Publié le 5 Juillet 2018

Au Désert de l’Ecureuil (III)

Dernier jeudi soir de l’année scolaire puisqu’après c’est parti pour (presque) huit semaines de vacances. Compte tenu de la météo annoncée pas de grande voie et déplacement limité : si ça vire au déluge, on plie et on n’aura pas mazouté pour rien. Direction donc l’Ecureuil avec l’objectif de se faire péter les bras et ce sera le cas dans la partie bien déversante : des voies de type "gros bœuf" qui démontent bien. Pour le second grimpeur, ça tire même dans les bras encore à la descente pour aller récupérer les paires. Et mises à part quelques gouttes ça et là, les flots prévus n’auront finalement pas lieu.

Nous avons fait avec Candice

- Deux heures moins le quart avant ton dernier cri 6b. Parfait pour la chauffe.

- Le grand plomb 7a. Rien de dur mais 7a dans l’enchaînement. Du bon bourrin dévers sur grosses prises.

- Mes meilleurs larcins 6c. Là encore c’est à-bras. Une des plus belles du site.

- The arthrite 6a+. Courte mais sympa

- Le saigneur des agneaux 6a+. Très sympa aussi mais pas cadeau.

Au Désert de l’Ecureuil (III)

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 1 Juillet 2018

La veille, Diego recevait en guise de fardeau, un billet de retour anticipé pour Buenos Aires bien mérité ; aujourd'hui, notre fardeau, c'était le sac de hissage rempli d'eau pour cette journée très chaude et qui finissait d'achever les avants-bras du leader après avoir serré les prises dans ce rocher bien raide.

La Patate d'Espace, en clin d'oeil à la salle d'escalade grenobloise Espace Vertical qui a fourni les plaquettes, est une des dernières voies équipées aux Gillardes par Bruno Béatrix. Elle se situe, côté équipement, dans un intermédiaire entre les voies historiques de la face équipées mais de manière aérée avec parfois des pas dangereux et le nouveau standard (?) qui consiste à rendre les dernières créations très sécurisées. J'ai trouvé ça très judicieusement fait. Du beau travail.

Pour le reste, on retrouve la marque de fabrique de la falaise avec une escalade soutenue dans le 6 et un ensemble dans la gamme ED. Les cotations sont assez homogènes tout au long des quatorze longueurs : 6a ; 6b+ ; 6c ; 6a ; 6b+ ; 6b ; 6c+ ; 6b ; 6b ; 6c ; 7a ; 6c ; 6c ; 6b+

Pour le matériel emporté :
- 14 paires
- corde à simple 50 m

- un sac de hissage avec cordelette 7 mm
- 4 litres d'eau

On notera que la sortie est située sur une falaise qui regarde un poil plus l'ouest que le reste de la face et donc, le soleil arrive un petit peu plus tôt. Malgré une attaque à 7h, nous n'avons pas échappé au soleil dans la dernière longueur à 14h30. (7h45 dans la voie pour nous). Plusieurs grimpeurs sont arrivés au pied des voies vers 9-10h. Ils ont dû rôtir dans la partie supérieure !!! Avec la canicule actuelle, les Gillardes sont un super plan mais il faut vraiment partir tôt car les voies sont longues.

A noter quelques soubresauts du coeur en entendant et voyant passer à quelques mètres les base-jumpers du jour, alors que nous, nous luttons contre la gravité !

Superbe journée en compagnie de Julien comme à chaque fois et déjà de beaux monuments grimpés ensemble (Desmaison à Bure, Bille de Clown, Canada Dry...).

L3 : 6c. Placements de rigueur puis du gris à petites prises franches

L3 : 6c. Placements de rigueur puis du gris à petites prises franches

L6 : 6b. Julien dans la traversée avant d'arriver au relais où je suis tombé en cassant une prise

L6 : 6b. Julien dans la traversée avant d'arriver au relais où je suis tombé en cassant une prise

L7 : 6c+ Superbe ! Il faut serrer et pas trop pinailler

L7 : 6c+ Superbe ! Il faut serrer et pas trop pinailler

L10 : 6c. Quelle longueur ! De la lecture et de la technique

L10 : 6c. Quelle longueur ! De la lecture et de la technique

L11 : 7a. le pas de départ n'est vraiment pas méchant ; ensuite, ça déroule

L11 : 7a. le pas de départ n'est vraiment pas méchant ; ensuite, ça déroule

L13 : 6c. Ouch, les bras !

L13 : 6c. Ouch, les bras !

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 29 Juin 2018

L'été est désormais bien installé et je reçois régulièrement des demandes de conseils pour le matériel de bivouac dont les réchauds.

Comme je l'ai déjà abordé, mon ensemble réchaud alcool + carburant reste le plus léger et le moins encombrant à transporter. Mais cela ne va pas sans inconvénient, à commencer par la lenteur de la mise en ébullition. Ca passe pour une gamelle de de 900 ml mais ça commence à devenir trop compliqué pour faire des pâtes pour quatre dans une casserole de deux litres d'eau.

