Publié le 17 Janvier 2021

Dimanche maussade. Neige en plaine, reliefs bouchés, averses de neige. Nivologie bien chargée en montagne. Je profite quand même de la dynamique du moment en allant faire le sanglier dans les bois.

J'avais repéré des pistes forestières qui montent assez haut juste en face de chez moi. Et au-dessus, l'enneigement devrait être suffisant pour poursuivre justement en mode sanglier. Pas une trace ici, pas même de la veille, à part celles de quelques piétons qui viennent prendre l'air sans monter bien haut.

Je monte, je monte. Plus je monte, plus je creuse une tranchée. Petit plateau vers 1700 m. La neige redouble. Inutile d'aller plus haut quand j'aperçois l'inclinaison des pentes qui me dominent.

Du super ski, jusqu'à la voiture. 900 m d'altitude. Pas même un caillou. Des biches, des petits oiseaux. Une petite immersion en nature en attendant le retour du soleil.

Sanglier
Sanglier
Sanglier
Sanglier
Sanglier
Sanglier
Sanglier

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse, #paysages

Repost0

Publié le 16 Janvier 2021

Rien de tel qu'inviter des copines pour booster la motivation des filles. Reste encore à choisir un itinéraire sans danger et adapté. Cela faisait un moment que me trottait dans la tête de faire le Grand Rocher autrement. Les filles connaissant bien l'itinéraire, elles monteront seules la première partie (jusqu'au plateau sous la petite pente avec passage à 30° vers 1750 m) après avoir été déposées au foyer de fond tandis que je "bourinerai" derrière en redescendant garer la voiture au départ de la Coche, 500 mètres de dénivelé plus bas. Une paire de talkie-walkies permettra de conserver le contact si besoin.

La sortie quasi parfaite pour elles :
- du ski avec les cops
- météo et décor cinq étoiles
- neige parfaite : poudre plus légère que la veille (destruction des dendrites suite au rayonnement nocturne) pour les 250 m puis terrain damé style border cross sur une bonne partie de la suite. Un régal pour elles de haut en bas.
- 500 m de montée, 1000 m de descente !! Une fois de plus, une descente qui aura paru bien longue. 
Le repérage aura permis de passer sans déchausser hormis deux clôtures. Fin de partie ludique dans les champs jusqu'à l'altitude 900 et ce, grâce à la croûte de regel qui empêche de toucher malgré un enneigement minimal sur le bas.

Petite logistique pour une grande descente
Petite logistique pour une grande descente
Petite logistique pour une grande descente
Petite logistique pour une grande descente
Petite logistique pour une grande descente
Petite logistique pour une grande descente
Petite logistique pour une grande descente
Petite logistique pour une grande descente
Petite logistique pour une grande descente

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

Repost0

Publié le 16 Janvier 2021

Samedi de grand beau et neige fraîche : ça sent la journée dehors. L'envie d'en profiter avec les filles me pousse à partir fort tôt et rentrer en milieu de matinée avant la suite. Ayant peu randonné en Chartreuse cet hiver, j'irai au plus simple, du côté du col du Coq, appareil photo sur la bretelle du sac à dos.

Comme souvent sur ce secteur, je pars seul et je finis avec les copains. La neige s'est bien densifiée en Chartreuse : en forêt, on ne touche plus et en prairie, l'enfoncement est limité. Les pentes de Pravouta semblent "safe" comme souvent. Depuis dix ans que j'habite au pied de ces montagnes et les parcoure très régulièrement, je n'ai vu qu'une seule coulée en face sud-ouest de Pravouta et aucune en face est. Pourtant, je suis certain que cette dernière peut partir... Sans doute que l'explosion du ski de randonnée et les multiples traces qui en découlent ici participent à la destruction des couches fragiles et de ce fait, la sécurisation de la pente. Une sécurité relative qui ne doit pas empêcher les skieurs d'optimiser leur tracé pour la sécurité. On ne sera jamais à l'abri d'une mauvaise surprise.

 Si j'ai le plaisir de poser les premiers virages de la journée, je n'ose pas imaginer à quel point les pentes de ce sommet seront crayonnées à l'heure du couvre-feu. Un beau réveil en Chartreuse. Et une suite qui promet tout autant.

