Publié le 26 Mars 2022

Entre les besoins environnementaux et les tarifs, nous avons aujourd'hui deux raisons de vivre différemment, que ce soit pour nos besoins professionnels ou de loisirs. Sans aller jusqu'à imiter Pierre Gignoux qui essaie de tout faire sans sa voiture mais qui, il est vrai, est favorisé par une conditions physique que peu peuvent se prévaloir, l'exemple montré par l'ancien champion de ski-alpinisme et concepteur de chaussures en carbone peut nous servir de ligne de conduite dans certaines situations.

Le vélo en est un bon exemple, qu'il soit utilisé comme approche vers les sommets (avec assistance électrique pour le rendre plus humain) ou comme véritable but en soi. Afin de réaliser des itinéraires différents sans être obligé d'utiliser une voiture, on peut se servir des lignes de train TER. Le problème du train reste le tarif, souvent dissuasif au regard du nombre de kilomètres effectués. Considéré comme mode de transport doux (à juste titre car l'électrique l'est à condition d'être à très faible consommation - vélo - ou partagé - transports en commun), le train reste cher quand on voit les tarifs d'appel de certaines lignes aériennes.

Heureusement, il existe des combines comme profiter des billets promo Illico (les vacances scolaires et les samedis toute l'année) qui offrent une réduction de 40% et une gratuité pour les moins de douze ans à partir de deux personnes voyageant ensemble. Nous en avons déjà profité à plusieurs reprises et aujourd'hui, ce sera pour aller de Brignoud à Albertville pour seulement 16 euros à deux ("adultes") sur un parcours d'environ 70 kilomètres. Carrément valable.

La ligne n'étant pas continue, il faut un changement à Montmélian qui nous laisse le temps de nous restaurer avant de nous retrouver au point de départ vers 12h30. La suite est connue, totalisant 86 kilomètres jusqu'à la maison en passant d'abord par la voie verte V62 puis en traversant sur Chamousset pour emprunter les petites routes vallonnées des villages du val Gelon. La côte de La-Chapelle-Blanche termine cette session avant une belle descente sur Pontcharra où on retrouve les voies cyclables de la vallée. Une bien belle idée de balade à vélo, pile deux semaines après avoir réalisé un Chambéry - Bernin de la même façon, nettement plus court (50 km) ! La saison de vélo est lancée pour les filles et on commence à cogiter à de futurs projets avec nuitée(s).

Albertville - Bernin à vélo
Albertville - Bernin à vélo
Albertville - Bernin à vélo
Albertville - Bernin à vélo
Albertville - Bernin à vélo

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo

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Publié le 23 Mars 2022

C'est à la mi-journée que je me retrouve à monter au-dessus d'Arvillard. Le parking à 1250 m sur la route de Valpelouse est bien pratique car c'est déjà une altitude convenable. En-dessous, la route est sur le flanc ouest puis sud de la montagne et au-dessus, elle passe au nord ce qui signifie que la neige reste continue à partir du parking. Pour la montée, on porte un peu en coupant par le raccourci mais à la descente, ce sera zéro portage.

Pour faire court, ce sera une sortie 100% neige de printemps avec des descentes parfaites (sauf une, la face sud de la tête de la Perrière, à 14h30, plein vent alors qu'un peu après, Eole était totalement absent du sommet d'Arpingon et très limité aux Grands Moulins. Je n'ai pas tout compris pourquoi, ni d'où il venait car c'était complètement hétérogène. Le couloir sud-ouest des Grands Moulins était parfait à 18h ; bien rempli et ludique. , alors que la face sud commençait à regeler. J'ai quand même réussi à la remonter toute à peaux ; c'est bien raide je trouve. Il ne faut pas se la coller. Par contre, impossible de monter à peaux la face nord bétonnée de la tête de la Frèche. j'ai bien apprécié les crampons. Et également la pioche pour rejoindre le sommet de la tête de la Perrière avec quelques acrobaties "piolet-terre à 55°" à cause d'un mauvais choix de passage.

