randonnee sportive

Publié le 30 Décembre 2021

Pour cette belle journée ensoleillée, direction le nord de l'Hérault au départ du village de Saint-Jean-de-Buèges pour aller grimper sur le roc de Tras Castel. Même si l'escalade n'y est pas majeure, c'est toujours un plaisir de découvrir un nouveau coin. Et puis, en ce jour d'hiver, nous étions pratiquement seuls à venir se balader par ici. Le départ se fait dans le beau village de Saint-Jean qui mérite à lui seul de faire le tour de ses petites ruelles, avant ou après la grimpette.

Les voies font de une à quatre longueurs, d'orientation sud-est à ouest. Au soleil, il y faisait presque trop chaud. En début d'après-midi, plutôt que de descendre une nouvelle fois en rappel depuis la sortie des voies, nous nous laissons embarquer sur la crête et poussons de plus en plus loin sur une sente à peine marquée mais sans difficulté (cairns), si bien qu'on se retrouve au hameau de Vareilles, petit bout du monde de l'Hérault. Un vieux pont pittoresque et le sentier le long de la Buèges nous ramènent à bon port avant la tombée de la nuit. Une belle journée dans le coin mêlant escalade et randonnée.

Autour de la Buèges
Autour de la Buèges
Autour de la Buèges
Autour de la Buèges
Autour de la Buèges
Autour de la Buèges
Autour de la Buèges
Autour de la Buèges

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #randonnée sportive

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Publié le 24 Novembre 2021

Les quantités de neige ne seront sans doute pas extraordinaires mais la première offensive de l'hiver semble se préparer. Les versants ombragés ne voient définitivement plus le soleil. Les sources et lacs sont gelés. Les sentiers restant à l'ombres deviennent verglacés suite aux passages successifs des randonneurs, de plus en plus nombreux au fil des années malgré la neige. Prudence car c'est clairement une source d'accident. D'un autre côté, les esprits se sont un peu apaisés entre certains médecins et certains professionnels du ski. Il semblerait comme souvent, que la difficulté de "lecture" d'un message écrit par rapport à une conversation en direct soit une nouvelle fois responsable de mésententes. Cela confirme ce que j'ai déjà pu dire à plusieurs reprises sur ces pages et à propos de sujet divers et variés : on ne s'improvise pas "auteur" et encore moins "écrivain". L'internet a donné le droit de parler en public à tout le monde. C'est donc à la fois un bien et un mal. Que le lecteur ne se gêne pas pour me dire lorsque je ne semble pas suffisamment clair dans mes propos. Ici, la critique, constructive, est acceptée.

Par ces conditions parfois délicates pour les piétons en montagne et qui le deviendront autrement avec l'ouverture des stations de ski et la vitesse observée sur les pistes, il me semble que nous sommes donc tous d'accord pour rappeler que le droit d'être secouru (et soigné) en France par les meilleures équipes du monde, ne doit pas occulter le devoir de notre propre responsabilité puisque nous sommes tous responsables du système à notre petite échelle. Par ces temps compliqués dans notre système de santé, professionnels de la montagne, médecins et pratiquants dont je fais partie rappelons que la casse de notre service public par les gouvernements successifs, avec une goutte d'eau qui a fait déborder le vase, nommée Covid-19, est responsable d'une tension importante dans notre système de santé et qu'il faut s'attendre, au moins pendant un temps (on peut toujours rêver d'une futur équipe présidentielle qui comprennent enfin ces enjeux majeurs), à ce que les soins ne soient pas aussi rapides que ce à quoi nous avions l'habitude en France. A nous d'être vigilant sur le terrain. Bien sûr en montagne mais pas que car la montagne dont le ski n'est qu'une infime pourvoyeuse de blessés.