Réveil
Réveil
Réveil
Réveil
Réveil
Réveil
Réveil
Réveil
Réveil

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #ski-glisse

Repost0

Publié le 15 Janvier 2021

Sortie du vendredi après-midi en plein mauvais temps. Après un redoux et une limite pluie-neige vers 1400 ces trois jours, nouveau refroidissement qui aura pour effet bénéfique d'apporter de la neige jusque vers 500 m d'altitude. Et au-dessus, la neige humide regèle et forme une excellente sous-couche pour passer partout.

Ce sera le premier constat de l'après-midi en déchaussant à 1100 m de retour du Grand Rocher. Ce repérage, pour une sortie enfant le lendemain, m'aura aussi permis de voir à quel point les différentes chutes de neiges successives, avec des températures différentes, auront crée une instabilité exceptionnelle. Les moindres talus à 30° partent ou se fissurent. Les copains ont tous notés le même cocktail explosif.

Cette communication sur différents médias porte de plus en plus ses fruits. On constate que ces alertes amènent les randonneurs à être très vigilants. Le ski de randonnée a explosé en vingt ans et en parallèle, le nombre d'accident ne décolle pas voire diminue d'année en année. Il faut espérer que cet appel sera entendu pour le week-end et qu'aucun accident grave ne sera à déplorer. En restant dans les massifs forestiers (Chartreuse, partie basse de Belledonne) et sur les pentes faibles, il y a largement de quoi se faire plaisir sans prendre un risque inutile, surtout lorsque la situation est flagrante. Ces jours sont finalement assez peu nombreux dans l'année ; il ne devrait donc pas être difficile de se restreindre sans se priver. Pour toutes les autres situations, la nivologie étant une science extrêmement complexe, à chacun d'aller "voir" en fonction de ses compétences.

J'ai relevé 130 cm de neige au sol vers 1600 m d'altitude
J'ai relevé 130 cm de neige au sol vers 1600 m d'altitude
J'ai relevé 130 cm de neige au sol vers 1600 m d'altitude
J'ai relevé 130 cm de neige au sol vers 1600 m d'altitude

J'ai relevé 130 cm de neige au sol vers 1600 m d'altitude

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

Repost0

Publié le 13 Janvier 2021

L'arrivée de Canon dans le domaine des hybrides et la sortie en quelques mois de nombreux objectifs et boîtiers montre que le monde de la photo subit un second basculement après le passage au numérique au début des années 2000 : celui du passage au viseur électronique. Nous avons déjà vu ici les avantages et inconvénients de chaque système mais pour le résumer à nouveau rapidement, on pourrait dire qu'en acceptant un matériel un peu plus énergivore et en perdant la visée optique (argument moindre car je suis étonnamment surpris par les viseurs numériques), on gagnera sur les points suivants :
1- Compacité et poids du matériel (argument capital pour moi qui transporte tout ça en montagne)
2- Rapidité des obturateurs et des AF
3- Contrôle direct de l'exposition (argument moindre car l'histogramme demeurait à mon sens suffisant)

Pour ce passage à l'hybride, j'avais le choix entre conserver la totalité de mes objectifs et opter pour un boîtier performant ou prendre un boîtier d'entrée de gamme (tout en restant en plein format) et m'offrir un super télézoom pour les plans serrés et l'animalier. J'ai choisi cette seconde solution, sachant que le boîtier me conviendrait suffisamment pour 95% de mes images et que la qualité serait de toutes façons au rendez-vous.

