Publié le 22 Février 2020

Une belle première journée norvégienne : la neige est bonne, le ciel assez ensoleillé, on croise un élan et des lagopèdes. Première descente après l'ascension du classique Rørnestinden et on remet les peaux en direction d’une face bien raide préalablement observée. La neige nous semble stable du peu que l'on a vu aujourd'hui mais aussi après prise d'informations le matin auprès de Patrik, gérant du Magic Lodge et principal acteur du BERA local. L'idée est de skier à vue un couloir assez encaissé qui part d'une épaule du sommet sud du Rørnesfjellet. Bonnes conditions pour cette première pente raide du séjour qui doit coter 5.1 et faire tout de même près de 400 mètres de dénivelé. Passage à la Rørneshytta pour la pause et voilà une belle première journée de ski qui s’achève. On la prolongera le soir par une petite visite de la "ville" de Lyngseidet qui, après étude des possibilités de la péninsule de Lyngen, semble assez bien placée pour rayonner.

Première montée ; le décor est planté
Première montée ; le décor est planté
Première montée ; le décor est planté
Première montée ; le décor est planté

Première montée ; le décor est planté

Descente du Rørnestinden

Descente du Rørnestinden

Montée en direction du sommet donnant accès au couloir
Montée en direction du sommet donnant accès au couloir
Montée en direction du sommet donnant accès au couloir

Montée en direction du sommet donnant accès au couloir

Descente du couloir
Descente du couloir
Descente du couloir

Descente du couloir

Passage à la Rørneshytta
Passage à la Rørneshytta
Passage à la Rørneshytta

Passage à la Rørneshytta

Descente dans la talweg. Gaffe au ruisseau !
Descente dans la talweg. Gaffe au ruisseau !

Descente dans la talweg. Gaffe au ruisseau !

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #Norvège

Repost0

Publié le 21 Février 2020

C'est reparti pour un tour là-haut. Pourquoi encore en Norvège (ce sera la cinquième fois) ? Tout simplement parce que j'aime ce pays. Pas pour ce qu'on y mange. Mais pour le décor qu'il offre.

Où ? Tromsø. Cette fois, ce sera au nord du cercle polaire. Avec essentiellement l'exploration de la péninsule de Lyngen mais aussi de la petite île de Kågen.

Comment ? A skis bien sûr.

Avec qui ? L'ami Nico, qui découvrira ce pays pour la première fois. Grosse pensée à Io qui aurait dû être de la partie.

Déplacement sur place : location auto. Pour une question de tarif, nous avions choisi Budget. Erreur : les voitures Budget (filiale de Avis semble-t-il) étaient les seules dont les pneus n'étaient pas équipés de clous. Dans tous les cas, s'y prendre à l'avance (3 mois c'est bien) car ensuite, les tarifs augmentent. Compter 50€/jour pour un véhicule pour deux (type Golf).

Trajet : avion quasi incontournable. Nous n'avons pas étudié l'option train et l'option route était trop chronophage cette fois-ci. Evidemment, on se pose la question de l'impact de l'avion. Sur mes quatre derniers voyages en Norvège (2018, 2019x2 et 2020), j'aurai utilisé deux fois l'avion et deux fois la voiture. Mon impact global reste plutôt faible (50000 km d'avion en 47 ans) ce qui correspond à un aller-retour Genève-Oslo tous les quatre ans mais il a tendance à s'intensifier récemment. Je suis très dubitatif sur les compensations car les arbres plantés mettent plusieurs années avant d'être réellement efficaces. Comme pour tous le reste (véhicules plus "propres", tri des déchets...) le mieux restera toujours une moindre consommation. Difficile de connaître le bon équilibre entre rien et cinq voyages par an. Néanmoins, j'ai décidé de compenser quand même. Je ne sais pas comment : les sites Good Planet, My Climate... proposent des solutions intéressantes comme le reboisement au Nicaragua. Je suis preneur de tuyaux si vous avez plus d'informations à ce sujet.

