Articles avec #escalade-alpi tag

Publié le 9 Septembre 2017

Par ce temps pluvieux, quelques images non publiées de l'été dernier, puisque nous sommes officiellement entrés depuis quelques jours dans l'automne météo.

On a sorti les gros

On a sorti les gros

Petite année à myrtilles

Petite année à myrtilles

Tarte aux myrtilles et bière dans les Aravis. Ravito après la course.

Tarte aux myrtilles et bière dans les Aravis. Ravito après la course.

Un bon hamburger chez Elevation. La base à Chamonix après une belle course.

Un bon hamburger chez Elevation. La base à Chamonix après une belle course.

Thibaut dans un 6a(+) à la Floria

Thibaut dans un 6a(+) à la Floria

Votre serviteur sur l'aiguille du Peigne (photo : Thibaut Florant)
Votre serviteur sur l'aiguille du Peigne (photo : Thibaut Florant)

Votre serviteur sur l'aiguille du Peigne (photo : Thibaut Florant)

Quand on n'a pas de tête, on a un porte-monnaie. Pour remplacer le trépied oublié dans les Abruzzes sur un parking (si si), j'ai choisi ce Rollei Traveller Carbon n°1. 200€ seulement et moins d'un kilo sur la balance, rotule ball comprise. Censé supporter jusqu'à 8 kg. Faut pas rêver mais j'ai été surpris par la stabilité avec mon matériel animalier (boitier + téléobjectif = 2500 g)

Quand on n'a pas de tête, on a un porte-monnaie. Pour remplacer le trépied oublié dans les Abruzzes sur un parking (si si), j'ai choisi ce Rollei Traveller Carbon n°1. 200€ seulement et moins d'un kilo sur la balance, rotule ball comprise. Censé supporter jusqu'à 8 kg. Faut pas rêver mais j'ai été surpris par la stabilité avec mon matériel animalier (boitier + téléobjectif = 2500 g)

Demande conseil à Jean-Marc Peillex. J'hésite sur le matériel pour l'arête des Bosses.

Demande conseil à Jean-Marc Peillex. J'hésite sur le matériel pour l'arête des Bosses.

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Rédigé par lta38

Publié dans #matériel, #escalade-alpi, #paysages, #récoltes

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Publié le 7 Septembre 2017

Les jours raccourcissent. Mais on a ni l'un ni l'autre envie de s'enfermer en salle. Et compte tenu du zéro volume de grimpe en ce moment, on est plus tenté par une petite grande voie faisant suite à une petite rando. Mais ça commence à être compliqué de trouver du neuf de proximité.

Finalement, ce jeudi devant être la plus belle journée de la semaine, je vends à Candice un petit tour au Galeteau pour faire "Spitophobie conventionnelle". Je l'ai déjà faite mais c'était il y a presque dix ans. Cinq grandes longueurs de quarante mètres, essentiellement en 4 et petit 5 et un bref passage en 6a. Il ne faudra pas traîner. Le temps de se retrouver, de monter au parking, de faire la marche d'approche (850 m de dénivelé) et de s'équiper, il sera déjà 18h30 selon le programme avec un coucher de soleil à 20h.

La veille, la météo se décale au vendredi et ça sent le coup de nord et les sommets accrochés l'après-midi. N'ayant pas le temps de prévoir un plan B après confirmation de ce scénario le jour-même, on part quand même, après avoir lu les 2,6° à la croix de Chamrousse à la même altitude. Ca va "meuler !".

Comme prévu, le brouillard nous enveloppe après le lac du Crozet. Les quelques randonneurs redescendent en doudoune. Au pied de la face, c'est l'éclaircie. La mer de nuages passe en-dessous de nous. Dément ! La chance sourit aux audacieux ! Mais après la première longueur, alors que nous avons déjà un peu de retard à cause d'un contretemps à la sortie du boulot, le brouillard nous enveloppe à nouveau. Ambiance, ambiance !!

L3. Ambiance bien automnale !

