Publié le 18 Juillet 2018

Sønderborg -> Fåborg 40 km (total 63 km)

près une première partie qui longe le bord de mer sur des sentiers très agréables même si pas toujours goudronnés, c’est une étape campagnarde vallonnée jusqu’au ferry reliant Fynshav à Bøjden en cinquante minutes. Idem pour la suite jusqu’à Faaborg (deux orthographes possible, aa ou å, se prononçant "o") où le GPS annonce près de 500 m de dénivelé cumulé ! Le camping arrive à temps. C’est calme mais très sec. L'herbe est jaune comme en Provence. Il n'a pas plus sur tout le pays depuis près de deux mois !

Le soir, c'est au tour de Val d'aller visiter la ville avec Stella car Emie a un peu de fièvre. On espère que tout va rentrer dans l'ordre pour la suite. Belle ambiance paraît-il en ville que je visiterai le lendemain matin très tôt en rapportant cafés et croissants.

Le peu de photos est sans doute en lien avec cette étape qui sera celle qui nous aura le moins emballés. Certes il fait beau, il y a de jolis paysages de campagne mais c'est assez monotone. Pas mal de côtes pénibles pour les filles, peu de villages intéressants à traverser. Le ferry ne suffit pas à rattraper l'ensemble même si ça donne une petite dimension de voyage.

Mais bon, on fait la fine bouche sans doute.

La Zap et Val passent devant un habitat typique

La Zap et Val passent devant un habitat typique

On est bien au Danemark

On est bien au Danemark

Très beau clocher de Faaborg

Très beau clocher de Faaborg

Salle commune très agréable dans le camping

Salle commune très agréable dans le camping

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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Publié le 17 Juillet 2018

Gråsten -> Sønderborg 23 km

On pose la voiture à Gråsten (grand parking en périphérie de la ville, conseillé par le magasin de vélo auquel nous sommes allés demander conseil) sans plus d'inquiétude que cela. A la base, on avait prévu d’y dormir et de laisser la voiture dans un camping moyennant paiement si besoin et de partir le lendemain mais l’horaire et la météo nous incitent à prendre un peu d’avance. La route s'avère un peu vallonée et le package se fait sentir. Nous passons devant le beau moulin de Dybbøl puis c’est la pause glace dans la jolie petite ville de Sønderborg où nous faisons étape.

Camping très agréable, bien ombragé. Le soir, petit tour de la ville avec Stella.

Prêtes pour le grand départ

Prêtes pour le grand départ

Moulin de Dybbøl

Moulin de Dybbøl

Arrivée à Sønderborg

Arrivée à Sønderborg

Aperçu de la ville
Aperçu de la ville

Aperçu de la ville

L'averse arrive

L'averse arrive

Le campement

Le campement

Petit tour du soir dans la ville
Petit tour du soir dans la ville

Petit tour du soir dans la ville

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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Publié le 16 Juillet 2018

Après notre premier véritable essai à vélo itinérant aux Pays-Bas en 2016, nous voulions renouveler l'expérience. L’idée était de trouver un truc dans le même style mais un poil plus long, dans un pays adapté. Avec un fil conducteur intéressant. Avec Val, nous tombons d’accord sur une traversée du Danemark en deux semaines, de la frontière allemande (sud-ouest) à la frontière suédoise (nord-est). Cela nous permettra de voir beaucoup de paysages variés et d'avoir une logique intéressante. Bien évidemment, nous occultons l'écrasante majorité du Jutland mais il ne nous était pas possible de tout faire et cela donnera l'occasion (ou pas) d'y revenir.

Après plusieurs essais, nous posons un itinéraire global avec une première liste d’étapes (50 km maxi, Emie est encore, et sans doute pour la dernière année, en roues 20 pouces, sachant qu’il y aura toujours majoration avec des détours imprévus - erreurs, changement de programme - ou volontaires - pour voir telle ou telle chose). Le fil est conducteur est trouvé mais, en fonction de la météo, de ce qu'il y aura à voir, de la forme etc, les points de chute ne sont pas définis. Par contre, les campings sont notés afin d'être déjà "pré-organisés".

