Publié le 12 Janvier 2018

Une petite sortie cette semaine du côté des Lances de Malissard où j'ai vite déchanté en raison du beau temps prévu qui n'est pas venu. Résultat : pas de dégel et une neige ultra béton sous 1700 m et au-dessus, jour blanc et poudreuse plus ou moins balayée par le vent et averses de neige à l'horizontal. Et comme il devait faire beau, je n'avais pas mis le masque dans le sac à dos. Bref ; une sortie à oublier mais on aura le temps de se rattraper étant donné le paquet de neige qu'il y a en montagne (150 à 200cm ultra dense sur les hauts de Chartreuse vers 1800 m).

Une fausse impression de bonnes conditions

Une fausse impression de bonnes conditions

En revanche, pas mal de bricolage cette semaine du côté des skis enfants. Quand on est passionné comme moi, on a parfois tendance à vouloir mettre la charrue avant les boeufs. Après avoir initié les filles très tôt à la randonnée à skis avec les "rando-tractages" puis réalisé quelques sorties sans tractage avec des skis d'approche (je leur portais les skis alpin pour la descente), j'avais un peu mis cela de côté. Les enfants doivent rester le moteur. Si on les dégoûte, on peut obtenir l'effet inverse de celui recherché. Aussi, les sollicitations de leur part restaient rares. Il faut reconnaître que non seulement, les skis d'approche étaient lourds mais en plus, les chaussures de piste n'offraient aucun débattement en montée.

J'avais stocké une paire de TLT Speed ainsi qu'une seconde paire de butées. Stella chaussant désormais du 35, il était possible de lui trouver une vraie paire de chaussures de randonnée. Ayant fait une affaire sans équivalent possible sur une paire de Scarpa Blink en 23.5 comme neuve, il ne restait plus qu'à trouver un ski. Un passage par la Boite à Skis à Saint-Martin-d'Hères m'a permis de trouver un modèle léger en fort bon état avec des côtes suffisantes (104-68-90) pour de la randonnée en neiges peu profondes pour 50€. De toutes façons, pour le moment, il n'est pas question d'emmener les enfants en grosse poudre : outre le danger d'avalanche, elles n'ont pas encore la technique requise et pas forcément l'envie. La rando rime plutôt pour elles avec pentes douces, soleil, neige de printemps ou petite poudre sur fond ferme.

Il restait à bénéficier de l'expérience de montage de Stéphane Mougin pour assembler le tout. Au final, un joli vrai premier ski de randonnée sur lequel j'ai redécoupé d'anciennes peaux devenues trop rongées sur les côtés.

Un bel ensemble pour démarrer. Un peu de recherche de matériel et voilà mon premier vrai ski de randonnée junior pour 150€ tout compris, skis, bâtons, peaux, fixations, chaussures.

Un bel ensemble pour démarrer. Un peu de recherche de matériel et voilà mon premier vrai ski de randonnée junior pour 150€ tout compris, skis, bâtons, peaux, fixations, chaussures.

Un ensemble d'un poids assez intéressant pour commencer

Un ensemble d'un poids assez intéressant pour commencer

Pour Emie qui ne chausse encore que du 32/33, il faudra attendre encore deux saisons. Ce ski sera alors pour elle, sans doute pour deux saisons aussi. En attendant, la randonnée restera occasionnelle en montant avec ses chaussures d'alpin (dans lesquelles j'ai bricolé des inserts avant) mais avec le confort d'un ski léger pour la montée, bricolé avec deux butées Dynafit. C'est toujours ça de gagné.

Ensemble d'approche pour Emie

Ensemble d'approche pour Emie

900 grammes tout pile par pied, peau comprise, collée à demeure dessus.

900 grammes tout pile par pied, peau comprise, collée à demeure dessus.

Insert avant bricolé.

Insert avant bricolé.