Aussi, je continue de temps à autre à prendre mon Pocket Rocket (mini réchaud à gaz). Cependant, il existe d'autres modèles et aujourd'hui, c'est l'Optimus Crux qui a retenu mon attention. Je tenais à fait part aux internautes de ce modèle que je viens tout juste de découvrir.

Pour en parler, le mieux est de comparer les trois modèles grand public les plus connus, fabriqués par l'Américain MSR et les deux Suédois Optimus et Primus.

MSR Pocket Rocket 2Optimus Crux           Primus Microntrail
2400 W3000 W2600 W
73 g83 g80 g
102x50x51 mm84x57x31 cm68x57x65
30€49€40€
   

On remarque dans le petit tableau ci-dessus que le Crux l'emporte côté puissance et encombrement alors que c'est le Pocket Rocket qui sort vainqueur au niveau du poids et du tarif. Et inversement pour la dernière place, le Primus prenant la place de deuxième pour tous les critères.

Mais :
- Le critère poids (+10 g) n'a, dans ces valeurs-là, qu'une importance mineure voire nulle.
- Le critère encombrement est en revanche décuplé car au-delà de ces valeurs, le Pocket Rocket se range dans une boite en dur qui le protège bien (d'autant qu'il est moins solide, tout comme le Primus, en raison de leurs supports de casseroles qui ont un porte-à-faux important et, en cas de contrainte, peuvent facilement se tordre => boite conseillée) et prends un peu de place alors que l'Optimus prend très peu de place grâce à un ingénieux système de pliage permettant de se ranger en grande partie dans la section concave située sous la cartouche de gaz. Vraiment astucieux. Avec deux cartouches, dans le cas d'un long périple nécessitant du carburant sans approvisionnement, l'encombrement du Crux devient nul !! (voir photo).

Dernier point : à la prise en mains, il semblerait que les supports de casserole du Crux, directement placés sur le brûleur, permettent à la fois une meilleure solidité et une meilleure stabilité, tout en s'accordant sur le fait que ces petits réchauds ne seront jamais ce qu'il y a de plus stable. On ne peut pas tout avoir.

A noter que ces trois modèles existent en version Piezo. C'est un peu plus lourd mais on économise le briquet et surtout, on évite de l'oublier. Par contre, tout comme pour la troisième version version Crux Lite (allégé, passe devant le MSR avec 72 g), le Optimus Piezo perd son côté pliable.

Conclusion : Les trois restent de bons modèles mais le Crux est aujourd'hui mon mini réchaud à gaz préféré, de par sa puissance et son système réduisant l'encombrement à son minimum. Logiquement, il est un peu plus cher que les autres ce qui concorde avec sa supériorité.

Crux replié avec cartouche taille 2 et housse de rangement

Crux replié avec cartouche taille 2 et housse de rangement

Crux monté sur cartouche

Crux monté sur cartouche

Rangement. A gauche, cartouche + crux en-dessous avec housse ; à droite cartouche identique + Pocket Rocket MSR dans son étui dur

Rangement. A gauche, cartouche + crux en-dessous avec housse ; à droite cartouche identique + Pocket Rocket MSR dans son étui dur

Avec deux cartouches, le Crux disparaît totalement entre les deux !

Avec deux cartouches, le Crux disparaît totalement entre les deux !

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Rédigé par lta38

Publié dans #matériel

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Publié le 27 Juin 2018

Je n'y vais pas si souvent et pourtant :
- Ce n'est pas si loin de Crolles par l'autoroute
- Il y a de tas de belles choses à faire avec les enfants
- L'ambiance y est vraiment plus apaisée que dans une métropole comme celle de Grenoble
- Evidemment, ça change et c'est toujours une source de motivation que de changer

Je risque donc d'y revenir plus souvent. Alors certes, cette fois, nous n'avons pas fait l'intégrale à vélo depuis la maison faute de timing mais depuis le début de la voie Verte, cela permet de pédaler un peu. Le vélo reste l'engin roi pour s'y déplacer. Nous avons commencé par rouler un peu jusqu'à Jacob Bellecombette puis avons posé les vélos au niveau de la première cascade, lieu très sympathique, au frais. Petit tour au pied jusqu'à la seconde qui, finalement, ne vaut pas le déplacement. Elle est à intégrer dans un circuit pédestre plus long mais juste pour une visite, on peut se contenter de celle du bas avec les vélos puis farniente. Ensuite, direction le Carré Curial pour voir (et il faudra revenir car nous n'avons pas pu tout voir) la superbe exposition Eureka pour les enfants (des tas de choses intéressantes sur la nature et l'énergie) et enfin la traditionnelle glace du centre-ville avant de reprendre le vélo.

Bref, rien d'exceptionnel mais de quoi occuper admirablement un mercredi après-midi avec les enfants. Et il y a des tas d'autres idées.

