norvege

Publié le 21 Février 2020

C'est reparti pour un tour là-haut. Pourquoi encore en Norvège (ce sera la cinquième fois) ? Tout simplement parce que j'aime ce pays. Pas pour ce qu'on y mange. Mais pour le décor qu'il offre.

Où ? Tromsø. Cette fois, ce sera au nord du cercle polaire. Avec essentiellement l'exploration de la péninsule de Lyngen mais aussi de la petite île de Kågen.

Comment ? A skis bien sûr.

Avec qui ? L'ami Nico, qui découvrira ce pays pour la première fois. Grosse pensée à Io qui aurait dû être de la partie.

Déplacement sur place : location auto. Pour une question de tarif, nous avions choisi Budget. Erreur : les voitures Budget (filiale de Avis semble-t-il) étaient les seules dont les pneus n'étaient pas équipés de clous. Dans tous les cas, s'y prendre à l'avance (3 mois c'est bien) car ensuite, les tarifs augmentent. Compter 50€/jour pour un véhicule pour deux (type Golf).

Trajet : avion quasi incontournable. Nous n'avons pas étudié l'option train et l'option route était trop chronophage cette fois-ci. Evidemment, on se pose la question de l'impact de l'avion. Sur mes quatre derniers voyages en Norvège (2018, 2019x2 et 2020), j'aurai utilisé deux fois l'avion et deux fois la voiture. Mon impact global reste plutôt faible (50000 km d'avion en 47 ans) ce qui correspond à un aller-retour Genève-Oslo tous les quatre ans mais il a tendance à s'intensifier récemment. Je suis très dubitatif sur les compensations car les arbres plantés mettent plusieurs années avant d'être réellement efficaces. Comme pour tous le reste (véhicules plus "propres", tri des déchets...) le mieux restera toujours une moindre consommation. Difficile de connaître le bon équilibre entre rien et cinq voyages par an. Néanmoins, j'ai décidé de compenser quand même. Je ne sais pas comment : les sites Good Planet, My Climate... proposent des solutions intéressantes comme le reboisement au Nicaragua. Je suis preneur de tuyaux si vous avez plus d'informations à ce sujet.

Pourquoi cette époque ? C'est une question qui m'est souvent revenu. "Il fait nuit". Rappelons à ce sujet qu'aux équinoxes, la durée du jour est équivalente à tous les points du globe et qu'on n'est pas si loin de l'équinoxe. Quand on regarde de plus près les éphémérides, on pourra être surpris si on n'est pas très informé sur la question :
(jour = durée du jour ; civil = durée du jour + aube/crépuscules civil)

  21/02 jour 21/02 civil  02/03 jour 02/03 civil
Grenoble 10h42 11h40 11h14 12h12
Tromsø 8h19 10h27 9h48 11h48

On remarque notamment qu'en fin de séjour, la différence entre les deux places n'est pas significative en ce qui concerne la durée de la période où on n'a pas besoin de lampe pour se déplacer (jour + aube/crépuscule civil). La véritable différence vient de la hauteur du soleil dans le ciel et donc de son effet négligeable sur la neige en faces sud. Choisir fin-février - début mars me paraissait donc fort intéressant pour bénéficier de neiges froides en toutes orientations, des aurores boréales (non visibles dès fin mars) et de l'absence de monde.

Logement sur place : on a varié les secteurs. Mais contrairement au sud de la Norvège, les possibilités sont beaucoup plus réduites. Ne pas attendre le dernier moment. De bons plans à Svensby, Lyngseidet. Plus au nord, Skjervøy... mais ce n'est déjà plus Lyngen. Une bonne adresse : le Magic Lodge. Bien central et géré par Patrik (et Henrika) qui fournit beaucoup d'informations au bulletin neige et avalanches

Conditions à cette époque : ça peut être très tendu. Beaucoup de neige cette année. Il a fallu s'adapter. Le bulletin neige et avalanches est fourni à partir d'informations réduites. Le niveau 2 (modérate) semble être le niveau 4 des Hautes-Alpes !!! (parfois). Charger l'application Varsom Regobs.

