Publié le 2 Juin 2020

Depuis une dizaine d'années, la barrière ouest du Vercors voit naître quelques voies modernes grâce aux goujons qui permettent de passer dans les zones plus compactes et en meilleur rocher. Cela fait la cinquième fois que je m'y rends, toujours dans les mêmes conditions : proche du solstice d'été, en soirée après le boulot avec retour à la voiture de nuit ou presque. De cette façon, j'ai réalisé la King Kong, PGHR, Mammouth, Nounours, et ce soir, côte ouest sortie carte de France. Le dénominateur commun à toutes ces voies est Philippe Gay. Infatigable ouvreur, sans doute tombé amoureux de ce secteur, c'est l'occasion de lui faire un petit clin d'oeil et le remercier pour toutes ces créations. Et parmi ses amis-équipiers, on retrouve Stéphane Vallon, Hervé Rondeau, Nicolas Dubreuil... Qu'ils soient eux aussi remerciés. Equiper, ça prend du temps. C'est un véritable "métier" et je crois que je vais l'apprendre à mes dépends. Mes premières plaquettes viennent d'arriver... En attendant, retour sur cet ensemble de cinq longueurs. La météo n'était guère engageante jusqu'à la veille où une hésitation nous permet, avec François, de mettre une option sur une sortie couenne autour de Grenoble. Nous confirmons le matin-même. A la mi-journée, le temps ne semble pas si menaçant et on se risque à aller faire un tour aux Saillants du Gua avec une petite ligne de 3 longueurs en guise d'échauffement (Bacabra, encore Philippe Gay...) et une suite plus sportive sur le spot à Rolo décrit dans l'excellent Ze Topo. Rdv fixé à 16h30 à Botanic. "Je le sens pas cet orage ; les modèles sont de plus en plus pessimistes ! On tente un coup en montagne ?" Et c'est ainsi qu'on se retrouve à Villard avec un équipement minimaliste. Une corde à simple de 60, quelques paires, un coupe-vent. Et c'est ainsi que le Vercors, je l'adore ! 1h de marche plus tard, on est à pied d'oeuvre et le ciel est limpide. Il n'y a plus qu'à suivre le topo de Philippe. A la vue des quatre longueurs peu soutenues, je pars la fleur au fusil dans l'ultime (longue) longueur en 6b+. Hum, hum. Je ne vais devoir rien lâcher jusqu'au bout pour enchaîner. Ca passe mais je n'ai pas trouvé ça si facile. Mentions spéciales pour le cheminement de l'ensemble (intelligent), L4 (majeure bien que courte mais intelligemment conçue), L5 (pour son côté technique et beau à la fois), le cadre et le timing ! Retour comme d'hab' par les arêtes et le col Vert.

L2

L2

L3
L3

L3

L4 (ou L5 si on compte la petite traversée sur vire)
L4 (ou L5 si on compte la petite traversée sur vire)

L4 (ou L5 si on compte la petite traversée sur vire)

Les arêtes

Les arêtes

Le retour
Le retour
Le retour

Le retour

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #escalade-alpi

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Publié le 1 Juin 2020

Un petit tour du côté du Lautaret avec Stella et une grande voie pour objectif. Ca commence par une montée la veille dans le secteur : petites balades et farniente.

Le lendemain, nous sommes rapidement à l'attaque de 'l'éperon de la route", après seulement vingt minutes de marche. C'est une voie de difficulté modérée, sur six longueurs (faite en cinq longueurs ce jour-là) mais surtout, sur un excellent caillou. Excellent d'abord en terme de qualité, ensuite en terme de beauté et enfin dans le style d'escalade. L'objectif principal était bien sûr le partage avec ma fille mais si en plus j'y trouvais mon compte sans chercher la difficulté ! Et il est vrai qu'autour de Grenoble, ce genre d'escalade manque. Du beau et du facile. Le rocher est quasi parfait comme d'habitude dans les Cerces. La difficulté est 5b max ; 5a obligatoire. Très bien décrit dans le topo de Cambon. Une fois au sommet, on remet les baskets et on poursuit en direction de Roche Robert. Re-vingt minutes de marche. Il faut traverser à droite une ravine pas très engageante (assurage impossible). A titre personnel, je serais passé sans souci mais pas avec ma fille même tenue à la corde. Pas de panique, il suffit de monter un peu plus haut et de suivre un cheminement à bouquetins qui traverse en légère ascendance sous les rochers et amène sans encombre à l'endroit convoité de la face sud-est de Roche Robert. Plusieurs options s'offrent à nous. Et tout n'est pas décrit dans les topos. Il semble y avoir des voies de partout. Le temps s'est bien couvert. Je ne pense pas que ça tourne à l'orage de sitôt mais pour ne pas trop s'attarder, nous irons au plus facile. C'est aussi l'occasion de faire un peu de terrain montagne. Trois grandes longueurs en 3 max nous permettent d'aller se poser à la croix sommitale. Et au final, un ensemble très complet : petite approche, escalade moderne, marche terrain varié, escalade montagne. Et il faudra y ajouter les rappels de la descente et une boucle en randonnée avec le retour par le chemin du Roy.