L3. Ambiance bien automnale !

La seconde longueur (la plus dure et la moins belle, franchement moyenne alors que tout le reste est vraiment classe dans ce niveau de difficulté) est un poil humide et les doigts gourds n'aident pas. Arrivé au R4, l'éclaircie semble à nouveau promise !

Candice au R4 : recherche éclaircie avec espoir !

Candice au R4 : recherche éclaircie avec espoir !

Le final se passe de commentaires !!! 

Dernière longueur
Dernière longueur

Dernière longueur

Contemplation et pause au sommet
Contemplation et pause au sommet
Contemplation et pause au sommet

Contemplation et pause au sommet

20h15. Il est temps de plier. Une bonne heure trente de descente à la frontale par la Pra nous attend. Et demain, c'est boulot. Mais quand on aime, on compte pas. Ce soir, on a tenté et on a gagné. Ca ne marche pas à tous les coups mais ce soir, c'était bien le cas.

20h15. Il est temps de plier. Une bonne heure trente de descente à la frontale par la Pra nous attend. Et demain, c'est boulot. Mais quand on aime, on compte pas. Ce soir, on a tenté et on a gagné. Ca ne marche pas à tous les coups mais ce soir, c'était bien le cas.

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 27 Août 2017

Dernier jour de grimpe avec Thibaut. De retour à la maison, je lui propose d'aller parfaire notre (enfin, surtout "ma") connaissance de Belledonne avec une voie au clocher des Pères ouverte par Manu Pellissier : Clocher Pochetron (une allusion à "cocher-cochon" au Brévent je suppose).

Depuis le col ouest d'où démarre le couloir nord qui est une grande classique du ski (pas trop) raide,  j'ai le souvenir d'une belle tour de granit. C'est une petite course : à peine six longueurs hétérogènes et deux rappels de 30 m.

Ca démarre mal. A 1000 m d'altitude, la piste d'accès au Cuchet est barrée pour travaux. On n'a pas du tout envie de faire 1300 m de dénivelé d'approche (au lieu des 500 prévus qui étaient en "accord" avec notre envie de marcher par ces chaleur et avec la brièveté de la voie d'escalade). On redescend et on monte par le Nant. Trente (bonnes) minutes de perdues. L'approche sera plus longue mais acceptable. Au final, elle sera quand même trop longue. Ca monte, ça descend, ça traverse... près de 800 m de dénivelé qui demanderont deux heures avant d'attaquer la voie.

Certes le cadre est beau, le rocher de ces clochers magnifiquement dressé ici alors que tout est ruiné alentour mais :

- L1 : 6a -> Dix premiers mètres athlétiques jolis puis trente mètres de lichen horrible.
- L2 : 6b+ -> Beaux passages sur dix mètres encore dans le mur rouge puis beaucoup trop de lichen
- L3 : 3b -> Court, plutôt du 2
- R1 : 30 m. Serait passé sans souci avec une corde de 50 m (rappel de 20 m)
- L4 : 5c -> Du lichen encore et encore
- L5 : 2 -> Plutôt du 3 mais peu importe. Des blocs, encore des blocs et toujours ce lichen
- L6 : 4c -> Courte arête effilée mais, comment dire... du lichen
- R2 : 30 m. Passe pile poil à 25 m

Certes, notre jugement est un peu faussé par la longue approche (et le retour, ça remonte...) que l'on a dû faire ce jour, le poids du sac (corde à double emportée inutilement, 3 friends en trop laissés par erreur dans le sac, 13 dégaines alors que je pensais n'en avoir pris que 7) et une lumière très fade. Si on ajoute la chaleur sur ce versant est... On doit reconnaître qu'on n'a pas été emballés. Mais avec un peu de recul, je reste persuadé que le point noir de cette course c'est vraiment ce satané lichen.

