animaux

Publié le 23 Février 2022

Ce billet pourrait être mis en parallèle avec celui-ci. Je possède (donc) ces deux objectifs et on peut se poser les deux questions suivantes :
1- Quand on a le 100-500, quel intérêt d'avoir en plus le 100-400 ?
2- Le 100-400 ne suffit-il pas ?
Commençons par la seconde question. Oui, ce 100-400 suffit lorsqu'on cherche une optique légère à transporter un peu partout pour faire des paysages rapprochés ou de l'animalier en plein jour. Il devient insuffisant pour faire de la photographie animalière de qualité pour les raisons suivantes :
- 25% de focale en moins (ce n'est pas rien)
- A focale équivalente, perte de luminosité. Par exemple, f/8 vs f/5,6 à 350 mm ; f/5,6 vs f/4,5 à 135 mm
- Pas de collier de pied même en option
- AF moins performant (moins rapide et moins bon)
- Le piqué du 100-500 est tout simplement exceptionnel
- Bokeh incomparable entre 470 f/6,3 et 400 f/8.

Si ce 100-400 avait existé dès le départ, j'aurais donc quand même opté pour le 100-500 car je voulais un télézoom (très) qualitatif. Cependant, à la sortie du premier, j'ai bien été tenté de l'essayer en parallèle du 100-500. En effet, bien que d'un poids/encombrement record (voir ici) pour une telle focale, ce 100-500 prend quand même un peu de place, notamment une fois rangé dans sa housse de transport (un peu indispensable si on veut le garder longtemps). Cela le met out pour une optique à avoir (presque) toujours en fond de sac. Ce qui n'est pas le cas de ce nouveau 100-400. Jugez plutôt sur cette image !

Outre l'encombrement, le 100-500 Canon est à 1365 g ; le 100-400 Nikon à 1435 g et le 100-400 Sigma (plus léger que le Sony) à 1140 g. Le 100-400 RF affiche, lui, 635 g sur la balance !! Absolument inégalé.

Outre l'encombrement, le 100-500 Canon est à 1365 g ; le 100-400 Nikon à 1435 g et le 100-400 Sigma (plus léger que le Sony) à 1140 g. Le 100-400 RF affiche, lui, 635 g sur la balance !! Absolument inégalé.

Le 100-400 RF s'annonçait donc comme LE téléobjectif à avoir toujours sur soi. Voici maintenant quelques semaines qu'il m'accompagne. Les premiers essais sont concluants. Monté sur le mini RP, le piqué est étonnant à toutes les focales y compris au 400 mm. Ses qualités (et c'est déjà pas mal), s'arrêtent là. On peut évidemment noter aussi des défauts, certains étant directement remarquables sur le papier :
- ouverture f/8 à 400 (et même très très largement en deçà)
- AF poussif
- pas de traitement tous temps
- pas de collier de pied possible
- pare-soleil optionnel et incompatible avec celui de mon 70-200 f/4 (pourtant de même diamètre)
A noter qu'aujourd'hui, je peux partir en mode "voyage" avec le RP, le 16, le 35 et ce 100-400, le tout ne pesant que 1600 g !

Pour finir quelques images faites avec le 100-400 RF lors de cette balade de fin de journée sur les hauteurs de Saint-Ours en Ubaye.

100-400 RF en montagne
100-400 RF en montagne
100-400 RF en montagne
100-400 RF en montagne
100-400 RF en montagne
100-400 RF en montagne

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Rédigé par lta38

Publié dans #Ubaye, #matériel, #animaux

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Publié le 20 Novembre 2021

Lors de cette sortie depuis le pré du Four en passant par le col de l'Arc, la vire des Crocs, la Pierre Vivari et le sommet des rochers de l'Ours, j'ai eu le loisir, parfois avec l'aide des jumelles, d'observer de nombreux animaux : bouquetins, chamois, mouflons, grand corbeau, accenteur alpin... La cinquantaine de mouflons rencontrée durant cette matinée m'a rappelé l'intervention d'un chasseur sur les réseaux, martelant dur comme fer qu'on ne pouvait pratiquement plus voir de mouflons en Vercors dans ce secteur et ce, à cause du loup. A peu près les mêmes réflexions qu'on entend un peu partout quand des secteurs très "giboyeux" comme ils les appellent sont soumis à l'arrivée du canidé. Bien sûr que le loup modifie la donne : il réduit la taille des hardes, rend les animaux plus discrets, plus méfiants, plus forestiers... mais ne décime pas les troupeaux à ce point. Les mouflons restent toujours bien présents dans ce coin du Vercors.

