chartreuse

Publié le 3 Juillet 2021

Il est décidément compliqué de prévoir l'intensité et le moment de ces pluies de type "orageuses" que nous subissons depuis près d'un mois. L'idée était de partir de Saint-Pancrasse et de donner quelques coups de pédales sur la route des plateaux de Chartreuse et ce, jusqu'à Chapareillan, avant de revenir par la vallée. Je serai alors l'esclave pour remonter chercher la voiture, probablement à pied par le sentier du facteur, en rentrant ou le lendemain matin.

Mais avec cette météo taquine, l'idée de se retrouver au plus loin de la maison (60 km quand même en tout) au moment des possibles intempéries ne m'enchante guère. Du coup, on part pour un petit aller-retour, en cédant aussi à la mode (gravel). Ce sera la piste de ski de fond depuis l'ancien centre Rocheplane jusqu'au col de Marcieu puis retour par la route. Arrivés à Marcieu, le ciel est clément. Nous poursuivons mais sans vouloir aller au bout car le choix du gravel nous aura fait perdre pas mal de temps : davantage de dénivelé et une vitesse moyenne beaucoup plus lente sur le non-goudron. Nous descendons sur la Flachère.

Au final, de bons coups de pédale, pas de pluie (tout au plus quelques gouttes) et quand j'esclave remonte le sentier du facteur pour aller récupérer le véhicule, il se prend la plus grosse averse de la journée. Le soir, ce sera grand beau et plus un nuage !

Montée de Rocheplane

Montée de Rocheplane

Traversée par la piste forestière vers Marcieu
Traversée par la piste forestière vers Marcieu

Traversée par la piste forestière vers Marcieu

Au pied du Grand Manti

Au pied du Grand Manti

Ravito. Le chef d'équipe avait oublié sa gourde !

Ravito. Le chef d'équipe avait oublié sa gourde !

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #vélo

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Publié le 24 Juin 2021

Je n'étais pas venu ici depuis un moment. J'en étais resté au vieil aménagement. Désormais, les passages un peu exposés sont équipés de câbles et les passerelles sont larges. Il n'est pas nécessaire d'encorder de petits enfants ; juste de les surveiller de près et leur donner la main à quelques endroits. En même temps, un petit brin de cinq mètres ne mange pas de pain et demeure beaucoup plus pratique qu'une main tendue. Bon, pour ma part, les filles sont grandes et désormais autonomes. Montée par les cascades, descente par le sentier rive gauche. Un tout petit tour agréable car ombragé et court si le temps s'avère orageux (300 m de dénivelé).

Carton jaune à un riverain peu aimable et surtout menteur qui, me voyant chercher le parking sur lequel je me garais habituellement, m'a découragé en me disant qu'il n'existait plus car cela gênait les riverains. Il m'a "gentiment" invité à aller me garer au parking du rond-point. Au retour, je me suis aperçu que ce parking (celui indiqué sur IGN - bien pratique quand on fait la boucle) existait encore et était même toujours signalé par un panneau. Encore un bel exemple d'absence de partage de certains villageois. Et, dans l'autre sens, deux véhicules garées sur la piste en terre au départ du sentier, devant le panneau "stationnement interdit". Un bel exemple de touristes qui ne respectent pas les contraintes du village accueil. On n'est pas rendu...

Cascades d'Alloix

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Rédigé par lta38

Publié dans #balade, #Chartreuse

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Publié le 1 Juin 2021

Luce était une jeune grimpeuse brillante. Et ses parents sans doute visionnaires en lui donnant ce (beau) prénom. Elle s'en est allée beaucoup trop vite en dérapant sur la vire d'accès à "Tétard Park". Je n'ai pas eu l'honneur de la connaître mais ce départ brutal il y a près d'un an m'a beaucoup marqué. Résidente du plateau des Petites Roches, elle incarnait l'espoir français de l'escalade mais surtout, pour celles et ceux qui la connaissaient, la joie de vivre. En mémoire de cette flamme, les équipeurs d'un petit site de couenne des Petites Roches l'ont nommé "le Belvédère de Luce". Orienté plein sud et offrant une vue implacable sur la vallée, le site est en effet des plus lumineux. L'escalade y est belle sur des prises souvent crochetantes. Une belle soirée "post taf" sur un secteur où je reviendrai avec plaisir.

