escalade-alpi

Publié le 7 Juin 2017

Petite sortie rando/grimpette/amusements cet après-midi du côté de Bachat-Bouloud (Chamrousse) avec les filles. J'avais été ambitieux en leur disant que l'on essaierai de faire tous les blocs mais compte tenu de l'heure de départ et d'un retour souhaité pas trop tard cause école le lendemain, on a pu en faire "que" huit (sur treize).

Ce n'est pas allé si vite que je ne le pensais : certains blocs demandent un peu de recherche dans la forêt mais surtout, certains sont hauts et nécessitent la corde pour les enfants (on en a fait que trois sans corde). Donc des manip et du temps passé. Le plus grand d'entre eux (vingt mètres), avec un ticket d'entrée au 4c, m'a même vu m'auto-assurer pour grimper, d'autant plus que j'étais en "grosses". On est loin d'Alex Honnold, surtout avec des enfants à côté. 

Dans tous les cas, une belle après-midi bien qu'un peu fraîche avec ce flux de nord et les filles contentes d'avoir pu observer deux renards dont un de près.

Bloc n°3 : l'airelle noire (la myrtille), 3b

Bloc n°3 : l'airelle noire (la myrtille), 3b

Bloc n°4 : le sorbier des oiseleurs, 3c

Bloc n°4 : le sorbier des oiseleurs, 3c

Sous le bloc n°5 après l'ascension du sanglier, 4b

Sous le bloc n°5 après l'ascension du sanglier, 4b

Sommet du bloc n°6, après le campagnol des neiges (3c)

Sommet du bloc n°6, après le campagnol des neiges (3c)

Bloc n°8 : l'anémone printanière, 4c (20 m !)

Bloc n°8 : l'anémone printanière, 4c (20 m !)

Bloc n°9 : la piéride des Alpes (4c)

Bloc n°9 : la piéride des Alpes (4c)

Pause

Pause

Chargée ?

Chargée ?

Sauts
Sauts

Sauts

Un beau coin !

Un beau coin !

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 5 Juin 2017

J'avais parcouru intégralement ces arêtes lors de la traversée des arêtes du Gleyzin en juillet 2007, de la Berlanche à la porte d'Eglise (un périple de 1400 m de dénivelé d'arêtes qui m'avait pris plus de neuf heures heures non stop). J'en gardais le souvenir d'un parcours pas si facile.

L'éclaircie de quinze heures me fait préparer le sac avec tout le matériel photo et partir à la hâte en direction de la bosse nord de Berlanche. La sente, depuis le Praillet, semble de moins en moins marquée. Sans connaître son existence, il sera de plus en plus difficile de la trouver avec la végétation de l'été. Parti uniquement pour rejoindre cette bosse et ensuite, voir, une éclaircie convaincante se dessine vers 18h30. J'y vais, j'y vais pas... L'heure tourne. Convaincu qu'il n'y aura ni pluie ni orage, je tente l'expérience. De toutes façons, j'ai une lampe.

Et effectivement, ce n'est pas si facile. L'arête est assez déchiquetée et le rocher vraiment glissant avec ce lichen mouillé. Les passages herbeux sont parfois raides et expo ; bien glissants aussi. Il ne faut pas jouer au con. Et par-dessus tout, le brouillard rapidement revenu qui ne me permet pas d'anticiper la suite de l'itinéraire. Lorsque je rejoins le pic sud de Berlanches, il est déjà plus de 20h. Je continue jusqu'au col de Périoule puis à la bosse suivante, vers 2300 m, là où l'arête s'oriente brusquement à l'est. J'avais imaginé un cheminement permettant de descendre sans trop de souci sur le chalet du Val et effectivement, ça passe bien même si la moindre pente d'herbe est glissante.

21h au chalet. Le soleil décline en même temps que l'éclaircie est magistrale. Masqué par une arête, je cours sur la sente retrouver une vue vers le nord-ouest. Quelques photos plus tard, je suis quitte pour une descente sans histoire, d'abord dans une semi-obscurité en croisant deux sangliers puis à la lumière de ma Tikka XP.