Une belle boucle, environ 28 km pour 2,8 kmV, technique à la montée, et des conditions tout de même ennuyeuses. Si la neige ne revient pas rapidement, je vais laisser tomber le ski et attendre peut-être une ou deux sorties d'altitude dans les couloirs (si ça veut).

A noter la petite erreur du jour, si ça peut vous éviter la même : changement de sac à dos pour partir le plus léger possible et oubli de mon petit kit de secours. A mi-parcours, je m'aperçois que la cordelette en kevlar d'une des chaussures est usée. Je tire dessus pour voir si ça tient et elle pète (heureusement que ce n'était pas durant une descente). Première erreur : il faut absolument vérifier à chaque sortie son état car la rupture dans une pente raide aurait des conséquences dramatiques. Seconde erreur donc : pas de quoi la remplacer. J'aurai passé 3/4 d'heure à essayer de réparer (avec succès finalement), avec des noeuds de fortune, une cordelette évidemment trop courte mais ouf, j'ai pu poursuivre ma sortie et surtout, éviter de rentrer à pied (j'étais au plus loin du circuit...) !!!

Après-midi sportive
Après-midi sportive
Après-midi sportive
Après-midi sportive
Après-midi sportive

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 20 Mars 2022

Cette fois, plus personne ne pourra le nier. On est bien entré dans le printemps calendaire (ou astronomique), c'est-à-dire, la période comprise entre l'équinoxe et le solstice d'été. Du point de vue de la longueur des jours, le printemps astronomique est donc symétrique de l'été ce qui ne correspond pas à sa définition de saison "intermédiaire", comme l'automne. Selon cette définition, beaucoup plus logique que la logique calendaire, il devrait plutôt être centré sur l'équinoxe. Mais les météorologistes ont intégré un autre facteur primordial : l'inertie de la planète qui se situe grosso modo entre trois et quatre semaines. Ainsi, au lieu de commencer début février, le printemps "météo", c'est-à-dire la période de l'année qui correspond le plus à la signification que l'on a de cette saison, débuterait début mars. Et pour des raisons de commodité, la date du 1er mars a été fixée officiellement. Il est dommage que les institutions de l'alpinisme n'aient pas eu cette présence d'esprit pour étiqueter la notion d'hivernale. Ainsi, avec la logique choisie par les alpinistes (celle du calendrier), vous êtes crédité d'une hivernale si vous réalisiez la face nord de l'Eiger hier avec des journées assez longues à la clé mais pas en décembre au moment des jours les plus courts par moins vingt degrés...

Bref, aujourd'hui, c'est le printemps pour tout le monde et il se remarque dans le ciel et dans les arbres : les oiseaux chantent, les cigognes et les grues passent et les bourgeons commencent à éclore, logiquement avec un peu d'avance compte tenu d'un hiver sans neige en plaine (et sans gros gels) hormis en décembre. Quelques photos réalisées dans ma vallée et mes montagnes.

Orite à longue queue
Orite à longue queue

Orite à longue queue

Cigognes blanches

Cigognes blanches

Fauvette à tête noire, femelle (calotte marron) et mâle
Fauvette à tête noire, femelle (calotte marron) et mâle
Fauvette à tête noire, femelle (calotte marron) et mâle

Fauvette à tête noire, femelle (calotte marron) et mâle

Mésange boréale

Mésange boréale

Grimpereau des bois

Grimpereau des bois

Chevêchette d'Europe

Chevêchette d'Europe

Corneille noire houspillant une buse variable

Corneille noire houspillant une buse variable

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Rédigé par lta38

Publié dans #nivo-météo, #animaux

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Publié le 19 Mars 2022

Cet hiver me désole. Sec de chez sec. Fort heureusement, les deux mètres de neige tombés début décembre ont permis d'assurer la saison jusque fin mars. Car hormis quelques coups ponctuels, il ne sera pas tombé grand chose depuis Noël. Il suffit de regarder les pistes d'Orcières-Merlette pour comprendre que ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir ces chutes providentielles de l'Avant (en gros tout ce qui est au sud d'une ligne La Mure - Lautaret), n'ont finalement pas vraiment eu de saison de ski.

