Publié le 28 Mai 2021

Il y a deux ans, je vous avais vaguement parlé d'un renard venu chaparder de la nourriture sous l'abside de la tente. C'était dans le Vercors, pas si loin du pas de l'Aiguille où un autre renard, probablement mort depuis, faisait parler de lui dans les années 2000.

En ce vendredi soir, nous partons le plus vite possible pour aller pique-niquer au col de la Charmette avant de monter poser la tente quelque part entre Grande Sure et Lorzier. La soirée est splendide. Au programme : belles lumières, mouflons, jonquilles et quiétude. Il est 2h du matin lorsque je suis réveillé en sursaut. La tente bouge ; je pense dans un premier temps que le vent s'est levé. Il me faut quelques secondes pour m'apercevoir que c'est un renard qui s'est immiscé sous l'abside. Dans un premier temps, je lui parle "dégage !". Comme si goupil parlait Français ! Sans effet, je m'approche de la toile et réitère. Il me faut alors lui mettre un taquet à travers la toile pour qu'il daigne reculer mais revient aussitôt. Je sors alors en slip : il est là, à un mètre, stoïque, avec le reliquat de la mousse au chocolat Trek'N Eat (au passage, vraiment pas mal du tout pour un dessert, juste penser à mettre moins d'eau que le niveau annoncé, quitte à en ajouter après, et bien bien remuer). Je finis par le chasser mais il reviendra faire une nouvelle (et dernière) tentative trente minutes plus tard. Evidemment, les filles auront fini par se réveiller et il faudra les rassurer pour qu'elles puisse se rendormir. Entre temps, je retrouve la doudoune de Emie sous l'abside. Mais comment est-ce possible ??? Il faut se rendre à l'évidence : goupil a déchiré la tente avec ses crocs pour pénétrer la tête à l'intérieur. Oui, vous lisez bien. Un trou de plus de 10 cm de côté. Et mise à part une grosse tente de camping en coton type Marechal à 20 kg que personne n'emporte ici, aucune tente de bivouac n'est apte à résister aux canines d'un renard ! Randonneurs, vous être avertis. Et après prise d'informations auprès de connaisseurs du secteur, ce goupil semble être connu comme renard que rien n'arrête. D'un autre côté, les randonnées du coin sont brèves et se font très bien à la (demi-)journée et il y a des tas d'autres spots ailleurs pour aller dormir dehors. En tous cas, pour éviter une nouvelle destruction du matériel, je ne renouvellerai pas le bivouac ici. Je peux comprendre que certains randonneurs déjà craintifs de la nuit elle-même aient pu paniquer dans une telle situation et créer des anecdotes loquaces. Je pense notamment à ces randonneurs des Ecrins qui avaient fuient de nuit en courant en annonçant une attaque de loup (qui ne devait être ni plus ni moins qu'un renard aux même intentions que celui de la Sure) ou encore ces autres ayant déclenché les secours suite à des bêtes sauvages rôdant autour de la tente. En cas de situation similaire, ne pas paniquer mais sachez qu'il faudra intervenir pour faire fuir l'intrus. Notons au passage que les vrais intrus, ce sont nous qui nous immisçons sur le territoire des animaux. A méditer.

Pour le reste, nuit excellente (!) mise à part cette parenthèse, belle randonnée en boucle avec retour par le goulet d'Hurtières plutôt que le chemin de la Grande Vache qui concentre l'immense majorité des randonneurs alors qu'il reste un des sentiers les plus laids de toute la Chartreuse !!