En allant vérifier que le terrain était bien prêt à accueillir la manne blanche, nous en avons parlé avec les filles. Il est important que les générations futures aient conscience de ce problème. A nous d'y participer quotidiennement. Et aussi dans les urnes quand c'est le moment en sanctionnant sans appel ceux qui continuent à ne pas faire l'effort de sauver notre service public dûment façonné par nos aïeux. Le lac de la Sitre était superbe, recouvert d'une fine couche de neige sur la glace bien épaisse. Il faut dire que dans son écrins niché sous la Petite lance du Crozet, il ne voit plus le soleil depuis plusieurs semaines et est passé dans l'hiver bien avant tout le monde. En face, sur les adrets bien ensoleillés, il était encore possible de tomber la chemise (polaire). Mais ce rayon de soleil fort agréable après des jours de crasse en vallées était sans doute le dernier de l'automne. Nous basculons dans l'hiver météorologique la semaine à venir, tant au niveau de la date qu'au niveau du ciel. Nous sommes fin prêts. L'hiver peut arriver.

Bonne saison à tout le monde.

L'hiver peut arriver
L'hiver peut arriver
L'hiver peut arriver
L'hiver peut arriver
L'hiver peut arriver
L'hiver peut arriver
L'hiver peut arriver
L'hiver peut arriver
L'hiver peut arriver
L'hiver peut arriver
L'hiver peut arriver

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #randonnée sportive, #paysages

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Publié le 20 Novembre 2021

Lors de cette sortie depuis le pré du Four en passant par le col de l'Arc, la vire des Crocs, la Pierre Vivari et le sommet des rochers de l'Ours, j'ai eu le loisir, parfois avec l'aide des jumelles, d'observer de nombreux animaux : bouquetins, chamois, mouflons, grand corbeau, accenteur alpin... La cinquantaine de mouflons rencontrée durant cette matinée m'a rappelé l'intervention d'un chasseur sur les réseaux, martelant dur comme fer qu'on ne pouvait pratiquement plus voir de mouflons en Vercors dans ce secteur et ce, à cause du loup. A peu près les mêmes réflexions qu'on entend un peu partout quand des secteurs très "giboyeux" comme ils les appellent sont soumis à l'arrivée du canidé. Bien sûr que le loup modifie la donne : il réduit la taille des hardes, rend les animaux plus discrets, plus méfiants, plus forestiers... mais ne décime pas les troupeaux à ce point. Les mouflons restent toujours bien présents dans ce coin du Vercors.

L'actualité me donne malheureusement raison sur le manque de connaissances (ou d'objectifs de protection puisqu'ils se disent écologistes) de certains chasseurs. La rencontre d'une ourse et ses petits en Ariège aurait provoqué de graves blessures chez le chasseur puis l'abattage de celle-ci. On ne sait pas s'il y a réellement eu agression "gratuite" de l'ours ou acte de défense suite à un rapprochement trop insistant de cette femelle suitée par le protagoniste mais il y a fort à parier que ce soit la seconde hypothèse. L'ours brun n'est pas un grizzly et seul le fait de sentir sa progéniture en danger peut réellement provoquer des comportements à risque pour l'homme concerné. Notons par ailleurs qu'aux Etats-Unis, il y a des comportements spécifiques à avoir (pour les randonneurs) dans les zones à grizzly afin de diminuer les risques d'accident et que, si vous êtes agressé en n'ayant pas respecté ces règles, en plus des dommages (a minima une grosse frousse) vous vous en sortirez avec une amende. En France, un fait totalement isolé comme celui-ci peut, à l'inverse, déboucher sur... une chasse à l'ours. Il n'en demeure pas moins qu'une battue aux sangliers dans une zone habitée par les ours, sur un espace aussi sensible que les Pyrénées (une soixantaine d'ours seulement sur tout le massif dont à peine une quinzaine de femelles potentiellement reproductrices) est soit une méconnaissance totale de la part des chasseurs, soit un "jemenfoutisme" avéré ou pire, une provocation. La survie d'une telle espèce est un trésor inestimable dans notre pays. La non-considération de cela est à mes yeux un "crime" contre la nature et donc contre l'homme lui-même. Le fait qu'un état comme la France ne prenne pas véritablement soin de cette espèce comme de toutes les espèces menacées au bénéfice d'activités mercantiles ou destructrices est un acte hautement condamnable.

