Publié le 30 Août 2010

P1130245Je redoutais cette journée. Je pensais avoir les jambes lourdes, très lourdes, suite à l'effort de la veille. J'avais donc prévu un tout petit décrassage en famille. Au réveil, c'est la surprise : je me sens plutôt bien. L'entraînement commence à payer, la récupération est rapide. La petite sortie a tout de même lieu et c'eP1130252st la première fois que je sors seul en balade avec mes deux filles. C'est un peu beaucoup d'organisation avec une dans le porte-bébé et l'autre encore pas vraiment autonome mais ça le fait. L'objectif du jour est de prendre l'air (frais) et de ramasser des mûres repérées la veille en montant au-dessus d'Uriage afin de faire quelques pots de confiture milésimés 2010.

Avec les enfants, il faut toujours un objectif au-delà de la seule marche. Si vous voulez en profiter, c'est le moment : la période des mûres sauvages débute réellement fin août et décroit à la mi-septembre.

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Rédigé par lta38

Publié dans #récoltes

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Publié le 29 Août 2010

A la fin du XIXè siècle, la croix de Belledonne est une des grandes classiques de la randonnée grenobloise. On partait à pied d'Uriage, on montait aux Seiglières et on allait dormir au refuge de la Pra, inauguré en 1888. Le second jour, la montée à la Croix est une formalité (800 m de déniv) mais pas la descente, bien longue jusqu'à Uriage. Fort heureusement, à cette époque où l'on prenait son temps, sans doute les randonneurs faisaient-ils étape à la Pra pour se restaurer au retour à midi, avant de descendre dans l'après-midi. P1130223---copie.JPG

Il y a longtemps que je voulais répéter cet itinéraire historique, maintenant délaissé au profit de la voie normale depuis Freydières (Revel), bien plus courte. Comme on est en 2010, qu'on est autrement équipé qu'il y a 100 ans, et qu'on a aussi l'entraînement, il fallait réaliser bien sûr l'itinéraire d'une traite.

Dernier point, à partir de 1894, la ligne de tramway Grenoble - Uriage - Vizille permettait aux grenoblois de se rendre facilement à Uriage, point de départ de la course. Le tram n'existant plus, il me restait trois possibilités pour monter à Uriage : en voitureP1130224---copie.JPG (afin de choisir l'horaire de départ), en car (pouvant s'apparenter au tram) ou à vélo. J'ai finalement opté pour cette dernière solution, la plus "éthique" et qui, finalement, ne rajoute pas un énorme effort à l'ensemble. Et réaliser la Croix depuis chez moi est une idée qui me plaît bien.

Il fait encore nuit lorsque je quitte mon domicile grenoblois. Je roule tranquillement jusqu'au Sonnant-d'Uriage où le vélo est cadenassé sur un panneau à l'entrée du sentier qui doit me mener aux Seiglières. J'espère l'y retrouver au retour ! Encore une fois, un peu de pinaillage au départ (les constructions récentes ayant fait disparaître un sentier présent sur la carte et que j'avais choisi d'emprunter) et j'arrive aux Seiglières avec un peu de retard sur mon planning. Non pas que je fasse la course mais le planning me permet de gérer l'effort. Je jette un coup d'oeil au panneau situé au départ du sentier de l'Oursière : j'espère pouvoir au moins diviser les horaires par 2, sinon, on n'est pas rendu !

La montée à la cascade de l'Oursière est rapidement avalée mais je me tords la cheville entre deux cailloux. Au départ, je n'y prête pas trop attention car cela m'a paru très léger mais un peu plus haut, lorsque je débouche sur le magnifique replat herbeux qui va me mener au refuge de la Pra, une douleur se fait sentir dans certains mouvements. Je décide de poursuivre car normalement, ce mouvement de la cheville n'intervient pas en randonnée mais j'y serai vigilant tout au long de la course.