Pourquoi cette époque ? C'est une question qui m'est souvent revenu. "Il fait nuit". Rappelons à ce sujet qu'aux équinoxes, la durée du jour est équivalente à tous les points du globe et qu'on n'est pas si loin de l'équinoxe. Quand on regarde de plus près les éphémérides, on pourra être surpris si on n'est pas très informé sur la question :
(jour = durée du jour ; civil = durée du jour + aube/crépuscules civil)

  21/02 jour 21/02 civil  02/03 jour 02/03 civil
Grenoble 10h42 11h40 11h14 12h12
Tromsø 8h19 10h27 9h48 11h48

On remarque notamment qu'en fin de séjour, la différence entre les deux places n'est pas significative en ce qui concerne la durée de la période où on n'a pas besoin de lampe pour se déplacer (jour + aube/crépuscule civil). La véritable différence vient de la hauteur du soleil dans le ciel et donc de son effet négligeable sur la neige en faces sud. Choisir fin-février - début mars me paraissait donc fort intéressant pour bénéficier de neiges froides en toutes orientations, des aurores boréales (non visibles dès fin mars) et de l'absence de monde.

Logement sur place : on a varié les secteurs. Mais contrairement au sud de la Norvège, les possibilités sont beaucoup plus réduites. Ne pas attendre le dernier moment. De bons plans à Svensby, Lyngseidet. Plus au nord, Skjervøy... mais ce n'est déjà plus Lyngen. Une bonne adresse : le Magic Lodge. Bien central et géré par Patrik (et Henrika) qui fournit beaucoup d'informations au bulletin neige et avalanches

Conditions à cette époque : ça peut être très tendu. Beaucoup de neige cette année. Il a fallu s'adapter. Le bulletin neige et avalanches est fourni à partir d'informations réduites. Le niveau 2 (modérate) semble être le niveau 4 des Hautes-Alpes !!! (parfois). Charger l'application Varsom Regobs.

Carto : les cartes norvégiennes sont gratuites sur l'application Norgeskart et également téléchargeables sur IPhiGéNie.

Tarif : 10 jours à deux. On reste sous les 1500€/personne tout compris (bouffe également) et on tombe facilement à 1300 si on part à 3 ou 4. La nourriture est assez chère et pas top. Mais on s'en accommode. Il doit y avoir moyen de se faire plaisir en prenant le temps de cuisiner mais comment dire... ce n'était pas le but du trip.

Première petite aurore boréale sur la route en direction de Lyngseidet le soir de notre arrivée.

Première petite aurore boréale sur la route en direction de Lyngseidet le soir de notre arrivée.

Bien installés au Magic Lodge

Bien installés au Magic Lodge

Belle lumière pour le premier matin

Belle lumière pour le premier matin

Un bel enneigement au niveau de la mer
Un bel enneigement au niveau de la mer
Un bel enneigement au niveau de la mer

Un bel enneigement au niveau de la mer

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #paysages, #Norvège

Repost0

Publié le 20 Février 2020

Petite chute de neige dans la nuit. Alors quand l'ami François me propose une demi-journée dehors, parfaitement calée sur mon planning de boulot du jour, je ne peux décliner.

A la veille de repartir en Norvège, bien évidemment, il serait malvenu de se faire mal. On y pense toujours. Avec cet hiver très venté, on devrait sûrement trouver des zones de poudreuse mais aussi d'autres plus denses où il serait possible de se faire prendre les skis.

Alors, c'est parti pour une petite Jasse, assurément mais prudemment à la descente. Quoique...

Prudemment mais sûrement

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

Repost0

Publié le 16 Février 2020

Les hivers durant lesquels la limite de l'enneigement est élevée, Valpelouse est un bon plan. On peut monter assez haut en voiture (à ses risques et périls) pour limiter la longue approche sur la route et skier la Grande Montagne d'Arvillard avec un faible dénivelé. Et comme les pentes sont douces, on a alors une parfaite petite course d'initiation avec un risque d'avalanche très faible.

Ce sera le programme du jour pour la troupe. Le tout avec du soleil et une neige facile à skier. 

On se rappellera au passage de l'ancienne station de ski qui fonctionnait ici dans les années 70 - début 80 et qui permettait aux locaux de s'adonner aux joies de la glisse assistée. Ce n'est pas le manque de neige mais bien des difficultés financières qui avaient eu raison de ce petit domaine, pendant du Collet-d'Allevard juste en face qui lui, continue de résister tant bien que mal malgré des hivers difficiles en basse montagne comme celui-ci.

