Publié le 20 Mai 2021

Reprise de l'escalade après près de sept mois sans toucher le rocher, nonobstant cette sortie intercalée et adaptée aux conditions du moment ou de la "balade" comme ici. En résumé, près de deux-cents jours sans tirer sur les bras, autant dire que ça devait piquer à la reprise. La faute à cet hiver exceptionnel en terme de qualité de neige qui ne m'aura pas permis de délaisser un instant le ski pour quelques intermèdes rocheux comme c'est généralement le cas. Et surtout aux mesures gouvernementales imposant la fermeture des salles d'escalade qui me permettent d'entretenir le physique (et le social) durant la saison hivernale. Je ne vais pas entrer dans une nouvelle polémique à ce sujet : la situation "covidesque" très complexe imposait des restrictions et je n'ai pas la prétention de dire s'il fallait ou non fermer les salles d'escalade. Il est vrai que les soirs d'hiver, Espace Vertical comme sans doute la plupart des autres salles sont des lieux de regroupements importants favorables à la transmission d'épidémies. En revanche, je suis beaucoup plus critique sur la fermeture des clubs restreints pour enfants. Il y a en effet de quoi se demander quelle incidence peut avoir l'interdiction de grimper 2 heures par semaine pour un groupe de 12 réparti sur un mur de 30 mètres de large avec masques pour les assureurs et gel hydroalcoolique entre chaque voie (qui plus est pour des enfants très peu touchés par l'épidémie) quand ces mêmes petites têtes se croisent par centaines entre 25 et 30 heures par semaine dans un collège ou une école !!! Une dynamique sportive bien amochée (et sans doute pour beaucoup d'autres activités) et qui aurait pu/dû être évitée.

Mais pour ma part donc, je ne peux m'en prendre qu'à moi même ; il suffisait d'aller dehors. Il aura fallu attendre la seconde quinzaine de mai de ce mois capricieux, semblable à mai 2013 en terme de météo. Pour cette soirée, nous choisissons un petit site sous la Bastille que nous ne connaissons pas encore. Jimmy's cliff ne sera pas la falaise du siècle : les voies sont courtes, souvent bloc. Quelques passages bien jolis toutefois. Et cela nous aura permis sans doute d'éviter la foule du désert de l'Ecureuil, site qui conviendrait parfaitement à une reprise mais véritablement pris d'assaut depuis deux ans et de faire d'agréables rencontres. Un grand plaisir de retoucher le rocher. Pas de bras mais de bonnes sensations quand même.

Une grimpeuse dans le 7a+ de la falaise que nous n'avons pas essayé.

Une grimpeuse dans le 7a+ de la falaise que nous n'avons pas essayé.

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #escalade-alpi

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Publié le 15 Mai 2021

Dernière étape de ce mini-raid à vélo. Elle sera toute aussi belle que la précédente, encore plus sauvage bien qu'il soit dommage que la descente sur Vidauque soit devenue vraiment abîmée, plus vraiment praticable à vélo de route. J'en avais le souvenir d'une route bien propre... La météo aura été correcte (pas le moindre vent) mais avec des températures fraîches (18°C maxi en plaine), sans doute proche des 10-12°C à 700 m d'altitude, point culminant du Petit Luberon.

Cela commence par une option (repérée la veille au soir) avec une section sur un mini sentier ultra chaotique : ce sera portage intégral en aller-retour et ce, afin de gagner beaucoup de distance sur la route ultra fréquentée de Bonnieux. On n'aura sans doute pas gagné de temps mais évité ces dangers. S'ensuit la montée à la forêt de Cèdres : 400 m de dénivelé que tout le monde aura bien géré.

La récompense sera la traversée de tout le Petit Luberon : somptueux et sauvage. On regretterait presque de ne pas y être monté la veille et bivouaqué la-haut. C'était l'option de départ en raccourcissant l'étape de la veille mais un poil dur quand même et surtout, la météo (et le portage de l'eau) nous en a dissuadés. Une prochaine fois.

