Publié le 3 Octobre 2019

Commence par un lever à 5h du matin et une montée sèche pour profiter du lever du jour au-dessus de la mer de nuages. Un oubli d'objectif ne me permet pas de vous proposer une image ou deux mais ce n'est pas grave. La journée se poursuit par une descente dans la forêt où les cerf brament. Ce n'était pas le but premier de la sortie mais n'ayant pas oublié le téléobjectif, au cas où, je m'octroie une demie-heure de "pause-affût" (je n'ai rien mangé depuis la veille) sur un passage régulier d'animaux. Un cerf me fera le plaisir de passer au bout de quelques minutes.
Je poursuis la descente... Une bonne douche. Et hop, au boulot. D'abord quelques corrections de copies puis trois heures de cours. Une fois les cours de l'après-midi dispensés, retour à la case départ pour les dix ans de ma petite Emie. Avec un beau coucher de soleil sur mon massif préféré. Avant l'extinction des feux, encore quelques préparations à peaufiner pour le lendemain. Il est déjà 23h. Ca suffira pour aujourd'hui. J'aime particulièrement ces journées où tout s'enchaîne sans temps mort, tout comme celles davantage "mono-tache" mais sur une plus longue durée.

Une histoire de 10 : un cerf dix cors, le coucher de soleil de 7h10 et 10 ans de vie, déjà !
Une histoire de 10 : un cerf dix cors, le coucher de soleil de 7h10 et 10 ans de vie, déjà !
Une histoire de 10 : un cerf dix cors, le coucher de soleil de 7h10 et 10 ans de vie, déjà !

Une histoire de 10 : un cerf dix cors, le coucher de soleil de 7h10 et 10 ans de vie, déjà !

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Publié le 1 Octobre 2019

Dans les endroits très reculés et non fréquentés par les hommes (même les chasseurs évitent ce secteur en raison de la difficulté à rapporter un éventuel cerf tué), les cerfs peuvent bramer toute la journée. Et quand nous en entrons dans le pic d'activité, ils peuvent le faire à découvert.
8h. Je suis en place sur une petite plateforme en lisière de forêt. Au-dessus de moi, un milieu semi-boisé que je m'interdis de parcourir (dérangement obligatoire), en-dessous également. Je garde en revanche une belle visibilité sur des places de brame à découvert mais à une distance un peu lointaine pour de (belles) photos. L'avantage, c'est que je sais arriver ici en limitant le dérangement et que je suis assez bien placé pour ne pas être repéré une fois sur place.. Je dénombre probablement sept cerfs bien en voix. Le premier est un douze cors qui brame à découvert mais assez loin. Il finit par faire le tour du propriétaire et venir sur la place la plus proche de mon poste de guet.

Le douze cors

Le douze cors

Il se dirige alors en plein dans l'alpage. Très belle observation. A proximité d'une biche et d'un daguet. Avant de repartir bramer sur la place du fond puis de descendre dans les vernes. Je pense alors qu'il ne reviendra pas. C'est alors qu'un autre cerf plus jeune passe au même endroit mais sans s'y attarder et semble emprunter une sente qui vient droit sur moi. Je l'entends, il approche. Il va sortir à quelques mètres. Je ne pourrai faire aucune photo avec une telle proximité. Je choisis de me tapir au sol et de ne pas bouger. Il passe... magnifique !

Le 12 dans l'alpage

Le 12 dans l'alpage

Biche et daguet

Biche et daguet

Le deuxième cerf qui va passer à moins de dix mètres de moi

Le deuxième cerf qui va passer à moins de dix mètres de moi

Je me dis qu'entre les deux, j'aurais eu le temps d'aller me poster à l'orée de cette clairière, ce que je n'ai jamais osé faire jusqu'ici. J'hésite car d'une part, je ne sais pas si dans le bout de forêt à traverser il y a d'autres animaux silencieux et puis, compte tenu de l'heure (9h30), doute que les animaux ressortent à découvert. Une demie-heure plus tard, le douze refait la même boucle et monte encore plus haut dans l'alpage, complètement à découvert.

Non, il ne m'a pas vu. C'est juste qu'il regardait dans cette direction à ce moment-là.