Ce n'est pas demain qu'on verra l'ours en Vercors mais en attendant, ce massif est dotée d'une faune ultra riche dont nous devons prendre soin. Cette randonnée en boucle, entre le pic Saint-Michel et le Cornafion, aux portes de la grande ville, est un beau parcours pour s'immerger dans la nature sans faire des kilomètres. Et comme toujours, se promener par ici en partant de nuit réserve à coup sûr des lumières somptueuses. Alors quand en plus on a la mer de nuages...

Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...
Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...
Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...
Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...

Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...

Détail sur la mer de nuages
Détail sur la mer de nuages
Détail sur la mer de nuages

Détail sur la mer de nuages

Vue depuis la vire des Crocs

Vue depuis la vire des Crocs

Portraits de Grand Corbeau
Portraits de Grand Corbeau
Portraits de Grand Corbeau

Portraits de Grand Corbeau

Des bouquetins
Des bouquetins
Des bouquetins
Des bouquetins

Des bouquetins

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #animaux, #randonnée sportive

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Publié le 13 Novembre 2021

Le mois de novembre, c'est parfois la meilleure période pour observer l'hermine. Toute de blanche vêtue, elle a du mal à se confondre avec la neige... quand il n'y a pas (ou peu) de neige ! Ce qui veut dire que la neige sera pour un peu plus tard ; probablement en décembre. En partant pour une petite boucle en Vercors, j'espérais bien faire de sympathiques rencontres. Celle-ci à elle seule aura contenté ma journée. Après l'avoir repérée, je m'approche doucement. Je suis immédiatement détecté. A un moment, l'hermine se cache dans une anfractuosité de rocher. Il n'y a plus qu'à se poster et attendre. Parfois, cela ne marche pas. Elle ressort par ailleurs, sans qu'on la voit, et disparaît. ou ne ressort pas du tout. Cette fois-ci, ce sera bon. Et comme la miss est curieuse, elle s'approche même du photographe bien immobile et calé.

Pour le reste, ma sortie aura consisté à monter par le pas Ernadant au-départ de Saint-Andéol avec retour par le pas Morta. Cela fait bien quinze ans que je l'avais fait. C'est quand même une belle cochonerie. Il y a largement plus de quoi se tuer ici que dans une voie d'escalade. A noter qu'il y a pas mal de pitons (disons, une dizaine - assez récents pour la plupart) sur la fin de l'itinéraire (où la chute est interdite), ce qui peut permettre d'assurer des personnes peu aguerries. Reste quand même la montée initiale dans le couloir et ses risques de chutes de pierres, notamment à cause es bouquetins. Tant qu'à prendre une corde, j'ajouterais deux friends (0,5 et 0,75). La descente par le pas Morta est nettement plus facile mais faut quand même pas tomber dans le haut et il n'y a pas de pitons pour s'assurer (je n'en ai pas vu en tout cas). Et le risque de chutes de pierres demeure bien présent. Prudence donc dans ces randonnées du vertige, ce jour quasi totalement déneigées (juste deux ou trois pas dans la neige dans le pas Morta).

A défaut de l'habituel lever de soleil sur le balcon est...
A défaut de l'habituel lever de soleil sur le balcon est...

A défaut de l'habituel lever de soleil sur le balcon est...

La fameuse hermine
La fameuse hermine
La fameuse hermine

La fameuse hermine

Bref coup de projecteur

Bref coup de projecteur

Les habituels bouquetins
Les habituels bouquetins
Les habituels bouquetins

Les habituels bouquetins

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #animaux, #paysages, #randonnée sportive

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Publié le 5 Novembre 2021

C'est une randonnée atypique. Enfin "randonnée" ; pas vraiment. Quel que soit le passage choisi parmi les deux possibilités "acceptables", le final relève du domaine de l'escalade avec quelques passages dans le 2/3. Son côté atypique réside dans le fait que le dénivelé (400 m seulement) soit inversement proportionnel à la pénibilité. Si nous avons trouvé cette "pénibilité" agréable de par l'habitude de ce type de terrain, il n'en sera probablement pas de même pour le randonneur lambda seulement habitué aux sentiers. Autant être prévenu. L'approche se situe sur une "pseudo-sente", au milieu du maquis et très encombrée par les blocs de granite. Heureusement, les cairns sont là pour nous guider mais au final, il y en a trop dans tous les sens et on peut finir par s'y perdre.