La descente de Vidauque nous aura pris plus de temps que prévu ; en même temps, ça évite la frustration typique du vélo et son ratio 3/4 - 1/4 (au mieux !) entre la montée et la descente !! La revêtement s'est vraiment dégradé est s'en est presque dommage de laisser "se perdre" ce bel itinéraire cycliste qui laisse sauvage et au calme tous les vallons adjacents et leur faune très riche. Retour par de petites routes et un bout de voie verte jusqu'au camping du premier jour.

Quelques précisions sur le matériel. J'ai utilisé la petite remorque (une simple planche mono-roue, accueillant un sac étanche de 50 litres made by Ortlieb) Zap Outdoor. Elle pèse guère plus de 3 kg et pour avoir essayé différents systèmes avec un package équivalent (remarque arrière classique mono-roue type Bob, sacoches sur porte-bagage arrière), c'est de loin la meilleure des solutions, celle qui déséquilibre le moins le vélo tout en restant ultra-légère et peu énergivore. A l'intérieur du sac annoncé 49 litres j'ai pu mettre :
- la tente (Nemo Dragonfly 3P, 1500 g)
- les 3 sacs de couchage (duvet d'oie 800 CUIN x2 + 1 duvet canard 650 CUIN), T°C confort 0-5°C
- les 3 matelas (gonflables, maxi 400 g avec housse)
- Mes affaires perso pour 3 jours dont une doudoune synthétique car les soirées s'annonçaient fraîches
- Réchaud gaz, cartouche, popote
- Diverses petites bricoles : oreillers gonflables, kit réparation...

Pour les filles :
- Emie (vélo encore 24 pouces, plus pour longtemps) : une sacoche de guidon (cape de pluie, lunettes de soleil, lampe frontale, kit crevaison), une sacoche de selle 15 litres (toutes ses affaires perso).
- Stella : une sacoche de guidon (cape de pluie, lunettes de soleil, lampe frontale), deux sacoches arrière 20 litres (affaires perso dans l'une, nourriture dans l'autre). Ces deux sacoches arrière étaient loin d'être pleines.

Il doit y avoir moyen de supprimer ces deux sacoches arrières et de les remplacer par deux sacoches (une par chacune d'entre elles donc) de cadre et une sacoche de selle supplémentaire.

Rude montée ; on en pose les casques
Rude montée ; on en pose les casques

Rude montée ; on en pose les casques

Forêt de cèdres
Forêt de cèdres

Forêt de cèdres

Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital

Le long plateau sommital

La descente
La descente
La descente
La descente

La descente

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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Publié le 14 Mai 2021

Ce fut la plus belle à mes yeux. Contrastes lumineux du sud, petites routes sans le moindre véhicule, itinéraire sportif, petits villages pittoresques... La plus sportive (700 m de dénivelé en tout) et un peu plus de 40 km. 

La journée commence par une piste en terre permettant de voir les fameux ocres tout en franchissant la crête menant à Caseneuve puis St-Martin-de-Castillon. On traverse l'axe principal pour remonter en face vers les villages de Castellet puis Auribeau pour gagner ensuite les plateaux soutenant le nord du Grand Luberon. Sans aucun doute le plus éprouvant pour les petites jambes qui auront assuré, quitte à alterner quelques sections de repos en poussant les vélos. Bravo !

La longue descente vers Bonnieux est méritée. Le vent a forci. Ce sera une soirée une peu fraîche mais sauvée par un beau soleil. La nuit, le chant du grand duc parmi les autres animaux nocturnes.

Piste en terre sur les ocres du vaucluse
Piste en terre sur les ocres du vaucluse

Piste en terre sur les ocres du vaucluse

Caseneuve

Caseneuve

Montée de Castellet, Auribeau
Montée de Castellet, Auribeau
Montée de Castellet, Auribeau
Montée de Castellet, Auribeau

Montée de Castellet, Auribeau

Les plateaux avant de descendre sur Bonnieux

Les plateaux avant de descendre sur Bonnieux

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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Publié le 13 Mai 2021

La météo quasi abominable de cette mi-mai (une habitude depuis 2013, faisant suite à de beaux mois d'avril alors que dans mes souvenirs, c'était plutôt en avril que c'était pourri, ce que confirme le dicton "En avril ne te découvre pas d'un fil ; en mai fait ce qu'il te plaît") nous oblige à revoir nos plans en dernière minute. Initialement, les vélos devaient prendre la direction du Doubs. 12-14°C max en journée, jusqu'à 10 mm de pluie possible tous les jours. Pas envie. Direction le sud malgré la probabilité d'y être avec la moitié du pays !!

