avant d'arriver au "refuge" des Férices

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive

Repost0

Publié le 18 Octobre 2018

Le brame commence sérieusement à décliner ; en certains secteurs, on reste même sur sa faim. Pour ma part, cela ressemble beaucoup à 2014 où le pic aura été court et certains secteurs étonnamment calme. En revanche, en 2014, il a eu une période faste entre le 20 et le 30 octobre. Cela se renouvellera-t-il cette année ? En attendant de le savoir, on maintient une observation sur le terrain, toujours agréable en cette saison. Et puis, on commence à être rôdé. Il m'arrive de porter le matériel sur près de 2000 m de dénivelé. Certes, bien cuit au retour mais la récupération reste rapide. Evoluer en montagne en cette saison est toujours un immense plaisir.

- Vendredi 12 : montée nocturne pour aller dormir sur une crête d'altitude. Quelques observations et écoutes lointaines. L'essentiel était ailleurs.

Les couleurs arrivent même si ça sèche vite

Les couleurs arrivent même si ça sèche vite

Toujours les myrtillers en feu

Toujours les myrtillers en feu

Beau coucher de soleil

Beau coucher de soleil

Un tarp pour unique protection

Un tarp pour unique protection

Samedi 13 : Je redescends d'un étage et arrive de nuit à mon poste d'affût prévu. Les cerfs donnent de la voix dans le secteur. Deux fois deux frontales semblent remonter dans cette direction ce qui est inhabituel. Sans doute des chasseurs de chamois (étant donné qu'ils ne chassent pas le cerf à cette date). A ma grande surprise, ces messieurs sortent à découvert en pleine place de brame, faisant fuir une trentaine d'animaux (qu'ils avaient vus) sans aucun scrupule. Comportement bizarre. On a beau ne pas être sur ce sujet-là tel jour, il me semblait qu'il était important de limiter son impact pour des soit-disant amoureux de la nature. Bon, relativisons car ils ne feront que passer et cela n'empêchera pas les cerfs de se remiser dans un secteur difficilement accessible et de bramer toute la matinée. Je me dirige donc vers ce coin que je connais bien, en me disant que j'ai peu de chances de faire quelque chose en restant ici. Et effectivement, je vais passer quatre bonnes heures à l'affût en bordure d'un couloir où ça bouge beaucoup.

première photo du jour : ce dix cors couché derrière un arbre

première photo du jour : ce dix cors couché derrière un arbre

Et juste au-dessus ce 12 suit une harde de biches. Pas un grand décor comme arrière-plan mais le moment est sympa

Et juste au-dessus ce 12 suit une harde de biches. Pas un grand décor comme arrière-plan mais le moment est sympa

Le 10 rejoint le groupe et donne de la voix
Le 10 rejoint le groupe et donne de la voix

Le 10 rejoint le groupe et donne de la voix

Plus bas, trois cerfs (ici deux sur la photo) brament en continu toute la matinée

Plus bas, trois cerfs (ici deux sur la photo) brament en continu toute la matinée

Une zone en point d'observation à distance depuis le même endroit : des biches et cerfs y paissent tranquillement. Je vais sans doute essayer d'aller m'y poster avant la fin de la saison car le coin est vraiment joli

Une zone en point d'observation à distance depuis le même endroit : des biches et cerfs y paissent tranquillement. Je vais sans doute essayer d'aller m'y poster avant la fin de la saison car le coin est vraiment joli

Une heure plus tard, le même endroit au soleil. Beaucoup moins joli

Une heure plus tard, le même endroit au soleil. Beaucoup moins joli

Ce cerf viendra se placer pile où je l'attendais. Une image plutôt agréable

Ce cerf viendra se placer pile où je l'attendais. Une image plutôt agréable

Une biche et son faon me détectent sur le chemin du retour en plein terrain découvert alors qu'il est déjà 13h

Une biche et son faon me détectent sur le chemin du retour en plein terrain découvert alors qu'il est déjà 13h

De même que ce jeune cerf

De même que ce jeune cerf

Dimanche 14 : Matinée dodo + famille. Départ vers 14h30 pour faire un affût du soir. Le vent de sud n'augure rien de bon. Au final, quelques observations lointaines, pas beaucoup de son et pas la moindre image d'animaux.

Un bien joli décor

Un bien joli décor

19h15. On peut plier

19h15. On peut plier

jeudi 18 : Bien sûr ça sent la fin mais il y aura encore de bons moments. J'approche par un nouvel endroit histoire de connaitre un peu mieux : mauvaise pioche avec du terrain compliqué et vent dans le dos. J'oublie l'endroit prévu pour affûter et rejoins une place connue. Deux cerfs brament de temps à autre et d'autres trainent en "satellites". Je fais quelques images un peu lointaines puis remonte en direction des sommets. Je surveille une ouverture où passeront une bonne vingtaine d'animaux mais jamais comme il faut pour ma photo. Sur le retour, quatre cerfs brament à tue-tête en pleine forêt. L'occasion d'approcher un peu puis de se poster en les laissant venir. Mais je laisse tomber. D'abord il est déjà 15h et il ne faut pas que je traine trop ; ensuite, avec la sécheresse, le moindre pas en forêt est repéré à un kilomètre. Mais c'est toujours sympa de profiter de ces ambiances sonores.

