Publié le 10 Février 2018

Le bricolage, c'est un peu toutes ces petites choses annexes et connexes dont on ne parle pas forcément. Et en ce moment, ça bricole pas mal. 

D'abord les derniers préparatifs, en partance pour la Norvège. Ce blog risque d'être un peu en sommeil durant quelques temps. Des nouvelles ici quand ce sera possible.

Parallèlement, de petites sorties ça et là à la neige, sans qu'il y ait forcément besoin d'en parler sur ce blog : ski de piste avec les filles, ski de fond au Sappey avec mes élèves où les pistes menant à l'Emeindras sont en très bonnes conditions. Avec le givre, c'est même magnifique en ce moment tant que le soleil ne perce pas.

Ambiance hivernale en montant à l'Emeindras (photos IPhone 5)
Ambiance hivernale en montant à l'Emeindras (photos IPhone 5)
Ambiance hivernale en montant à l'Emeindras (photos IPhone 5)
Ambiance hivernale en montant à l'Emeindras (photos IPhone 5)

Ambiance hivernale en montant à l'Emeindras (photos IPhone 5)

Des nouvelles également de mes pièges photos relevés régulièrement. Toujours pas le moindre loup devant la caméra alors que les traces sont toutes proches. Restons optimiste. Le matériel travail 24h/24. Ca va bien finir par payer (ou pas).

Camouflage d'un piège
Camouflage d'un piège

Camouflage d'un piège

Un pic épeiche qui commence à chanter : il sent que les jours augmentent

Un pic épeiche qui commence à chanter : il sent que les jours augmentent

Bonnes vacances à toutes celles et tous ceux qui en ont. Et à très vite sur ces pages.

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Rédigé par lta38

Publié dans #matériel, #ski-glisse, #paysages

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Publié le 9 Février 2018

Pas mal de choses à préparer pour la Norvège aujourd'hui ; aussi, j'abandonne l'idée d'aller skier en gardant dans un coin de ma tête que je ferai un petit tour à la mi-journée.

Avec ce beau temps je ne résiste pas et à 11h45, me voilà parti sur la dent de Crolles que je n'ai skiée que trois fois cet hiver. J'ai bien en tête d'aller voir un peu plus loin mais sans programme défini. Je pars avec seulement cinq biscuits, une compote et soixante-quinze centilitres d'eau. J'arrive au parking 1200 m pile au moment où j'émerge de la couche de stratus. Tout est givré. Le décor est planté.

Le décor est planté
Le décor est planté

Le décor est planté

Hêtres givrés en sortant de la forêt
Hêtres givrés en sortant de la forêt

Hêtres givrés en sortant de la forêt

La Dent, Belledonne, la mer de stratus
La Dent, Belledonne, la mer de stratus
La Dent, Belledonne, la mer de stratus

La Dent, Belledonne, la mer de stratus

Le vent du sud rafraichit l'atmosphère si bien que je garde la veste sur la première couche. Le pas de l'Oeille est vite avalé et je rattrape deux skieurs qui ont choisi de mettre les crampons. Pour ma part, je trouve que ça passe très bien en peaux sans la moindre tension. Il y eut des fois où quelques conversions étaient plus tendues. Là, la neige est douce et les skis marquent à chaque pas. Je me retrouve avant 13h en train de descendre sur les hauts plateaux. La neige est superbe.

Le pas de l'Oeille

Le pas de l'Oeille

Descente excellente depuis le sommet ouest

Descente excellente depuis le sommet ouest

A 1700 m, je remets les peaux et gagne les rochers du Midi. La neige est toujours aussi belle ; aussi, je ne résiste pas à redescendre selon ma trace de montée que je réutiliserai une seconde fois pour gagner à nouveau le sommet. Je ne pinaille pas dans les manips'. Une minute grand maximum (les compétiteurs diront que c'est très très long).