L'actualité me donne malheureusement raison sur le manque de connaissances (ou d'objectifs de protection puisqu'ils se disent écologistes) de certains chasseurs. La rencontre d'une ourse et ses petits en Ariège aurait provoqué de graves blessures chez le chasseur puis l'abattage de celle-ci. On ne sait pas s'il y a réellement eu agression "gratuite" de l'ours ou acte de défense suite à un rapprochement trop insistant de cette femelle suitée par le protagoniste mais il y a fort à parier que ce soit la seconde hypothèse. L'ours brun n'est pas un grizzly et seul le fait de sentir sa progéniture en danger peut réellement provoquer des comportements à risque pour l'homme concerné. Notons par ailleurs qu'aux Etats-Unis, il y a des comportements spécifiques à avoir (pour les randonneurs) dans les zones à grizzly afin de diminuer les risques d'accident et que, si vous êtes agressé en n'ayant pas respecté ces règles, en plus des dommages (a minima une grosse frousse) vous vous en sortirez avec une amende. En France, un fait totalement isolé comme celui-ci peut, à l'inverse, déboucher sur... une chasse à l'ours. Il n'en demeure pas moins qu'une battue aux sangliers dans une zone habitée par les ours, sur un espace aussi sensible que les Pyrénées (une soixantaine d'ours seulement sur tout le massif dont à peine une quinzaine de femelles potentiellement reproductrices) est soit une méconnaissance totale de la part des chasseurs, soit un "jemenfoutisme" avéré ou pire, une provocation. La survie d'une telle espèce est un trésor inestimable dans notre pays. La non-considération de cela est à mes yeux un "crime" contre la nature et donc contre l'homme lui-même. Le fait qu'un état comme la France ne prenne pas véritablement soin de cette espèce comme de toutes les espèces menacées au bénéfice d'activités mercantiles ou destructrices est un acte hautement condamnable.

Ce n'est pas demain qu'on verra l'ours en Vercors mais en attendant, ce massif est dotée d'une faune ultra riche dont nous devons prendre soin. Cette randonnée en boucle, entre le pic Saint-Michel et le Cornafion, aux portes de la grande ville, est un beau parcours pour s'immerger dans la nature sans faire des kilomètres. Et comme toujours, se promener par ici en partant de nuit réserve à coup sûr des lumières somptueuses. Alors quand en plus on a la mer de nuages...

Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...
Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...
Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...
Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...

Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...

Détail sur la mer de nuages
Détail sur la mer de nuages
Détail sur la mer de nuages

Détail sur la mer de nuages

Vue depuis la vire des Crocs

Vue depuis la vire des Crocs

Portraits de Grand Corbeau
Portraits de Grand Corbeau
Portraits de Grand Corbeau

Portraits de Grand Corbeau

Des bouquetins
Des bouquetins
Des bouquetins
Des bouquetins

Des bouquetins

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #animaux, #randonnée sportive

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Publié le 13 Novembre 2021

Le mois de novembre, c'est parfois la meilleure période pour observer l'hermine. Toute de blanche vêtue, elle a du mal à se confondre avec la neige... quand il n'y a pas (ou peu) de neige ! Ce qui veut dire que la neige sera pour un peu plus tard ; probablement en décembre. En partant pour une petite boucle en Vercors, j'espérais bien faire de sympathiques rencontres. Celle-ci à elle seule aura contenté ma journée. Après l'avoir repérée, je m'approche doucement. Je suis immédiatement détecté. A un moment, l'hermine se cache dans une anfractuosité de rocher. Il n'y a plus qu'à se poster et attendre. Parfois, cela ne marche pas. Elle ressort par ailleurs, sans qu'on la voit, et disparaît. ou ne ressort pas du tout. Cette fois-ci, ce sera bon. Et comme la miss est curieuse, elle s'approche même du photographe bien immobile et calé.

Pour le reste, ma sortie aura consisté à monter par le pas Ernadant au-départ de Saint-Andéol avec retour par le pas Morta. Cela fait bien quinze ans que je l'avais fait. C'est quand même une belle cochonerie. Il y a largement plus de quoi se tuer ici que dans une voie d'escalade. A noter qu'il y a pas mal de pitons (disons, une dizaine - assez récents pour la plupart) sur la fin de l'itinéraire (où la chute est interdite), ce qui peut permettre d'assurer des personnes peu aguerries. Reste quand même la montée initiale dans le couloir et ses risques de chutes de pierres, notamment à cause es bouquetins. Tant qu'à prendre une corde, j'ajouterais deux friends (0,5 et 0,75). La descente par le pas Morta est nettement plus facile mais faut quand même pas tomber dans le haut et il n'y a pas de pitons pour s'assurer (je n'en ai pas vu en tout cas). Et le risque de chutes de pierres demeure bien présent. Prudence donc dans ces randonnées du vertige, ce jour quasi totalement déneigées (juste deux ou trois pas dans la neige dans le pas Morta).

A défaut de l'habituel lever de soleil sur le balcon est...
A défaut de l'habituel lever de soleil sur le balcon est...