Avec trois télézooms (70-200 f/2,8 et f/4 puis 100-500), Canon bouscule les standards en mettant la barre très haute concernant le critère poids/encombrement :
- RF 70-200 f/2,8 = 1070 g
- RF 70-200 f/4 = 695 g (et collier de pied inutile vue la compacité)
- RF 100-500 f/4,5-7,1 = 1370 g

C'est clairement ce troisième qui m'a immédiatement intéressé car ultra polyvalent, plus léger qu'un 70-200 f/2,8 en montures classiques et faisant office de super télé pour l'animalier. Confiant sur la qualité optique (ce que confirment toutes les "reviews"), deux points restaient toutefois négatifs :
- le tarif : 3100€ !!
- l'ouverture glissante à f/7,1

Pour le second, après observation du petit tableau ci-dessous, on se rend compte qu'il se comporte pratiquement comme le 100-400 Canon à focale équivalente (f/5,6 jusqu'à 363 mm) et mieux que le 100-400 Tamron ! Finalement, le f/7,1 n'intervient que sur la toute fin de la plage focale. On peut donc considérer ce téléobjectif comme un 100-400 classique auquel on peut aussi utiliser 25% de grossissement en plus. Et cette différence n'est pas minime car en plein format, la focale de 400 mm reste un peu juste. C'est véritablement à partir de 500 mm qu'on peut être considéré bien équipé en animalier.

En ayant donc gagné ces 25% (20% si on considère mon ancien ensemble 300 f/4 + TC 1,4) ainsi que 30% de définition permettant un peu de crop (EOS RP = 26 mp vs EOS 6D = 20 mp), l'ensemble devient fort intéressant.

A droite, le 100-500 sur le petit RP. En comparaison avec mon ancien EOS 6D et un 100-400, Tamron ou Canon.

A droite, le 100-500 sur le petit RP. En comparaison avec mon ancien EOS 6D et un 100-400, Tamron ou Canon.

Restait le tarif. Et là, je dois dire que j'étais refroidi. Cependant, l'offre Canon "créer votre kit" rembourse 300€ sur cette optique en l'achetant séparément avec un boîtier. Et sinon, il reste le 100-400 Tamron a un tarif redoutable.

Pour celles et ceux qui seraient intéressés par ce 100-500, voici quelques points de comparaison :
- Piqué : Pour s'en convaincre, voir ces images de chevêchette : monté sur le petit RP, le plus bas de gamme des hybrides, c'est supérieur à mon Canon EF 300 f/4 (sans extender) monté sur l'excellent 6D et ce, quelle que soit la plage focale. Ce zoom est  au top de la technologie actuelle concernant la qualité d'image. Pour plus de précisions, je renvoie aux différents tests en ligne qui le donnent meilleur que les 100-400 de marque.
- En mains : le fût est un peu gros lorsqu'on travaille à main levée. Il faut s'y adapter quand on vient d'un 300 f/4 ou d'un 100-400 Tamron. En revanche, il semble du même gabarit que le 100-400 Canon dernière version.
- Poids réel. Si le poids correspond exactement à celui annoncé par le fabricant, il faut y ajouter le poids du pare-soleil (qui était inclus car télescopique sur le 300 f/4). Ainsi, tout compris (pare-soleil et bouchons), on est exactement à égalité avec le 300 f/4 + extender et 200 g au-dessus du 100-400 Tamron. Notons toutefois qu'il aurait fallu utiliser la bague EF/RF pour ces deux-là soit 125 g de plus, ou alors rester sur un boitier reflex (donc plus lourd). Grosso modo, le gain de poids n'est pas significatif voire nul mais en revanche, on gagne en qualité et en range.
- AF. Il m'est apparu précis. Et bien plus rapide que celui du 100-400 Tamron. Il paraît qu'il est nettement moins bon sur le RP que sur un R6. Ca doit donc dépoter.
- Stabilisation : j'ai fait beaucoup d'images de chevêchette (qui ne bougeait donc pas) au 500 mm à 1/50è de seconde à main levée et il n'y a quasiment aucun déchet. L'optique est annoncée 5 stops. Et ce, sans compter sur une éventuellement stabilisation supplémentaire du boîtier.

Au final, je trouve que ce 100-500 est une excellente alternative aux gros blancs compliqués à transporter en montagne et a minima deux fois plus chers. Avec une qualité qui s'en rapproche : je n'ai vu un tel piqué qu'en utilisant un 300 f/2,8 ou un 500 f/4 (série L of course) prêtés par Doms. En comparaison avec ces gros blancs, il faut considérer que le tarif, la polyvalence et le poids/encombrement ne se paient au final que par l'ouverture, autour de 1,5 IL en moyenne.

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #matériel

Repost0