paysages

Publié le 3 Juillet 2016

Il aura fallu attendre l'arrivée de l'été calendaire pour retrouver le soleil après plusieurs semaines d'absence. Ce bivouac tant attendu avec enfants et amis peut enfin avoir lieu. Le samedi s'annonce maussade mais au moins, on montera à la fraîche et le soir nous promet un beau coucher de soleil.

Au départ, la visibilité est bonne et le reste jusqu'à l'arrivée au plateau des lacs Fourchu et Canard où la petite troupe s'installe. Aujourd'hui encore on ne sait pas d'où sont arrivés ces nuages qui ont tout envahi en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et ne se dissiperont qu'après le coucher du soleil. Grrr ! Le dimanche tiendra, lui, toutes ses promesses avec une superbe boucle bucolique sur le plateau et des enfants qui s'en donnent à coeur joie dans les flaques, les lacs et les ruisseaux.

La veille on aurait bien apprécié un petit feu mais c'est assez "anti-éthique" ici. Tout d'abord, il n'y a pas de forêt, pas d'endroit de campement désigné. Beaucoup de gens y montent (nous avons été surpris du nombre de tentes sur le plateau malgré cette météo) et ce site, au demeurant magnifique, est déjà très marqué par les nombreux piétinements. Il faut absolument que nous fassions tous un effort. Faire un feu ponctuellement en forêt (ou clairière) à un endroit soit très habituel soit complètement original ne me pose pas les mêmes questions. Ici, si chacun y va de son propre feu, les cicatrices se multiplient (et il y en a déjà beaucoup).

Arrivée de la troupe au lac Fourchu

Arrivée de la troupe au lac Fourchu

Stella lit une histoire aux plus petits

Stella lit une histoire aux plus petits

Stella pour son premier bivouac hors tente

Stella pour son premier bivouac hors tente

22h. Le ciel s'est dégagé

22h. Le ciel s'est dégagé

La voie lactée au-dessus du rocher Culasson

La voie lactée au-dessus du rocher Culasson

Rhodos et Rochères

Rhodos et Rochères

Magnifique plateau depuis le pas de l'Envious

Magnifique plateau depuis le pas de l'Envious

Lac Fourchu et rocher Culasson

Lac Fourchu et rocher Culasson

Le campement encore bien mouillé malgré le soleil. La température est descendue à trois degrés au petit matin

Le campement encore bien mouillé malgré le soleil. La température est descendue à trois degrés au petit matin

Bleu blanc vert

Bleu blanc vert

Un plateau lacustre splendide

Un plateau lacustre splendide

Descente sur la Barrière au milieu des rhodos

Descente sur la Barrière au milieu des rhodos

Les cicatrices humaines autour du lac Fourchu (source : Geoportail)

Les cicatrices humaines autour du lac Fourchu (source : Geoportail)

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Rédigé par lta38

Publié dans #balade, #paysages

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Publié le 20 Juin 2016

Dimanche à attendre l'éclaircie pour monter au lac de Crop et poursuivre avec les skis sur un sommet le dominant. Pourquoi ce choix ? D'abord parce que ça skie au lac avec seulement 500 m de portage (30 min de descente) ; ensuite (et surtout) parce que cela fait un moment que je n'ai pas visité le vallon, c'est à côté de la maison et les contrastes sont fabuleux en ce moment avec cette météo capricieuse et donc les moments d'éclaircies. Dimanche était censé être un peu meilleur que samedi mais ce sera l'inverse. Complètement bouché et des précipitations pas si rares. Dix-neuf heures. Je n'ai plus le temps d'attendre ; je pars quand même lors d'une timide éclaircie espérant l'éclaircie du soir (éclaircie confirmée par tous les modèles entre le soir et le milieu de la nuit). Lac de Crop. Brouillard. Après avoir "essuyé" une première belle averse en montant, c'est la totale. Je n'y crois plus. J'attends un peu puis il faut se rendre à l'évidence ; de toutes façons, la nuit sera bientôt là. Il n'y a plus rien à espérer. Je planque tout le matos et descends en trottinant, avec une nouvelle averse me faisant finir bien mouillé. La loose totale. Hors de question d'aller bosser le lendemain en voyant le soleil me taquiner. Le réveil sonnera à 4h...

Je suis réveillé nettement plus tôt pour je ne sais quelle raison. Je tourne en rond puis me décide à me lever. J'en profite pour prendre le temps avant de partir. Un bon petit dej'.

Cinq heures. Je démarre du parking haut en traversant à gué (pieds nus avec dépose de serviette sur la rive opposé) le torrent qui déborde. C'est plein d'étoiles. Le réveil tient cette fois toutes ses promesses.

1700 m, dans la traversée à la sortie de la forêt. Le réveil

1700 m, dans la traversée à la sortie de la forêt. Le réveil

Zoom sur les massifs (hauts) savoyards

Zoom sur les massifs (hauts) savoyards

Arrivée au lac, c'est sans surprise : regel béton des névés. Ca va donner à la montée comme à la descente. Le premier névé à traverser domine (et se jette dans) le lac. Avec le relief, l'accroche des peaux est moyenne. Il ne faut pas se louper sinon c'est la baignade à zéro degrés.