Reste le problème du déclenchement. Aucun souci pour Emie qui ne fera que monter avec son ski. Pour Stella, j'ai desserré au maximum la butée arrière donnée pour 5 DIN mini (Stella fait 37 kg) en frontal et latéral. Pour le frontal, on peut descendre au minimum, bien en deça du marquage 5. Ce que j'ai fait. On doit pouvoir approcher les 4. Pour le latéral, on peut aussi diminuer mais attention à ne pas perdre la grosse vis arrière. Il est intéressant d'enlever un des deux ressorts intérieurs (le plus petit). Je suis assez confiant pour le déchaussage arrière. Pour l'avant, c'est plus compliqué. Il faudrait sacrifier la butée en enlevant deux ressorts en diagonal.

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Rédigé par lta38

Publié dans #matériel, #ski-glisse

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Publié le 8 Janvier 2018

Petite journée de ski alpin avec Stella en ce samedi bien calme sur les pistes. Venant justement de faire ensemble une balade avec initiation à la recherche de DVA, c'était l'occasion de revenir sur le choix que l'on peut faire dans l'acquisition de ce matériel.

Stella au sommet des pistes de Saint-Hilaire sous les rochers du Midi

Stella au sommet des pistes de Saint-Hilaire sous les rochers du Midi

On n'a pas forcément de retour sur les accidents d'avalanche qui se finissent bien. Ils sont probablement et fort heureusement plus nombreux que ceux qui se terminent mal. On ne dispose pas non plus d'une information qui pourrait permettre d'étayer mon propos à savoir, dans le cas d'une victime retrouvée décédée, lorsque c'est une question de temps, à combien de minutes cela s'est "joué".

Les statistiques sont claires et nettes : grosso modo, 20% des victimes le sont durant l'écoulement de l'avalanche par traumatisme : c'est assez évident en cas de barre rocheuse dans l'axe mais cela peut être également par percussion d'un rocher, d'un arbre. Il n'est pas possible d'en faire des généralités mais dans le cas d'une rupture sur une pente moyenne de pas trop grande ampleur, sans obstacle et se terminant dans une cuvette, on a toutes les chances d'être en vie au moment de l'immobilisation.

A partir de là, il faut faire vite. Evidemment, sans DVA, l'affaire est pliée. Aujourd'hui, plus personne ne remet en question l'utilisation de ce moyen de protection et les pratiquants n'en disposant pas restent marginaux. En revanche, reste la question de la rapidité de la recherche. les statistiques de l'ANENA nous montrent que jusqu'à quinze/vingt minutes, on a toutes les chances de sortir la victime vivante mais qu'au delà, la mortalité augmente très vite par asphyxie (sur-inhalation de CO2 auto-généré).

Quinze/vingt minutes, c'est grosso modo le temps qu'il faut pour intervenir. Cela peut paraître plus rapide à l'entraînement mais en cas de pépin, il faudra tenir compte des paramètres supplémentaires suivants :
- besoin d'être absolument certain de ce que l'on fait et donc de "prendre le temps" de valider chaque étape (notamment précision de la recherche fine + sondage)
- pelletage pouvant être profond
- émotion

La question cruciale reste la suivante : en cas de sortie d'une victime malheureusement décédée et dont l'autopsie montrera une asphyxie et non des traumatismes, aurions-nous pu réduire le temps du secours ?

Question qui restera sans réponse... Les accidents restent rares mais tous les pratiquants intensifs ont de bonnes chances d'y être confrontés dans leur "carrière" de skieur. Il est donc capital de mettre toutes les chances de son côté.

Cela passe par quelques règles élémentaires :
- Vérifier à chaque sortie l'état des piles. Il est conseillé de les changer lorsque le témoin indique 60%. Cela peut paraître exagéré mais il faut savoir que c'est la recherche qui "bouffe" surtout de l'énergie. Une recherche de cinq minutes et vous passez déjà de 100 à 95%.
- Allumer son DVA dès qu'on le met sur soi à la maison. Cela évite d'oublier de le faire sur le terrain. A tous les rats qui pensent économiser les piles, il m'est arrivé de laisser un DVA en émission tout l'été (oups !) : les piles étaient encore bonnes à l'automne !!!
- Faire systématiquement un "check" manuel avant le départ lors d'une sortie de groupe : outre le "check" de l'appareil qui prouve qu'il est en bon état d'émission, il s'agit de vérifier que chacun détecte bien tous les autres membres du groupe.
- Si on porte son téléphone allumé sur soi, le laisser à au moins vingt centimètres du DVA en émission (en réception, on passe à 50 cm avec téléphone éteint !).
- Le DVA doit être porté sur soi et non dans le sac ou la poche de la veste, à moins d'être absolument sûr qu'on ne quittera pas sa veste.
- S'entraîner régulièrement à effectuer des recherches.

