escalade-alpi

Publié le 23 Juin 2022

La montagne et ses activités, ce sont également des moments forts en partage. C'était bien l'objectif de cette sortie grimpe avec David, d'autant qu'on n'avait jamais grimpé ensemble dehors. L'occasion pour moi d'inverser la tendance, une fois n'est pas coutume avec cet animal hyper entraîné. Je crains le retour de bâton l'hiver prochain...😅

Et toujours un plaisir de retrouver la Petite Corse de Belledonne et les dernières créations de la petite équipe de Stéphane Vallon. Encore merci pour le travail effectué là-haut. Un équipement cool qui permet de grimper sans stress, un beau rocher et un nettoyage efficace. A noter que les voies restent majoritairement à l'ombre (sauf celles de la face est bien entendu) jusqu'à la mi-journée ce qui est bien appréciable même si les températures sont redescendues d'un cran.

Photos IPhone 7
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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #escalade-alpi

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Publié le 18 Juin 2022

Ca commence à faire quelques passages sur ce sommet. C'est une histoire qui a commencé en 1997 avec Pascal et Nico  jusqu'au sommet puis avec mon frère pour la traversée vers la croix.

Au fil du temps, j'ai échafaudé des projets sur ce sommet. Y revenir simplement pour le plaisir, emmener quelqu'un ou le réaliser un peu "différemment". Le premier fut l'arête du Doigt histoire de monter versant Allemond avec le regretté "Petit" Matthieu (2003). Il a ensuite bien fallu le skier suivant la ligne ouverte par Volodia Shahshahani. Ce fut en mai 2004 avec Lionel Allemand. Ensuite, ce fut la face nord-ouest par la voie Rébuffat, accompagné de Thibaut en juillet 2009 (sortie 17). Deux ans plus tard, l'idée germait de le faire en express depuis la fin de la route de la Gorge, avec l'ami Oliv'. Cet A-R rapide m'avait poussé à y retourner mais cette fois, en partant de la maison avec approche vélo. Ce fut à l'automne 2014. Mais ce n'était pas tout.

Je m'étais mis en tête de réaliser la traversée en solo intégral. Et une première tentative de repérage avait apporté beaucoup d'éclaircissements : d'abord la faisabilité du projet mais aussi l'idée d'intégrer cette traversée dans un tour complet du lac Blanc par les arêtes de ses 12 sommets. Ce fut chose faite avec l'ami François un mois plus tard. Un de mes plus beaux souvenirs en Belledonne assurément.

Entre temps, j'y suis revenu pour le simple plaisir de partager ce sommet avec l'ami JP, tristement décédé cette année ou encore avec Cat' qui n'y étais jamais allée. Et bien sûr, pour réaliser ce projet de solo : un très grand moment !!. Il m'en restait une dernière dans les cartons : dormir au sommet. La météo de ce vendredi est au grand beau sans risque d'orage. Pas de vent et canicule en plaine. Ne serait-ce pas le créneau quasi parfait ?

Il y a de la place pour deux cordées ; c'est même plutôt spacieux. Côté matériel, il paraît indispensable de déposer un tapis en mousse basique pour éviter de percer le matelas. Petit supplément de poids mais au demeurant peu gênant tant on est peu chargé pour aller faire l'arête nord (normale ou intégrale) puis la traversée classique vers la Croix le lendemain (32 m de corde + Escaper suffisent pour les rappels).

J'ai rarement aussi bien dormi en bivouac sans tente. Le luxe de la fraîcheur, toute relative car à 3000 mètres à 7h du matin, on ne supportait déjà plus la micro doudoune... Et les bouquetins qui nous accompagnent sur le sommet toute la soirée !!

