Publié le 16 Août 2018

Comme toutes les dates marquant une "époque" particulière de l'année, elle reste fictive mais le 16 août me donne le sourire. Pourtant, les trois-quarts de mes vacances d'été ont été consommés et la rentrée approche à grands pas. Les jours diminuent à vitesse grand V... Et pourtant... Le 16 août marque pour moi plusieurs bonnes choses :
- La première, c'est qu'on a passé la fatidique date du 15 août et que c'est la dernière semaine de forte fréquentation de nos montagnes
- Cela coïncide généralement avec la fin des fortes chaleurs ; au pire, les nuits devenant relativement longues, la température nocturne est toujours acceptable même par canicule en journée

- Plus proche de début septembre que de début août, on approche psychologiquement de l'automne, ma saison préférée
- Grosso modo deux mois après le solstice d'été, on commence à retrouver des lumières intéressantes pour la photo et tout simplement pour les yeux
- Cette date coïncide généralement avec les bonnes cueillettes de fin d'été (baies, champignons...)

Chose vérifiée avec les filles pour cette première cueillette de myrtilles. La question étant parfois posée et ce genre de billet pouvant être sujet à commentaires, voici quelques précisions :
- Le "gain écologique" n'est pas du tout évident avec le déplacement en voiture par rapport à un achat de myrtilles cultivées mais pour moi, ce genre de sortie est un plaisir et surtout pas une obligation. Il est probable que je serais sorti autrement ce jour-là et donc, consommé tout autant du gasoil. Du coup...
- En revanche, cela permet de ne pas cautionner toutes les agricultures de cette plante qui ne respectent pas un cahier des charges de développement durable.
- Si tout le monde faisait pareil (même pas besoin d'aller jusque là ; si nous étions dix/vingt (?) fois plus nombreux à le faire), la plante serait menacée. J'imagine que dans ce cas, la réglementation se durcirait. Il suffirait donc de la respecter. A ce jour, étant donnée l'abondance de la myrtille dans "mes" montagnes, il n'y a pas lieu de légiférer au-delà, à mon humble avis.
- En terme de réglementation, il est autorisé de ramasser la myrtille au peigne en Savoie, et en Isère aussi mais après le 15 août. Du coup, j'aime bien le 16 ! Concernant les quantités, il y a une limite en Isère : un kilo par jour et par personne.

Le 16 août
Le 16 août

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #récoltes

Repost0

Publié le 13 Août 2018

Jour pluvieux et pas mal de choses à bricoler. Direction Grenoble et passage à la salle Espace Vertical récupérer ma pile de topos "Oisans Nouveau, Oisans Sauvage, livre ouest" offerte par l'auteur en l'échange de quelques unes de mes photos dont la quatrième de couv' avec la miss Candice à la Dibona.

Voici donc la dernière mise à jour (et la der des der d'après l'auteur) du topo indispensable pour l'escalade en Oisans versant Isère par le double maître Jean-Michel Cambon qu'on ne présente pas mais que je tiens à remercier pour l'ensemble de son oeuvre. Après l'artiste Piola il y a quelques jours voici donc l'ex-instituteur Cambon qui me tient très à coeur car c'est grâce à ses créations que j'ai appris à grimper.

Homme charismatique, l'animal n'est point dépourvu d'humour, de taquineries et surtout... de motivation. Ils sont quelques uns, espèce rare, à disposer d'un entrain hors du commun pour passer cinquante pour cent de leur vie accrochés à des parois à forer, nettoyer, préparer... les lignes que nous grimpons. Sur les 840 escalades décrites dans les deux tomes de ce livre qui va au-delà du simple topo mais qui honore les différents acteurs des massifs, honore l'histoire, donne son avis sur de nombreux points polémiques, combien sont de sa création ? 349 très exactement !!! Sans parler des rééquipements, des rappels judicieusement placés, des cordes fixes pour les accès, des piochages des chemins, du nettoyage...

Adoré ou montré du doigt, le père Cambon ne laisse personne indifférent mais comment pourrait-il en être autrement ? Sincèrement, merci Jean-Michel.

Voici donc le topo, à mettre dans toutes les bibliothèques grimpesques.