Corniche au sommet des rochers du Midi

Corniche au sommet des rochers du Midi

Neige parfaite pour la descente

Neige parfaite pour la descente

Idem en fin de descente

Idem en fin de descente

Coup d'oeil dans le rétro lors de la seconde montée aux rochers du Midi

Coup d'oeil dans le rétro lors de la seconde montée aux rochers du Midi

Troisième descente sur les sources du Guiers direction Saint-Pierre-de-Chartreuse. l'ambiance est toujours extraordinaire. La neige reste excellente. Un peu de ski-sanglier/trafolé dans le bas (comme d'hab') puis je remets les peaux. Je franchis un petit col, redescends et traverse le ruisseau à 1200 m d'altitude où il y a 120 centimètres de neige. C'est ici le frigo, de la Chartreuse.

Il est temps de remettre à nouveau les peaux après ces 800 m de descente et de monter au col des Ayes.

Le décor depuis le début de la descente sur les sources du Guiers

Le décor depuis le début de la descente sur les sources du Guiers

Qualité de la neige : on ne fait pas mieux
Qualité de la neige : on ne fait pas mieux

Qualité de la neige : on ne fait pas mieux

Le décor de la partie inférieure sous les grosses barres. Somptueux
Le décor de la partie inférieure sous les grosses barres. Somptueux

Le décor de la partie inférieure sous les grosses barres. Somptueux

Juste avant la petite partie "sanglier"

Juste avant la petite partie "sanglier"

1200 m : ruisseau de la Rajas.

1200 m : ruisseau de la Rajas.

La remontée aux Ayes est assez longuette car la pente de la piste reste modérée mais une fois au col, c'est "l'envolée" pour la Dent. D'autant que j'ai un skieur en ligne de mire déjà à mi-prairie, que je dépasserai dans les premières conversions. Le cumul vertical approche les 2500 m et, en tous cas pour moi, placer une telle "accélération" me fait quand même tirer la langue. Les jambes chauffent sérieusement. Mais je ne perds pas de vue le projet de la saison avec la traversée intégrale de Belledonne et ses presque 7000 mètres de dénivelé non-stop alors, il faut bien se faire mal pour être prêt le jour J.

Au sommet, j'emprunte la directe bien à gauche de l'Oeille en excellent "grain fin" puis des variantes bien à gauche dont une entièrement vierge. Après la traversée, je file complètement à droite, dépassant les dernières traces et me retrouvant sous les falaises au pied des voies de Philippe Mussato. En-dessous, coupant le sentier du trou du Glaz avant qu'il ne redescende vers... le trou, une ligne passe (repérée depuis la montée au col des Ayes) dans un ravin qui n'a pas dû souvent voire des skieurs.

Grand moment que de placer une trace ici au royaume des chamois, dans une neige fabuleuse. Cela vaut bien la centaine de mètres "sanglier" (du vrai !) pour rejoindre le ruisseau de Rajas, le petit déchaussage avec saut pour le franchir, alors qu'il se présente comme un canyon profond de deux mètres (de neige), en espérant ne pas se louper, à deux jours de partir en Norvège puis les cent-cinquante mètres de dénivelé pour revenir au col des Ayes.

Dans l'espoir d'un coucher de soleil et d'une totale dispo, j'aurais bien refait une troisième Dent mais entre les préparatifs qui m'attendent et la bande de nuages à l'ouest, je n'ai pas à réfléchir : retour à la case départ !

Une très très grande Chartreuse aujourd'hui, sans être du côté de la Grande Chartreuse !

Grand ravin nord-ouest de la Dent
Grand ravin nord-ouest de la Dent
Grand ravin nord-ouest de la Dent

Grand ravin nord-ouest de la Dent

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 8 Février 2018

La Française Elisabeth Revol et son partenaire Tomek Mackiewicz, de retour de l'hivernale au Nangat Parbat, étaient en très mauvaise posture à 7000 m d'altitude. Nous sommes aujourd'hui partagés entre la joie pour le sauvetage d'Elisabeth et la tristesse pour le décès de Tomek. Mais ce qui m'incite à en parler sur ces pages est bien sûr la polémique que l'on attendait et qui a tenu toutes ses promesses. Bien campés dans leur canapé, des bien-pensants se sont élevés pour dicter la ligne juste, argumenter qu'ils "l'avaient cherché" et qu'ils n'avaient qu'à se débrouiller seuls. Quand on ne lisait pas l'habituel "bien fait pour eux".