Anémone et primevère. De belles couleurs dans l'alpe
Anémone et primevère. De belles couleurs dans l'alpe

Anémone et primevère. De belles couleurs dans l'alpe

Chamois ; c'est ici leur domaine

Chamois ; c'est ici leur domaine

Mini-guêtres fort utiles mais ne suffisant pas à éviter les pieds mouillés

Mini-guêtres fort utiles mais ne suffisant pas à éviter les pieds mouillés

Le petit plaisir du soir
Le petit plaisir du soir
Le petit plaisir du soir

Le petit plaisir du soir

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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive, #escalade-alpi

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Publié le 3 Juin 2017

Choisi à la base sans penser à l'allusion, ce titre sied parfaitement à la récente réalisation de Alex Honnold au Yosemite. Je ne trouve pas d'autres mots que ceux que j'ai déjà utilisés sur Facebook pour la commenter : "On savait que l'être humain est capable des pires "folies"... Honnold marque ici à jamais le monde de l'escalade. La longueur mais surtout le style de grimpe (on est loin des dévers calcaires à bonnes prises ici mais plutôt dans le style "pieds en adhérance") font de cette ascension un monument historique dont il nous est impossible d'imaginer possible même pour le meilleur grimpeur du monde. Et pourtant !!! Je vois déjà certains commentaires utilisant le terme de "suicidaire". Un suicidaire ne réussirait pas une telle réalisation. Gravir un solo intégral en libre à El Cap demande au contraire une personnalité parfaitement équilibrée, réfléchie, et surtout qui aime la vie plus que tout. On en vient à se demander comment un tel cerveau peut il exister au point de permettre de se lancer là-dedans. Car c'est bien cela dont-il s'agit. Alex est bien parti dans "freerider" (7c+ granite s'il vous plait) convaincu à 100% de réussir. Bravo, chapeau, phénoménal, surhumain, gigantesque...aucun de ces termes n'est assez fort pour qualifier cette escalade !!!"

Mais à la base, je voulais parler de notre activité, de mon activité (ou plutôt "mes" activités). A ma façon, à mon niveau, il n'est pas question de lâcher quoi que ce soit. Dicté en tout premier lieu par la motivation, ce constat vaut particulièrement pour l'escalade, sport où la résistance du corps humain en prend un coup dès que l'on met la pratique un temps soit peu de côté.

Alors, c'est décidé. Après la déconvenue de jeudi dernier avec Candice (saisis par un orage après une petit longueur d'échauffement), je reprends les séances d'entraînement à la maison (blocages, suspensions, tractions...) et ça fait mal !

Un rocher que l'on aura surtout regardé ce soir-làUn rocher que l'on aura surtout regardé ce soir-là

Un rocher que l'on aura surtout regardé ce soir-là

Idem pour les jambes. Deux jours dans le sud pour les quarante ans du frérot et c'est l'occasion d'aller se dégourdir dans les Calanques. Lever 5h15 et c'est parti à point d'heure pour une belle boucle des Baumettes à Marseilleveyre. Nous sommes au mois de juin et d'ici cinq semaines, huit autres d'entière liberté devraient être intenses. Alors autant s'y préparer.

Lever du jour sur les Calanques

Lever du jour sur les Calanques

Du gris, du bleu mais aussi du vert, du rose... dans ce magnifique massifDu gris, du bleu mais aussi du vert, du rose... dans ce magnifique massif
Du gris, du bleu mais aussi du vert, du rose... dans ce magnifique massifDu gris, du bleu mais aussi du vert, du rose... dans ce magnifique massif

Du gris, du bleu mais aussi du vert, du rose... dans ce magnifique massif

Aux portes d'une ville d'un million d'habitants, je ne croiserai le premier randonneur qu'à huit heures. Sous le sommet de Marseilleveyre, une belle arête me tend les bras. On y est vite limite avec les baskets souples mais comme souvent, c'est plus facile une fois dessus que vue d'en-face.