Du coup, ce sera un tour sur 3 jours au lieu de 4, histoire d'éviter un dimanche prévu abominable sur les routes. Et de toutes façons, une météo maussade y compris dans le sud. 

Nous nous posons dans un camping à la ferme très sympa à Oppède (Les Boudognes), en vue de partir pour trois étapes d'environ 130 km. Dès 9h30 le jeudi, la troupe se met en route. Direction la véloroute jusqu'au pont Julien puis Roussillon avant une traversée plein est par de petites routes jusqu'à Rustrel. Au final, pas loin de 600 m de dénivelé quand même dont un petit aller-retour pour voir les ocres, et presque 50 km pour cette première étape. Nous n'aurons été gênés par les voitures que dans les deux derniers kilomètres avant Roussillon puis les trois avant Rustrel.

Pont Julien, sur la Véloroute du Luberon

Pont Julien, sur la Véloroute du Luberon

Pauses
Pauses

Pauses

La plaine vers St-Saturnin

La plaine vers St-Saturnin

Les Ocres
Les Ocres
Les Ocres
Les Ocres

Les Ocres

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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Publié le 9 Mai 2021

Il fallait profiter de cette fenêtre météo clémente entre deux grosses périodes de perturbations. Deuxième jour de ce circuit et le sentier de ronde envisagé pour revenir est délicat : pas mal de traversées de couloirs raides entre 1700 et 1800 avec quelques mètres encore enneigés où la glissade est absolument interdite. Et j'ai fait l'impasse sur la corde. Du coup, on passera par le pic de Gleize qui, bien que plus haut, est quasi entièrement déneigé. Seul un passage oblige à mettre les pieds dans la neige pile à l'endroit où il faut rejoindre l'attaque du (seul) passage délicat. Evidemment, sinon, ce ne serait pas drôle. On s'en sortira en passant un peu à gauche par un pas de 3 (quatre mètres de haut, peu exposé). La suite (sentier "classique") est très facile mais vraiment très exposé. A noter que des spits sont en place pour assurer le passage si besoin, notamment si on est à la descente. La suite est évidente : pic puis col de Gleize. Retour en tentant le pointillé non balisé du vallon du col de de Gleize : splendide et sauvage jusqu'à la Rivière ! Une belle ambiance de temps couvert comme je l'aime, sans vent alors que paraît-il, plus au nord (Matheysine), il y avait des trouées de ciel bleu mais un vent à décorner les boeufs. On ne pouvait guère rêver mieux comme fenêtre pour ce week-end.

Montée au pic de Gleize. Les anémones sont de sortie.
Montée au pic de Gleize. Les anémones sont de sortie.
Montée au pic de Gleize. Les anémones sont de sortie.
Montée au pic de Gleize. Les anémones sont de sortie.
Montée au pic de Gleize. Les anémones sont de sortie.
Montée au pic de Gleize. Les anémones sont de sortie.
Montée au pic de Gleize. Les anémones sont de sortie.
Montée au pic de Gleize. Les anémones sont de sortie.

Montée au pic de Gleize. Les anémones sont de sortie.

Et la suite en descente jusqu'à Rabou : vraiment une boucle somptueuse.
Et la suite en descente jusqu'à Rabou : vraiment une boucle somptueuse.
Et la suite en descente jusqu'à Rabou : vraiment une boucle somptueuse.
Et la suite en descente jusqu'à Rabou : vraiment une boucle somptueuse.

Et la suite en descente jusqu'à Rabou : vraiment une boucle somptueuse.

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Rédigé par lta38

Publié dans #Dévoluy, #randonnée sportive

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