Le site
Le site
Le site

Le site

Fin de partie sur Belledonne
Fin de partie sur Belledonne

Fin de partie sur Belledonne

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #escalade-alpi

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Publié le 28 Mai 2021

Il y a deux ans, je vous avais vaguement parlé d'un renard venu chaparder de la nourriture sous l'abside de la tente. C'était dans le Vercors, pas si loin du pas de l'Aiguille où un autre renard, probablement mort depuis, faisait parler de lui dans les années 2000.

En ce vendredi soir, nous partons le plus vite possible pour aller pique-niquer au col de la Charmette avant de monter poser la tente quelque part entre Grande Sure et Lorzier. La soirée est splendide. Au programme : belles lumières, mouflons, jonquilles et quiétude. Il est 2h du matin lorsque je suis réveillé en sursaut. La tente bouge ; je pense dans un premier temps que le vent s'est levé. Il me faut quelques secondes pour m'apercevoir que c'est un renard qui s'est immiscé sous l'abside. Dans un premier temps, je lui parle "dégage !". Comme si goupil parlait Français ! Sans effet, je m'approche de la toile et réitère. Il me faut alors lui mettre un taquet à travers la toile pour qu'il daigne reculer mais revient aussitôt. Je sors alors en slip : il est là, à un mètre, stoïque, avec le reliquat de la mousse au chocolat Trek'N Eat (au passage, vraiment pas mal du tout pour un dessert, juste penser à mettre moins d'eau que le niveau annoncé, quitte à en ajouter après, et bien bien remuer). Je finis par le chasser mais il reviendra faire une nouvelle (et dernière) tentative trente minutes plus tard. Evidemment, les filles auront fini par se réveiller et il faudra les rassurer pour qu'elles puisse se rendormir. Entre temps, je retrouve la doudoune de Emie sous l'abside. Mais comment est-ce possible ??? Il faut se rendre à l'évidence : goupil a déchiré la tente avec ses crocs pour pénétrer la tête à l'intérieur. Oui, vous lisez bien. Un trou de plus de 10 cm de côté. Et mise à part une grosse tente de camping en coton type Marechal à 20 kg que personne n'emporte ici, aucune tente de bivouac n'est apte à résister aux canines d'un renard ! Randonneurs, vous être avertis. Et après prise d'informations auprès de connaisseurs du secteur, ce goupil semble être connu comme renard que rien n'arrête. D'un autre côté, les randonnées du coin sont brèves et se font très bien à la (demi-)journée et il y a des tas d'autres spots ailleurs pour aller dormir dehors. En tous cas, pour éviter une nouvelle destruction du matériel, je ne renouvellerai pas le bivouac ici. Je peux comprendre que certains randonneurs déjà craintifs de la nuit elle-même aient pu paniquer dans une telle situation et créer des anecdotes loquaces. Je pense notamment à ces randonneurs des Ecrins qui avaient fuient de nuit en courant en annonçant une attaque de loup (qui ne devait être ni plus ni moins qu'un renard aux même intentions que celui de la Sure) ou encore ces autres ayant déclenché les secours suite à des bêtes sauvages rôdant autour de la tente. En cas de situation similaire, ne pas paniquer mais sachez qu'il faudra intervenir pour faire fuir l'intrus. Notons au passage que les vrais intrus, ce sont nous qui nous immisçons sur le territoire des animaux. A méditer.

Pour le reste, nuit excellente (!) mise à part cette parenthèse, belle randonnée en boucle avec retour par le goulet d'Hurtières plutôt que le chemin de la Grande Vache qui concentre l'immense majorité des randonneurs alors qu'il reste un des sentiers les plus laids de toute la Chartreuse !!