Une arête fort sympathique et l'immense sensation de libertéUne arête fort sympathique et l'immense sensation de libertéUne arête fort sympathique et l'immense sensation de liberté

Une arête fort sympathique et l'immense sensation de liberté

La seconde partie de l'arête

La seconde partie de l'arête

Retour par le versant nord assez forestier bienvenu compte tenu de la températureRetour par le versant nord assez forestier bienvenu compte tenu de la température

Retour par le versant nord assez forestier bienvenu compte tenu de la température

Le reste de la journée ? Une jolie fête avec baignade et un coucher de soleil aussi exceptionnel qu'éphémère, sans doute un clin d'oeil à tous ces événements qui s'additionnent. C'est sûr, les années elles-aussi s'ajoutent mais on va continuer à ne rien lâcher. Joyeux anniv' Ced !

Ne rien lâcher
Ne rien lâcher

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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive, #escalade-alpi

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Publié le 17 Mai 2017

Un mercredi après-midi bien chaud ; en attendant que le soleil tourne derrière la falaise (à partir de 16h sur le secteur Chrysanthèmes), une voie à Presles reste possible sans souffrir de la chaleur et sans courir étant donnée la longueur des jours.

Sur une idée de Julien (qui avait entièrement raison sur l'heure du passage à l'ombre), nous voilà partis dans Arcturus, une voie Fara qui reste peu parcourue au regard de l'absence de patine. Oubliée ? Boudée ? C'est sans doute une des très belles que j'ai pu faire ici avec quelques particularités :

- rocher exceptionnel tout le long, souvent du beau gris à gouttes d'eau mais aussi un peu de jaune athlétique. Très belle ambiance aérienne, comme c'est souvent le cas ici.

- une absence de continuité, chose rare à Presles. On navigue en général dans le 6b mais chaque longueur (sauf la première), présente un passage (en général sur trois/quatre points) retors dans le 7a (ou presque), parfois davantage (7b+ pour L3 ?). Ces passages sont blocs et/ou malcommodes et/ou boeuf. On notera la dülfer de L2, les deux toits de L3, la dalle de L4, le pilier le L6, le réta de L7. Mention spéciale en terme de beauté pour L5 et L7 !

- l'obligatoire reste modéré (6b), ce qui n'autorise pas un grimpeur de niveau 6b à vue à s'y rendre : il passera mais à quel prix ?

- un (ré)équipement mal pensé : dans les passages durs, les points sont souvent mal placés : soit en plein mouvement dur soit décalés sur le côté mettant en difficulté le premier et/ou le second avec de petits vols pendulaires possibles, quand ils n'induisent pas en erreur. A noter aussi dans L1, un second point fort haut avec une chute de douze mètres possible au sol et empalement dans les buis desséchés par la pyrale (de merde).

Hissage du sac RAS et bien agréable avec un nouveau brin de cinquante-cinq mètres en diamètre sept millimètres. Prévoir une bonne douzaine de dégaines (notamment pour L7, 35 mètres).

Merci à Ju' pour cette belle étoile au nom lumineux qui suffit à lui même pour intituler l'article. Avec une pensée pour Goldorak, dessin animé phare de mon enfance, piloté par Actarus dont le nom dérive de cette belle étoile, repérable dans le ciel en prolongeant la queue de la casserole de la Grande Ourse par un arc de cercle de grand rayon.

L1, soleil rasant. Les buis sont jaunes...

L1, soleil rasant. Les buis sont jaunes...

L2

L2

Arrivée à R2

Arrivée à R2

L4

L4

L7

L7

La vue depuis R6

La vue depuis R6

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 24 Avril 2017

Et c'est pour ça que c'est bon !

Petite allusion au slogan de la boisson des années 80 qui a donné son nom à une des voies mythiques de Presles. On était parti pour "Arcturus", déjà pas facile mais assez courte et confortablement équipée quand Ju me vend au dernier moment "Canada Dry". Je pars les mains moites dans "Nid d'Aigle" et enchaîne les deux premières longueurs en une seule avec un peu de tirage. Comme ça, on est déjà à pied d'oeuvre, sous les regards de Claire et Philippe dans la "Discrète" juste à côté.