Pique-nique à la Charmette, au soleil

Pique-nique à la Charmette, au soleil

Belle randonnée jusqu'au lieu du bivouac
Belle randonnée jusqu'au lieu du bivouac

Belle randonnée jusqu'au lieu du bivouac

Soirée splendide. Dessert mousse au chocolat sous les derniers rayons du soleil
Soirée splendide. Dessert mousse au chocolat sous les derniers rayons du soleil
Soirée splendide. Dessert mousse au chocolat sous les derniers rayons du soleil
Soirée splendide. Dessert mousse au chocolat sous les derniers rayons du soleil

Soirée splendide. Dessert mousse au chocolat sous les derniers rayons du soleil

Couleurs vespérales et matinales
Couleurs vespérales et matinales
Couleurs vespérales et matinales

Couleurs vespérales et matinales

Les mouflons du coin
Les mouflons du coin
Les mouflons du coin

Les mouflons du coin

Les méfaits de maître Renard !!!
Les méfaits de maître Renard !!!

Les méfaits de maître Renard !!!

La balade du lendemain, un peu hors des sentiers battus
La balade du lendemain, un peu hors des sentiers battus
La balade du lendemain, un peu hors des sentiers battus

La balade du lendemain, un peu hors des sentiers battus

Un peu de proxi-photographie grâce au mot "macro" (1/2) du 24-70 L série EF

Un peu de proxi-photographie grâce au mot "macro" (1/2) du 24-70 L série EF

Assez incroyable : encore un bel enneigement des forêts de l'ouest Chartreuse (comme souvent ici) à 1500 m d'altitude !
Assez incroyable : encore un bel enneigement des forêts de l'ouest Chartreuse (comme souvent ici) à 1500 m d'altitude !

Assez incroyable : encore un bel enneigement des forêts de l'ouest Chartreuse (comme souvent ici) à 1500 m d'altitude !

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #animaux, #randonnée sportive

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Publié le 24 Mai 2021

Après la pluie sur le littoral (un des mois de mai les pires depuis 30 ans !), nous voici perdus dans les gouttes d'eau du calcaire des Dentelles. Partis dans la De Benedetti, on se retrouve dans la partie supérieure avec des lignes équipées de partout. Disposant du topo datant de 2010, on constate que le secteur s'est bien densifié. Lors de mon prochain passage ici, je m'empresserai d'acquérir la dernière version. L'occasion de rappeler que les plaquettes ne poussent pas toutes seules sur les falaises. Et même si personne n'impose quoi que ce soit aux ouvreurs/équipeurs (chacun les appellera comme il le souhaite), la moindre des choses est a minima de les remercier de leur travail en achetant le topo local qui permet, en outre, de financer une partie de l'équipement.

C'est toujours un régal de grimper ici, sous les parfums du sud mais sans la foire d'En-Vau. Un site qui donne aussi envie de le parcourir à pied au milieu des chênes verts et à la rencontre de la nature très riche du Vaucluse, avec quelques étapes dans les vignobles.

Perdus dans les gouttes d'eau
Perdus dans les gouttes d'eau
Perdus dans les gouttes d'eau
Perdus dans les gouttes d'eau

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 23 Mai 2021

C'est sans doute ici, entre Castelvieil et Devenson, que les Calanques prennent toute leur dimension. Je ne snobe pas les sites de Saint-Michel-d'Eau-Douce, de la Candelle ou de Sormiou sur lesquels j'ai fait mes premières armes d'escalade et qui demeurent magnifiques. La Mounine, Sugiton ont également des falaises qui marquent ce petit massif aux portes de Marseille (ce sont bien les Calanques de Marseille et non de Cassis puisque la commune de Cassis ne possède que la petite Calanque de Port Miou). Mais le coeur du massif, là où on ressent l'isolement, c'est bien sur le triptyque Oule - Eissadon - Devenson. Toute cette partie requiert a minima une heure de marche d'approche (et parfois deux voire davantage pour atteindre le pied des voies d'escalade rappels inclus), et idem au retour avec de multiples montées et descentes intermédiaires. Il n'est pas rare de dépasser les mille mètres de dénivelé. En outre, les départs des voies ne sont que rarement accessibles à pied et dominent directement la mer. Toute une ambiance et un brin d'engagement, hors du réseau mobile.