La route de Valpelouse est un des derniers vestiges de cette station. Elle permet aujourd'hui, avec un entretien a minima de la petite commune d'Arvillard, d'entrer dans le massif de Belledonne à une altitude fort élevée (1750 m) aux beaux jours. C'est une destination prisée pour la randonnée ; le refuge de la Perrière, à moins de 3/4h de marche, est une des cabanes les plus fréquentées du massif. Les parapentistes sont également très friands de ce site sur la partie savoyarde de Belledonne.

Grande Montagne, petite course
Grande Montagne, petite course
Grande Montagne, petite course
Grande Montagne, petite course
Grande Montagne, petite course
Grande Montagne, petite course
Grande Montagne, petite course
Grande Montagne, petite course
Grande Montagne, petite course
Grande Montagne, petite course
Grande Montagne, petite course

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

Repost0

Publié le 15 Février 2020

Au mois de mars, j'observe chaque année une petit baisse de motivation concernant le ski : les jours grandissants, les premiers signes du printemps et la possibilité de revenir à d'autres activités... poussent à poser les skis un peu plus souvent. Avant que de nouvelles périodes froides printanières viennent rappeler que le ski n'est pas fini. Cette année, cette petite baisse arrive plus tôt. La faute bien sûr à cette absence d'hiver déjà maintes fois évoquée sur ces pages, associée à un début de saison continue très précoce. Et du coup, pas de sortie cette semaine.

Ce dernier week-end avant les vacances était toutefois une invitation à sortir les planches. Mais où ? Sans faire trop de kilomètres, le meilleur ski actuel se situe dans Belledonne mais plutôt en partie nord (Chamrousse c'est beaucoup de carrelage) et au-dessus de 2000-2200m. Il faut donc se farcir toute une partie basse mauvaise (portage, neige glacée, cailloux...) pour profiter d'un peu de bonne neige et encore : les conditions demeurent hétérogènes et au final, le pourcentage de bon ski reste limité. C'est dans ces conditions que je cherche à choisir un itinéraire esthétique. Au moins, à défaut de faire du grand ski, on fait de la belle montagne. A chacun sa définition de l'esthétisme : pour moi, c'est belles montagnes, beau tracé en boucle ou en traversée, un peu de longueur, peu ou pas de traces... On a dit sans trop rouler (en plus, c'est un jour de chassé-croisé sur les routes)... Ce sera la Chartreuse.

Massif atypique, la Chartreuse est très boisée et ne dépasse jamais les 2000 mètres d'altitude ou de si peu. J'ai déjà fait plusieurs itinéraires longs et esthétiques sur ce massif : les 2000 (boucle Grand Som, lances de Malissard, dent de Crolles, Chamechaude), la traversée occidentale (Mont-Saint-Martin -> Saint-Laurent-du-Pont par Chalves, Lorzier et Sure), la traversée orientale (col du Coq -> col du Granier par les sommets dent de Crolles, rochers du Midi, lances de Malissard, Grand Manti, croix de l'Alpe, Granier) ainsi que la traversée complète à skis (avec un morceau en baskets au début et à la fin) de Grenoble à Chambéry. A chaque fois de belles journées. Cette fois-ci, ce sera une demi-journée "seulement". Départ de Saint-Pancrasse où je laisse la voiture. Le car me récupère à 11h39. Il n'y a pas foule. Je discute avec le chauffeur fort sympathique jusqu'au col de Marcieu.

Départ en baskets : pas un pet de neige à 1050 m au départ sauf sur la piste de luge. Finalement, je les garderai pratiquement jusqu'en haut, à 1850 m à La Croix de l'Aup du Seuil, bien fréquentée par les piétons profitant du manque de neige. Je discute vingt minutes avec un randonneur juste avant d'arriver à La Croix, au moment de la transition pieds/skis. Il m'explique avoir été incendié par deux chasseurs parce qu'il était en train de se promener. Eh oui, nous sommes à la mi-février, au coeur de l'hiver (même si ce n'est pas un vrai hiver...) et ça chasse encore mais surtout, les chasseurs ont du mal à tolérer la présence d'autres personnes sur cette propriété privée qu'ils louent pour la chasse. On leu rappellera à l'occasion que la neige au sol annule cette histoire de propriété. Si la propriété reste bien privée, la présence de la neige efface les limites et ne permet plus d'interdire à quelqu'un de les franchir. Et puis, tout cela est vraiment absurde. Il n'y a qu'un seul sentier fréquenté à cette période sur tout un pan de montagne...