Là encore, toutes les descriptions trouvées sur le net n'ont rien fait d'autre que de nous induire en erreur. Elles sont très insuffisantes compte tenu du terrain, comportent des erreurs et omettent des informations capitales. Je vais tenter de faire ici ma propre description de mémoire.

Départ : il se fait sur la D368, 1500 m au sud de la Bocca d'Illarata (quelque part entre les points cotés 927 et 943 sur IGN, emplacements de parking sur la gauche de la route en allant vers le sud ; gros cairn sur la droite de la route indiquant le départ).

Approche : une sente cairnée monte dans le maquis (très clairsemé) et sous les pins, grosso modo plein nord, puis en sort dans un petit talweg. A partir de là, la sente toujours très cairnée part vers la gauche mais les cairns indiquent deux directions : soit encore à gauche, soit tout droit. Il semblerait que les deux solutions se rejoignent un peu plus haut (nous avons fait l'une à la montée, l'autre à la descente), juste à l'entrée d'un petit bois (vers 1100 m), dont on sort rapidement au pied d'une grande dalle couchée qu'on remonte. En haut de cette dalle, deux itinéraires mènent au sommet.

Itinéraire nord : c'est le plus technique. Il est en réalité orienté nord-est. On remonte le couloir (nord-est donc) situé entre le sommet principal (à gauche) et un sommet secondaire (à droite). Quelques pas de 2 et on arrive à la brèche entre les deux sommets en terminant par un passage où il faut se contorsionner pour passer sur des blocs. Tirer alors à gauche (passages de 2) pour rejoindre une dalle quasi verticale qu'on franchit en montant sur des tiges en fer dépassant de 10 cm. Malgré tout, le passage reste délicat. La corde nous paraît indispensable pour des randonneurs "simples". A noter que le dernier pas (3c) n'est pas si évident (il faut quitter la dernière tige), d'autant qu'on n'a aucune prise franche dans les mains. La moindre zipette de pied serait catastrophique. Il faut bien appréhender la possibilité d'être capable de refaire ce pas à la descente. Sinon, il vaudra mieux descendre par le versant est (qu'on n'aura toutefois pas repéré à la montée...). Après ce passage, on est à vingt mètres du sommet.

Itinéraire est : En haut de la dalle, partir complètement à gauche et sans prendre d'altitude. Les cairns, d'abord discrets, reviennent ensuite. On entre alors dans une partie boisée dominée à gauche, sur l'arête, par une énorme fenêtre caractéristique. Ne pas s'y diriger mais monter droit (cairns) pour rejoindre des dalles (un passage avec des tiges en fer, quelques pas de 2) qui mènent pile à la sortie du passage difficile de l'itinéraire nord. On est alors à vingt mètres du sommet.

Finish : Surmonter les derniers blocs (un petit pas de 3 cinq mètres au-dessus d'une vire) et gagner le sommet. Panorama splendide.

Matériel : nous n'avions absolument rien mais il est recommandé d'emporter un harnais léger, un casque, quelques mousquetons, deux grandes sangles et une corde de 20 mètres.

Tant que y étions, nous avons enchaîné par une randonnée (facile cette fois) "touristique" à la piscia di Gallu. La cascade vaut vraiment le coup d'oeil et les couleurs étaient splendides à cette époque. C'est le seul endroit où nous avons rencontré un soupçon de foule. Au retour, ramassage de champignons (chanterelles lutescens, sparassis crêpu) puis châtaignes.

Une journée finalement bien occupée (nous avons beaucoup pinaillé pour trouver le passage menant au sommet de la Diamante) et achevée en milieu d'après-midi juste avant la pluie (annoncée). Parlant de pluie, ne pas s'engager dans la section terminale de la Diamante par temps pluvieux en raison d'un rocher qui deviendrait ultra glissant (lichens).

Diamante
Diamante
Diamante
Diamante
Diamante

Diamante

Piscia di Gallu
Piscia di Gallu
Piscia di Gallu
Piscia di Gallu

Piscia di Gallu

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Rédigé par lta38

Publié dans #Corse, #randonnée sportive, #récoltes, #paysages, #escalade-alpi

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