J'ai à nouveau ressenti toute cette essence ce jour en allant parcourir une très belle voie de l'Oule (le Toboggan de la corniche). Il a fallu quitter l'ambiance cacaphonique (klaxons de bateaux notamment) d'En-Vau en s'immisçant à travers l'étroit trou du Serpent puis tirer un rappel pour échapper à toute cette effervescence dont nous avions eu un aperçu durant la marche d'approche (parking de Port Miou plein à craquer - attention, ne prend pas la CB ; procession sur le sentier d'accès et dépassent de centaines de "randonneurs") pour retrouver les "vraies" Calanques. Et du même coup, au retour, détour par les crêtes, col de l'Oule, la Fontasse... Tranquillité assurée. A noter que ce choix de départ de Port Miou est justifié (45 minutes jusqu'aux Petites Escalades) depuis que le parking de la Gardiole a été fermé.

Quant à la voie, splendide ! Du 5c au 6b+ et rien à jeter. Un régal sur un rocher bien adhérent.

L'essence des Calanques
L'essence des Calanques
L'essence des Calanques
L'essence des Calanques
L'essence des Calanques
L'essence des Calanques

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 22 Mai 2021

Retour sur le rocher du cap Canaille. Le coin est toujours aussi classe. Cela fait quelques années qu'on se demande comment tout cela tient debout et au final, les voies d'escalade sont toujours là et de plus en plus parcourues. Certaines longueurs en sont même devenues mythiques comme le 6a+ final de "bourreur de rousse" et son dévers à bacs orange, le 6a+ de "Damoclès" et ses à-plats sculptés, juste avant de partir plein gaz sur l'épée ou encore le 7a+ de transition grès-poudingue de "tout est une question d'angle". 
"Deux Vauriens, trois canailles" n'est pas en reste, notamment avec la sortie aérienne de la grotte de R3 puis le 6a majeurissime de L5 et son passage renfougne. Une aussi belle impression que celle que j'avais eue dix ans plus tôt.

Pour l'accès, nous avons largement préféré le sentier Philémon, incroyable cheminement sur une vire aérienne et conclu par un rappel de 25 m à celui, habituel, de la grotte du 14 juillet qui risquait de surcroît d'être encombré par d'autres cordées. Une météo clémente dans le sud, loin de ce qu'on peut avoir à cette époque où le soleil interdit l'escalade en pleine journée. La fraîcheur de ce mois de mai inhabituel a du bon ici.

Philémon
Philémon

Philémon

L1

L1

Arrivée à R3

Arrivée à R3

Dans L5

Dans L5

Traversée de L6

Traversée de L6

Sortie de L7

Sortie de L7

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 21 Mai 2021

Tentative à Orpierre entre deux gouttes d'eau. Le ciel est menaçant ; aussi nous grimperons à double en cas de besoin de réchappe. Le ciel s'éclaircit au moment où nous sommes sous la baume de "deux blondes au paradis", une voie récente de l'Adrech. On entrevoit même le soleil. Deux longueurs plus tard, au sommet de la voie et avant la courte arête finale en 2 menant à la crête, un grain approche, le tonnerre gronde. Peu enclins à risquer la foudre sur le fil de la montagne, nous choisissons les rappels. En deux coups de cuillère à pot, nous sommes de retour sous la baume, à l'abri le temps que passe l'averse, histoire de finir au sec les deux derniers rappels ramenant à la base de la paroi. Belle reprise sur un rocher tout neuf, garni de belles gouttes d'eau.
La cotation globale c2c (D+) est complètement loufoque :
L1 + L2 = 6a (conti), 45 m. Avec 14 paires j'ai dû sauter plusieurs points.
L3 = 5c/6a en traversée
L4 = A0 puis 6b (non obligatoire certes)
L5 = 5c (conti)
L6 = 2 (non fait)
5c/6a obligatoire ; on est plus proche du TD selon cette cotation que je n'ai plus envie d'utiliser tant elle mélange des choses très différentes aujourd'hui.

Images Dji Osmo. Ma foi, pas si pire...
Images Dji Osmo. Ma foi, pas si pire...
Images Dji Osmo. Ma foi, pas si pire...
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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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