Voici mon ressenti par longueur :

L1 : 6a+ (= L1+L2 de Nid d'Aigle, un pas)
L2 : 6c en traversée. Bien équipée avec un pas dur au départ. Le second pourrait gicler dans le surplomb en-dessous. Ca réveille.
L3 : 6b+ magnifique qui tire déjà un peu sur les bras. 4 points seulement pour 20 mètres de longueur. Le ton "engagement" est donné. Si j'avais su (et avais lu quelques commentaires avant), j'aurais pris quelques coinceurs (et un crochet gouttes d'eau au cas où).
L4 : 7a superbe dans du jaune. Un pas dur puis une fissure bien athlétique. Bien équipée.
L5 : 6c court et sympa. Ca déroule. On arrive sur la vire médiane => tirer à droite.
L6 : Deux points de A0 puis 7a. Ca grimpe !!! Mais jusque là, tout va bien. Le peu de volume cette année se fait sentir malgré la session Calanques juste avant mais j'ai encore un peu de jus. Et il va en falloir.
L7 : Quatre points de A0 (j'ai lu que ce n'était pas commode ; avec une pédale et un minimum d'habitude, c'est RAS pour quelqu'un de 1m74) puis 7a engagé. Autant l'avouer, après avoir fait le départ en A0 puis la partie difficile (6c) qui suit, je n'ai pas osé aller au point suivant à un bon 5m au-dessus du précédent. Il me manquait deux mètres pas si faciles. Avec le point à trois mètres sous le pied... J'ai dû me résoudre à redescendre. Rare pour être signalé mais là... J'ai réussi à désescalader deux prises. En-dessous, il y avait un pas d'allonge quasi impossible à refaire à l'envers pour moi. Donc un bon vol volontaire et retour au relais pour laisser Julien. La honte ! Mais bon. Si j'avais su, j'aurais emporté des câblés (bis).
L8 : 6c+ Je pars dedans bien fébrile suite à la longueur précédente et voyant un deuxième point bien loin du précédent mais ça reste assez facile. Le moral revient. Je rate de très peu l'enchaînement de la longueur par précipitation. Yes !
L9 : 7a ! La fatigue se fait sentir.
L10 : 7a Ben c'est à moi du coup. Le début se passe bien, j'enchaîne le premier pas délicat puis hésite à aller au point suivant très très loin. Finalement, je m'y résous car ça a l'air facile et trouve un point intermédiaire caché. Un pas difficile et j'arrive au crux. Complètement obligatoire. Plus de jus le Lio. Ca ne passe pas. Ah si j'avais eu un crochet (ter) ! Mais là c'est niet. Allez, rebelote. Vas-y mon ami. Aucun regret car même en second, je suis cuit. Je saucissonne. C'est dur.
L11 : 7a magnifique encore. Je passe en mode survie.

Que dire ?

​​​​​​​C'est un mythe cette voie. Il m'a manqué un petit truc pour être bien au niveau mais n'ai pas démérité non plus. Avec un petit matériel complémentaire, j'aurais sans doute assumé le réversible intégral. Les commentaires lus ça et là sont variables. Certains disent que ça déroule et que c'est bien équipé. C'est sûr, quand on est dans le 7b à vue... Mais moi, c'est plutôt 6c à vue. Donc je "bémolise" ces commentaires. Ca grimpe soutenu et il y a quelques pas engagés. Tout est relatif.

​​​​​​​Dans tous cas : c'est une voie majeure et je remercie Julien de m'y avoir trainé. Tout en le félicitant car l'ami a tout fait à vue, déjouant même une zipette de pied dans la dernière longueur enlevée plutôt facilement vu du relais inférieur ! Bravo !

Approche au milieu des buis dévastés par les pyrales

Approche au milieu des buis dévastés par les pyrales

L2 : traversée en 6c déjà plein gaz

L2 : traversée en 6c déjà plein gaz

L4 vue du R4. Gros espace entre le premier et le deuxième point et entre le quatrième et... le relais !!!

L4 vue du R4. Gros espace entre le premier et le deuxième point et entre le quatrième et... le relais !!!

L5 et son départ bien expo depuis le relais

L5 et son départ bien expo depuis le relais

Arrivée au R9 sur de magnifiques gouttes d'eau

Arrivée au R9 sur de magnifiques gouttes d'eau

L11 : 7a rési magnifique. La quille !!!

L11 : 7a rési magnifique. La quille !!!

Dernier coup d'oeil vers le bas

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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