Quel matériel emporter ici ?
* La corde. Derrière nous, il y avait une cordée qui paraissait gênée par les manips de corde au relais avec leur 2x50. De plus en plus, je trouve que la corde à double 2x50 est inadaptée. Dans ce type de voie, les longueurs font rarement plus de 30 m (jamais ici) ; c'était également le cas dans ma dernière escalade aux Gicons, pourtant beaucoup plus dure. Au pire, si à un moment cela était un peu juste, il y a toujours moyen de bidouiller pour fractionner. De toutes façons, ici, il n'y en aurait pas besoin et en plus, on descend à pied depuis le haut. J'avais emporté un brin unique de 60 m et ça me semble le meilleur compromis. Gardons la 2x50 pour le trad' difficile et lorsque les rappel d'accès (ou de retour) est obligatoire type Verdon.
* Les paires. 10 suffisent. Y ajouter quelques sangles, cordelette pour autobloquant, peut-être deux friends (0.5 et 0.75) pour la partie sommitale peu équipée. J'avais fait l'impasse et on est pas loin du solo si on ne les a pas.
* Chaussons si on est juste au niveau. Chaussures d'approche suffisantes si on a de la marge.

Descente du sommet de Roche Robert avec une 60 m
Deux rappels de 30 m (le deuxième est sur un anneau pourri à remplacer) puis mouliner le second sur la vire jusqu'à un relais sur deux pitons (j'ai laissé une cordelette verte pour le renforcer). Puis encore deux rappels, le dernier sur une tige unique qui semble bien enfoncée (+ maillon).

La veille, secteur Lautaret
La veille, secteur Lautaret
La veille, secteur Lautaret
La veille, secteur Lautaret
La veille, secteur Lautaret

La veille, secteur Lautaret

Approche
Approche

Approche

Eperon de la Route
Eperon de la Route
Eperon de la Route

Eperon de la Route

Sommet

Sommet

Rappel

Rappel

Retour bucolique
Retour bucolique
Retour bucolique
Retour bucolique
Retour bucolique
Retour bucolique

Retour bucolique

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #randonnée sportive, #paysages

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Publié le 30 Mai 2020

Un demi-créneau, un petit risque d'orage, un petit orteil très provisoirement abîmé... Il n'en faut pas davantage pour trouver un objectif adapté pas trop difficile. Va pour la belle falaise du Pierroux en Dévoluy, au-dessus des Hauts Gicons. J'adore ce site de par la qualité du rocher, de l'escalade et du décor. Le tout associé à un accès et un retour rapides. J'avais déjà fait la fameuse "dent perdue", magnifique et homogène dans le 6b/6c(+) puis une voie que l'on peut qualifier de mix "Abert/Devantay/Mussato", très belle également mais plus difficile et plus hétérogène. Aujourd'hui, ce sera globalement plus facile (6b assez homogène) sauf la longueur clé en 7b annoncée 6c+ obligatoire (voire 7a par certains...) ce qui serait une erreur d'équipement compte tenu du niveau de tout le reste. "On" parle même d'emporter en joker un crochet à gouttes d'eau. C'est donc Ju' qui s'y colle, vu que c'est bien dans son niveau et le voilà qui enchaîne la longueur à vue. Bravo ! Pour ma part, l'option sans sac (nous avions pris le parti de hisser, ce qui est moyennement pratique dans cette voie mais pas si pire non plus) me permet de n'avoir aucune excuse. Après un départ déjà très laborieux qui doit coter 7a, je suis incapable de tenir les prises (très "à doigts") du passage en traversée à gauche vers le bac salvateur permettant de clipper le 4è point. Merci donc à la dégaine. A partir de là, il me faut encore une pause pour sortir au relais la seconde partie (qui doit aussi valoir son 7a). En résumé, une longueur splendide soutenue. Le reste se déroule sur du beau 6b à silex et un dernier passage en 6c sur le haut, promenade de santé au regard du crux. Pour en revenir à cette histoire d'obligation, je confirme l'appréciation du topo Cambon qui annonce, a contrario des autres, la valeur de 6b+ (6c éventuellement). Sauf peut-être pour un petit.

Une très belle voie malgré un petit goût de "pas assez" et un excellent caillou. Ce qui répond à l'interrogation du nom de la voie "y a-t-il des vers dans le reilip ?" (reilip = pilier en verlan). Merci aux ouvreurs (Blache / Leydon) mais quand même une petite question : qu'est-ce que c'est que ce nom de voie ??

