Publié le 13 Janvier 2021

L'arrivée de Canon dans le domaine des hybrides et la sortie en quelques mois de nombreux objectifs et boîtiers montre que le monde de la photo subit un second basculement après le passage au numérique au début des années 2000 : celui du passage au viseur électronique. Nous avons déjà vu ici les avantages et inconvénients de chaque système mais pour le résumer à nouveau rapidement, on pourrait dire qu'en acceptant un matériel un peu plus énergivore et en perdant la visée optique (argument moindre car je suis étonnamment surpris par les viseurs numériques), on gagnera sur les points suivants :
1- Compacité et poids du matériel (argument capital pour moi qui transporte tout ça en montagne)
2- Rapidité des obturateurs et des AF
3- Contrôle direct de l'exposition (argument moindre car l'histogramme demeurait à mon sens suffisant)

Pour ce passage à l'hybride, j'avais le choix entre conserver la totalité de mes objectifs et opter pour un boîtier performant ou prendre un boîtier d'entrée de gamme (tout en restant en plein format) et m'offrir un super télézoom pour les plans serrés et l'animalier. J'ai choisi cette seconde solution, sachant que le boîtier me conviendrait suffisamment pour 95% de mes images et que la qualité serait de toutes façons au rendez-vous.

Avec trois télézooms (70-200 f/2,8 et f/4 puis 100-500), Canon bouscule les standards en mettant la barre très haute concernant le critère poids/encombrement :
- RF 70-200 f/2,8 = 1070 g
- RF 70-200 f/4 = 695 g (et collier de pied inutile vue la compacité)
- RF 100-500 f/4,5-7,1 = 1370 g

C'est clairement ce troisième qui m'a immédiatement intéressé car ultra polyvalent, plus léger qu'un 70-200 f/2,8 en montures classiques et faisant office de super télé pour l'animalier. Confiant sur la qualité optique (ce que confirment toutes les "reviews"), deux points restaient toutefois négatifs :
- le tarif : 3100€ !!
- l'ouverture glissante à f/7,1

Pour le second, après observation du petit tableau ci-dessous, on se rend compte qu'il se comporte pratiquement comme le 100-400 Canon à focale équivalente (f/5,6 jusqu'à 363 mm) et mieux que le 100-400 Tamron ! Finalement, le f/7,1 n'intervient que sur la toute fin de la plage focale. On peut donc considérer ce téléobjectif comme un 100-400 classique auquel on peut aussi utiliser 25% de grossissement en plus. Et cette différence n'est pas minime car en plein format, la focale de 400 mm reste un peu juste. C'est véritablement à partir de 500 mm qu'on peut être considéré bien équipé en animalier.

En ayant donc gagné ces 25% (20% si on considère mon ancien ensemble 300 f/4 + TC 1,4) ainsi que 30% de définition permettant un peu de crop (EOS RP = 26 mp vs EOS 6D = 20 mp), l'ensemble devient fort intéressant.

A droite, le 100-500 sur le petit RP. En comparaison avec mon ancien EOS 6D et un 100-400, Tamron ou Canon.

A droite, le 100-500 sur le petit RP. En comparaison avec mon ancien EOS 6D et un 100-400, Tamron ou Canon.

Restait le tarif. Et là, je dois dire que j'étais refroidi. Cependant, l'offre Canon "créer votre kit" rembourse 300€ sur cette optique en l'achetant séparément avec un boîtier. Et sinon, il reste le 100-400 Tamron a un tarif redoutable.

Pour celles et ceux qui seraient intéressés par ce 100-500, voici quelques points de comparaison :
- Piqué : Pour s'en convaincre, voir ces images de chevêchette : monté sur le petit RP, le plus bas de gamme des hybrides, c'est supérieur à mon Canon EF 300 f/4 (sans extender) monté sur l'excellent 6D et ce, quelle que soit la plage focale. Ce zoom est  au top de la technologie actuelle concernant la qualité d'image. Pour plus de précisions, je renvoie aux différents tests en ligne qui le donnent meilleur que les 100-400 de marque.
- En mains : le fût est un peu gros lorsqu'on travaille à main levée. Il faut s'y adapter quand on vient d'un 300 f/4 ou d'un 100-400 Tamron. En revanche, il semble du même gabarit que le 100-400 Canon dernière version.
- Poids réel. Si le poids correspond exactement à celui annoncé par le fabricant, il faut y ajouter le poids du pare-soleil (qui était inclus car télescopique sur le 300 f/4). Ainsi, tout compris (pare-soleil et bouchons), on est exactement à égalité avec le 300 f/4 + extender et 200 g au-dessus du 100-400 Tamron. Notons toutefois qu'il aurait fallu utiliser la bague EF/RF pour ces deux-là soit 125 g de plus, ou alors rester sur un boitier reflex (donc plus lourd). Grosso modo, le gain de poids n'est pas significatif voire nul mais en revanche, on gagne en qualité et en range.
- AF. Il m'est apparu précis. Et bien plus rapide que celui du 100-400 Tamron. Il paraît qu'il est nettement moins bon sur le RP que sur un R6. Ca doit donc dépoter.
- Stabilisation : j'ai fait beaucoup d'images de chevêchette (qui ne bougeait donc pas) au 500 mm à 1/50è de seconde à main levée et il n'y a quasiment aucun déchet. L'optique est annoncée 5 stops. Et ce, sans compter sur une éventuellement stabilisation supplémentaire du boîtier.

Au final, je trouve que ce 100-500 est une excellente alternative aux gros blancs compliqués à transporter en montagne et a minima deux fois plus chers. Avec une qualité qui s'en rapproche : je n'ai vu un tel piqué qu'en utilisant un 300 f/2,8 ou un 500 f/4 (série L of course) prêtés par Doms. En comparaison avec ces gros blancs, il faut considérer que le tarif, la polyvalence et le poids/encombrement ne se paient au final que par l'ouverture, autour de 1,5 IL en moyenne.