En choisissant une belle journée d'automne, avec la courte approche (environ 1h) du Cuchet, ces piliers mériteraient assurément une visite. Mais il faudrait d'abord y envoyer une vingtaine de cordées, tous en baskets, et bien frotter ses pieds tout au long de la voie. Ou mieux, retourner avec une brosse et faire une journée "délichénisation".

Bien que le granit du nord Belledonne soit joli, ici on est donc resté sur notre faim. J'ai nettement préféré les voies de Manu aux Grands Moulins (piliers sud des Trois Dames). Allez faire le "Grand méchant loup". C'est très beau !

Clocher des Pères : clocher Pochetron. TD 6b+(6a obligatoire.) Matériel à emporter : corde à simple 50 m (donc), friends du 0,3 au 4 + 2 micros, 6 dégaines, 3 sangles.

Joli départ pour L1

Joli départ pour L1

Fin de L2

Fin de L2

L3

L3

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 25 Août 2017

Une belle journée, la forme qui revient et l'envie d'un sommet inconnu pour nous deux. Entre une voie difficile sur un contrefort et une plus classique sortant au sommet, nous optons pour la seconde. L'idée est de gravir les six-cents mètres de granit menant au sommet de l'aiguille du Peigne par l'arête des Papillons puis la partie supérieure, la plus grimpante, de la voie normale.

Ca démarre bien puisque, sans se presser, on attrape juste la première benne en étant les deux derniers à y accéder. Et ça continue quand on voit qu'une fois au pied de l'arête, il n'y a personne. Sans se presser, on s'équipe et on part à corde tendue. Pour faire un peu plus difficile, un peu plus confort aussi et un peu plus "montagne", on choisit de ne pas grimper en chaussons mais en chaussures adaptées. Pour ma part, ce sera avec les excellentes Adidas Scope GTX. On pose sur le granit et ça tient !

L'arête est fidèle à sa réputation : ça grimpe (du 4 et du 5 tout le long), la longueur clé n'étant pas le crux bloc annoncé 5c+ (plutôt un pas de 6a/b) mais le passage athlétique en rocher rouge après la boîte aux lettres où le 5b annoncé frise le ridicule. J'ai bien cru que j'allais me la coller. Pour le reste, ça déroule. On rejoint la jonction avec la voie normale, on poursuit jusque sous le gendarme et on relis le topo. Partis à 7h30 de l'attaque, on se rend compte qu'il est seulement 9h30 ! La partie médiane est facile et on gagne la brèche 3043 où on rattrape deux cordées de guides avec leurs clients. Ambiance très sympa et on prend le temps de discuter tout en profitant de leur connaissance des lieux pour suivre le bon itinéraire, dont la description c2c n'est pas très bonne. Ca grimpe jusqu'au sommet et reste dans le niveau D avec des passages de 5 à équiper. Un bel enchaînement avec 600 m de difficultés et un sommet ultra pointu sur lequel on ne reste pas étant donné l'exiguïté. La pose se fera après le premier rappel sur une bonne terrasse sous la fissure Lépiney.

Pour le matériel, tous les rappels passent avec une corde de 50 m à simple. Prévoir un jeu de friends jusqu'au numéro 2, quelques dégaines et sangles.

Assurément la meilleure journée de la semaine.

Intégrale du Peigne
Premier passage de V : double fissure large avec coincements de pieds

Premier passage de V : double fissure large avec coincements de pieds

Un granit parfait

Un granit parfait

Sur le fil de l'arête

Sur le fil de l'arête

De jolies fissures faciles

De jolies fissures faciles

Une jolie fissure facile avant de traverser dans la boite aux lettres et rejoindre le crux

Une jolie fissure facile avant de traverser dans la boite aux lettres et rejoindre le crux

Dernières longueurs du Peigne

Dernières longueurs du Peigne

Sommet

Sommet

Une cordée de Polonaises dans la Lépiney
Une cordée de Polonaises dans la Lépiney
Une cordée de Polonaises dans la Lépiney