Non, il ne m'a pas vu. C'est juste qu'il regardait dans cette direction à ce moment-là.

Deuxième occasion ratée. Etat des lieux : au-dessus, quatre cerfs (dont le jeune passé tout près) qui ne semblent pas bouger d'un iota. Au-dessous, un ou deux autres, assez bas. Et le douze en pleine prairie assez loin. Il va sûrement regagner ensuite la forêt en bas, et peut-être repasser sur la place convoitée. Je tente et vais me poster en lisière. Cinq minutes plus tard, j'y suis sans encombre. A peine installé, le voilà qui revient mais au lieu de poursuivre vers moi, il décide d'aller se faire entendre auprès de ses congénères qui me dominent ! Caramba encore raté. Je décide rester là quand même au cas où. Je suis très bien placé. Un jeune cerf sorti de je ne sais où va venir tout près.

Jeune cerf
Jeune cerf

Jeune cerf

La voie étant de nouveau libre, je monte sous un autre bosquet réservant une bien meilleure vue. j'ai laissé mon sac à dos vingt mètres plus bas. Je m'installe avec le filet entre deux vernes, le trépied et le petit tapis de sol pour les genoux... Mal installé car dans la pente mais bon, le poste de vue est excellent...
Le douze revient puis... se couche en plein alpage, hors de ma vue. Il reste ainsi une bonne demie-heure en bramant de temps à autre. Aux jumelles, je ne distingue que le bout de ses bois, couché sur un replat. Il va forcément se lever. Il suffit d'être patient.

Et il va m'offrir un des meilleurs affûts que j'ai pu réaliser jusqu'ici.

Brame 2019, acte III : la quintessence du brame
Brame 2019, acte III : la quintessence du brame
Brame 2019, acte III : la quintessence du brame
Brame 2019, acte III : la quintessence du brame
Brame 2019, acte III : la quintessence du brame
Brame 2019, acte III : la quintessence du brame
Brame 2019, acte III : la quintessence du brame
Brame 2019, acte III : la quintessence du brame
Brame 2019, acte III : la quintessence du brame

Midi. Ca brame encore à couvert. Je surveille l'alpage qui chauffe au soleil. Ca va encore passer, plus loin. J'aime moins ces images, lumière beaucoup trop dure. Le concert demeure exceptionnel.

Des cerfs dans l'alpe en plein midi
Des cerfs dans l'alpe en plein midi

Des cerfs dans l'alpe en plein midi

Au retour, je fais un grand détour pour ne pas traverser toute la zone et revient par un autre secteur. Là, aussi, malgré la chaleur, ça brame en pleine journée et les animaux sont visibles. J'en profite un moment avant de rentrer. Un cerf viendra même crier tout près. Quelle  journée !

Un cerf tout près

Un cerf tout près

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Rédigé par lta38

Publié dans #brame du cerf, #Belledonne

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Publié le 29 Septembre 2019

J'ai passé mon dimanche après-midi dehors, jusqu'à la nuit noire. Après trois heures de marche, je suis allé me poster sur une zone régulièrement fréquentée par les loups et les cerfs. J'étais en place à 15h et je n'en suis parti qu'à 19h30 avec encore 1h30 de marche pour rentrer. Durant cette immersion au coeur de la nature sauvage, j'ai eu le temps d'observer le paysage, d'écouter et observer les cerfs, d'observer également d'autres animaux (sangliers, aigles royaux, renard, martre...), de voir évoluer l'inclinaison et l'orientation de la lumière, d'observer le décor... mais aussi de penser à des tas de choses.