Un blanchot et un déchaussage plus loin afin de monter à pied des pentes d'herbes plus commodes que le raide névé bétonné par le gel et me voilà au soleil. J'ai visé le Grand Replomb histoire de profiter de l'éclairage. Je n'avais d'ailleurs jamais fait le "couloir" est dit voie normale qui aboutit à la selle juste sous le sommet du Petit replomb, côté 3.3 dans le Shahshahani.

Le ver de soleil sur le Ferrouillet

Le ver de soleil sur le Ferrouillet

Les pentes du rochers de l'Homme bien plâtrées en arrière-plan

Les pentes du rochers de l'Homme bien plâtrées en arrière-plan

Le couloir est, en neige qui détaille déjà

Le couloir est, en neige qui détaille déjà

La suite, c'est un couloir en bonnes conditions puis du béton armé dès que l'on repasse à l'ombre, un second lièvre variable (à moins que ce ne soit le même qui ait changé de rive) et un lac de Crop sublimé par les contrastes. On remet les baskets, on trottine une demie-heure, on s'aperçoit que le gué était évitable par une passerelle en contrebas :0, on se change et on se retrouve pile à l'école à 8h31.

Le lac vu du replat vers 2250 m

Le lac vu du replat vers 2250 m

D'un peu plus bas, les skis m'amènent à ras le lac mais ça secoue bien !

D'un peu plus bas, les skis m'amènent à ras le lac mais ça secoue bien !

On ne s'en lasse pas

On ne s'en lasse pas

Dans l'autre sens ; l'itinéraire de descente encore enneigé un bon moment en acceptant deux micro-déchaussages

Dans l'autre sens ; l'itinéraire de descente encore enneigé un bon moment en acceptant deux micro-déchaussages

Fin de balade sous l'austère face nord-ouest du Ferrouillet

Fin de balade sous l'austère face nord-ouest du Ferrouillet

Midi. Je me fends d'un aller-retour à la maison pour changer le matériel et faire une (toute) petite sieste. Dix-sept heures. On enchaîne : direction le coup de Sabre pour une session grimpe avec Candice. Les temps sont durs. Sans doute un peu de manque se sommeil mais pas mal de conti aussi qui fait défaut. Les plats ne pardonnent pas. Pas de perf' ce soir mais on grimpe jusqu'à la nuit. 

Le temps de plier, rentrer, se doucher... On sent que la fin de l'année (scolaire) est proche. De trois heures du mat' à pas loin de minuit, ça fait une journée à pas loin du double tour de cadran.

C'est bien mais je ne ferais pas ça tous les jours.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #paysages, #escalade-alpi

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Publié le 15 Juin 2016

Cela faisait un moment que je voulais aller voir les lacs de la Valloire au moment du dégel. Fenêtre météo (va-t-elle tenir ?) en ce mercredi midi. Encore beaucoup de neige ; du coup, je me laisse tenter par le port des skis malgré l'altitude de départ (1000 m - et donc le portage) et celle de la neige (probablement - et ce sera exactement le cas - un peu sous 2000 m dans la combe de la Grande Valloire).

L'idée est d'être vraiment light. Juste les peaux ; pas question de prendre des crampons. Un demi-litre d'eau (y'a des ruisseaux partout). Un coupe-vent de poche. J'irai simplement balader sous le rocher d'Arguille et le pic de la GV histoire de faire un peu de glisse après une montée intégrale en baskets par l'Arpette et le versant sud-ouest de la Grande Roche (et accès au vallon par le couloir nord-est que je n'avais jamais fait).

Le lac Blanc est en cours de dégel et reste magnifique. Le lac de la Folle est terriblement coloré de turquoise et devrait le rester encore un petit moment. Si les quantités au sol sont moindres, le recul de la neige est désormais comparable à celui de 2013 (année record depuis trente ans) à quinze jours près.

Ca fait du bien de profiter d'une éclaircie et de reprendre un peu les sorties "foncières" ; fin de la descente tout en courant depuis le dernier déchaussage (environ cent mètres au-dessus du chalet de la GV) à la voiture en trente minutes. Le sentier reste bien praticable mais les portions humides le sont davantage que d'habitude et ça reste un peu gras au final. A noter les deux traversées de ruisseaux (à la montée, celui de l'Arpette ; à la descente le ruisseau Perdu) absolument impossibles pieds au sec compte tenu du débit. Déchausser et passer pieds nus ou accepter la noyade des extrémités inférieures (ce que j'ai fait).

Un grand merci aux bûcherons qui ont massacré la partie inférieure du sentier d'accès à la GV pour couper "trois" arbres.