Dans un premier temps, j'ai commencé à argumenter pour tenter (vainement ?) de raisonner ces donneurs de leçons :

- Secourir quelques marginaux avec l'artillerie lourde coûte-t-il plus cher que les dizaines de milliers d'entrées aux urgences suite à la mauvaise utilisation d'un couteau ou un accident de voiture ? (Evidemment, le couteau ou la voiture n'y sont pour rien ; c'est bien la faute de l'utilisateur).

-  Pour un alpiniste secouru combien de centaines de cancers à soigner parce que (entre autres) les gens fument ou mangent de la merde ? (L'alpinisme est une "drogue", comme la cigarette, le Mac Do en extrapolant à peine un peu...).

- Entre une randonneur bien "sage" sur un sentier à côté de la maison et un himalayiste sur un 8000 en hiver, il existe tous les cas possibles. Où (et comment) mettre la limite ?

-...

Et puis finalement, j'ai laissé tomber. Je ne ferai pas mieux que Philippe Poulet qui, entre temps, a pondu un billet bien pesé. Alors je partage ici son point de vue.

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Rédigé par lta38

Publié dans #humeur

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Publié le 7 Février 2018

Nouvelle sortie à skis du mercredi matin. A 6h, la webcam de Chamrousse annonce grand beau mais il semble y avoir des nuages en-dessous de la station (vers 1500 m), peut-être la mer de nuages plus ou moins annoncée.

Je rejoins Yo au parking du Coq dans un brouillard à couper au couteau. En montant en voiture, je me prépare déjà à lui annoncer dès le parking que je fais demi-tour devant cette visibilité à dix mètres. Et puis, après le dernier lacet, on passe au-dessus.

C'est donc parti à la lueur des Nao mais très vite, les nuages nous rattrapent. La motivation n'est pas là mais en discutant, on finit par arriver sous le pas de l'Oeille où l'éclaircie semble promise. Finalement, seuls les cinquante derniers mètres de la Dent permettent, de manière toujours aussi magique, de passer au-dessus. L'instant est suffisant pour ne pas faire regretter le déplacement.

Après une descente en neige changeante, d'excellente à moyenne, Yo part bosser et je remets les peaux. Seconde montée et cette fois, le plafond s'est encore élevé. Je ne verrai rien. Descente moins bonne car visibilité exécrable. Ca suffira pour ce début de matinée avec deux dents, tantôt dessous, souvent dedans, un petit peu dessus (les nuages), mais bien sûr dehors !

Dessus
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Dessous
Dessous

Dessous

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 5 Février 2018

Après trois années d'utilisation, il était temps de faire le point sur cette chaussure de ski ultralégère mise au point par l'ingénieur martinérois. Je ne reviendrai pas sur ses qualités en montée (poids, débattement...) et sa tenue en descente qui reste excellente en torsion mais l'intérêt de ce retour réside dans la longévité du matériel, point important pour de nombreux pratiquants devant le tarif (1600 euros en 2018) de cette Black. Ce point est d'autant plus important que lors des débuts de la création des chaussures carbones, la maintenance était régulière. Alors qu'en est-il aujourd'hui ?