Pour ce dernier point, je viens récemment de refaire une petite séance d'entraînement avec mon DVA numérique mais aussi avec mon ancien ARVA analogique Ortovox F1. Je n'en doutais pas mais la différence est vraiment importante. Quelques remarques avec l'analogique :
- Si on fait une recherche globale en croix on n'est pas rendu
- Pour la méthode directionnelle, on reste tributaire de l'amplitude du signal et ce n'est pas toujours évident d'être précis. Il faudrait utiliser l'oreillette (combien de possesseur de DVA numériques l'ont réellement sur eux ?) avec du temps perdu pour la sortir, la mettre en place... Même avec l'oreillette, cela reste nettement moins rapide.
- Avec un DVA numérique on peut se passer de suivre les flèches : grosso modo, tant que la distance diminue, on avance. La gain de temps est marqué.
- En cas de multi-victimes, il va sans le dire qu'avec un DVA analogique, c'est un peu la cata. Les numériques permettent de marquer un signal, l'isoler...

Le ski de randonnée est un sport de "riche" ; même si on peut s'équiper à moindre coût notamment pour commencer, le budget global reste important. Les habitués ont souvent (au moins) deux paires de ski (selon les types de neige rencontrées), parfois aussi deux paires de chaussures et bien sûr les vêtements, les accessoires indispensables (une paire de crampons, un piolet, les peaux, le ou les sacs à dos). Et le budget transport est loin d'être négligeable.

Aussi, aujourd'hui, je ne comprends pas qu'on puisse encore essayer de gratter quelques euros sur un DVA. C'est un choix complètement égoïste : pour être retrouvé, un vieux modèle analogique suffit. Mais pour mettre toutes les chances de son côté de sauver un compagnon, il faut aujourd'hui investir dans un DVA numérique. Au regard de tout le reste, cet investissement n'est pas grand chose : 250 euros pour un appareil qu'on fera réviser au bout de cinq ans. Sauf souci particulier, allez, disons 300 euros sur une dizaine d'années. Et pourtant, il y a encore des pratiquants acharnés, passionnés, qui sortent avec leur vieil F1 bleu.

Halte aux rats : changez vos vieux DVA pour des numériques. Une vie vaut mieux que ces quelques euros !

Il existe plusieurs modèles sur le marché. Je trouve que le Mammut Barryvox (anciennement Mammut Element) est d'un excellent rapport qualité/prix (263€ au Vieux Campeur).

Le nouveau Barryvox

Le nouveau Barryvox

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Rédigé par lta38

Publié dans #matériel, #humeur

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Publié le 5 Janvier 2018

Moi qui suis particulièrement attaché aux couleurs (voir les billets "couleurs d'automne" sur ce blog, entre autres), je ne pouvais pas passer à côté de Burano et ses maisons ultra colorées.

L'endroit est fidèle à l'image qu'on s'en fait. Nous avons bénéficié d'un temps couvert à la mi-journée puis de soleil en milieu d'après-midi. Si ce dernier était bienvenu pour augmenter un peu les températures assez fraîches, son absence reste toutefois un must pour faire ressortir les couleurs. Y a pas photo, c'est le cas de le dire. D'autant qu'en hiver, le soleil étant bien bas, les contrastes deviennent trop importants entre les bâtiments éclairés et les autres.

