Publié le 25 Février 2020

Tout d'abord la météo n'est pas avec nous. Il neige ce matin et la visibilité n'est pas top. Le soir, on sera de retour sur Lyngen. L'idéal serait de trouver quelque chose à se mettre sous la dent avant de prendre le ferry. En roulant, on distingue de loin un couloir encaissé sur une presqu'île au nord de Storslett. Il faut faire tout le tour de la presqu'île en voiture pour en gagner le pied. Compte tenu de la météo, on a le temps et on décide d'aller voir. Les couloirs encaissés sont de bons plans que la nivologie est douteuse.

On déchante une fois au pied : le haut ne sort pas et est complètement pelé par le vent. Demi-tour. On espère maintenant trouver une colline semi-boisée pas trop dense pour faire quelques virages. Justement, il y en a une pas loin mais il faut refaire le tour de la presqu'île. On s'engage alors sur une mini route déneigée très légèrement et on plante la voiture sur un tas de neige. Impossible d'en sortir. On aura tout essayé : les tapis, les branches, pousser, monter sur le capot. On est au bout du monde et ça sent le roussi. Il est 13h. Après avoir bataillé trois bons quarts d'heure, Nico part à pied en espérant trouver une maison isolée habitée pendant que j'essaie encore en vain de sortir le véhicule. Fort heureusement, Nico revient avec un viking qui ne parle pas un mot d'Anglais mais qui a bien compris le problème et nous sort de là avec son 4x4 et une corde. Ouf ! 

On décide alors de partir, après une averse de neige qui nous aurait peut-être fait hésiter, sur la bosse qui domine la seule maison du coin. Il y a des traces de motoneige au départ. Rapidement, on les quitte, on se faufile entre quelques arbustes et on rejoint une forêt parfaite pour le ski qui nous même à une colline dépassant tout juste les 500 m d'altitude. Le ciel se découvre et la neige est excellente : 25 cm de poudre posée sur un fond souple. Après une première descente, on remet les peaux pour skier une deuxième ligne. Puis une troisième. Pour arriver à la voiture pile au moment où le ciel s'est recouvert. Il est 16h et il se remet à neiger. On commence à comprendre qu'il va falloir être très réactif pour saisir les fenêtres de beau temps. Au final, du ski 5 étoiles complètement inespéré.

Grand blanc le matin à Skjervøy
Grand blanc le matin à Skjervøy

Grand blanc le matin à Skjervøy

Ski de grande qualité sur cette petite bosse (le Nordkjosfjellet)
Ski de grande qualité sur cette petite bosse (le Nordkjosfjellet)
Ski de grande qualité sur cette petite bosse (le Nordkjosfjellet)
Ski de grande qualité sur cette petite bosse (le Nordkjosfjellet)
Ski de grande qualité sur cette petite bosse (le Nordkjosfjellet)
Ski de grande qualité sur cette petite bosse (le Nordkjosfjellet)
Ski de grande qualité sur cette petite bosse (le Nordkjosfjellet)
Ski de grande qualité sur cette petite bosse (le Nordkjosfjellet)
Ski de grande qualité sur cette petite bosse (le Nordkjosfjellet)

Ski de grande qualité sur cette petite bosse (le Nordkjosfjellet)

Sur la route en direction de Olderalen

Sur la route en direction de Olderalen

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #Norvège

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Publié le 24 Février 2020

Pour ce troisième jour, la météo s’aggrave. Que faire ? Il n'y a pas beaucoup d'informations sur le ski par ici. La visibilité semble mauvaise au coeur de l'île de Kågen ; il va falloir se contenter du pourtour.  Oui, mais où ? La veille, en venant en voiture, on a aperçu une série de couloirs sur les sommets de la façade orientale. C'est encore la meilleure solution. Une fois entré dans les couloirs, on ne peut plus se perdre et c'est souvent garant de sécurité en terme de stabilité de la neige s'il n'y a pas grosse surcharge et pentes menaçantes au-dessus.

