paysages

Publié le 14 Juin 2021

Depuis une semaine, on peut enfin légalement profiter des couchers de soleil en montagne. Celui-ci était fort joli, du haut de l'échine du Grand Rocher et face au Mustagh Ata local. Légalement, tant il est vrai que le couvre-feu du soir et encore plus celui du matin ne semblent pas respectés par les "montagnards", sans compter les dérogations des uns et des autres. Notre activité demeure trop marginale pour que nos politiques aient pensé l'intégrer dans leurs mesures. La faute également aux montagnard eux-même, non regroupés en une fédération solide comme le sont les chasseurs par exemple. Car "faire de la montagne" est tout autant (voire davantage) d'utilité publique que la chasse (autre débat : la chasse est-elle vraiment d'utilité publique ?). "Faire" de la montagne nous apporte un équilibre mental, un bien-être intérieur, un entretien physique, le tout, in fine, permettant de lutter plus efficacement contre les maladies et donc, favorable à tous de par l'allègement des contraintes sociales financières : assurance maladie, suivi de dépressions...

La lutte contre le coronavirus aura échoué sur au moins un point : celui de démontrer qu'être heureux, faire les choses qu'on aime faire ou encore prendre soin de son corps, étaient des facteurs importants de lutte contre cette nouvelle maladie. On aura désigné, au moins pour un temps, les libraires facultatives mais le Mac Do' indispensable. On aura autorisé la concentration dans les grandes surfaces commerciales mais interdit la dispersion dans la nature. Faute de mettre en place une formation, une information mais aussi un véritable contrôle des mesures sanitaires, on aura interdit de nombreuses choses qui n'auraient, au pire rien changé, au mieux, joué un rôle dans la lutte contre la maladie. Contre ce virus mais aussi contre d'autres maladies : cardio-vasculaires, cancers...

En attendant la suite des événements, on peut "voyager" officiellement dans nos montagnes jusqu'à 23h (enfin, heure de retour chez soi - à noter le coucher de soleil à 21h30 au solstice d'été dans nos Alpes). Et si on ne souhaite pas braver la loi, s'y poser et y dormir. C'est la bonne période pour fuir les chaleurs de la vallée.

Couvre-feu
Couvre-feu
Couvre-feu
Couvre-feu
Couvre-feu
Couvre-feu
Couvre-feu
Couvre-feu
Couvre-feu
Couvre-feu
Couvre-feu
Couvre-feu

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #humeur, #paysages

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Publié le 12 Juin 2021

Voici un bien bel oiseau de nos montagnes, très peu connu du grand public. Autrefois appelé merle de roche, sans doute de par sa ressemblance - forme, dimensions, chant - avec le merle noir ou les grives, il a désormais pris un dérivé de son nom scientifique "Monticola" afin d'être détaché de ce rapprochement car il fait partie de la famille des muscicapidés qui regroupe entre autres les gobemouches, rossignols, rouges-gorges, rouges-queues, tariers, traquets...

Le monticole de roche est essentiellement insectivore et vit dans les pentes ensoleillées de nos montagnes, à proximité de la roche. Il aime se percher sur un promontoire bien en vue pour chanter. Ses couleurs sont chatoyantes. 

Voici donc un petit album de cet oiseau, fidèle à ma façon de faire, i.e. replacer l'animal dans son biotope

Le monticole de roche, mâle
Le monticole de roche, mâle
Le monticole de roche, mâle
Le monticole de roche, mâle
Le monticole de roche, mâle
Le monticole de roche, mâle
Le monticole de roche, mâle
Le monticole de roche, mâle

Le monticole de roche, mâle

Le lever de soleil du jour
Le lever de soleil du jour

Le lever de soleil du jour

D'autres observations : hirondelle de rocher et traquet motteux
D'autres observations : hirondelle de rocher et traquet motteux
D'autres observations : hirondelle de rocher et traquet motteux
D'autres observations : hirondelle de rocher et traquet motteux