PS : Certes, il faisait beau mais très surpris par l'absence d'enfants (nous étions aussi seuls) au musée Eureka. Hasard du jour ou préférence pour les jeux vidéos et/ou la plage ?

Vélo vers les cascades

Vélo vers les cascades

Grande cascade de Jacob
Grande cascade de Jacob

Grande cascade de Jacob

Galerie Eureka
Galerie Eureka
Galerie Eureka

Galerie Eureka

Centre ville
Centre ville

Centre ville

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Rédigé par lta38

Publié dans #balade

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Publié le 25 Juin 2018

Pour cette escalade d'après le boulot, mon affectation pour quelques jours au Sappey-en-Chartreuse indique Chamechaude comme lieu tout désigné. Le beau temps revenu est une incitation à aller parcourir "la conquête de l'ouest", voie un peu "trad" ouverte récemment par Philippe Gay et Stephane Vallon.

Avec dans la tête la ritournelle lancée en ouverture des concerts de Metallica ("Il était une fois dans l'ouest" pour celles et ceux qui ne suivent pas), nos jambes nous guident vers le premier pilier dans une fraîcheur bien agréablement entretenue par le vent de nord. Le topo donne 4h (dix longueurs, trois rappels intermédiaires, une redescente à pied de cinquante mètres de dénivelé). Il est 18h lorsque je clippe le premier point. Il ne va donc pas falloir trainer si on ne veut pas finir de nuit. M'attendant à des difficultés plus soutenues (qui ne seront rencontrées que dans la première longueur), nous grimpons à un bon rythme et les manips' de corde s'enchaînent comme l'éclair. 2h30 après être partis, nous sommes au sommet de la voie. Sans nous presser, nous gagnons le sommet de Chamechaude et le coucher de soleil, prévu autour de L8/9, nous accueille à notre retour à la cabane des Bachassons. La frontale restera dans le sac.

Et la bonne surprise : la voie est vraiment intéressante. Outre les vues et l'itinéraire fort sympathique, l'escalade en elle-même m'a surpris en bien. Connaissant un peu le caillou des lieux, je m'attendais à nettement plus bouseux et je recommande vivement cette escalade.

Quelques mots sur cette voie.

- Elle comporte dix longueurs + trois rappels + un redescente à pieds

- Les cotations du topo sont généreuses pour certaines longueurs. Je dirais : 5c (soutenu, la longueur la plus exigeante) ; 4c ; 4b (et non 5b) ; 5c ; 5c (et non 6a) ; 4b ; 2 (et non 4a) ; 6a (et non 6a+) ; 5b (très court) ; 6b (court mais vraiment teigneux). 5c obligatoire. Mis à part L1 (et L5), l'ensemble n'est pas du tout soutenu.

- Les longueurs de corde sont généralement inférieures d'au moins cinq mètres (voire jusqu'à dix) aux longueurs annoncées. Prendre une simple de 50 m et faire le premier rappel en 2x20 (intermédiaire sur un arbre).

- Conseils manip' : rappel 1 (40 m) : mouliner le premier jusqu'en-bas puis le second fait 2 rappels de 20 m. rappel 2 : ne pas se décorder mais préparer un noeud Dufour, mouliner le premier sur demi-cab dès son arrivée au relais puis le second descend en rappel sur un brin sans se décorder.

- Matos. Petite déception car finalement, c'est bien équipé dès que ça grimpe et les secondes parties de longueurs, non équipées, sont souvent très faciles (3) et personnellement, je n'y ai pas placé de point. Au final, j'ai mis deux friends en L1, trois en L5 et basta. Avec cinq Camalot (de 0,4 à 2 inclus) et deux sangles, on fait la voie et finalement, on ne pose pas tant de matériel. Aussi, peut-être aurait-il été plus intéressant que la voie soit complètement équipée ? Les ouvreurs annoncent une cinquantaine de points en tout relais inclus. Avec dix points de plus, l'affaire était entendue. Mais perso, je me suis régalé et fait plaisir à placer des Camalot dans les belles fissures de L5. A noter (déjà) deux friends coincés par les prédécesseurs (L1 et L5 dont un beau BD ultralight :O)

Timing : nous avons mis 2h30 mais l'horaire normal doit tourner autour des 4h. Approche 45'. +15' pour le sommet de Chamechaude. Descente depuis le sommet : 45'. Compter (donc) 6h voiture-voiture (petite) pause comprise.

Merci aux ouvreurs !

Approche au niveau de la Folatière

Approche au niveau de la Folatière

L5, la plus belle (mais les plus beaux passages sont plus bas)

L5, la plus belle (mais les plus beaux passages sont plus bas)

L7, facile

L7, facile

R7 dans une belle faille

R7 dans une belle faille

L9 au-dessus du canyon

L9 au-dessus du canyon

Ambiance au sommet
Ambiance au sommet

Ambiance au sommet

Très belle soirée
Très belle soirée
Très belle soirée

Très belle soirée

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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