Carto : les cartes norvégiennes sont gratuites sur l'application Norgeskart et également téléchargeables sur IPhiGéNie.

Tarif : 10 jours à deux. On reste sous les 1500€/personne tout compris (bouffe également) et on tombe facilement à 1300 si on part à 3 ou 4. La nourriture est assez chère et pas top. Mais on s'en accommode. Il doit y avoir moyen de se faire plaisir en prenant le temps de cuisiner mais comment dire... ce n'était pas le but du trip.

Première petite aurore boréale sur la route en direction de Lyngseidet le soir de notre arrivée.

Première petite aurore boréale sur la route en direction de Lyngseidet le soir de notre arrivée.

Bien installés au Magic Lodge

Bien installés au Magic Lodge

Belle lumière pour le premier matin

Belle lumière pour le premier matin

Un bel enneigement au niveau de la mer
Un bel enneigement au niveau de la mer
Un bel enneigement au niveau de la mer

Un bel enneigement au niveau de la mer

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #paysages, #Norvège

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Publié le 28 Juillet 2019

Un bien beau séjour que ces vingt jours scandinaves avec des paysages variés, une météo clémente et une liberté de mouvements grâce au van. Ce genre d'aventure ne demande pas beaucoup d'engagement contrairement à d'autres plus alpines évoquées sur ces pages. Le mot aventure est même probablement trop fort. Il suffit de se lancer. Que ce soit en van, à vélo avec la tente ou à pieds, à partir du moment où les étapes restent physiquement abordables à tout un chacun. Que ce soit en Norvège, à l'autre bout de la planète ou à côté de la maison. A côté de la maison, justement, on devrait en reparler de plus en plus souvent avec la nécessité de réduire nos déplacements pour limiter notre empreinte écologique, avec tout ce qui doit être limité/réduit en parallèle. Car peu importe l'endroit, le point d'arrivée. Y'a que les routes qui sont belles. Peu importe où elles nous mènent, ce qui compte, c'est le chemin. Un même chemin aura autant de valeur en Scandinavie qu'en Belledonne. Pensons-y aussi. Il est normal d'avoir envie d'aller voir ailleurs. Le monde nous y encourage beaucoup. Mais sachons aussi regarder autour de nous.

Route loin de tout dans le Hedmark

Route loin de tout dans le Hedmark

Bout d'arc-en-ciel sur le Sognefjellet

Bout d'arc-en-ciel sur le Sognefjellet

Pour la nourriture, quand même un bon point : des baies partout. Dans les magasins (culture) et dans la nature. On en a bien profité.
Pour la nourriture, quand même un bon point : des baies partout. Dans les magasins (culture) et dans la nature. On en a bien profité.
Pour la nourriture, quand même un bon point : des baies partout. Dans les magasins (culture) et dans la nature. On en a bien profité.

Pour la nourriture, quand même un bon point : des baies partout. Dans les magasins (culture) et dans la nature. On en a bien profité.

Apéro sous l'immense falaise du Troll qu'il va bien falloir venir gravir un jour (ou pas)

Apéro sous l'immense falaise du Troll qu'il va bien falloir venir gravir un jour (ou pas)

Encore des rochers, cette fois en Suède à Fjällbacka

Encore des rochers, cette fois en Suède à Fjällbacka

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #Norvège

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Publié le 26 Juillet 2019

On n'était pas parti pour faire de l'ornithologie, sinon, on serait (peut-être) allé au Varanger. Le voyage en van impose également de limiter les bagages. J'avais emporté mes deux boitiers Canon et plusieurs objectifs mais fait l'impasse sur le 300 mm fixe. Je comptais bien prendre toutefois un peu de temps pour observer la faune aux jumelles et, en flânant le matin ou le soir, faire peut-être quelques images d'oiseaux. Ce serait dans ce cas avec l'EOS 100D (crop 1,6) avec le 70-200 + extender, offrant alors une focale maximale de 450 mm (f/5,6).

Voici quelques espèces pas forcément "exceptionnelles" (au sens, mythiques ou rares ou spectaculaires) mais rarement (voire pas du tout) présentées sur ces pages.