D'autres observations : hirondelle de rocher et traquet motteux

Quelques fleurs du jour : primevère hirsute, narcisse des poète, anémone pulsatille
Quelques fleurs du jour : primevère hirsute, narcisse des poète, anémone pulsatille
Quelques fleurs du jour : primevère hirsute, narcisse des poète, anémone pulsatille

Quelques fleurs du jour : primevère hirsute, narcisse des poète, anémone pulsatille

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #animaux, #Grandes Rousses

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Publié le 30 Mai 2021

Plus je l'utilise, moins je regrette l'achat de cet objectif il y a maintenant cinq mois. Le 100-500 RF Canon est une véritable tuerie. J'en ai déjà fait un premier bilan ici et je le recommande sans modération aux photographes exigeants tant sur la qualité que sur la possibilité de le transporter en montagne. En résumé, vous aurez la qualité des meilleurs téléobjectifs du monde (les gros blancs lumineux à 10000 €) pour trois à quatre fois moins cher, la polyvalence (zoom 100-500 au lieu de focale fixe), la légèreté (moitié moins lourd !!) et la compacité, au seul détriment de la luminosité. Certes la luminosité reste capitale dans certaines situations mais :
- Dans 90% des cas, ce sera suffisant
- La montée en ISO des boîtiers plein format permet toutefois de belles choses avec une ouverture à f/5,6 (possible ici jusqu'à presque 400 mm).

Ce jour, j'avais dans mon petit sac de 18 litres :
- une micro-polaire
- un litre d'eau
- quelques vivres de course
- une paire de jumelles légères (8x20)
- le 100-500 RF
- Le Canon RP avec 24-70 f/4 L

Le parcours fut le suivant : départ Prélenfrey, montée à la Double brèche, traversée des arêtes du Gerbier, descente ouest, sentier Péronnard, col Vert, Prélenfrey. Un "petit" tour de 20 km, passé sans histoire avec ce package et me permettant, après une première partie sportive, de flâner au retour en faisant des images.

Lever du jour
Lever du jour

Lever du jour

Repéré !

Repéré !

La faune sur le sentier Perronard
La faune sur le sentier Perronard
La faune sur le sentier Perronard
La faune sur le sentier Perronard
La faune sur le sentier Perronard
La faune sur le sentier Perronard

La faune sur le sentier Perronard

Orchidées devant Cornafion

Orchidées devant Cornafion

Quelques portraits au milieu d'un troupeau de 60 bouquetins
Quelques portraits au milieu d'un troupeau de 60 bouquetins
Quelques portraits au milieu d'un troupeau de 60 bouquetins

Quelques portraits au milieu d'un troupeau de 60 bouquetins

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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive, #animaux, #Vercors, #paysages, #matériel

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Publié le 15 Mai 2021

Dernière étape de ce mini-raid à vélo. Elle sera toute aussi belle que la précédente, encore plus sauvage bien qu'il soit dommage que la descente sur Vidauque soit devenue vraiment abîmée, plus vraiment praticable à vélo de route. J'en avais le souvenir d'une route bien propre... La météo aura été correcte (pas le moindre vent) mais avec des températures fraîches (18°C maxi en plaine), sans doute proche des 10-12°C à 700 m d'altitude, point culminant du Petit Luberon.

Cela commence par une option (repérée la veille au soir) avec une section sur un mini sentier ultra chaotique : ce sera portage intégral en aller-retour et ce, afin de gagner beaucoup de distance sur la route ultra fréquentée de Bonnieux. On n'aura sans doute pas gagné de temps mais évité ces dangers. S'ensuit la montée à la forêt de Cèdres : 400 m de dénivelé que tout le monde aura bien géré.

La récompense sera la traversée de tout le Petit Luberon : somptueux et sauvage. On regretterait presque de ne pas y être monté la veille et bivouaqué la-haut. C'était l'option de départ en raccourcissant l'étape de la veille mais un poil dur quand même et surtout, la météo (et le portage de l'eau) nous en a dissuadés. Une prochaine fois.

