Publié le 9 Septembre 2010

P1130378 - copieDans la "collec" des sommets depuis Grenoble, le pic St-Michel est incontournable. Voyant ce beau temps (non annoncé), je cherche une idée pour la fin de journée et c'est finalement vers 16h15 que je démarre à vélo de la maison. Pour cette fois, malgré mon vélo de m... avec tous ses défauts (VTT bas de gamme, "surlourd", roue arrière légèrement voilée, pneus lisses,...) je décide de monter en vélo jusqu'au pré du Four au-dessus de Claix. Je vais perdre du temps à la montée mais le retour sera simP1130380 - copieplissime. Il fait frais et j'arrive à bien faire dérouler la première partie : il me faut 30 minutes pour atteindre l'embranchement entre la route qui vient de Cossey et celle qui monte à St-Ange.

Les vraies difficultés commencent. Après avoir forcé dans la montée de Comboire, je décide de mouliner pour m'économiser. Si c'était à refaire, je laisserais le vélo vers 600 m d'altitude, à l'intersection avec le sentier mais pour l'heure, je pédale tant bien que mal et ça n'avance pas, commençant à regretter ce choix. Toutefois, le pic apparaît de temps en temps et il est beaucoup plus près que lorsque je le regarde depuis chez moi. Ca c'est encourageant. L'essentiel du parcours est à l'ombre et il fait limite frais. Il est 18h quand j'attaque la montée à pied après avoir cadenassé le vélo contre un sapin, avoir sorti les bâtons et mangé quelques biscuits. dans le cadre bucolique du pré du Four. Une petite pause ne fait pas de mal. Le départ est rude, les jambes sont lourdes mais au bout d'un moment, tout rentre dans l'ordre. La montée déroule et après la traversée qui rejoint l'aplomb du col de l'Arc où ça pinaille (plusieurs courtes redescentes), le sentier devient très efficace. L'alti reste calé entre 16 et 20m/min, ça commence à transpirer. Le vent me cueille au col de l'Arc où je poursuis sur le même rythme pour ne pas avoir froid. La lumière est splendide et c'est avec un certain plaisir que je foule le sommet. Je suis absolument seul avec le vent. Tout en bas, Grenoble commence à passer à l'ombre. Je trouve un petit coin relativement abrité, mange quelques biscuits, change de tee-shirt.

Après avoir fait quelques photos, je jette un coup d'oeil à la montre : il est 19h. On ne va pas moisir ici.


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Je descends en courant jusqu'au vélo, effrayant aux passages quatre chevreuils sortis brouter dans la forêt en cette fin de journée. Le temps de fixer les bâtons sur le sac, mettre la polaire et le coupe-vent et feu vers le bas. La course est gagnée, je n'ai qu'à me laisser rouler. Moyennant deux ou trois coups de pédales dans la traversée vers Cossey, je dois arriver à Seyssins vers le golf sans aucun effort. Ensuite, les 10 minutes de piste cyclable sont à la portée de n'importe quel être humain même exténué. Donc c'est sûr, c'est gagné et si je crêve, j'ai une chambre de rechange (sur laquelle j'avais fait l'impasse en montant la dernière fois à Uriage pour la croix de Belledonne). Enfin, faudrait quand même pas crever deux fois... Je ne descends pas trop vite afin de ne pas prendre de risque : croiser une voiture sur cette petite route demande un peu de précision. Tout à coup, un bruit, un frottement. Que se passe-t-il ? Je gère le vélo qui part en vrille puis finis le cul par terre, heureusement sans dommage. Oula, la roue est vraiment voilée. Cette fois, elle est nase et c'est mort pour le retour.


Trois solutions s'offrent à moi :
1- finir la course en autonomie, à pied, vélo à la main. Si il y avait un défi à relever, je le ferais sans problème. Mais après la croix de Belledonne il y a 10 jours, le "Saint-Michel-depuis-la-maison" n'est en aucun cas un défi mais une course "facile" pour me faire plaisir. Je n'ai donc pas envie de me faire ch.... Cette solution est vite écartée.
2- abandonner le vélo et finir à pied. Cela ne me pose pas de problème physique mais de toutes façons, le retour ne sera pas "validé" et il faudra venir chercher le vélo en voiture le lendemain. Bof !
3- appeler un "taxi". Ce sera la solution de petit joueur rapidement adoptée.

Je poursuis la descente à pied, en traînant le vélo dont la roue racle à chaque tour, téléphone à la main, cherchant une bonne âme pour le dépannage. Tout le monde est occupé ce soir, ou alors je tombe sur les messageries. Pas de bol. Finalement, j'appelle Philippe (Peyre) qui habite tout près. Il accepte immédiatement. et sera mon dépanneur du jour. Durant le trajet voiture, on fait quelques projets pour l'automne. Un grand merci Philippe !

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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive

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Publié le 9 Septembre 2010

Quel est ce sommet au premier plan et où sommes-nous ?