Ratés : le cincle, l'aigle royal, le martin-pêcheur

Le grand gravelot. Très présent sur les lacs de montagne
Le grand gravelot. Très présent sur les lacs de montagne

Le grand gravelot. Très présent sur les lacs de montagne

Le pluvier doré, très présent aussi sur la toundra
Le pluvier doré, très présent aussi sur la toundra

Le pluvier doré, très présent aussi sur la toundra

Les pouillots sont de petits passereaux très fréquemment rencontrés. J'ai un peu perdu la main en ornithologie avec ces espèces qui se ressemblent. Peut-être des fitis ?
Les pouillots sont de petits passereaux très fréquemment rencontrés. J'ai un peu perdu la main en ornithologie avec ces espèces qui se ressemblent. Peut-être des fitis ?

Les pouillots sont de petits passereaux très fréquemment rencontrés. J'ai un peu perdu la main en ornithologie avec ces espèces qui se ressemblent. Peut-être des fitis ?

Pinson du nord

Pinson du nord

Eider à duvet (côte suédoise)

Eider à duvet (côte suédoise)

Huîtrier pie : présent partout
Huîtrier pie : présent partout

Huîtrier pie : présent partout

Bernache du Canada. Image floue. Oiseau bien représentée en Europe du nord.

Bernache du Canada. Image floue. Oiseau bien représentée en Europe du nord.

Image souvenir : poussins de lagopèdes des saules. La coche pour tous.

Image souvenir : poussins de lagopèdes des saules. La coche pour tous.

Un bruant des roseaux

Un bruant des roseaux

Pipit farlouse (?)

Pipit farlouse (?)

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux, #Norvège

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Publié le 24 Juillet 2019

Quelques (demi-)journées passées dans de plus ou moins grandes villes du nord. Par beau temps, et dans une optique de détente, ça reste de bons moments de dépaysement. On flâne ici et là à observer comment vivent les gens, on se rend compte que c'est comme chez nous, mais un peu différent à la fois. On découvre les mentalités, les rapports au vélo, à la voiture, l'habitat, la gastronomie locale (bon, dans le nord, c'est vraiment pas top mais ça on le savait : grosso modo peu varié, assez industriel et très cher). On essaie de s'imprégner un peu de la langue, on utilise notre Anglais quel qu'il soit... Passage par (= arrêts à) : Aarhus, Aalborg, Odense (DK), Stavanger, Bergen, Trondheim (N), Malmö (S), Fribourg-em-Brisgau, Hambourg et Baden-Baden (D).

Quelques remarques pour accéder à ces villes où la voiture n'est pas forcément la bienvenue.
- Aarhus, Aalborg, Odense : parkings payants classiques en extérieurs très proche du centre. RAS
- Stavanger : trouvé un parking couvert non loin du centre. RAS
- Bergen : ça a l'air merdique. Garé au parking de la gare ferroviaire. Couvert, payant.
- Trondheim : trouvé (facilement) une place gratuite dans de petites rues en pentes situées juste en-dessous (sud-ouest) du château de Kristiansten. Centre-ville à portée de jambes.
- Malmö : trouvé parking extérieur (payant) proche de la gare
- Fribourg : apparemment, il faut une pastille verte pour accéder à la ville et ses alentours. Je ne sais pas quelles sont les conditions pour les étrangers et les démarches pour l'obtenir si nécessaire. On est quand même passé... parking payant en extérieur trouvé facilement non loin du centre.
- Hambourg. Même pas essayé. C'est quand même la mégapole. On s'est garé (gratuitement) dans la banlieue, le plus près de l'autoroute et d'une station de métro. Parking gratuit. Ticket de métro journalier illimité famille (jusqu'à 5 personnes) pour 12€. Hyper pratique.
- Baden-Baden. C'est plus petit mais bien règlementé. Trouvé facilement un parking couvert payant proche du centre.