J'ai été partagé entre bons sentiments et colères. Les récentes déclarations anti-loup ont sans doute fait déborder une coupe déjà bien pleine. J'entends encore raisonner dans ma tête certaines paroles : "le loup, c'est la mort de l'élevage en montagne, et du même coup, la fin de la biodiversité dans les alpages". Que ne faut-il pas entendre ! En regardant Belledonne, je me suis rendu compte à quel point un alpage c'est laid au regard de la végétation de premier étage ici présente : des arbustes à myrtilles, des rhododendrons, des genévriers, des fougères. Une palette de couleurs de fou !!! A côté de ça, de l'autre côté du massif, plus une fleur sur le col du Glandon. De herbe, que de l'herbe, et des crottes de moutons. Par millions. Des zones piétinées, ravagées, des torrents souillés. On commence de plus en plus à en parler. Un ami de retour des Pyrénées me parlait d'habitants de villages qui commencent à être remontés contre ces dégradations. Voilà, "l'entretien" des montagnes dont on voudrait nous faire croire l'utilité. Allez vous promener en Belledonne en automne. Et demandez-vous si le massif a besoin d'être tondu par un animal domestique ! Notre chaîne n'est-elle pas magnifique telle qu'elle ? Qu'il y ait quelques moutons par-ci par-là, pourquoi pas. Des zones d'herbes sont peut-être nécessaires pour entretenir une certaine variété de paysages mais elles existent déjà, à l'altitude à laquelle les petits arbrisseaux pré-cités ne peuvent pas exister. Il faut se battre contre ces idées reçues.

Et sans vouloir établir des clichés, ce sont souvent ces mêmes personnes (bénéficiant d'une législation complice établie sur des pratiques d'un autre temps) qui aujourd'hui causent beaucoup de tort à la biodiversité. En effet, beaucoup d'habitants des campagnes ne voient dans la nature que le profit qu'on peut lui retirer et n'hésitent pas à la détruire lorsqu'elle leur met des bâtons dans les roues. Si on écoute ces multiples échos, les exemples ne manquent pas et se cumulent pour porter au final un grave préjudice :
- Les renards détruisent les petits animaux et s'attaquent aux poules : il faut les zigouiller. 30€ par queue rapportée
- Les blaireaux, martres et autres mustélidés sont des nuisibles : faisons appel aux piégeurs
- Les vautours s'attaquent aux vaches vivantes et aux jeunes chamois : c'était mieux avant (leur retour)
- Les sangliers, cerfs, chevreuils causent de gros dégâts : il faut maintenir la pression de chasse
- Les étourneaux sont trop nombreux : vite, des plombs
- Le loup détruit la biodiversité et mange trop de moutons : éradiquons-le !
- L'ours fait peur aux troupeaux : organisons des chasses sauvages !
- Les cormorans piquent les poissons aux pêcheurs : classons-les nuisibles !
- Les nids d'hirondelles, ça fait des crottes sur les perrons : délogeons-les !
- Les lapins c'est joli mais ils viennent bouffer les salades dans les potagers : ça se règle à la 22 LR
- Les chouettes et les hiboux ça porte malheur : clouons-les à côté de Jésus !
- ... (liste interminable)
En gros, on aime la nature, mais faut pas qu'elle vienne nous emmerder.

Pourtant, le renard débarrasse essentiellement des micro-mammifères porteurs (entre autres) de la maladie die de Lyme ; les vautours sont uniquement des équarrisseurs de la nature ; les loups entretiennent la bonne santé des population de cerfs ; les mustélidés ne gênent personne...

En parallèle, les oiseaux disparaissent à vitesse grand V et mérite(raient) pourtant toute notre attention.

STOP au carnage !!! A toutes celles et ceux qui ne jurent que par la destruction dès qu'un problème se pose, nous sommes de plus en plus nombreux à le déplorer et à souhaiter nous-aussi nous faire entendre. Nous ne laisserons pas la nature aux mains de ceux qui ne la méritent pas. Je fais partie de ceux-là et sachez que notre réseau de communication sera de plus en plus utilisé pour contrer vos mauvaises actions. Ce qui était acceptable il y a encore quelques années ne l'est plus dans l'urgence environnementale d'aujourd'hui. Au lieu de tergiverser et parfois fermer les yeux sur certaines exactions, l'état français devrait être impitoyable avec ceux dont les actions ont un finalement impact négatif pour toute la population.

Bon, et sinon, deux cerfs sont venus "jouer" à proximité de mon affût mais sans sortir dans la bonne trouée. Mais ce n'est pas grave, l'essentiel était ailleurs.