A Alain et Jean-Michel
A Alain et Jean-Michel

En entrant dans la salle, je croise de nombreuses têtes connues venues grimper entre midi et deux, tandis qu'Ingrid et Rémi gèrent les sandwiches... et les sourires. Du coup, je vais rester une heure trente à papoter. Ce sont aussi des moments importants, entre autres avec l'ami Gégé, fidèle lecteur de ce blog que je remercie ici pour ses critiques toujours pertinentes, sa confiance, nos échanges... Je le répète, ce sera avec plaisir si on en fait une ensemble ! 

Et ce jour, il y avait mon "idole". Je n'ai pas la prétention de devenir octogradiste et à la limite, cela m'importe peu ; en revanche, si je grimpe encore dans le six supérieur dans trente ans, je signe tout de suite. Et même davantage car aujourd'hui, Alain Rebreyend alias Bichon, fêtait ses 81 ans tout en travaillant les arquées dans les dévers de la salle. Et quand il n'est pas là, eh bien il grimpe dehors... quand il n'est pas pendu avec notre Jean-Mimi national à rééquiper les voies en face sud de la Meije !!! Quelle santé !!!

Joyeux anniversaire Bichon !

Bichon et Ingrid ; Bichon assuré par Gégé
Bichon et Ingrid ; Bichon assuré par Gégé

Bichon et Ingrid ; Bichon assuré par Gégé

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #portraits

Repost0

Publié le 12 Août 2018

Quatre grandes voies en cinq jours. Rien ne me pousse à enchaîner un jour de plus. Avec François, on a quand même prévu une dernière sortie ce dimanche mais en vieillissant, je commence à devenir exigeant :
- Je n'ai jamais supporté le monde et ça ne va pas en s'arrangeant

- J'ai toujours détesté grimper dans des voies avec des cordées devant moi et attendre des plombes aux relais.
- Je ne supporte pas la chaleur

En revanche, j'étais prêt à me lever ultra tôt pour avoir la première benne du plan de l'Aiguille sauf que François, coincé par une surprise professionnelle à une heure tardive la veille, n'est pas tout à fait du même avis.

Aussi, la journée commence par un café/croissants dans un sympathique bar de la vallée et, voyant la foule à toutes les remontées mécaniques, se terminera là dans son versant "montagne". Je suis en montagne toute l'année, François également et ni l'un ni l'autre n'avons envie de passer douze heures pour faire six longueurs de grimpe. Car il est vrai que mis à part les Aiguilles, il n'y pas pratiquement pas d'escalades à l'ombre, critère du cahier des charges de bibi en cette journée annoncée à 34 degrés en vallée.

Chamonix-Mont-Blanc est une ville fantastique de par son "folklore", sa concentration en itinéraires d'escalade, le contraste entre la facilité de certains accès via les remontées mécaniques et l'engagement de ses itinéraires de montagne hors mont Blanc. C'est un point de passage inévitable pour tous les grimpeurs, alpinistes, skieurs, randonneurs, traileurs... Mais pour ma part, un dimanche du mois d'août, je crois que définitivement, c'est niet.

Animation en centre-ville

Animation en centre-ville

"Un peu" de monde à l'Aiguille

"Un peu" de monde à l'Aiguille

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #humeur

Repost0

Publié le 11 Août 2018

Troisième passage pour ma part sur cette Petite Dent de Morcles, sommet fièrement érigé au-dessus de la vallée du Rhône entre Montreux et Martigny. Le nom de la voie du jour, la forteresse du vide, évoque à lui-même beaucoup de choses différentes :
- Le vide lié à l'escalade (syn. : le gaz)
- La forteresse, lié aux nombreux vestiges de différentes fortifications locales de l'armée suisse
- La forteresse du vide, tel ce pavé paraissant inaccessible et dressé au-dessus de 2000 m de pentes déjà fort raides.

Cette voie est la plus facile des trois voies de la face ouest qui comportent toutes une grosse douzaine de longueurs entre 5c et 6c. De manière globale, la partie inférieure est moins difficile (en gros, 5c au lieu de 6a) que ses deux voisines (Océana et la Surboum) et la partie supérieure, la plus sérieuse, moins soutenue : les trois passages de 6b/c sont courts et l'escalade se joue sur trois fois trois points, bien teigneux. Les trois créations des frères Rémy valent le déplacement avec, à chaque fois, un éventail géologique surprenant (flysch, calcaires variés...). Du très beau rocher malgré quelques passages fracturés. L'équipement nous a paru un peu plus aéré que dans les deux autres voies, notamment dans la partie supérieure : les pas difficiles sont surprotégés tandis que le 5 demande de la concentration pour ne pas chuter avant de clipper.