Le matériel.
On m’a à juste titre fait remarquer que je me focalisais beaucoup (peut-être un peu trop) sur le matériel et que le premier élément était la motivation. C’est vrai. Mais ce séjour nous aura confirmé à quel point la légèreté et l’encombrement sont essentiels. Le Danemark nous est apparu comme un petit de plaine mais pas vraiment plat. Les côtes sont certes brèves mais chargés et pour les enfants aux vélos proportionnellement beaucoup trop lourds, ce n’était pas aussi facile qu'aux Pays-Bas. Certaines étapes nous ont « offert » près de 500 mètres de dénivelé. Etre au top côté matos a été appréciable.
Nous étions en autonomie complète (2 tentes, sacs de couchage, matelas, réchaud...). Le tout tenait dans deux sacs étanches de 50 litres + 2 sacoches de 25 litres, les filles portant chacune une petite sacoche de selle (5 litres pour Emie, 10 litres pour Stella).

L’occasion de remercier tous les partenaires qui nous ont aidés.

  • Zap Outdoor. Remorque vélo sans équivalent à ma connaissance : 3 kg seulement et 50 litres de contenance dans un sac Ortlieb étanche. Bien plus stable que les sacoches.
  • Adidas Terrex pour les fringues notamment. A noter les coupe-vent qui tiennent dans la poche, la petite laine qui va bien pour le matin ou encore les baskets Two Boa bien pratiques pour passer rapidement aux Crock’s et inversement.
  • Nemo. Tente et matelas. Du léger, du pratique, du confortable. Très agréablement surpris par le confort du matelas Astro Lite, supérieur au Neo Air de Thermarest pour quelques grammes de plus seulement. La tente Dagger 2P est une tente autoportantes parmi les plus légères du marché. vraiment pas grand chose à redire : pratique (montage/nettoyage/séchage), spacieuse, très peu encombrante
  • Optimus. Réchaud Crux : probablement le moins encombrant du marché dans les petits modèles à gaz. Il ne nous aura servi qu'une seule fois, tous les campings étant équipés d’une cuisine.
  • Petzl. Casque Picchu pour enfant. Norme montagne ET vélo.
  • Au Vieux Campeur Grenoble. Toujours au top dans son soutien. Un grand merci à Bertrand et Damien.

L'hébergement
Ce sera en camping. Au final, nous avons dérogé au "tout-tente" prévu au départ, et ce à cinq reprises quand même : un AirBnB à Copenhague pour deux jours (100€/nuit), un hôtel le jour d'après (100€ également) afin d'être au coeur de la forêt de Jægersborg (et nous n'avions pas regretté) et par deux fois dans des campings en cabine, histoire de gagner du temps sur la logistique (pas de (dé)montage des tentes, de (dé)gonflage des matelas) et de gagner en confort, bien que personnellement, je dors très bien sur les matelas que nous avions.

La météo
Nous nous attendions à une météo nordique mais plutôt favorable, la chance étant souvent avec nous. Ce fut râpé. Au lieu de cela une première semaine à 24-26°C en journée puis une seconde à 28-30°C, limite trop chaud. Pas une goutte de pluie en deux semaines, à vrai dire depuis deux mois. Nous n'aurons eu qu'un orage le premier jour qui nous aura contourné (trois gouttes pour nous) puis deux heures de pluie un autre jour vers la fin de notre traversée. C'est tout. Autant dire que nous aurions pu partir nettement plus légers (pas utilisé de pantalon, pas de cape de pluie, pas de doudoune, buff...)