Le premier cerf du jour. Je pense qu'il m'a détecté à cause du vent car il va remonter tranquillement mais sûrement.

Le premier cerf du jour. Je pense qu'il m'a détecté à cause du vent car il va remonter tranquillement mais sûrement.

De même que ces deux biches. Bien mal placé à cause du vent, je change de coin

De même que ces deux biches. Bien mal placé à cause du vent, je change de coin

Ca brame ! Noter le second cerf et les deux biches (ou biche et faon)

Ca brame ! Noter le second cerf et les deux biches (ou biche et faon)

Un autre vient taquiner ce 14 cors

Un autre vient taquiner ce 14 cors

Un peu plus près, un 12 et ses trois biches

Un peu plus près, un 12 et ses trois biches

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #brame du cerf, #paysages

Repost0

Publié le 17 Octobre 2018

Le loup résume à lui tout seul le malaise évoqué dans le billet précédent. On ne va pas relancer une nouvelle fois le débat. La problématique est connue, la solution beaucoup moins mais le constat reste à l'inquiétude pour tous ceux qui misent sur "la vie" dans son ensemble.

Deux exemples l'illustrent parfaitement. Vous vous souvenez de Jean-Michel Bertrand, le Haut-Alpin qui a réalisé le film la Vallée des loups. Jean-Michel est actuellement en train de tourner une suite qui essaie de répondre aux questions posées par cette espèce qui reste mystérieuse. Dans le Teaser ci-dessous, un aperçu des images donne déjà très envie d'aller voir l'intégrale qui devrait sortir à l'automne 2019. Il ne s'agit plus d'une suite d'affûts à la rencontre de l'animal mais d'une véritable étude avec des images variées (il sera inutile d'essayer d'y découvrir le territoire précis des loups puisqu'on y trouvera des tas d'images additionnelles). Jean-Michel s'est entouré des meilleurs spécialistes comme Olivier Janet à qui on doit notamment le dernier plan (phénoménal) des loups qui croisent par le plus grand hasard une chevrette (allez voir ce plan, il est phénoménal). On aura aussi remarqué plusieurs images faites autour de Grenoble car l'idée était d'étudier le loup parmi les hommes (ou l'inverse). Le second lien à ce sujet est une interview du réalisateur. Il expose le problème auquel il fait face pour le financement de ce film suite à la réussite du premier. Les collectivités territoriales semblent en effet couper les ponts sous la pression des lobbies de l'agriculture. Une nouvelle terrible, bien sûr pour tous ceux qui attendent un tel long métrage mais surtout en terme d'éthique. Bon, la bonne nouvelle c'est que cela démontre que "La vallée des loups" a été une réussite totale et que les arguments commencent à être intégrés par le grand public. A quelque chose malheur est bon. Ecoutons et réécoutons l'appel de Jean-Michel et, si nous pouvons/voulons, n'hésitons pas à participer au financement proposé pour l'aider.

Encore plus près de nous, l'Isérois Sébastien De Danieli sort un livre dont la souscription se termine dans deux semaines (voir le dernier lien sur ce billet). Je suis assez consterné de voir qu'en l'espace d'un mois, celle-ci n'atteint pas les cent trente contributions. Bien évidemment, il y a certainement un réseau d'information insuffisant pour le faire connaître. Mais quand même. Cela indique aussi que nous avons encore beaucoup à progresser pour avoir de l'admiration et du respect pour la nature, le loup n'étant qu'un prétexte à ce constat. Sortez un livre sur Benzema et vous ferez un carton. Par contre sur le loup... J'en remets une couche sur ce blog, en espérant déclencher quelques contributions supplémentaires. Pour avoir vu certaines images, le boulot accompli est colossal. Le loup dans nos montagnes, il n'y a pas beaucoup de sujets aussi difficiles. Des années à arpenter nos massifs chaotiques avec des ânes morts sur le dos, avec en face, un animal doté d'une intelligence hors du commun, capable de déjouer tous les pièges. De se faire oublier quand on l'attends ici. Et réapparaître là où on ne l'attend pas. Beaucoup achèteront sans doute le livre après parution mais le faire aujourd'hui garantit chaque fois un peu plus son (encore) hypothétique impression. Alors si vous êtes intéressés, il faut foncer.

Je reviendrai sans doute sur le loup un peu plus tard mais en attendant, merci à Jean-Michel et à Sébastien pour le travail qu'ils produisent, certes d'abord par passion mais pour tout ce que cela apporte à notre société rendue malade par un système définitivement inadapté.

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #animaux, #loup

Repost0

Publié le 16 Octobre 2018

C'est la question que je me pose aujourd'hui, en tous cas sur la politique française menée par notre gouvernement mais surtout par les lobbies qui lui dictent (parfois/souvent/toujours - rayer la/les mention (s) inutile(s)) la marche de conduite à suivre.