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #matériel

Repost0

Publié le 11 Janvier 2021

Grosse moisson de sorties depuis le lendemain de Noël. Des conditions idylliques pour les amateurs de neige, de glisse et de paysages hivernaux. Bien sûr, on souhaiterait un manteau un peu plus épais et de la neige jusqu'en plaine, pour rappeler les hivers d'antan et "vivre" véritablement chaque saison mais il ne faut pas nier l'évidence : les températures sont plutôt à la hausse ces cinquante dernières années et on ne "voit" pas d'amélioration. Malgré cette courbe qui prête à réfléchir sur notre impact, de vrais hivers seront encore au rendez-vous et ces trois semaines (au moins - car la neige à moyenne et basse altitude est de nouveau de retour) le confirment. En espérant que tout cela dure voire s'intensifie d'ici la fin février.

Dernier jour donc avant un effacement de toutes ces traces par la nouvelle couche à venir et donc, une nouvelle période perturbée, notamment sur la Haute Savoie et le Beaufortain.

Une petite dernière
Une petite dernière
Une petite dernière
Une petite dernière
Une petite dernière
Une petite dernière
Une petite dernière

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

Repost0

Publié le 10 Janvier 2021

En ces journées hivernales, les contrastes sont parfois importants :
- On passe d'un versant nord à l'ombre (avec la doudoune) à un versant sud qui chauffe (en t-shirt) en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
- On trouve une neige parfaitement stable et uniformément poudreuse sans cohésion (sur notre itinéraire), alors que de l'autre coté de la crête, mon ami Boris a dû faire demi-tour au Ferrouillet devant une nivologie douteuse et du vent (et l'accident tout proche de Roche Fendue lui aura donné raison si besoin était)
- Emerger du stratus plafonnant à 1600 m est également un gros contraste.
- Enfin, on pourra noter l'absence de randonneurs rencontrés (sauf une poignée sur la première partie à Orionde), au regard de la foule qu'il devait y avoir juste en face dans le Vénétier par exemple.
Ces contrastes auront grandement participé à la réussite de la journée. Avec une neige exceptionnelle du début à la fin.

Grand Replomb (Belledonne), face ouest (3.3/E3) + Orionde face sud-ouest + Orionde face nord-ouest.

Contrastes d'hiver
Contrastes d'hiver
Contrastes d'hiver
Contrastes d'hiver
Contrastes d'hiver
Contrastes d'hiver
Contrastes d'hiver
Contrastes d'hiver
Contrastes d'hiver
Contrastes d'hiver
Contrastes d'hiver
Contrastes d'hiver
Contrastes d'hiver

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

Repost0

Publié le 9 Janvier 2021

Faute de remontées mécaniques, on prend des peaux. Les filles, qui aiment skier mais qui n'étaient pas spécialement adeptes de la montée à peaux, commencent à y prendre goût. Comme pour toutes ces activités sportives, si le départ est souvent rébarbatif voire décourageant, le plaisir vient avec la pratique. Jusqu'à présent, nous avions enchaîné de courtes sorties à la (petite) demi-journée (500-600 mètres de dénivelé). C'est largement suffisant même si la descente peut paraître courte au regard de la montée.

Ce jour, les filles auront franchi un cap avec 800 m verticaux et, grâce à Manu qui aura la gentillesse de nous proposer un taxi, 300 m de plus à la descente sur une longue piste forestière. Pour le coup, entre la poudre qui fait travailler des cuisses encore insuffisamment musclées (et impose donc de petits repos), un déchaussage de dix mètres (cause passage en glace raide) dans la forêt, et la longue piste de retour, la descente nous aura pris trois bons quarts d'heure ce qui aura donné à l'ensemble un véritable intérêt.

Superbe Chapotet ce jour, avec descente sur les Portiers et une météo moins pire qu'escompté. A noter la neige qui a subi une légère évolution en surface (gouttelettes de brouillard regelées ?), assez surprenant mais sans altérer la qualité de ski à la descente. Ces excellentes conditions depuis maintenant Noël sont une aubaine pour ces courses d'initiation. Pourvu que cela dure !

Un cap de franchi
Un cap de franchi
Un cap de franchi
Un cap de franchi
Un cap de franchi
Un cap de franchi
Un cap de franchi
Un cap de franchi
Un cap de franchi
Un cap de franchi
Un cap de franchi
Un cap de franchi
Un cap de franchi

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

Repost0

Publié le 8 Janvier 2021

Un après-midi de libre ? Du soleil ? De la poudre ? Il n'en faut pas plus pour lâcher deux morts de faim qui en profiteront jusqu'aux derniers instants. Encore un coup de Pipay : fastoche, c'est pas loin, on connaît et on sait où sont les bons plans poudreux encore peu ou pas trop tracés. Quatre montées/descentes du côté du dôme des Oudis et une neige de cinéma malgré un ou deux cailloux un peu traitres près des crêtes. Et le plaisir de skier avec Lio et son style fluide et photogénique. Un mini "review" ne devrait pas tarder mais sincèrement, le petit Canon RP est un excellent boîtier plein format malgré son étiquette "entrée de gamme". N'oublions pas ce qu'étaient il y a dix ans les entrées de gamme d'aujourd'hui. Cela confirme que c'est un bon choix de privilégier de bonnes optiques sur un boîtier modeste plutôt que l'inverse, lorsqu'on ne peut pas mettre le meilleur partout.

Les hamsters de Pipay
Les hamsters de Pipay
Les hamsters de Pipay
Les hamsters de Pipay

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

Repost0