Pour cet é-nième passage sur la traversée, je me pose des questions concernant l'équipement. On trouve quelques rares plaquettes ou pitons, parfois à des endroits inutiles, mais souvent rien et parfois rien à des endroits où on n'arrive pas à protéger. On pourrait engager une concertation avec les acteurs de la montagne. Le débat est ouvert mais de mon point de vue :
- Les 3 rappels sont équipés mais on pourrait les rendre "propres" avec une deuxième plaquette (plutôt qu'un piton parfois douteux) voire une chaîne.
- Pour éviter l'utilisation d'un auto-décrocheur de rappel (délicat pour le grand public) et donc éviter d'emporter un second brin de corde qui ne servira à rien d'autre que pour ces rappels sur 2000 mètres de dénivelé, permettre au leader de la cordée de les désescalader sans être en solo en ajoutant deux ou trois points dans ces longueurs de rappel (protections naturelles quasi impossibles).
- ajouter deux ou trois points sur la traversée : dans la traversée après le dernier rappel, dans la traversée après le premier 4c, dans le crux du second 4c.

L'autre idée c'est évidemment de ne rien toucher et que chacun fasse avec l'équipement en place. Mais comme des plaquettes ont déjà fleuri ça et là, on peut à mon sens réfléchir sur comment améliorer l'ensemble sans que la traversée des Trois Pics ne devienne une voie équipée. Dans tous les cas, je trouve cette course toujours aussi belle et il faut reconnaître que le coin a vraiment de la gueule.

A noter la seule véritable petite contrainte : l'eau à emporter (nous avions pris 3 litres chacun depuis la glacier) soit 3 kg de plus entre 2400 et 2977 m dont l'escalade de l'arête nord intégrale (car bien évidemment, du parking au glacier, nous n'avons pas porté le moindre centilitre même avec la canicule car les points d'eau se trouvent au pire tous les 300 mètres de dénivelé).

Approche
Approche

Approche

Arête nord intégrale

Arête nord intégrale

Dernière longueur sous le sommet

Dernière longueur sous le sommet

Soirée au sommet
Soirée au sommet
Soirée au sommet
Soirée au sommet
Soirée au sommet

Soirée au sommet

Réveil
Réveil
Réveil

Réveil

Sur la traversée des arêtes
Sur la traversée des arêtes
Sur la traversée des arêtes

Sur la traversée des arêtes

Descente de la Croix
Descente de la Croix

Descente de la Croix

Au col de Freydane après avoir rencontré de près cinq beaux mouflons mâles

Au col de Freydane après avoir rencontré de près cinq beaux mouflons mâles

Le lac Blanc
Le lac Blanc
Le lac Blanc

Le lac Blanc

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #escalade-alpi, #nuitée

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Publié le 8 Mai 2022

Un bon moment que je n'avais pas grimpé ici, et pas du tout en 2021, une première depuis au moins dix ans ! Nous voici parti pour Chrysanthèmes ; une excellente façon de découvrir la falaise, qui plus est dans un itinéraire historique, qui fut une véritable prouesse à l'époque. Quand aujourd'hui on lit ici ou là que certains points sont loin (ce qui est vrai - avec deux ou trois passages où il ne faut pas tomber, notamment avant de clipper le deuxième point de L3), on pensera à se mettre dans la peau des pionniers qui ont ouvert ces dalles le piton entre les dents.

Une corde à simple de 60 (et même 50 suffiraient) comme nous avions aujourd'hui (Petzl Volta 9 mm), 12 dégaines et un petit sac à dos pour le second avec bouteille d'eau, trois graines et petit coupe-vent au cas-où : voici l'équipement recommandé pour grimper vite et léger. Sans se presser, la voie nous aura pris 2h45. Nous avons couplé L1 et L2 puis L6 et L7.

A noter le départ de L5 qui se passe intelligemment par la gauche pour rester dans la cotation annoncée (6a+) et le tout dernier passage pour sortir sur le plateau, vraiment moche (le seul passage de toute la voie) et ultra patiné. Pour le reste, avec un peu de marge, la patine n'est pas gênante, surtout pour une journée où le temps est couvert. Si vous êtes de niveau 6a à vue et qu'il fait 30 degrés en plaine, ce ne sera sûrement pas la même musique.