Encore faut-il trouver un endroit pour parquer la voiture. Avec les gros tas de neige de bord de route, la chose n'est pas simple. Finalement, on trouve notre bonheur à l'intersection avec la petite route menant à la presqu'île de Taskeby. Les couloirs nous tendent les bras. Petit doute dans le cône mais rapidement envolé à l'entrée. Ambiance de fou et raideur au rendez-vous pour ce couloir est du Mølnfjellet. Et une neige excellente gommant toutes les difficultés. Une fois à la voiture, c’est l’éclaircie du soir. On part en profiter sur la mini bosse en face (Taskebyfjellet). Rien d'exceptionnel pour le ski et à peine 200 m de dénivelé mais une superbe vue, des lagopèdes, des élans et une lumière de dingue. Encore une belle journée norvégienne !

Approche des couloirs

Approche des couloirs

Grosse ambiance
Grosse ambiance
Grosse ambiance
Grosse ambiance

Grosse ambiance

Neige fantastique à la descente
Neige fantastique à la descente
Neige fantastique à la descente
Neige fantastique à la descente
Neige fantastique à la descente

Neige fantastique à la descente

On repart sur la petite bosse du Taskebyfjellet. Les couloirs en arrière-plan

On repart sur la petite bosse du Taskebyfjellet. Les couloirs en arrière-plan

Ce sera court mais fort joli
Ce sera court mais fort joli
Ce sera court mais fort joli
Ce sera court mais fort joli

Ce sera court mais fort joli

La vue depuis le Taskebyfjellet. Chercher les élans.
La vue depuis le Taskebyfjellet. Chercher les élans.
La vue depuis le Taskebyfjellet. Chercher les élans.
La vue depuis le Taskebyfjellet. Chercher les élans.

La vue depuis le Taskebyfjellet. Chercher les élans.

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Rédigé par lta38

Publié dans #Norvège, #ski-glisse

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Publié le 23 Février 2020

Cette face reste à ce jour dans le top 3 des plus hautes faces raides que j’ai pu skier. En 1 à égalité, l’Infernet (descendu feux fois dont une fois avec Nico) et la GAB (Grande Aiguille de la Bérarde) tous deux avec 1700 m de haut. Ce Store Kjostinden n’accusera « que » 1450 m de dénivelé mais à ce stade, la différence est insignifiante. Et avec le fjord en bas, ce dernier fait largement jeu égal en terme d’ambiance. On avait un petit doute sur l’enneigement d’un passage au premier quart et ce n’était pas l’objectif du jour. Nico, très prudent, préférait assurer une (autre) pente plutôt que de buter. Traçant devant, j’opte pour LA ligne en mode forcé. Si ça ne passe pas, je lui promets de remettre les peaux vers l’autre couloir initialement prévu (est de l'Urdtinden) pour sauver la journée. Et ça passe ! Énorme ! Quelle ligne ! A faire absolument.

A 13h30, nous sommes de retour au Magic Lodge après en être parti vers 9h. Petit échange avec Henrika :
- Alors, vous avez fait le Store Kjostinden ? (c'était une des options lâchée avant de partir)
- Oui ! Mais par le couloir de droite
- Ah, c'est le kilometer couloir ! Vous avez été super rapides.

Il faut reconnaître qu'on est assez content de cette réalisation et que ça n'a pas pinaillé malgré la châle à pied dans ce long couloir. Cela fait à peine un jour et demi qu'on est sur Lyngen et je pensais prendre davantage de temps pour sentir les conditions. Et finalement, déjà deux beaux couloirs dont cette ligne absolument mythique. Bon fini les superlatifs. On prend la voiture et on file prendre le bac à Lyngseidet. Direction, le nord-est vers la petite île de Kågen qu'on avait envie d'explorer un peu, avant de revenir sur Lyngen un peu plus tard. Sur la route, on observe phoques et pygargues à queue blanche. Dépaysement total. Le soir, après avoir pris possession d'un petit chalet, une éclaircie se dessine avec aurore boréale. Réaction immédiate vers le point culminant de l'île : une petite bosse à moins de 400 m d'altitude mais en partant au niveau de la mer, ça fait une petite course très sympa avec en prime la nuit et les lueurs de la petite ville de Skjervøy. Malheureusement pour les aurores, le ciel se recouvre très vite et on finit sous la neige. Il semble vraiment que la météo change très très vite par ici et qu'il ne faille pas traîner pour profiter des opportunités. Et de même, qu'il soit facile de se faire surprendre en plein coeur des montagnes.