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Quoi qu'il en soit, je me sens bien, d'autant qu'il fait froid, très froid avec de la gelée blanche. Un léger vent de nord rafraîchit encore l'atmosphère m'obligeant à sortir les petits gants emportés pour l'occasion.

P1130225---copie.JPGIl n'y a pas grand monde sur ce sentier : un randonneur-coureur m'a doublé à l'Oursière : lui-aussi monte à la Croix mais à partir des Seiglières, il peut se permettre d'allonger la foulée. De mon côté, je gère l'effort sans trop appuyer, réservant une accelération pour la fin s'il me reste du jus.

A partir de la Pra, de nombreux randonneurs montent eux-aussi à la Croix. Certains sont partis de pré Raymond (Revel), d'autres du refuge. Je double pas mal de monde dans la montée aux lacs du Doménon.

Le moindre petit ruisselet est gelé. Une vraie journée d'automne comme on les aime

 

 

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Encore du plat (beaucoup, beaucoup de plat) et me voici au pied du névé de la Grande Pente qui n'existe plus (ou presque plus). La terrain est très caillouteux mais les nombreux randonneurs déjà engagés dans le passage me motivent. Je décide d'accélerer jusqu'au sommet. La Suunto affichera entre 15 et 18 m/min, un bon rythme pour finir un peu essouflé à la Croix.

P1130229---copie.JPGLe panorama est toujours aussi beau du sommet : le lac Blanc en contre-bas et tout au fP1130235---copie.JPGond à gauche, Grenoble d'où je viens. Il y a un peu de monde mais pas tant que ça. Je me pause 15 minutes au sommet  pour  me ravitailler, faire quelques photos et soulager les jambes avant la longue descente qui m'attend. J'ai mis 5h15 pour monter depuis Grenoble. Je suis assez content puisque j'avais estimé la montée à environ 5h00.

Mais comme toutes les belles choses ont une fin, il est temps de passer à la descente, moment tant redouté par le randonneur qui souhaite préserver les genoux. Je le sais, ça va être traumatisant. Soit je descends doucement et je vais mettre des plombes, soit j'accepte de courir sur cetaines sections (sentiers bien lisses et parties plates) et les jambes vont chauffer.

J'attaque très doucement pour habituer les muscles à l'effort de descente, profitant du paysage.

Au niveau du col du Bâton, de petits lacs encore gelés ajoutent une belle décoration au pic du Grand Doménon qui fait le fier.

Dansd le même temps, des cirrus font leur apparition dans le ciel, meublant ainsi cette partie de la photo car, rappelons-le, le ciel tout bleu n'est pas l'ami du photographe qui a besoin de motifs plus variés.

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Le rythme s'accélère dans la descente sur les Doménon puis sur la Pra où, pour éviter l'ignoble raidillon caillasseux sous les lacs, je décide de tester le passage en rive gauche. Pas si pire finalement et on arrive directement à la Pra.

P1130237---copie.JPGAyant bien entamé ma réserve d'eau, je décide de refaire une pause de 15 minutes afin de finir mes vivres (ou presque) et de refaire le plein d'eau. Fort heureusement, il fait toujours aussi frais, le brouillard ayant la bonne idée de se joindre au jeu. Entre la Pra et l'Oursière, je cours mais les gros cailloux du replat de l'Oursière ont raison de ma motivation avec ma cheville qu'il faut préserver. Toute cette section jusqu'aux Seiglières me paraît au moins aussi longue qu'à l'aller. Faut dire qu'avec tous ces plats...