Une très belle journée en compagnie de l'ami François et juste devant une sympathique cordée suisse avec qui, fait rare pour être remarqué, nous avancerons globalement à la même allure, du parking au parking ! Toujours le même constat de voir ce genre de course complètement méconnue alors que Chamonix reste "ultra surfréquentée"...

Première longueur (5c) ; comme sur le Port Salut, c'est marqué dessus

Première longueur (5c) ; comme sur le Port Salut, c'est marqué dessus

L5 (6a) : le plus beau des rochers, atypique

L5 (6a) : le plus beau des rochers, atypique

L6, encore très belle, sur du gris

L6, encore très belle, sur du gris

L13 : 5c en fissure un peu péteuse après un relais improvisé sur sangle faute de n'avoir pas trouvé le bon

L13 : 5c en fissure un peu péteuse après un relais improvisé sur sangle faute de n'avoir pas trouvé le bon

Oui François, tu vois, là-bas c'est le mont Blanc

Oui François, tu vois, là-bas c'est le mont Blanc

Equipement dernier relais folklo

Equipement dernier relais folklo

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

Repost0

Publié le 9 Août 2018

Dernier jour de notre petit trip avec Tibo. La météo annonce 20% de risque de pluie dès 11h, 40% à 14h et 100% à 17h. Par habitude, je sais qu'un tel front froid est souvent en avance sur les prévisions ; aussi nous convenons d'avoir fini la voie à 10h30, heure à laquelle le soleil, si toutefois les précipitations traînaient à arriver, est censé toucher la paroi. Car en effet, par ces températures, il n'y a rien de plus désagréable que de grimper au soleil.

Six longueurs, trente minutes par longueur ; il faut donc attaquer à 7h30. 7h40, Tibo pose la première paire. Il fait grand ciel bleu mais l'horizon est opaque. Les deux 6c+ sont bien exigeants avec peu de pieds. Tout le style dans lequel je suis bien mauvais. On n'avance pas bien vite. Dans le 6a de L3, je ne peux pas grimper trop vite non plus car le rocher incite à la prudence et dans le haut de cette grande longueur, j'ai un tirage de malade. Quand Tibo arrive à R3, il est déjà 9h20. Comme je le pressentais, la pluie arrive vite. Le sud des Bornes est déjà pris. Il reste trois longueurs en 6b+ pour sortir sur le plateau. Après concertation, on ira en haut. Tibo grimpe vite avec de la marge ; de mon côté, je ne cherche pas à enchaîner et on plie le bazar en moins de temps qu'il en haut pour le dire. A 10h, on est en train de plier le matériel au sommet et les premières gouttes s'abattent sur nous. Une petite pluie nous accompagne jusqu'au parking ; lorsque j'ouvre le hayon du Partner pour ranger les affaires, c'est la drache.

C'est ce qu'on appelle de l'optimisation, ou de la chance. Sans doute les deux. Bien abrités dans le véhicule qui nous ramène au bercail avant la fin de la matinée, on a mal pour le cycliste qui descend la petite route en t-shirt sans k-way par quatorze degrés !

La voie : Sous l'oeil des choucas, rochers de Leschaux, EDinf, 6b obligatoire. Equipement parfait. Prendre 13 paires hors relais. Merci à l'ouvreur, un certain M. Vuagnoux.

L2 : 6c+. Les premiers nuages arrivent

L2 : 6c+. Les premiers nuages arrivent

L3 : 6a. Les nuages arrivent rapidement

L3 : 6a. Les nuages arrivent rapidement

L4 : 6b+ Bon, on ne va pas traîner

L4 : 6b+ Bon, on ne va pas traîner

Ca court dans L5 (6b+) pliée en une poignée de minutes... en tirant aux points

Ca court dans L5 (6b+) pliée en une poignée de minutes... en tirant aux points

Premières gouttes en touchant le sommet ; vite, on se casse

Premières gouttes en touchant le sommet ; vite, on se casse

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

Repost0