Bref, tout cela, le touriste s'en moque et les Japonais (Coréens...) aux perches à selfie n'ont pas l'air de s'en préoccuper. Au niveau fréquentation, c'était fort raisonnable : un peu de monde, sans plus, dans la rue et le long du canal principal puis presque désert ailleurs. Et déjà, un peu d'attente au vaporetto au retour et l'impression d'être un mouton dans un troupeau. Manquait que le loup. Alors en été... très peu pour moi.

Un bel épilogue de cet intermède italien.

Les images les unes à la suite des autres sans légende. Elles parlent d'elles-mêmes !

Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano
Burano

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #balade

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Publié le 4 Janvier 2018

Une ville probablement unique au monde et quelques jours de dépaysement après une très bonne semaine de ski. Sans le savoir, nous avions bien vu avec la tempête Eleanor. Une pensée pour les touristes venus de loin et claquant 5000 euros (au bas mot) la semaine à quatre pour... ne pas vraiment faire de ski et voir la pluie délaver la montagne. Certes, ce sont des conditions exceptionnelles imprévisibles mais entre ça, le manque de neige et tout le reste, il y a probablement à repenser autrement l'organisation de ce que l'on appelait "les vacances à la neige" dans les années 80, notamment pour cette période de Noël.

Bon allez, revenons à notre bonne vieille ville italienne construite sur des millions de pieux en bois enfoncés dans la lagune. Ca tient toujours debout malgré quelques clochers qui n'ont rien à envier à la tour de Pise et des façades rongées par les eaux. De belles lumières d'hiver et tous les temps : pluie le premier après-midi en arrivant, couvert le lendemain matin, soleil l'après-midi puis brouillard et soleil le troisième jour. Manquait que la neige !

Pas vraiment de conseil à donner au touriste désirant s'y rendre. D'autres véritables spécialistes le font mieux que moi. Je dirais juste que soixante-douze heures ne sont pas de trop. Pour moi qui ne suis pas un fan des visites touristiques mais apprécie de temps à autre ce genre de break, c'était parfait. Avec en bonus une demi-journée pour aller sur Burano dont je parlerai plus tard.

N'étant pas parti pour faire des photos, j'ai tout de même fait quelques images un peu à la volée en essayant de soigner les cadrages. J'avais emporté le minuscule EOS 100D avec le 10-18 ainsi que le 40 pancake. Et un petit trépied Gorillapod Hybrid. Poids de l'ensemble : environ 1 kg. Vraiment pratique.

De beaux canaux !
De beaux canaux !
De beaux canaux !

De beaux canaux !

D'autres avec des bâtiments délabrés

D'autres avec des bâtiments délabrés

De petits canaux
De petits canaux
De petits canaux
De petits canaux

De petits canaux

Le grand canal par tous les temps
Le grand canal par tous les temps
Le grand canal par tous les temps
Le grand canal par tous les temps
Le grand canal par tous les temps
Le grand canal par tous les temps
Le grand canal par tous les temps

Le grand canal par tous les temps

Le pont sans parapet

Le pont sans parapet

Le secteur de la place Saint-Marc, bondé de touristes (je n'imagine même pas en été...)
Le secteur de la place Saint-Marc, bondé de touristes (je n'imagine même pas en été...)
Le secteur de la place Saint-Marc, bondé de touristes (je n'imagine même pas en été...)

Le secteur de la place Saint-Marc, bondé de touristes (je n'imagine même pas en été...)

On a aussi fait comme les touristes
On a aussi fait comme les touristes
On a aussi fait comme les touristes

On a aussi fait comme les touristes

L'Acqua alta
L'Acqua alta
L'Acqua alta
L'Acqua alta
L'Acqua alta

L'Acqua alta

Couleurs italiennes
Couleurs italiennes

Couleurs italiennes

Saint Marc de nuit

Saint Marc de nuit

Grand canal de nuit
Grand canal de nuit
Grand canal de nuit
Grand canal de nuit
Grand canal de nuit

Grand canal de nuit

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #balade

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Publié le 4 Janvier 2018

C'était il y a quelques jours, après (et avant !) la tempête !!

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Rédigé par lta38

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