Malgré les messages d'alerte lancés par des scientifiques indépendants, notre pays, me semble-t-il, a beaucoup de mal à prendre des décisions dans l'optique d'une pérennité de l'espèce humaine. Et étant parent, j'avoue que cela commence à m'inquiéter sérieusement. 

Je n'ai ni la prétention, ni le courage et peut-être pas les moyens intellectuels de me lancer ce matin dans une nouvelle disserte philosophique et si mon inquiétude grandit, elle est en même temps régulièrement stoppée par des actions optimistes. Petit passage en revue de l'actualité.

- La fonte des glaciers. J'ai naïvement cru qu'une fois le réchauffement climatique stabilisé, nous arriverions à un nouvel équilibre. Que nenni. J'avais sous-estimé, par méconnaissance du phénomène, son ampleur. Aujourd'hui, on est en train d'assister à la disparition de glaciers emblématiques : Sarenne dans les Grandes Rousses peut être considéré comme un souvenir, le glacier de Freydane dans Belledonne, se rapproche du film alimentaire qui entoure le sandwich... J'ai vu les faces nord du bassin d'Argentière (massif du Mont-Blanc) pratiquement noires mis à part la présence de névés continus au-dessus de 3700 m d'altitude. Le glacier Carré à la Meije est en train de disparaitre !!!

- L'absence d'évolution vers une agriculture raisonnée alors qu'on nous bassine sur les efforts (justifiés) que chacun doit faire. Oui nous devons repenser notre mode de vie à notre petite échelle. c'est indiscutable. Mais comment convaincre une opinion publique massivement tournée vers la critique (facile) quand on ne montre pas, en-haut, le bon exemple ? On notera par exemple le vote pour le refus de l'interdiction du Glyphosate, le soutien massif aux agriculteurs avec nos impôts quel que soit leur mode de culture. Aucun encouragement généralisé aux petites structures de développement durable. En parallèle, certains agriculteurs éleveurs s'élèvent contre la réintroduction de deux ours(es) dans les Pyrénées, menaçant de battues sauvages et peu de réaction à leur encontre dans les pouvoirs publics. Quand on voit l'importance de sauvegarder notre biodiversité, l'ours est un symbole fort. L'argent engagé dans cette réintroduction (un détail parmi tant d'autres mais symbolique) grâce à la signature de Nicolas Hulot juste avant son départ ne devrait-il pas être accompagné de sanctions massives à l'égard de ceux qui s'y opposent ? Bon allez, un peu de positif cette fois avec cet article, écrit juste avant le lâcher.

- Notre biodiversité en danger. Alors que le moustique tigre pullule, que la pyrale du buis décime cet arbuste emblématique, les espèces endémiques prennent un coup de plus en plus fort chaque année. En témoignent les hirondelles qui ont vu chute leurs populations en près de 70% en trente ans. En verra-t-on encore dans dix ans ? De manière générale, les petits passereaux qui représentent près de 80% des espèces d'oiseaux sont en (grand) déclin. Pour avoir eu quelques années passionnées de mon côté au début des années 90, le constat est alarmant. De manière générale, restent les espèces qui étaient les plus courantes (moineaux, merles, mésanges, rouge-gorges, pinsons...) mais les autres, celles qui étaient moyennement communes (linottes, verdiers, bouvreuils, fauvettes, sittelles, gobe-mouches...) sont devenues vraiment rares. Voir cet article ci-dessous du printemps dernier qui donne quelques explications. Dans ce contexte, le retour de "gros" animaux comme l'ours, le loup, les vautours... est un signe d'espoir qu'il faut absolument entretenir. Toute personne s'y opposant devrait être sévèrement sanctionnée. Aujourd'hui, on est loin, très loin du compte.

- La chasse. Peut ne pas être nuisible, loin de là, à condition d'en fixer des règles compatibles avec un enrichissement de la biodiversité. En chassant plus de soixante espèces d'oiseaux, on en est loin et le slogan "premiers écologistes de France" une belle mascarade. Il ne s'agit pas de critiquer coûte que coûte mais il est vrai que là, ils ont donné le bâton pour se faire battre. A côté de cela, le durcissement de cette activité pour protéger certaines espèces sensibles sans parler de la sécurité (encore un accident mortel le week-end dernier en Haute-Savoie - mais comment peut-on tirer délibérément sur un vététiste ???) qui pose des soucis avec l'explosion des pratiques outdoor (sans doute parce que l'homme prend massivement conscience de ce que lui apporte notre planète) est attendu par 80% de la population. En attendant, c'est plutôt le contraire avec l'allongement de la période de chasse, la diminution du prix du permis national, etc (des mesures qui ne devraient pas changer grand chose sur le terrain mais qui, encore une fois symboliquement, n'aident pas). Je ne développe pas davantage pour ne pas que cela prenne une disproportion par rapport au reste mais pour moi, il s'agit quand même de l'accident de trop. La voiture tue aussi et beaucoup plus en valeur absolue mais d'une ce n'est pas pour autant qu'il ne faut rien faire, et de deux, le peuple "l'accepte" alors que ce n'est pas le cas pour une balle. D'autre part, le fusil est une arme, pas la voiture. A méditer.

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #humeur

Repost0