A défaut de l'habituel lever de soleil sur le balcon est...

La fameuse hermine
La fameuse hermine
La fameuse hermine

La fameuse hermine

Bref coup de projecteur

Bref coup de projecteur

Les habituels bouquetins
Les habituels bouquetins
Les habituels bouquetins

Les habituels bouquetins

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #animaux, #paysages, #randonnée sportive

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Publié le 4 Novembre 2021

Il a donc fallu attendre un certain âge pour que je découvre enfin un des plus beaux coins du monde. Assurément.
Pour cette belle journée ensoleillée, on passe à nouveau à l'est du col. Il faut fuir le vent, toujours présent. On espère également ne pas avoir trop de zones mouillées à gérer étant donné le déluge de la veille. Direction les contreforts de Punta Rossa et la voie Alexandra. On n'est pas sûr de l'attaque mais les autres voies sont de difficulté similaires alors on part dans la ligne supposée (qui s'avèrera la bonne). Question topo, nous disposions du Fenouil, complété par c2c. Les tracés du Fenouil donnent une bonne indication mais il y a parfois d'autres voies (non décrites, parfois plus récentes) intercalées. Quant aux descriptifs c2c, ils sont souvent un outil précieux mais trop souvent aussi une source d'erreur. Ce fut encore le cas sur ce séjour à Bavella. On touche ici aux limites du participatif. Outre l'hétérogénéité des contributeurs, ne s'improvise pas rédacteur de topos qui veut. A contrario d'un Wikipedia qui concentre des données factuelles sur un artiste, une ville... (ce qui n'empêche déjà pas des erreurs), la description d'un itinéraire fait appel aux souvenirs personnels. En outre, il faut être pragmatique. Au moins sur un topo papier, quand on a compris comment l'auteur fonctionne, on peut s'y adapter. Et il reste un des meilleurs spécialistes d'un massif. Tout cela conforte mon idée sur le fait que chacun a sa place. Les topos papiers sont faits pour décrire des itinéraires et les sites internet pour donner des informations sur les conditions. En ce sens, ils sont totalement complémentaires. En résumé, ce séjour en Corse aura conforté mon idée de prôner l'utilisation des topos papiers (en ajoutant une nouvelle fois que les acheter est une façon de remercier ceux qui nous permettent de grimper des voies équipées - pour l'escalade - ou de sortir des sentiers battus - pour le ski), accompagnés des compte-rendus en ligne pour les conditions (équipement des voies, conditions de neige...).

La voie Alexandra ne propose que cinq longueurs mais dont les quatre premières font pratiquement cinquante mètres. De ce fait, c'est une grande voie de longueur moyenne (et donc pas si courte que ce que l'on croit) et qui se suffit à elle-même, notamment quand on perd un peu de temps dans l'approche (pas très longue mais mal décrite sur nos sources), quand celle-ci est trempée suite aux pluie récentes, que la voie est exigeante dans son niveau (belles envolées en dalle nettement au-dessus des points), parfois mouillée (L3) et que la descente en rappel est un peu merdique.

Quelques précisions par longueur :
- L1 : 6a+. Départ peu difficile puis un pas technique (crux) pour arriver aux tafonis. Sortie des tafonis avec 20 m en dalle sur 4 points. 6a/6a+ obligatoire sur cette portion où on n'a pas envie de tomber. Pas fan du tout mais vraiment beau à voir.

- L2 : 6a d'après les topos. Rien à voir avec la précédente alors qu'il n'y a pas plus de points. Ca randonne. Pas compris.
- L3 : 6a+ Fissures/dièdres/bombés techniques et en plus trempés. Il a fallu tirer un points ou deux. Longueur fort intéressante et technique. Equipement ok.
- L4 : 6a. Longueur variée : dalles, tafonis, murs. Ne pas hésiter à louvoyer pour rester dans la cote. Départ mal équipé (premier point très haut, risque de chute sur le leader, le reste ok)
- L5 : 6b. La plus durs sur le papier (bombés techniques) mais très bien équipé donc sans souci.

Rappels : Dans la voie Canal inattendu. Les deux premiers sont courts (25 puis 30 m de mémoire, à vérifier ; de toutes façons il faut 2x50 pour la suite). En revanche, au troisième, il faut tirer droit et sauter un relais complètement décalé. Ensuite, grand rappel de quasi 50 m puis un dernier court en oblique pour revenir à l'attaque.

C'est une très belle voie ; il faut quand même aimer les dalles qui sont présentes dans chaque longueur. L'équipement est solide mais je reste toujours dubitatif sur l'engagement en dalle. Après, c'est "le jeu" mais à condition que les ouvreurs aient ouvert depuis le bas (donc en engageant eux-aussi). La cotation globale sur c2c est la même que celle de Conquistador. De mon point de vue, c'est nettement plus exigeant.