L2. Pas très photogénique mais fort agréable

L2. Pas très photogénique mais fort agréable

Crux (L3)
Crux (L3)
Crux (L3)

Crux (L3)

L5

L5

L7

L7

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #Dévoluy

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Publié le 28 Mai 2020

Un nom qui sonne bien je trouve. C'est le nom donné à une voie en face ouest de la dent de Crolles, par son ouvreur Philippe Mussato. Il y a quelques années, je l'avais faite et j'en gardais un excellent souvenir. C'est vraiment une très belle voie. L'équipement est très bon, bien placé. Quelques points sont un peu loin mais rien de bien méchant. La voie n'est pas exposée ; on doit pouvoir voler tranquille si besoin. L'ensemble est soutenu : 6b(+) à 6c tout le long et il faut prendre le parti de poser les pieds à plat sur du lisse incliné. On est loin de l'escalade de salle bien que la seconde partie réserve quelques passages athlétiques. Quelques remarques par longueur :
- L1 : Nous avons attaqué par la voie juste à gauche ("pour qui sonne le glas", du même auteur). On est tout de suite dans l'ambiance au niveau des pieds et la cotation prépare à la suite.
- L2 : Il est souvent bon de ne pas lire les commentaires avant d'aller faire une voie. La première fois, les ayant lu, j'avais fait comme tout le monde en traversant avec les plaquettes au niveau des genoux et j'avais trouvé que le 6b+ n'était pas volé. Là, en passant en-dessous des points, ça ne doit pas valoir plus que 6b ! Comme quoi...
- L3 : La plus soutenue, et la plus belle. Chercher les pieds.
- L4 : Pas rando du tout. Final bien teigneux.
- L5 : Un peu moins jolie et moins soutenue. Ca grimpe quand même
- L6 : Deux passages athlétiques. Ne pas sous-estimer le nez final. Arrivée au sangle. La suite un peu sur la droite.
- L7 : Belle longueur soutenue avec deux passages corsés athlétiques
- L8 : Surplomb final explosif si on n'a plus de bras. Les prises (de main) restent bonnes.

Quelques photos faites au petit Panasonic GM5 + Samyang 7,5 f/3,5 fish-eye en essayant de limiter l'effet de distorsion. C'est aujourd'hui la seule raison (ultra grand champ + compacité/poids = 430 g avec batterie et carte mémoire) qui me pousse à conserver cet ensemble pour les photos d'escalade. Je trouve désormais trop de défauts au format micro 4/3 Panasonic, en tous cas via ce petit boitier :
- Fichier RAW dégueulasses. Trop de post-traitement et malgré tout, je n'arrive jamais au rendu colorimétrique de Canon ;
- Montée en ISO limitée, bruit trop présent et désagréable dès 800 ISO dans certaines conditions ;
- Autonomie limitée ; obligation d'emporter une seconde batterie systématiquement

L2

L2

Arrivée au R3

Arrivée au R3

L4

L4

Arrivée au R7

Arrivée au R7

Final

Final

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #escalade-alpi

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Publié le 27 Mai 2020

Les amateurs d'ornithologie apprécient particulièrement la richesse des zones humides comme, pour ne citer que ces trois spots français, la baie de Somme, la Brenne ou la Camargue. Manque de chance, nous ne sommes pas bien lotis en Isère côté Grésivaudan. Le site le plus intéressant pourrait être les étangs de Montbonnot mais il est dans un état déplorable et ne donne pas trop envie de s'y promener. Il reste la solution d'aller un poil plus loin, autour du lac du Bourget, qui est vraiment une zone fort intéressante été comme hiver. Très connu et peuplé, le site reste soumis à dérangement mais fort heureusement les oiseaux disposent aussi d'un secteur complètement protégé à l'abri de tout passage. Le plus simple pour une première visite, est de se rendre à l'observatoire des Aigrettes à côté du château de Thomas II. Ce que nous avons fait avec les filles. Les oiseaux étaient au rendez-vous.

Aigrette garzette, grande aigrette et héron pourpré sont ceux qui nous ont offert la plus belle proximité. Nombreux hérons cendrés bien sûr, nette rousse, fuligule morillon, héron garde-boeufs...
Aigrette garzette, grande aigrette et héron pourpré sont ceux qui nous ont offert la plus belle proximité. Nombreux hérons cendrés bien sûr, nette rousse, fuligule morillon, héron garde-boeufs...
Aigrette garzette, grande aigrette et héron pourpré sont ceux qui nous ont offert la plus belle proximité. Nombreux hérons cendrés bien sûr, nette rousse, fuligule morillon, héron garde-boeufs...
Aigrette garzette, grande aigrette et héron pourpré sont ceux qui nous ont offert la plus belle proximité. Nombreux hérons cendrés bien sûr, nette rousse, fuligule morillon, héron garde-boeufs...
Aigrette garzette, grande aigrette et héron pourpré sont ceux qui nous ont offert la plus belle proximité. Nombreux hérons cendrés bien sûr, nette rousse, fuligule morillon, héron garde-boeufs...

Aigrette garzette, grande aigrette et héron pourpré sont ceux qui nous ont offert la plus belle proximité. Nombreux hérons cendrés bien sûr, nette rousse, fuligule morillon, héron garde-boeufs...

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux

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