Ambiances de brame (je vous laisse deviner quelle image est une capture de piège photo)
Ambiances de brame (je vous laisse deviner quelle image est une capture de piège photo)
Ambiances de brame (je vous laisse deviner quelle image est une capture de piège photo)
Ambiances de brame (je vous laisse deviner quelle image est une capture de piège photo)

Ambiances de brame (je vous laisse deviner quelle image est une capture de piège photo)

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Rédigé par lta38

Publié dans #brame du cerf, #humeur, #animaux, #randonnée sportive, #Belledonne

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Publié le 27 Septembre 2019

C'en est presque devenu le site phare de l'agglo pour les grimpeurs sexogradistes. Il faut dire qu'avec une majorité de lignes centrées sur le 6+ (entendez par là, de 6b+ à 6c+), le désert de l'Ecureuil a de quoi séduire. Le site se caractérise par les points suivants :
- un équipement moderne rapproché sans être une échelle à spits. Attention, avec 14 dégaines comme nous, ça ne suffit généralement pas. Du coup, il faut sauter des points et là, ça commence à laisser potentiellement de beaux vols possibles. Mieux vaut venir avec 17 paires pour les voies les plus longues.
- des voies longues : 25 à 40 m (deux lignes à 40 m pile, gaffe aux cordes trop courtes)
- une cinquantaine de voies en tout, orientation globale sud-ouest
- un ensemble assez athlétique
- une première partie bricolée (silex consolidés au sika ou prises rajoutées au sika - on aime ou on n'aime pas) ; une seconde partie naturelle plus prisue et moins raide
- de manière générale, les mouvements à faire sont superbes
- trente secondes de marche d'approche
Ce soir-là, nous avons fait avec Candice
- La vie est une longue corde fragile, 6a+, 37 m. Très soutenue. Niveau limite 6a/b non athlétique s'abstenir.
- Les trois mousquetons, 6b+, 40 m. Pas un mètre de corde en rab avec une 80 m ! Moins soutenue que la précédente, se joue sur un court passage bien dur.
- Maudit piton, sacré vol, 6c, 30 m. Très beau, section clé athlétique avec quelques pieds aléatoires.
- Itinéraire d'un grimpeur raté, 6b+, 30 m. Ressemble à la précédente en moins difficile.
Seulement quatre longueurs avant que la nuit n'arrive mais au total, près de 140 m de grimpe soutenue, le tiers d'une voie aux Gillardes !

A noter sur la partie gauche, des grimpeurs s'essayant au dry-tooling. Je ne suis pas certain que les équipeurs de ce site apprécient. Après moult hésitations, n'ayant pas envie de me pourrir la soirée, j'ai lâchement décidé de ne rien leur dire et de changer de secteur pour continuer à grimper. Mais je ne cautionne pas cette pratique ici. Avis aux futurs amateurs. Il y a des sites dédiés au dry. Etant donné le travail effectué par Hervé Rondeau et son équipe ici, le minimum serait de le respecter et de le préserver au mieux.

Candice dans "les trois mousquetons". Photo Iphone (brute)

Candice dans "les trois mousquetons". Photo Iphone (brute)

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #Vercors

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Publié le 26 Septembre 2019

Elles sont mûres, à point. A l'heure où le fruit est à son apogée, les couleurs de l'arbrisseau aussi. Cette année, j'avais bien envie d'en profiter un peu lors de courts créneaux de disponibilité comme ces deux matinées cette semaine.

Deux petites balades de lever du jour donc ; l'une seul en Belledonne ; l'autre en Grandes Rousses avec Emie, au milieu des prairies en feu. Quelle ambiance. Profitez-en ; la quinzaine qui commence sera magnifique !

Première en Belledonne où c'est surtout le ciel qui aura occupé mon appareil photo
Première en Belledonne où c'est surtout le ciel qui aura occupé mon appareil photo

Première en Belledonne où c'est surtout le ciel qui aura occupé mon appareil photo

Et un beau renard

Et un beau renard

Et plein feu dans les Grandes Rousses !
Et plein feu dans les Grandes Rousses !
Et plein feu dans les Grandes Rousses !
Et plein feu dans les Grandes Rousses !
Et plein feu dans les Grandes Rousses !

Et plein feu dans les Grandes Rousses !

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Rédigé par lta38

Publié dans #balade, #paysages, #Grandes Rousses

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