On poursuit la journée par une randonnée autour du col de Bavella. Lumière splendide au coucher de soleil. Et sur les conseils du local Romain, on termine à l'auberge du col où Fred nous régale, notamment d'une charcuterie au goût unique. Et quel repas copieux dans l'ensemble ! Le tout à deux jours de la fermeture. On n'a pas regretté ! En sortant, un renard nous tient compagnie et et espère grappiller quelques miettes. Une magnifique journée à Bavella !

Alexandra
Alexandra
Alexandra
Alexandra

Alexandra

Magnifique massif !
Magnifique massif !
Magnifique massif !

Magnifique massif !

Quel coucher de soleil !
Quel coucher de soleil !
Quel coucher de soleil !
Quel coucher de soleil !
Quel coucher de soleil !
Quel coucher de soleil !

Quel coucher de soleil !

Maître renard par l'odeur alléché

Maître renard par l'odeur alléché

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Rédigé par lta38

Publié dans #Corse, #escalade-alpi, #randonnée sportive, #paysages, #animaux

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Publié le 26 Septembre 2021

Il y a deux jours, suite à la lecture de ce billet, j'écrivais ces mots sur les réseaux, en citant une phrase clé de cet article :

"Il y a trois acteurs dans la tragédie du loup: les éleveurs, les écologistes et les chasseurs. Chacun a sa solution. Ce résumé me paraît parfait. Plus on s'en mêle, pire c'est. Il y a fort à parier que ce serait moins pire pour tout le monde (éleveurs ET loups) si on laissait tout ça se débrouiller. En résumé, le loup est protégé et donc, devrait être interdit de tir mais on pourrait laisser aux bergers le droit de défendre leur troupeau en cas d'attaque. Le loup est un animal intelligent : ce serait beaucoup plus productif de lui montrer qu'il ne doit pas s'approcher de tel endroit plutôt que d'octroyer des quotas de tirs, sans connaître le loup qu'on va tirer ni ses intentions. Ce qui se passe actuellement est la pire des solutions : on tire des loups à l'aveugle et on affaiblit les meutes. De ce fait, des loups seuls ou des meutes diminuées n'ont d'autres choix que de se rabattre sur les proies faciles que sont les moutons. Cet amateurisme administratif se retrouve dans bien d'autres domaines où, soit pour acheter un minimum de paix sociale, soit par manque de moyens, soit par manque de connaissance des décideurs (ou tout ça en même temps), on fait les choix des plus mauvais".

En parlant de tragédie, je ne pouvais pas mieux tomber. Le jour-même, on découvrait le cadavre d'un loup pendu devant la mairie de Saint-Bonnet-en-Champsaur dans les Hautes-Alpes. Le village berceau du réalisateur Jean-Michel Bertrand (La vallée des loups, Marche avec les loups), où j'ai moi-même habité durant une année, est le théâtre d'un acte symbolique, vingt-et-un an après celui pendu devant le Casino d'Allevard, ma commune "de coeur" dans Belledonne. L'auteur de ces faits ne sera probablement pas puni. Est-ce parce qu'on ne le trouvera pas ou parce qu'on ne fera pas l'effort de le trouver pour ménager la cause agricole ? Si c'était cette deuxième solution, cela met un peu plus d'eau au moulin que j'évoque un peu plus haut. Et j'ai ma petite idée là-dessus. En théorie, on risque très gros en braconnant un loup. Alors pourquoi risquer ? Peut-être parce qu'on sait qu'on ne risque justement pas grand chose. On se rappellera les actes commis par des éleveurs en colère qui n'ont pas vraiment été suivis de pénalités proportionnelles : séquestration du président du parc de la Vanoise (en 2015), neutralisation du film "marche avec les loups" à Tende avec insanités et violences devant des familles. (en 2020)... pour ne citer que ces deux-là.

En attendant, de mon côté, je continue mon petit chemin personnel consistant à mieux connaître le monde (naturel) qui m'entoure, et faire partager mes connaissances pour espérer apporter une goutte d'eau dans le respect et la protection de ce patrimoine fragile, menacé, et pourtant indispensable. Et je vous ré-invite à (re-)lire la fiction "le loup" de Jean-Marc Rochette et sa postface par Baptiste Morizot qui résume assez bien la situation actuelle.

Lupus et compagnie, de presque nuit
Lupus et compagnie, de presque nuit
Lupus et compagnie, de presque nuit
Lupus et compagnie, de presque nuit
Lupus et compagnie, de presque nuit
Lupus et compagnie, de presque nuit

Lupus et compagnie, de presque nuit

Et de jour
Et de jour
Et de jour
Et de jour
Et de jour

Et de jour

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Rédigé par lta38

Publié dans #loup, #animaux

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