Pique-nique à la Charmette, au soleil

Pique-nique à la Charmette, au soleil

Belle randonnée jusqu'au lieu du bivouac
Belle randonnée jusqu'au lieu du bivouac

Belle randonnée jusqu'au lieu du bivouac

Soirée splendide. Dessert mousse au chocolat sous les derniers rayons du soleil
Soirée splendide. Dessert mousse au chocolat sous les derniers rayons du soleil
Soirée splendide. Dessert mousse au chocolat sous les derniers rayons du soleil
Soirée splendide. Dessert mousse au chocolat sous les derniers rayons du soleil

Soirée splendide. Dessert mousse au chocolat sous les derniers rayons du soleil

Couleurs vespérales et matinales
Couleurs vespérales et matinales
Couleurs vespérales et matinales

Couleurs vespérales et matinales

Les mouflons du coin
Les mouflons du coin
Les mouflons du coin

Les mouflons du coin

Les méfaits de maître Renard !!!
Les méfaits de maître Renard !!!

Les méfaits de maître Renard !!!

La balade du lendemain, un peu hors des sentiers battus
La balade du lendemain, un peu hors des sentiers battus
La balade du lendemain, un peu hors des sentiers battus

La balade du lendemain, un peu hors des sentiers battus

Un peu de proxi-photographie grâce au mot "macro" (1/2) du 24-70 L série EF

Un peu de proxi-photographie grâce au mot "macro" (1/2) du 24-70 L série EF

Assez incroyable : encore un bel enneigement des forêts de l'ouest Chartreuse (comme souvent ici) à 1500 m d'altitude !
Assez incroyable : encore un bel enneigement des forêts de l'ouest Chartreuse (comme souvent ici) à 1500 m d'altitude !

Assez incroyable : encore un bel enneigement des forêts de l'ouest Chartreuse (comme souvent ici) à 1500 m d'altitude !

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #animaux, #randonnée sportive

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Publié le 20 Mai 2021

Reprise de l'escalade après près de sept mois sans toucher le rocher, nonobstant cette sortie intercalée et adaptée aux conditions du moment ou de la "balade" comme ici. En résumé, près de deux-cents jours sans tirer sur les bras, autant dire que ça devait piquer à la reprise. La faute à cet hiver exceptionnel en terme de qualité de neige qui ne m'aura pas permis de délaisser un instant le ski pour quelques intermèdes rocheux comme c'est généralement le cas. Et surtout aux mesures gouvernementales imposant la fermeture des salles d'escalade qui me permettent d'entretenir le physique (et le social) durant la saison hivernale. Je ne vais pas entrer dans une nouvelle polémique à ce sujet : la situation "covidesque" très complexe imposait des restrictions et je n'ai pas la prétention de dire s'il fallait ou non fermer les salles d'escalade. Il est vrai que les soirs d'hiver, Espace Vertical comme sans doute la plupart des autres salles sont des lieux de regroupements importants favorables à la transmission d'épidémies. En revanche, je suis beaucoup plus critique sur la fermeture des clubs restreints pour enfants. Il y a en effet de quoi se demander quelle incidence peut avoir l'interdiction de grimper 2 heures par semaine pour un groupe de 12 réparti sur un mur de 30 mètres de large avec masques pour les assureurs et gel hydroalcoolique entre chaque voie (qui plus est pour des enfants très peu touchés par l'épidémie) quand ces mêmes petites têtes se croisent par centaines entre 25 et 30 heures par semaine dans un collège ou une école !!! Une dynamique sportive bien amochée (et sans doute pour beaucoup d'autres activités) et qui aurait pu/dû être évitée.

Mais pour ma part donc, je ne peux m'en prendre qu'à moi même ; il suffisait d'aller dehors. Il aura fallu attendre la seconde quinzaine de mai de ce mois capricieux, semblable à mai 2013 en terme de météo. Pour cette soirée, nous choisissons un petit site sous la Bastille que nous ne connaissons pas encore. Jimmy's cliff ne sera pas la falaise du siècle : les voies sont courtes, souvent bloc. Quelques passages bien jolis toutefois. Et cela nous aura permis sans doute d'éviter la foule du désert de l'Ecureuil, site qui conviendrait parfaitement à une reprise mais véritablement pris d'assaut depuis deux ans et de faire d'agréables rencontres. Un grand plaisir de retoucher le rocher. Pas de bras mais de bonnes sensations quand même.

Une grimpeuse dans le 7a+ de la falaise que nous n'avons pas essayé.

Une grimpeuse dans le 7a+ de la falaise que nous n'avons pas essayé.

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #escalade-alpi

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