Une cordée de Polonaises dans la Lépiney

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 24 Août 2017

Quand on n'habite pas sur place, on vient plutôt dans la région pour faire de belles escalades sur le granit du Mont-Blanc ou le calcaire de la vallée de l'Arve (Maladière, Balme, Areu...), réservant les aiguilles Rouges aux petites journées. C'est en tous cas ma façon de faire et du coup, je n'ai pas d'excellents souvenirs de ces escalades, probablement à tort. Car les Aiguilles Rouges réservent de belles parois de gneiss de meilleur facture que celui de Belledonne et avec un important choix d'escalades. Mes meilleurs moments ici sont réservés, soit aux secteurs isolés (Perrons de Vallorcine, "Alea jacta est" par exemple, un must d'escalade difficile en 6c obligatoire), soit aux itinéraires un peu longs et atypiques (genre "chat pelé" de Thierry Renault à la Glière - 6c max- avec de superbes longueurs équipées mais avec quelques points à rajouter éventuellement et donc, une fréquentation limitée).

Certes, il y a de belles lignes (très fréquentées étant donnés l'approche et le retour négligeables) dans la face sud du Brévent (Poème à Lou, Babylone...) mais pour le reste, j'ai souvenir de pas mal de "bouses" présentant autant d'avantages que d'inconvénients :
- un accès et un retour rapide mais avec une grosse fréquentation et l'ambiance "Chamonix" (ça gueule dans tous les sens, des chutes de pierres, parfois des prises de tête...)
- une vue sur les terrassements des pistes de ski et le bruit des remontées mécaniques en fond
- des voies ne sortant pas toujours à un sommet avec des interruptions et des vires herbeuses (mais bien équipées et réservant de beaux mouvements d'escalade)

Bon allez, ceci est sans doute complètement subjectif : en fait, en choisissant bien ses itinéraires, il y a de quoi se faire plaisir.

Entre les deux grandes journées des deux jours précédents, la météo qui pourrait tourner à l'orage dans l'après-midi et l'absence de grimpe depuis deux mois pour bibi, il ne fallait sans doute pas s'attendre à la voie du siècle en choisissant une ligne courte et rapide d'accès dans les contreforts de la Floria.

Hotel Rwanda est la plus dure sur le papier : sept longueurs qui grimpent. Le topo c2c annonce que Michel Piola a surcoté dans son topo. C'est un des (rares) topos que je ne possède pas encore, ayant l'ancienne version (dans laquelle la voie ne figure pas). Aussi, une fois n'est pas coutume, je pars avec seulement le topo électronique. Eh bien je ne sais pas quelles sont les cotations de Piola mais je trouve bien exagéré de le décrier ainsi. La voie est soutenue et pour moi, c'est plus dur que ne l'annonce c2c. Je dirais :
- L1 = 5c (beau mur)
- L2 = 6a+ (un pas bloc)
- L3 = 5c
- L4 = 6c(+) ultra technique
- L5 = 6c (bloc, hyper athlétique)
- L6 = 6a+ (très beau, aérien)
- L7 = 5c (un pas)

On a continué par une longueur facile au-dessus dans l'idée d'aller au sommet mais en l'espace de quelques minutes, le temps a tourné. C'est devenu noir au sud. Le vent s'est levé. La pluie a commencé à tomber sur les Contamines. Rien n'était sûr et la météo ne le prévoyait ni si tôt (midi), ni violemment, mais un orage était tout à fait possible au regard de ce qu'on voyait. Sans se presser, on a décidé de ne pas poursuivre au sommet par la facile sortie de "fraise des boatchs" mais de descendre tranquillement zoner à Cham'. Au final, pas de gros cataclysmes mais un peu de pluie et quelques coups de tonnerre dans l'après-midi. J'ai été assez surpris de voir que la majorité des cordées dans notre secteur ne s'en souciait pas alors que sur les sommets alentour, ça battait en rappel de tous côtés.

Une petite voie dans les aiguilles Rouges
Une petite voie dans les aiguilles Rouges
Une petite voie dans les aiguilles Rouges

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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