C'est plié pour la moyenne montagne donc, même si on n'est pas à l'abri d'un coup préalpin dont avril a le secret (mais qui ne pourra pas durer dès que le soleil reviendra). Les faces sud dérouillent. La dent de Crolles a tiré sa révérence deux semaines plus tôt que la moyenne. Mais surtout, on n'aura pas fait beaucoup de poudre. Un gros contraste avec la saison dernière.

C'est pourquoi j'ai déjà un peu commencé la transition vers les activités estivales et, par exemple, pas skié depuis deux semaines. Mais Thibaut étant de passage ici, il n'était pas possible d'échapper à une (belle) sortie à skis, histoire de nous donner un peu la nostalgie d'années passées ensemble.

Joindre l'utile à l'agréable. Tel aura été le programme de ce samedi. Partis pour essayer quelques skis au départ des Sept-Laux, on aura fait un peu de hors-piste au départ et au retour mais surtout, entre les deux, un joli circuit avec la chance d'un bon regel, contrairement à ce que la semaine avait proposé jusque là. Et pour ma part, l'occasion de combler un manque : je n'avais jamais skié le couloir sud-ouest du rocher Blanc. Ce jour en conditions parfaites (billard sans trace, transformé sur 5 cm à 14h30) mais avec un fond dur sous la couche dégelée qui n'autorisait pas la chute. Heureusement, skier dans de telles conditions est facile.

La saison va-t-elle s'arrêter plus tôt que d'habitude ? Ce qui semble acquis, c'est qu'il ne faut pas s'attendre à un changement de situation avant fin mars.

Une fin anticipée ?
Une fin anticipée ?
Une fin anticipée ?
Une fin anticipée ?
Une fin anticipée ?

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 8 Mars 2022

Nouveau secteur d'exploration, pas loin de la maison. C'est doublement intéressant :
- L'expérience de prendre un "carré" de forêt et d'y inventorier la faune est riche en découvertes et en connaissances.
- Avec le prix de l'essence qui croît de manière presque exponentielle, la proximité devient un atout majeur après avoir déjà été un avantage sur le plan écologique.

Lors des trois premières sorties sur ce site, j'ai noté les traces de passages des mammifères, relevé des sites de piégeage (photo/vidéo) et recherché ma petite chevêchette pour qui le biotope sied à merveille. Et cela n'a pas manqué ; je pense avoir deux mâles bien cantonnés dont un qui semble tourner autour d'une loge. Serait-ce la loge choisie pour la nidification ? Il faudra attendre encore un peu pour le savoir.

Lors de cette dernière sortie, j'ai eu la chance d'observer la mini chouette sur une branche posée à guère plus d'un mètre du sol ce qui est assez rare. Comme à chaque fois, elle était entièrement étrangère à ma présence, à partir du moment où on ne fait pas de mouvement brusque qui pourrait l'effrayer. J'en ai profité pour faire quelques gros plans et me mettre en image à ses côtés. Je précise que la chouette n'a absolument pas bougé ; il n'était pas question de la faire s'envoler.

Deux heures plus tard, de retour sur le site après exploration de la partie haute de mon "carré", à la tombée du jour, la petite chouette avait "glissé" de quelques mètres, face à la loge, et laissait entendre son chant dans l'espoir d'y trouver une moitié. Assis dans l'herbe encore chaude à une trentaine de mètres, j'ai profité de ce petit concert avant de me retirer en même temps que l'astre solaire disparaissait derrière la montagne.

A suivre...

Proximité incroyable

Proximité incroyable

Ma petite préférée
Ma petite préférée

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Rédigé par lta38

Publié dans #chevechette

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