Je n'aurais utilisé les peaux que cinq minutes. Arrivé à La Croix, j'observe au loin deux skieurs qui en terminent avec les lances de Malissard. J'emboîte leurs traces et rejoins le sommet du troisième plus haut pic de Chartreuse. Montée nord-est, descente sud-est : ça transforme bien qu'un peu mou. Il faut dire qu'il est 14h et que ça chauffe malgré un vent de sud gênant sur les crêtes. Du vent, toujours du vent cette année... Retour donc dans le vallon de Marcieu où je profite d'une trace de piéton pour rejoindre le col de Bellefont. J'aperçois alors les deux skieurs en direction du pas de Montbrun. On est donc trois à avoir eu la même idée. Sûrement un "local". Peut-être Olivier ?

Nouvelle descente en sud-ouest et là, plutôt que d'optimiser la traversée comme mes deux prédécesseurs, je me laisse descendre le plus bas possible, jusqu'à l'entrée de la forêt sous la cabane de Bellefont. Bonne neige de printemps et groupe de chamois. Solitude totale en grande Chartreuse : classe ! Je remets les peaux et emprunte le GR d'été, pas trop difficile à trouver. Pas une trace si ce n'est celle d'un renard qui connaît le GR par coeur. Sous le pas de Rocheplane, j'hésite entre la traversée basse et celle passant par le sommet de Rocheplane pour finalement opter pour cette seconde solution. Je retrouve alors les traces de skis des deux skieurs puis gagne le dôme de Rocheplane. On poursuit peu ou prou par les crêtes jusqu'à trouver la cheminée de Paradis. Celui qui ne la connait pas serait bien en galère. Pas de souci pour ma part. Mais là, je n'ai même pas à me remémorer les lieux. Je suis la trace. Tout passe bien finalement. Y compris la cheminée assez remplie. Au bas de celle-ci, c'est bien Olivier (et Lucile) qui étaient partis pour cette traversée. "C'est top, y'a personne" me dit Olivier. "Finalement y'a que quelqu'un comme toi pour venir nous emmerder !". Rires... On termine ensemble : rochers du Midi, dent de Crolles. Avec un vent de plus en plus présent.

La Dent. Quel sommet ! Souvent but de course en soi pour le piéton, le grimpeur, le parapentiste, le base-jumper, le skieur. Parfois point de passage, d'entrée ou d'orgue d'un beau circuit comme aujourd'hui. Parfois faite d'une aventure spéléo, souvent toile de fond d'un décor... Toujours un plaisir d'y revenir. Le vent forcit. Je ne traîne pas et quitte mes amis un peu retardés par un gant récalcitrant qui voulait rester sur le plateau. Le pas de l'Oeille passe crème : neige transformée (un poil molle). Pour la prairie, il faut ruser mais à ma grande surprise, moyennant quelques touchettes superficielles, ça passe et c'est plutôt du bon ski. Rien à voir avec mon passage de samedi dernier. La route ne skie plus au parking. On déchausse une première fois puis définitivement au milieu de la dernière ligne droite. Très vite, il faudra quitter les skis à mi-chemin entre la seconde et troisième épingle. Du jamais vu à cette date depuis que j'habite Bernin et viens régulièrement dans le coin (sur 9 ans).

Je repasse en mode baskets et termine tranquillement sur Saint-Pancrasse où m'attend la voiture posée un peu avant midi. Le soleil n'est pas encore couché sur Belledonne. Magnifique balade en Chartreuse sauvage.

Petite traversée de Chartreuse
Petite traversée de Chartreuse
Petite traversée de Chartreuse
Petite traversée de Chartreuse
Petite traversée de Chartreuse
Petite traversée de Chartreuse
Petite traversée de Chartreuse

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #ski-glisse

Repost0