Une voie qui n'a pas pris une ride, plus de 50 ans après son ouverture par la pure lumière Nominé et son acolyte Hamon (1969). Bravo à eux !

Retour à Presles
Retour à Presles
Retour à Presles

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #escalade-alpi

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Publié le 20 Avril 2022

Quelques informations avant de se rendre ici :
- Distance : pour les alpins, ce n'est finalement pas si loin. 650 km de Grenoble (donc idem de Lyon) quasi exclusivement sur autoroute. Sinon, train ou avion jusque Barcelone + train (jusqu'au Monastère).
- Logement : possible autour du monastère mais sans doute pas donné. Sinon dans la vallée sans problème. Camping semblant très agréable sur place mais pas d'accès voiture jusqu'à celui-ci. Sans doute une donne base si on arrive sans voiture et qu'on souhaite rester sur le secteur du Monastère.
- Nuit en van ou équivalent. Sans doute compliqué d'être tranquille en période d'affluence et peu de spots loin de la route à première vue. En cherchant, on a trouvé quand même de beaux endroits.
- Randonnée : superbe balisage sur le terrain mais pour préparer, les fonds opentopomap sont une très bonne source, à compléter avec la carte locale afin de savoir quels sont les tracés "boulevards" et les plus confidentiels. Les sentiers sont parfois exigeants, cassants, parfois techniques et raides (attention par temps de pluie). Beaucoup de monde côté monastère, beaucoup moins à l'opposé avec la présence d'un refuge (gardé en été mais sinon refuge "d'hiver" ouvert). Le tour complet du massif doit se faire en deux jours pour de bons marcheurs (nous l'avons quasi fait) et plus logiquement en trois jours avec nuit à Montserrat et une autre dans le refuge Vincenç Barbé.
- Escalade : spot majeur, tant en couenne qu'en grandes voies. Pour les grandes voies, la majorité ne présente pas trop de longueur (en moyenne peut-être 5 longueurs). Plusieurs topos qu'il faudrait tous avoir pour tout couvrir, ou alors choisir son spot et y rester. On dispose déjà bien assez d'infos sur le site de Guillem Arias pour une première visite. L'équipement est variable. Les voies les plus récentes (ou rééquipées) se grimpent sans coinceur mais avec souvent des points (très) loin dans les longueurs faciles.
- Ravito : on mange toujours bien en Espagne et pour moins cher qu'en France. Sauf sur le site du Monastère qui est un attrape-touriste. Commerces au pied de la montagne à Monistrol de Montserrat.
- Météo : on s'en sort avec par exemple la synthèse de Météo Blue. Le secteur se situe entre 700 et 1200 m d'altitude, pas si loin des Pyrénées donc des influences méditerranéennes et atlantiques. Ne pas associer systématiquement Espagne à soleil même si on a de bonnes chances d'avoir des températures clémentes. Les meilleures périodes sont sans doute mars-mai et septembre-novembre.

Clairement, ce mini-massif mérite une visite que ce soit pour grimper, marcher ou juste découvrir le coin !

Montserrat pratique
Montserrat pratique
Montserrat pratique
Montserrat pratique
Montserrat pratique
Montserrat pratique
Montserrat pratique
Montserrat pratique
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Rédigé par lta38

Publié dans #Espagne, #randonnée sportive, #balade, #animaux, #escalade-alpi

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Publié le 26 Février 2022

Les filles progressent. Sans chercher à en faire des élites, on se fait plaisir sur des randonnées modestes, été comme hiver, comme en escalade ou à vélo. Ce sont pour moi des grands moments de vie et j'ai le sourire lorsque je vois d'autres familles qui en font de même. Ces moments de vie sont d'une rare intensité émotionnelle. Je garde toutefois bien présent à l'esprit que je dois rester à leur écoute : respecter leurs envies (et les jours où elles n'ont pas envie), ne pas forcer non plus la longueur des journées. Les sorties doivent être adaptées aux enfants (ados) et non aux parents.