Tout d'abord, je précise que j'ai payé cette chaussure moitié prix en janvier 2015 (750 euros), non pas par piston mais parce que Pierre avait à l'époque lancé un jeu permettant au gagnant de l'acquérir à ce tarif exceptionnel. Il s'agissait durant quatre semaines (une fois par semaine à une date et une heure précises), de répondre à dix questions concernant des sommets pointés sur une photo prise depuis l'Ardèche et représentant les Alpes du Grand Veymont au mont Blanc. Au lancement du jeu, l'avais écrit à Pierre sur un ton ironique "Super, je vais gagner ; ma pointure, c'est du 26..." Et finalement, après un coude à coude avec David Z, c'est comme ça que les choses se sont passées ! :D :D 

Cette chaussure est, sauf cas exceptionnel, un investissement (encore qu'on en trouve de plus en plus dans le marché de l'occasion) qui fait que l'acquéreur est en général un pratiquant assidu. Compétiteur ou contemplatif. Ou même skieur de pente raide (Pierre Tardivel en est un exemple). Probablement entre 50000 et 100000 m de dénivelé par saison en moyenne. Pour ma part, je me situé au milieu de cette tranche, les années à 100000 étant derrière moi, à l'époque où le ski occupait 100% de mon temps libre d'octobre à juin. Et comme je skie aussi avec une autre paire de chaussures, la Black est donc utilisée à "temps partiel". On peut considérer que ma chaussure a un peu plus de 100000 mètres de dénivelé ce qui est un bon repère pour en faire le point en terme de longévité/maintenance. On remarquera que de nombreux petits défauts ont déjà été corrigés par le fabricant et ne sont donc plus d'actualité sur le modèle 2018.

Black 2018

Black 2018

- Guêtre : remplacement de la première version qui était bien "découpée". Il s'avère que celle-ci était défectueuse. La remplaçante (changée en février 2016) est encore en très bon état mis à part au talon où, d'un côté, un patch est à apposer pour refaire l'étanchéité.

- Zip de la guêtre : l'un des deux a cédé. Le SAV est en train de le remplacer en collant un nouveau (pas besoin de changer toute la guêtre)

- Cordon kevlar du levier : un des deux cordons commence à être sérieusement usagé et est à changer par le SAV (l'autre est moins entamé mais sera changé par la même occasion). La mise en place est très simple y compris en cours de rando ; aussi, il serait bien de disposer d'un cordon de rechange dans son petit kit de dépannage (que j'ai toujours dans mon sac à dos avec du strapal, un tournevis, une rondelle de bâton, deux carrés autocollants pour peaux et un bout de fart).

- coque carbone : RAS

- semelle : RAS

- levier/têton montée/descente : RAS

- crémaillères : RAS

- chausson : il est mort. Il faut dire que j'ai des pieds "moisis" avec des excroissances osseuses qui "travaillent" beaucoup le chausson. Mais de manière générale, il faut considérer le chausson comme du "consommable". Certainement celui-ci un peu plus que les autres compte tenu de son allègement. C'est ce qu'il semble ressortir des autres pratiquants. S'attendre donc à changer le chausson (150 euros) tous les 100000 m de dénivelé semble un bon repère.

Si l'on met de côté les défauts corrigés dans la dernière version, la Black peut donc être considérée comme une chaussure fiable qui demande à peine plus d'entretien qu'un modèle classique. Il est intéressant de voir qu'avec cet entretien, on prolonge la durée de vie de la chaussure alors que sur des modèles classiques à 5/600 euros, on change en général plus régulièrement de... chaussure (lorsqu'on a la semelle défoncée, les boucles qui prennent du jeu, les scratch déchirés et le chausson mort, étant donné le ratio réparation/achat, on penche facilement vers le second). Au final, la différence de prix entre une Black et une chaussure classique reste importante à l'achat mais lissé sur du plus long terme, cette différence est sans doute amoindrie même si l'investissement de départ reste conséquent.

Même s'il y a un minimum d'attention à porter aux différents éléments de sa chaussure et un suivi à faire chez Gignoux, le fait d'avoir un SAV de cette qualité, très à l'écoute et à côté de la maison est un argument imparable quand on voit que certaines marques traînent des pieds pour reconnaître les défauts de leur matériel.

En résumé, la Black reste aujourd'hui ma chaussure préférée pour le ski de randonnée.

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Rédigé par lta38

Publié dans #matériel

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