Le pays
La première chose qui nous a frappés a été l'accueil et le respect. Je ne sais pas quel est le taux de délinquance mais ça ne doit pas chercher très loin. On s'est senti en sécurité même à Copenhague dans tous les quartiers visités. Les vélos sont juste sécurisés avec un petit bloqueur entre les rayons. J'ai laissé sans la moindre inquiétude mon téléobjectif Canon série L dans la tente lors de virées depuis nos "camps de base". On a toujours été accueillis à bras ouverts, les gens cherchant toujours la meilleure solution pour vous satisfaire sans chercher à vous escroquer. En itinérance, on trouve beaucoup de fruits (fraises, grosse année pour eux), légumes... vendus par les particuliers. Il suffit de se servir et de mettre l'argent dans une boite. Impensable chez nous. Paiement possible par Mobil Pay presque partout dans ce cas-là. La France est en retard sur ce point. On s'arrête sous le toit d'une station service pour se protéger de l'orage à côté d'un gars qui en fait de même à moto et il vous offre les boissons. Gros, Gros respect du cycliste, prioritaire devant tous les autres. A aucun moment on ne s'est pas dépasser dangereusement. En tout et pour tout, vu deux blaireaux dans Copenhague se tirer la bourre en ville à 100 à l'heure. Aucun vélo ne grille les feux en ville. Il faut signaler tout déplacement (bras pour tourner, main pour freiner...). Par contre, si vous ne rentrez pas dans les clous, il vous le font rapidement savoir très calmement à l'oral sur un ton un peu condescendant. Sans doute pas du tout habitué à cela. Quand ils viennent chez nous, ils doivent halluciner. Sinon, quelques autres remarques en vrac :

  • Surpris par le peu de gens sur les quelques plages alors qu'ils ont un été sans précédent
  • Ils ont beaucoup de chiens ; peu de chats
  • Ils mettent leur drapeau à tout bout de champ, comme s'ils avaient gagné la coupe du monde
  • Nourriture : vive la France quand même
  • Infrastructure cycliste bien inférieure à celle des Pays-Bas hors Copenhague
  • Coût de la vie semblable au nôtre ; disons que je m'attendais à plus cher
  • Excellent équipement dans tous les campings : nous devrions en prendre de la graine

Le voyage depuis la France
Le plus simple compte tenu de notre matériel dont quatre vélos était de faire les 1400 kilomètres en voiture via la Suisse et l'Allemagne en ménageant de bonnes pauses. A l'aller, nous sommes partis à 5h du mat ; c'était déjà un poil tard pour passer la p... de douane suisse à temps. Nous avons fait étape après presque 1000 kilomètres en Allemagne au niveau de Hanovre. Le lendemain, sans partir tôt, nous étions à 13h au Danemark, ce qui nous a permis de commencer par une petite étape de vélo et prendre une demi-journée d'avance sur le planning de départ.
Au retour, départ vers 17h après retour en train depuis notre point d'arrivée de la traversée. On s'est relayer pour rouler la nuit. Arrivée vers midi à la maison. L'avantage est que les autoroutes sont gratuites au-delà de la Suisse, et pas cher en Suisse (vignette 35€ à l'année) ; l'inconvénient des autoroutes allemandes c'est qu'elles sont tout le temps en travaux et qu'il y a des milliers de camions. Pire que sur l'A7 en semaine. Infernal. Il faut faire avec.

Le train au Danemark
Le pays est très bien équipé et on voyage pas cher. C'est gratuit pour les enfants. Les train de type "omnibus" sont bien équipés pour les vélos avec compartiment prévu dans les wagons extrêmes et entrée à niveau. En revanche, dans les grandes lignes (Inter City), il faut obligatoirement réserver et payer une place pour le vélo : la place est mal foutue car il s'agit en fait d'un strapontin à l'entrée d'un wagon. La place prévue est vraiment trop petite. Et il y a des marches pour monter dans le wagon.

Le Ferry
Nécessaire pour relier les différentes villes du pays. Il donne un côté exotique au voyage. Les tarifs sont très bien contenus pour les vélos. Il est inutile de réserver.

Les photos
En voici quelques unes pour commencer. J'avais emporté le petit Lumix GM5 avec son 12-32 très pratique mais aussi le mini reflex EOS 100D avec le 10-18, le 40 pancake (qui ne m'aura finalement que très peu servi) et le 70-200 f/4 avec le TC 1,4x. Et un mini trépied Gorillapod Hybrid. Quelques images sont également faites à l'Iphone SE qui reste bien meilleur que le précédent 5c.