Une très belle seconde journée !

Etant donnée la longueur de l'ascension, on a tout le loisir d'observer le paysage
Etant donnée la longueur de l'ascension, on a tout le loisir d'observer le paysage
Etant donnée la longueur de l'ascension, on a tout le loisir d'observer le paysage
Etant donnée la longueur de l'ascension, on a tout le loisir d'observer le paysage
Etant donnée la longueur de l'ascension, on a tout le loisir d'observer le paysage
Etant donnée la longueur de l'ascension, on a tout le loisir d'observer le paysage
Etant donnée la longueur de l'ascension, on a tout le loisir d'observer le paysage
Etant donnée la longueur de l'ascension, on a tout le loisir d'observer le paysage
Etant donnée la longueur de l'ascension, on a tout le loisir d'observer le paysage
Etant donnée la longueur de l'ascension, on a tout le loisir d'observer le paysage

Etant donnée la longueur de l'ascension, on a tout le loisir d'observer le paysage

Une descente de très haut vol sans être extrême
Une descente de très haut vol sans être extrême
Une descente de très haut vol sans être extrême
Une descente de très haut vol sans être extrême

Une descente de très haut vol sans être extrême

Phoque observé sur la route vers Skjervøya

Phoque observé sur la route vers Skjervøya

Sortie du soir sur le Skattørfjellet
Sortie du soir sur le Skattørfjellet
Sortie du soir sur le Skattørfjellet
Sortie du soir sur le Skattørfjellet
Sortie du soir sur le Skattørfjellet

Sortie du soir sur le Skattørfjellet

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #Norvège

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Publié le 22 Février 2020

Une belle première journée norvégienne : la neige est bonne, le ciel assez ensoleillé, on croise un élan et des lagopèdes. Première descente après l'ascension du classique Rørnestinden et on remet les peaux en direction d’une face bien raide préalablement observée. La neige nous semble stable du peu que l'on a vu aujourd'hui mais aussi après prise d'informations le matin auprès de Patrik, gérant du Magic Lodge et principal acteur du BERA local. L'idée est de skier à vue un couloir assez encaissé qui part d'une épaule du sommet sud du Rørnesfjellet. Bonnes conditions pour cette première pente raide du séjour qui doit coter 5.1 et faire tout de même près de 400 mètres de dénivelé. Passage à la Rørneshytta pour la pause et voilà une belle première journée de ski qui s’achève. On la prolongera le soir par une petite visite de la "ville" de Lyngseidet qui, après étude des possibilités de la péninsule de Lyngen, semble assez bien placée pour rayonner.

Première montée ; le décor est planté
Première montée ; le décor est planté
Première montée ; le décor est planté
Première montée ; le décor est planté

Première montée ; le décor est planté

Descente du Rørnestinden

Descente du Rørnestinden

Montée en direction du sommet donnant accès au couloir
Montée en direction du sommet donnant accès au couloir
Montée en direction du sommet donnant accès au couloir

Montée en direction du sommet donnant accès au couloir

Descente du couloir
Descente du couloir
Descente du couloir

Descente du couloir

Passage à la Rørneshytta
Passage à la Rørneshytta
Passage à la Rørneshytta

Passage à la Rørneshytta

Descente dans la talweg. Gaffe au ruisseau !
Descente dans la talweg. Gaffe au ruisseau !

Descente dans la talweg. Gaffe au ruisseau !

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #Norvège

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Publié le 21 Février 2020

C'est reparti pour un tour là-haut. Pourquoi encore en Norvège (ce sera la cinquième fois) ? Tout simplement parce que j'aime ce pays. Pas pour ce qu'on y mange. Mais pour le décor qu'il offre.

Où ? Tromsø. Cette fois, ce sera au nord du cercle polaire. Avec essentiellement l'exploration de la péninsule de Lyngen mais aussi de la petite île de Kågen.

Comment ? A skis bien sûr.

Avec qui ? L'ami Nico, qui découvrira ce pays pour la première fois. Grosse pensée à Io qui aurait dû être de la partie.

Déplacement sur place : location auto. Pour une question de tarif, nous avions choisi Budget. Erreur : les voitures Budget (filiale de Avis semble-t-il) étaient les seules dont les pneus n'étaient pas équipés de clous. Dans tous les cas, s'y prendre à l'avance (3 mois c'est bien) car ensuite, les tarifs augmentent. Compter 50€/jour pour un véhicule pour deux (type Golf).