Grande Roche, face sud-ouest (sèche)

Grande Roche, face sud-ouest (sèche)

Grande Roche, face nord-est (enneigée)

Grande Roche, face nord-est (enneigée)

Lac de  la Folle et pic de la GV

Lac de la Folle et pic de la GV

Les mêmes

Les mêmes

Toujours la Folle, dans l'autre sens

Toujours la Folle, dans l'autre sens

Lac Blanc

Lac Blanc

Au lac Blanc

Au lac Blanc

Fin du ski à 1950. Ca ressemble à ce que j'ai vu en Ubaye à la même altitude à la mi-avril. Un mois et demi d'écart entre le 04 et le 38 à 2000 m d'altitude, ça fait beaucoup pour deux régions situées à 200 km à vol d'oiseau.

Fin du ski à 1950. Ca ressemble à ce que j'ai vu en Ubaye à la même altitude à la mi-avril. Un mois et demi d'écart entre le 04 et le 38 à 2000 m d'altitude, ça fait beaucoup pour deux régions situées à 200 km à vol d'oiseau.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #randonnée sportive, #paysages

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Publié le 21 Mai 2016

Dénommée indifféremment tour Isabelle ou Grande Arche de Chartreuse, la tour Percée est un "monument" qui devrait être classé au patrimoine mondial. C'est la plus grande arche (arche double même) des Alpes avec trente-deux mètres de long. Elle est située en Chartreuse.

On ne sait pas vraiment qui l'a découverte mais jusqu'en 2006 elle était totalement inconnue. Pascal Sombardier, auteur de guides chez Glénat mettant en valeur des randonnées du vertige, a alors publié des images de cette arche qu'il avait découvert au fil de ses excursions originales.

La particularité de cette arche est d'être totalement invisible de par sa situation à part passer à proximité (et avoir les yeux ouverts). Le seul itinéraire qui aurait permis de la repérer est le sangle dit de l'Aup du Seuil, très confidentiel jusqu'en 2006 et fréquenté, mis à part les nombreux chamois, quasi exclusivement par quelques rares chasseurs. C'est d'ailleurs peut-être un chasseur qui l'aurait découverte mais personne ne l'a revendiqué et le mystère restera entier.

Dans tous les cas, depuis la révélation par Pascal, les passages se sont multipliés et les sentes se sont créées autour de ce véritable petit bijou. J'y étais allé une première fois en 2008 et à skis, d'abord en 2012 puis en 2013. L'itinéraire aujourd'hui classique monte directement vers l'édifice en quittant le sentier du pas de Ragris dans la forêt puis un couloir un peu exposé aux chutes de pierres, qu'elle proviennent des chamois ou des randonneurs non précautionneux. L'accès ne présente pas de grande difficulté mis à part un passage d'escalade de cinq mètres (3) un peu exposé au-dessus d'une vire (anneau de corde en place au sommet du passage pour l'assurage). La boucle couloir => sangle de l'Aup du Seuil est conseillée pour visiter le secteur.

Il n'existe pas de topo décrivant l'accès précisément (à part sans doute quelques publications sauvages en ligne - j'en avais trouvé une il y a quelques années ; je ne la retrouve pas) car le terrain est une proproété privée et le propriétaire, qui loue cher la chasse sur ses terres, n'est pas très enclin à voir tout ce petit monde débouler dans le secteur, notamment à l'automne. Il n'empêche que la sente d'accès est maintenant hyper marquée et que les cinq mètres de rocher commencent déjà à être patinés.

J'y suis monté ce matin ; ce n'est pas une grosse expédition : moins d'une heure depuis le col de Marcieu à l'aller ; trente minutes à la descente. Bon ok, je ne me suis pas endormi. La sieste, c'était après, au retour !

Dix minutes avant le lever du soleil. Une ambiance démente !

Dix minutes avant le lever du soleil. Une ambiance démente !

Un peu plus tard ; gros flare devant les deux trous mais je garde quand même

Un peu plus tard ; gros flare devant les deux trous mais je garde quand même

Au fisheye : à gauche les trous (on n'en voit qu'un) ; à droite la fameuse arche

Au fisheye : à gauche les trous (on n'en voit qu'un) ; à droite la fameuse arche

La tour Percée, entrée nord

La tour Percée, entrée nord

Belledonne en arrière plan ; à gauche un milieu au sud de la tour ; à droite un détail du rocher sculpté de la tourBelledonne en arrière plan ; à gauche un milieu au sud de la tour ; à droite un détail du rocher sculpté de la tour

Belledonne en arrière plan ; à gauche un milieu au sud de la tour ; à droite un détail du rocher sculpté de la tour

Un spectateur

Un spectateur

Belledonne hivernale devant le clocher de Saint-Bernard

Belledonne hivernale devant le clocher de Saint-Bernard

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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive, #paysages

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Publié le 20 Mai 2016

Ca faisait longtemps. Lever de quasi pleine Lune sur les arêtes du Ferrouillet au couchant.

Le Belledonne du soir (XXXI)

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages

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