Le tracé de l'itinéraire (les ronds correspondent aux moments où j'ai mis le GPS en pause, les pointillés aux déplacements mécaniques (ferry, train)

Le tracé de l'itinéraire (les ronds correspondent aux moments où j'ai mis le GPS en pause, les pointillés aux déplacements mécaniques (ferry, train)

Les partenaires

Les partenaires

Les champs de blé sous le ciel du nord : un paysage omniprésent dans la première partie

Les champs de blé sous le ciel du nord : un paysage omniprésent dans la première partie

L'architecture typique. Perso j'adore

L'architecture typique. Perso j'adore

Le petit port de Præstø

Le petit port de Præstø

Alignement de mâts au couchant

Alignement de mâts au couchant

Nyhavn (nouveau port), évidemment

Nyhavn (nouveau port), évidemment

Cerf dans le domaine de Jægersborg

Cerf dans le domaine de Jægersborg

Helsingor, dans l'enceinte du château de Kronborg (Hamlet)

Helsingor, dans l'enceinte du château de Kronborg (Hamlet)

Château de Frederiksborg (Hillerød)

Château de Frederiksborg (Hillerød)

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #matériel, #paysages, #animaux, #ultralight

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Publié le 14 Juillet 2018

Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #paysages, #balade, #randonnée sportive

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Publié le 13 Juillet 2018

L'été dernier, Monsieur Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais-les-Bains, pardon, Saint-Gervais-Mont-Blanc, promulguait un arrêté obligeant un équipement minimum pour gravir la voie normale du mont Blanc. Cela partait d'un bon sentiment, en tous cas, aux yeux du grand public, mais la méthode fut très décriée, ici et ailleurs pour d'évidentes raisons de déresponsabilisation, d'apport d'autres dangers, d'entrave à la liberté... en ajoutant que le contenu de cette liste de matériel était fort discutable en lui-même. Au final, personne n'a été verbalisé à ma connaissance et, au regard des centaines d'alpinistes qui ont gravi le sommet par la suite, je serais curieux de savoir combien ont été effectivement refoulés. 

Mais on ne pourra pas reprocher à Monsieur Peillex de rester bouché bée devant les problèmes que pose la surfréquentation du mont Blanc par la voie empruntant en grande partie le territoire de sa commune.

Le voici donc de nouveau au créneau avec des menaces de fermeture du refuge du Goûter si "on" (i.e. la préfecture) ne donne pas les moyens de faire respecter les normes de capacité d'accueil. En ce 14 juillet, les autoroutes sont bondées mais on n'interdit pas aux gens de circuler au-delà d'un certain seuil d'embouteillage. De même qu'on ne parle pas beaucoup des 121 morts par noyade le seul mois dernier en France. Le tabac fait des milliers de morts mais l'état a toujours le droit d'en faire du business sous couvert de campagnes de prévention et d'apposition d'un hypocrite "fumer tue" sur le paquet... Une fois de plus donc, la montagne est montrée du doigt, stigmatisée... La montagne fait peur, contrairement à la route, la cartouche gitane ou la piscine. Elle n'en est pas plus meurtrière mais elle fait peur et revient donc sur le devant de la scène une fois de plus.

Mais je m'égare ; après tout, je suis le premier à dire que ce n'est pas parce que des gens ont des cancers qu'il ne faut pas s'occuper de soigner une angine. Monsieur Peillex a raison de soulever ce problème du Goûter mais malheureusement, il écarte la solution évidente. En parallèle, Monsieur Lambert, préfet de Haute Savoie, propose une mesure ridicule : filtrer la montée à l'aiguille du Goûter sans preuve de réservation... Du jamais vu !
 

Messieurs Lambert et Peillex,

Je suis avec attention le feuilleton du mont Blanc et les nouvelles "couillonades" (ça fait un peu mal aux oreilles mais je trouve ce mot plutôt rigolo et tout sauf impoli - j'espère donc que vous me pardonnerez cette facétie littéraire) autour du refuge du Goûter. Monsieur Peillex, vous avez raison d'alerter les autorités (compétentes ?) concernant les dangers liés à la surfréquentation de ce refuge. Mais comment pourrait-il en être autrement ?

Avec toute la promotion qui est faite sur le toit des Alpes depuis des années, avec la seule aura de ce sommet, avec la météo radieuse de ce début d'été, la capacité d'accueil des vallées qui l'entourent,  la facilité d'accès par des sentiers boulevards, un train à crémaillère, un bout de câble à la moindre difficulté, une iconographie débordante et invitante... à quoi vous attendiez-vous d'autre ? 