Trajet : avion quasi incontournable. Nous n'avons pas étudié l'option train et l'option route était trop chronophage cette fois-ci. Evidemment, on se pose la question de l'impact de l'avion. Sur mes quatre derniers voyages en Norvège (2018, 2019x2 et 2020), j'aurai utilisé deux fois l'avion et deux fois la voiture. Mon impact global reste plutôt faible (50000 km d'avion en 47 ans) ce qui correspond à un aller-retour Genève-Oslo tous les quatre ans mais il a tendance à s'intensifier récemment. Je suis très dubitatif sur les compensations car les arbres plantés mettent plusieurs années avant d'être réellement efficaces. Comme pour tous le reste (véhicules plus "propres", tri des déchets...) le mieux restera toujours une moindre consommation. Difficile de connaître le bon équilibre entre rien et cinq voyages par an. Néanmoins, j'ai décidé de compenser quand même. Je ne sais pas comment : les sites Good Planet, My Climate... proposent des solutions intéressantes comme le reboisement au Nicaragua. Je suis preneur de tuyaux si vous avez plus d'informations à ce sujet.

Pourquoi cette époque ? C'est une question qui m'est souvent revenu. "Il fait nuit". Rappelons à ce sujet qu'aux équinoxes, la durée du jour est équivalente à tous les points du globe et qu'on n'est pas si loin de l'équinoxe. Quand on regarde de plus près les éphémérides, on pourra être surpris si on n'est pas très informé sur la question :
(jour = durée du jour ; civil = durée du jour + aube/crépuscules civil)

  21/02 jour 21/02 civil  02/03 jour 02/03 civil
Grenoble 10h42 11h40 11h14 12h12
Tromsø 8h19 10h27 9h48 11h48

On remarque notamment qu'en fin de séjour, la différence entre les deux places n'est pas significative en ce qui concerne la durée de la période où on n'a pas besoin de lampe pour se déplacer (jour + aube/crépuscule civil). La véritable différence vient de la hauteur du soleil dans le ciel et donc de son effet négligeable sur la neige en faces sud. Choisir fin-février - début mars me paraissait donc fort intéressant pour bénéficier de neiges froides en toutes orientations, des aurores boréales (non visibles dès fin mars) et de l'absence de monde.

Logement sur place : on a varié les secteurs. Mais contrairement au sud de la Norvège, les possibilités sont beaucoup plus réduites. Ne pas attendre le dernier moment. De bons plans à Svensby, Lyngseidet. Plus au nord, Skjervøy... mais ce n'est déjà plus Lyngen. Une bonne adresse : le Magic Lodge. Bien central et géré par Patrik (et Henrika) qui fournit beaucoup d'informations au bulletin neige et avalanches

Conditions à cette époque : ça peut être très tendu. Beaucoup de neige cette année. Il a fallu s'adapter. Le bulletin neige et avalanches est fourni à partir d'informations réduites. Le niveau 2 (modérate) semble être le niveau 4 des Hautes-Alpes !!! (parfois). Charger l'application Varsom Regobs.

Carto : les cartes norvégiennes sont gratuites sur l'application Norgeskart et également téléchargeables sur IPhiGéNie.

Tarif : 10 jours à deux. On reste sous les 1500€/personne tout compris (bouffe également) et on tombe facilement à 1300 si on part à 3 ou 4. La nourriture est assez chère et pas top. Mais on s'en accommode. Il doit y avoir moyen de se faire plaisir en prenant le temps de cuisiner mais comment dire... ce n'était pas le but du trip.

Première petite aurore boréale sur la route en direction de Lyngseidet le soir de notre arrivée.

Première petite aurore boréale sur la route en direction de Lyngseidet le soir de notre arrivée.

Bien installés au Magic Lodge

Bien installés au Magic Lodge

Belle lumière pour le premier matin

Belle lumière pour le premier matin

Un bel enneigement au niveau de la mer
Un bel enneigement au niveau de la mer
Un bel enneigement au niveau de la mer

Un bel enneigement au niveau de la mer

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #paysages, #Norvège

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