Cette cime de la Jasse, grande classique grenobloise, c'est quand même près de 1300 m de dénivelé avec quelques longueurs au début et au milieu. Une bagatelle pour nous mais déjà beaucoup pour les plus jeunes. Les filles en sont largement capables mais je sais aussi qu'au bout d'un certain temps de montée, la lassitude (plus que la fatigue) les gagne. Il existe une autre façon de réaliser ce sommet et c'est ce que nous avons fait ce samedi.

Départ du parking désormais classique de la Betta (1200 m). Montée à peaux jusqu'au pré de l'Arc puis petite descente (un peu de pas de patineur) jusqu'à Prapoutel le long du domaine de Beldina (entre 250 et 450 m de dénivelé positive selon l'option choisie, la plus "longue" menant au Gros Caillou, avec quelques longueurs - compter entre 1h et 1h30 manips incluses). En partant vers 10h, on laisse le temps à la neige de dégeler là-haut. A Prapoutel, on prend le forfait randonneur (14€) jusqu'au sommet du télésiège du Gypaète. On peut alors gravir l'arête nord de la cime de la Jasse (environ 100 m de dénivelé mais compter une trentaine de minutes avec deux débutants). Idéalement, c'est quand même plus "sécur" de n'emmener qu'une seule personne par cordée.

Il faut les équiper de crampons et prendre un piolet. Le leader doit aussi être équipé d'un piolet qui, s'il ne lui sert à rien pour la progression qui sera très facile pour lui, pourra lui être d'un grand secours pour retenir une glissade. Globalement, il faut prendre un sérieux cette partie car un enfant/ado a vite fait de "perdre les pédales" et il faut être ultra vigilant. N'importe quel guide vous le dira : l'assurage en mouvement c'est de loin le plus difficile. Cela ne s'improvise pas. Ce qui ne se voit pas sur mes images pour lesquelles je lâche la corde pour prendre la photo, c'est qu'il faut être à corde tendue tout le long (j'insiste sur le fait qu'à chaque image, je leur demande si elles sont bien calées et qu'elles ne risquent rien à ce moment là). Sur une arête, plonger de l'autre côté en cas de glissade du second dans la pente. Sur un ressaut plus direct, éventuellement utiliser des points d'assurage (quelques spits ici), ou progresser un par un et assurer du haut. On peut aussi, sur les sections plates, passer le second devant afin de pouvoir facilement le surveiller. Je conseille vivement de faire la Jasse ainsi, mais je déconseille fortement de le faire si on ne possède pas les bonnes bases de type d'assurage. Passer du 7b en salle ne garantit en rien ce genre de compétences. Un dernier point qui me paraît important : parler en permanence à son second pour l'aider, l'aiguiller, le rassurer. Un homme averti en vaut deux.

13h. La longue pause au sommet est terminée. Les skis sont chaussés. La neige est, à ma grande surprise, excellente. Je m'attendais à quelque chose de pas mal mais pas à ce point. Les filles se régalent. On avait évoqué la possibilité de remettre les peaux pour un pas de la Coche (qu'elles connaissent déjà) ou un Aigleton mais ce sera pour une autre fois. Avec une telle qualité de ski, autant enchaîner d'une traite cette longue descente.

NB : Petite précision qui ne me paraît pas inutile. Chez les jeunes, il y a des "peureux" (qui ne voudront pas venir ici), des prudents, des intrépides et des inconscients. Je dirais que j'ai la chance d'avoir des filles qui se situent dans la deuxième catégorie et qui ont bien pris la mesure du danger. Cela aide à sortir sur ce genre d'itinéraire et être en confiance de par leur vigilance permanente.

La cime de la Jasse autrement
La cime de la Jasse autrement
La cime de la Jasse autrement
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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse, #escalade-alpi

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