Alors, on ne fait rien ? Non bien sûr. Mais comme l'année dernière à propos de l'arrêté obligeant un équipement minimum, la méthode employée n'est pas la bonne. Elle appelle à beaucoup de questions auxquelles on aura du mal à répondre :
- C
omment allez-vous mettre en place l'application de cet arrêté ? Allez-vous tendre une clôture électrique ceinturant toute la montagne du Goûter avec sentinelles munies de fléchettes anesthésiantes initialement destinées aux bouquetins du Bargy en cas de tentative de passage hors "sentier" ?
Si un prétendant au sommet se tue en sortant du "sentier" pour contourner le dispositif, la famille qui portera plainte sera-t-elle entendue ?
- Quid de celui qui part pour le mont Blanc à la journée (avec le matériel "recommandé" par la haute sphère) ? Ou celui qui se fait "juste" une montée à l'aiguille du Goûter ? Sera-t-il cru sur parole ? Si non, de quel droit lui interdisez-vous l'accès à la montagne ? Si oui, c'est un laisser-passer pour les menteurs et le problème reste entier.
- On fait quoi dans huit jours ? (NDLR : l'arrêté entre en vigueur aujourd'hui pour huit jours seulement).

Afin d'essayer de pallier les problèmes liés à cette voie normale que vous pointez à juste titre, il faut d'abord analyser la situation actuelle, et cela ne va pas aller en s'améliorant :
- Le mont Blanc est un mythe et le restera. Il plait plus que toute autre montagne.

- La pratique des sports outdoor est en explosion. Le mont Blanc n'échappe pas à la règle.
- La capacité d'accueil des vallées alentour ne cesse de croitre.
- Des remontées mécaniques permettent d'approcher les sommets au plus près des premières difficultés, parfois davantage.
- Le taux de réussite au mont Blanc est en augmentation, lié essentiellement à la condition physique des participants.
- Le mont Blanc n'est pas une montagne où le critère accessibilité (au sens où on l'utilise aujourd'hui dans les transports en commun par exemple) prime. On n'est pas obligé d'aller au mont Blanc. Les personnes insuffisamment préparées (physiquement, techniquement, non autonomes...) peuvent se faire plaisir ailleurs. On vit très bien sans aller au mont Blanc.
- Le refuge du Goûter est situé en terrain de haute montagne. C'est un des rares en France où il n'est pas raisonnable de ne pas accueillir un randonneur (alpiniste... bref, un piéton en montagne) le demandant. Au refuge de Tête Rousse, ce serait radicalement différent : mis à part les cas extrêmes de personnes épuisées ou blessées que vous évoquiez (pas Laurent, hein !) avec raison, refouler l'entrée à une personne n'ayant pas réservé (avec panneaux préventifs au Nid-d'Aigle par exemple) ne poserait pas les mêmes problèmes à l'étage inférieur. Il est aisé de redescendre ; au pire, passer une nuit dehors là-haut par une belle journée d'été n'est pas si désagréable.
- Faire le mont Blanc depuis le refuge de Tête Rousse est aujourd'hui tout sauf un exploit. Il n'y a "que" 1700 mètres de dénivelé. Au pire, il n'y a pas beaucoup d'entrainement à fournir pour un débutant disposant d'une santé normale afin d'y arriver.
- Dormir à 3800 m n'est pas sans risque : en prolongeant inutilement le séjour en altitude sans y être préparé, beaucoup souffrent du mal des montagnes avec des conséquences parfois graves, a minima physiques sur la suite de l'ascension malgré un dénivelé limité sur le papier (1000 m).

Monsieur Peillex, vous pointez à juste titre les problèmes de sécurité et de confort du refuge du Goûter. Monsieur Lambert vous êtes, de par votre titre, chargé de prendre les mesures pour protéger les citoyens en cas de danger avéré. De par ces constats, la bonne décision ici ne serait-elle pas la fermeture et le démantèlement définitif du refuge du Goûter, laissant le rôle d'étape au refuge de Tête Rousse, idéalement placé pour une ascension d'une durée encore raisonnable et sans les mauvais effets d'une nuitée en altitude, solution qui préserverait dans un même temps la liberté d'aller et venir ?

Le refuge du Goûter, archives lta38
Le refuge du Goûter, archives lta38

Le refuge du Goûter, archives lta38

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