La descente de Vidauque nous aura pris plus de temps que prévu ; en même temps, ça évite la frustration typique du vélo et son ratio 3/4 - 1/4 (au mieux !) entre la montée et la descente !! La revêtement s'est vraiment dégradé est s'en est presque dommage de laisser "se perdre" ce bel itinéraire cycliste qui laisse sauvage et au calme tous les vallons adjacents et leur faune très riche. Retour par de petites routes et un bout de voie verte jusqu'au camping du premier jour.

Quelques précisions sur le matériel. J'ai utilisé la petite remorque (une simple planche mono-roue, accueillant un sac étanche de 50 litres made by Ortlieb) Zap Outdoor. Elle pèse guère plus de 3 kg et pour avoir essayé différents systèmes avec un package équivalent (remarque arrière classique mono-roue type Bob, sacoches sur porte-bagage arrière), c'est de loin la meilleure des solutions, celle qui déséquilibre le moins le vélo tout en restant ultra-légère et peu énergivore. A l'intérieur du sac annoncé 49 litres j'ai pu mettre :
- la tente (Nemo Dragonfly 3P, 1500 g)
- les 3 sacs de couchage (duvet d'oie 800 CUIN x2 + 1 duvet canard 650 CUIN), T°C confort 0-5°C
- les 3 matelas (gonflables, maxi 400 g avec housse)
- Mes affaires perso pour 3 jours dont une doudoune synthétique car les soirées s'annonçaient fraîches
- Réchaud gaz, cartouche, popote
- Diverses petites bricoles : oreillers gonflables, kit réparation...

Pour les filles :
- Emie (vélo encore 24 pouces, plus pour longtemps) : une sacoche de guidon (cape de pluie, lunettes de soleil, lampe frontale, kit crevaison), une sacoche de selle 15 litres (toutes ses affaires perso).
- Stella : une sacoche de guidon (cape de pluie, lunettes de soleil, lampe frontale), deux sacoches arrière 20 litres (affaires perso dans l'une, nourriture dans l'autre). Ces deux sacoches arrière étaient loin d'être pleines.

Il doit y avoir moyen de supprimer ces deux sacoches arrières et de les remplacer par deux sacoches (une par chacune d'entre elles donc) de cadre et une sacoche de selle supplémentaire.

Rude montée ; on en pose les casques
Rude montée ; on en pose les casques

Rude montée ; on en pose les casques

Forêt de cèdres
Forêt de cèdres

Forêt de cèdres

Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital

Le long plateau sommital

La descente
La descente
La descente
La descente

La descente

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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Publié le 14 Mai 2021

Ce fut la plus belle à mes yeux. Contrastes lumineux du sud, petites routes sans le moindre véhicule, itinéraire sportif, petits villages pittoresques... La plus sportive (700 m de dénivelé en tout) et un peu plus de 40 km. 

La journée commence par une piste en terre permettant de voir les fameux ocres tout en franchissant la crête menant à Caseneuve puis St-Martin-de-Castillon. On traverse l'axe principal pour remonter en face vers les villages de Castellet puis Auribeau pour gagner ensuite les plateaux soutenant le nord du Grand Luberon. Sans aucun doute le plus éprouvant pour les petites jambes qui auront assuré, quitte à alterner quelques sections de repos en poussant les vélos. Bravo !

La longue descente vers Bonnieux est méritée. Le vent a forci. Ce sera une soirée une peu fraîche mais sauvée par un beau soleil. La nuit, le chant du grand duc parmi les autres animaux nocturnes.

Piste en terre sur les ocres du vaucluse
Piste en terre sur les ocres du vaucluse

Piste en terre sur les ocres du vaucluse

Caseneuve

Caseneuve

Montée de Castellet, Auribeau
Montée de Castellet, Auribeau
Montée de Castellet, Auribeau
Montée de Castellet, Auribeau

Montée de Castellet, Auribeau

Les plateaux avant de descendre sur Bonnieux

Les plateaux avant de descendre sur Bonnieux

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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