P1130238---copie.JPGLe joli petit bassin du parking de l'Oursière ne coule pas pour rien et je repars avec 1 litre d'eau fraîche. J'emprunte la route jusqu'à P1130243---copie.JPGla cabane des Seiglières où un couple s'arrête en voiture et me propose gentiment de me descendre. Je commence à avoir bien mal aux pattes et c'est très tentant mais je dois aller au bout de mon projet. Je reprends sente pour sente l'itinéraire de montée jusqu'au Sonnant-d'Uriage. Ce n'est pas le plus court mais au moins, je n'ai pas à faire le point sur la carte. L'arrivée au vélo est un grand moment. Je sais que c'est presque gagné (reste quand même à ne pas se faire renverser par une voiture en descendant sur Gières) et l'effort en devient très plaisant. Ouf ! C'est fait. En arrivant à la maison, je bois trois litres d'eau pour limiter les dégats pour les jours à venir.

 

Quelques chiffres pour finir. C'est long, environ 70 km dont 50 à pied et pas loin de 2900 m de dénivelé en comptabilisant toutes les petites redescentes intermédiaires. Beaucoup de plat comme en attestent les horaires : 5h15 de montée contre quand même 4h de descente. Ensemble de 9h30 avec la pause sommet, en autonomie totale.


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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive

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Publié le 29 Août 2010

P1130209P1130214.jpgEn amont de la route qui relie Grenoble à St-Nizier-du-Mouche rotte, se situe l'ancienne voie du tram. Ce tramway reliait jadis Grenoble, Seyssinet, Seyssins, Pariset, St-Nizier, Lans-en-Vercors, Villard-de-Lans. La ligne fut inaugurée en 1920. Malheureusement, elle fut peu à peu abandonnée à partir de 1938 pour cesser son activité en 1951. Plus de 10 ans de travaux pour 30 ans seulement d'exploitation. Vous trouverez plus d'informations sur le site web de la ville de Seyssinet-Pariset.

Le long de cette ancienne voie, les rails ont été retirés mais il en reste des vestiges : la gare de Pariset ou celle de Lans-en-Vercors reconvertie en office de tourisme, les tunnels en amont de la tour Sans-Venin. Elle se parcourt désormais à pied, à cheval ou en VTT. C'est un itinéraire intéressant pour les enfants étant donnée la faible pente de la voie.

 

Nous reparlerons de tramway dans le prochain article concernant la grosse bambée que j'ai réalisée le lendemain de cette petite balade avec Stella sur la voie du tram du Vercors.

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages

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Publié le 28 Août 2010

Retour de ce jeu mondialement connu et maintes fois recopié sur d'autres sites sous des appellations diverses et variées.

 

D'où est prise cette image et quel est ce sommet triangulaire situé au premier plan ?

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Rédigé par lta38

Publié dans #le Coulio

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Publié le 27 Août 2010

Journée de repos en famille chez nos amis les "Berthols" en nord Isère. Une fois de plus, un accueil des plus chaleureux et de bons petits plats préparés pour les repas du midi et du soir. Pendant la digestion, une balade s'imposait malgré la chaleur (des records de chaleurs battus ça et là : 35°C à Grenoble St-Geoirs c'est tout simplement le record absolu de cette station météo pour une dernière décade d'août) durant laquelle, nous avons eu l'occasion de discuter de tout et de rien. En parcourant, quelques minutes avant, les pages d'un numéro du magazine "sport et vie", je suis resté sur ces phrases d'Albert Jacquard :

"Hubert Reeves estime que nous en avons encore pour maximum un demi-siècle à vivre. En tant que biologiste, je pourrais me réjouir de cette échéance. Le jour de notre disparition, les papillons, les anémones, les chinpanzés, pourront se dire "ouf enfin tranquilles". Mais il se trouve que je ne suis pas biologiste seulement, je suis aussi grand-père et j'estime qu'il faut raisonner et réagir autrement. Face à une perversion qui, nous l'avons vu, passe par la prédominance de l'argent, de la compétition et de la tricherie, j'aimerais qu'on adopte un mode de pensée différent qui serait : "A quoi bon être meilleur qu'un autre, j'ai déjà tellement de difficulté à être meilleur que moi-même"."

 

A méditer...

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Rédigé par lta38

Publié dans #humeur

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