Fribourg-em-Brisgau
Fribourg-em-Brisgau

Fribourg-em-Brisgau

Aarhus

Aarhus

Aalborg
Aalborg
Aalborg

Aalborg

Stavanger
Stavanger
Stavanger
Stavanger
Stavanger

Stavanger

Bergen
Bergen
Bergen
Bergen
Bergen
Bergen
Bergen
Bergen
Bergen

Bergen

Trondheim
Trondheim
Trondheim
Trondheim
Trondheim
Trondheim

Trondheim

Malmö
Malmö
Malmö
Malmö
Malmö

Malmö

Odense
Odense
Odense
Odense
Odense
Odense

Odense

Hambourg
Hambourg
Hambourg
Hambourg
Hambourg
Hambourg
Hambourg

Hambourg

Baden-Baden
Baden-Baden
Baden-Baden
Baden-Baden

Baden-Baden

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Rédigé par lta38

Publié dans #balade, #paysages, #Norvège

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Publié le 22 Juillet 2019

C'était au programme de ce séjour. Partager en famille si possible quelques observations d'espèces endémiques ou, tout du moins, que l'on ne rencontre pas en France, et qui restent accessibles. Il n'était pas question d'y consacré des jours entiers car le programme était chargé et éclectique mais tout au moins une virée pour chacune des trois espèces visées : l'élan, le boeuf musqué et le renne.

Pour le premier, nous avons opté pour les zones humides de Hjerkinn dans le Dovrefjell. Un bon plan car la marche reste limitée et on sera déjà sur place pour les boeufs musqués le lendemain. La sortie du soir, entre 20 et 23h, sera fructueuse. Après un premier affût, nous observons de loin aux jumelles un premier élan. Puis, un peu plus tard, un second qui vient se nourrir pas très loin de l'affût. La soirée est déjà réussie. Elle sera complétée par une mère et son petit à peine retournés au véhicule et deux autres à la tombée de la nuit, proches de notre campement mais surtout à une distance réduite. Réussite totale. Le lendemain, il nous faudra plusieurs heures de marche pour observer les boeufs musqués dont un individu de près. Les jumelles nous auront été d'un grand secours pour les localiser car, sans la neige, c'est quand même moins évident que l'hiver.

Enfin le renne. Beaucoup plus aléatoire car ce sont des animaux extrêmement craintifs et qui bougent beaucoup. Malgré de bonnes informations de Thomas et de Sylvain (merci à eux), nous ne les verrons pas. Ce n'est pas grave et au contraire, cela ne donne que plus de valeurs aux observations réussies. Si c'est trop facile, l'intérêt n'en est que diminué. Et puis, quand on voit les 24h passées dans ce massif du Forollhogna, loin de tout, à se baigner dans les rivières, dormir au milieu de la wilderness ou encore marcher jusqu'à la nuit tombante sur des plateaux sans fin, on sait qu'on a absolument rien raté. D'autant qu'on reviendra avec un bois de renne trouvé par Emie. Nous étions bien au pays du père Noël.

A la recherche des élans de Hjerkinn
A la recherche des élans de Hjerkinn
A la recherche des élans de Hjerkinn
A la recherche des élans de Hjerkinn
A la recherche des élans de Hjerkinn
A la recherche des élans de Hjerkinn

A la recherche des élans de Hjerkinn

A la recherche des boeufs musqués du Dovrefjell
A la recherche des boeufs musqués du Dovrefjell
A la recherche des boeufs musqués du Dovrefjell
A la recherche des boeufs musqués du Dovrefjell
A la recherche des boeufs musqués du Dovrefjell
A la recherche des boeufs musqués du Dovrefjell

A la recherche des boeufs musqués du Dovrefjell

A la recherche des rennes du Forollhogna (dernière image pipeautée, évidemment)
A la recherche des rennes du Forollhogna (dernière image pipeautée, évidemment)
A la recherche des rennes du Forollhogna (dernière image pipeautée, évidemment)
A la recherche des rennes du Forollhogna (dernière image pipeautée, évidemment)

A la recherche des rennes du Forollhogna (dernière image pipeautée, évidemment)

Au passage, rencontre de deux (un seul sur l'image) lièvres variables

Au passage, rencontre de deux (un seul sur l'image) lièvres variables

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Rédigé par lta38

Publié dans #balade, #animaux, #Norvège

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