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Rédigé par lta38

Publié dans #le Coulio

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Publié le 8 Septembre 2010

Skier tous les mois de l'année en France. Voilà une idée comme je les aime qui sort un peu des sentiers battus. Appellé tantôt le 12/12, tantôt le grand chelem, le ski chaque mois de l'année est relativement facile en France si l'on s'autorise l'emploi des remontées mécaniques comme l'aiguille du Midi. C'est pourquoi, lors de la réalisation d'un 12/12 en 2001 suite à un enneigement peut-être centenaire, je m'étais fixé quelques "règles" pour ce petit "jeu". Au-delà de skier une course au moins par mois de l'année, je trouvais intéressant de :
- Réaliser au moins une course chaque mois sans remontées mécaniques
- Réaliser au moins une course différente chaque mois (ne pas réitérer en été plusieurs fois THE bon plan de l'année)
- Ne pas faire d'aller-retour sur un bout de névé mais une vraie course en soi
- Chercher un ratio de 60% de ski pour 40% de portage (au moins, en faveur du ski) ; ce qui semble correspondre au seuil à partir duquel on est plus rapide en prenant les skis que sans.
- Réaliser un dénivelé mini de 1000 m pour l'ensemble de la course

Je n'ai jamais fait une fixation sur le ski 12 mois sur 12 mais je trouve intéressant, lorsque les étés le permettent (pas en 2003 bien sûr !), de se creuser un peu la tête pour trouver des idées de sorties originales, presque exotiques, voire dépaysantes. Au-delà de cet exceptionnel grand chelem de 2001 (qui faisait partie d'une suite ininterrompue de 21 mois de ski), j'ai pu réaliser d'autres "challenges" sympas : 10/12 en 2002, 2004 ou encore 2008 ; 8/12 en Vercors en 2008 (massif qui culmine à 2300 m SVP !)...

Cette année, ayant fait une "petite" saison de ski eu égard aux précédentes avec une certaine baisse de motivation au printemps pour différentes raisons, les conditions de fin de saison furent très propices. C'est pourquoi en juin, juillet et en août, j'ai pu faire quelques beaux circuits à skis qui valcenis.jpgm'ont laissé d'aussi beaux souvenirs que des courses plus mythiques. Le grand chelem paraissait alors réalisable. Restait toutefois à valider septembre, le mois le plus délicat. La neige annoncée hier était de bonne augure mais ce mercredi était prévu excécrable par les prévisionnistes.

Quel n'est pas mon étonnement de voir ce matin un ciel tout bleu, des sommets tous blancs et un énorme plantage météo. Dommage, j'étais disponible et c'était sans doute une journée où l'on aurait pu trouver de quoi se mettre sous les spatules. Cette images prise sur le site snoweye confirme cette journée magnifique sur les hauts sommets de la Maurienne. Allez, septembre n'est pas fini.

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Rédigé par lta38

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Publié le 6 Septembre 2010

TH Presse23042009074501Serge Girard met tout le monde d'accord. 73 km de course tous les jours en moyenne depuis 10 mois.  Le record du monde est battu ! Coureurs du dimanche, réveillez-vous en allant visiter le site perso de cet homme d'exception qui confirme, à 57 ans, que si à 37 ans comme moi on est définitivement dépassé par les petits jeunes sur les efforts violents, on a en théorie encore de beaux jours devant nous pour réaliser les enchaînements et autres circuits sportifs qui nous tiennent à coeur. Encore bravo Serge !

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Rédigé par lta38

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Publié le 6 Septembre 2010

allieresQue les spécialistes de l'orthographie (salut le L !) ne se réjouissent pas trop vite : il n' a pas d'erreur dans ce titre qui est un jeu de mot en relation avec la balade du jour et le repas accompagné de ballades. C'est ainsi qu'avec Val et les enfants, nous avons décidé de profiter de ce beau dimanche chaud et ensoleillé pour mélanger marche et repas plein air. L'idée était de partir du parking des Allières et de monter à l'auberge homonyme pour un bon repas. Callieres 1omme d'habitude, très bon accueil dans cette auberge de montagne et excellent repas dans lequel on ne prend pas le client pour un idiot. C'est copieux et fin tout simplement. L'immense assiette du jour, par exemple, composée d'une tarte potimaron-oignons, d'une gratinée de ravioles, d'une salade verte accompagnée de pignons de pin, tomates  séchées, d'un assortiment de charcuterie (jambon cru, coallieres 3ppa) et de melon, le tout pour 15€. Et il ne reste pas beaucoup de place pour le dessert ensuite. Durant ce repas paisible à 1400 m d'altitude, un duo de musicos entonnait des chansons. Bref, une belle ambiance aux Allières ce dimanche midi. Pendant que les uns mangent, les autres jouent et il n'y a pas à surveiller la présence éventuelles de voitures.

Après ce moment gourmand (30 minutes de montée au rythme de Stella), nous avons poursuivi jusqu'au collet du Furon et sommes revenus par la crête des Suifs. Cette crête, sur laquelle sont tracées des pistes de fond l'hiver, reste très agréable pour le randonneur, très verte et, malgré sa proximité, bien moins fréquentée que la montée au collet du Furon par les Allières où s'arrêtent la majorité des touristes. Reste ensuite à se laisser descendre vers le nord et la combe du Cret, avant de revenir au parking (qui s'appelle en fait le parking des Barnets).


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Rédigé par lta38

Publié dans #balade

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