ski-glisse

Publié le 17 Février 2022

Malgré la distance depuis mon domicile, j'apprécie de plus en plus la Maurienne et ce pour plusieurs raisons :
- La route se fait sans effort et généralement sans encombrement a contrario des destinations sudistes (Lautaret, Lus et +) ;
- Le secteur est nettement moins fréquenté qu'à l'ouest ; 
- La faune y est riche ;
- Et j'y ai encore pas mal à découvrir...

Et tant qu'à y aller, autant en profiter sur deux jours malgré une qualité de neige a priori mauvaise, comme un peu partout en même temps. Le secteur choisi cette fois-ci, entre Modane et Montcenis, hérite probablement du titre du moins enneigé des Alpes du nord, disputant la palme de la sécheresse avec l'Embrunais pour les Alpes du sud. Chaque année cela se vérifie et ces deux endroits sont à l'opposé de ce peuvent être les Préalpes du nord, Belledonne, la Lauzière ou le Beaufortain (et lors de bonnes années, la Vallouise et le Haut Guil). Mais ce n'est pas pour autant qu'il n'y a pas du ski à y faire.

Nous partons de Termignon où, malgré le handicap adret + basse altitude, ça chausse au parking et ça skiera à la descente moyennant une minute de portage en deux petits morceaux. L'approche est assez longue jusqu'au refuge de Plan du Lac (il nous faudra quand même 2h30 pour guère plus de 1000 m de dénivelé) mais garantit le dépaysement. Le vent forcit à l'approche du parking d'été mais redevient plus calme sur le plateau alors que nous craignions l'inverse.

Le décor est fabuleux ; une belle immersion en sud Vanoise, sous un franc soleil, à la limite des nuages alors qu'on nous annonçait la pluie, et qui se termine par une petite incursion sur le versant ouest de la pointe de Lanserlia avec une neige disons, potable à skier (la pluie s'est invitée jusqu'à 2400 m environ). A noter que le refuge est équipé de quelques couvertures (si affluence, mieux vaut prévoir son duvet), de gaz, de bois et d'ustensiles de cuisine. Il est vraiment confort ! Je passe cependant rapidement sur la connerie humaine des dirigeants qui s'est transportée jusqu'ici en supprimant les sabots permettant de marcher à l'intérieur. Autant on peut comprendre pour les couvertures (supprimées sauf quelques unes a priori considérées comme secours) mais pour les sabots... 

Immersion mauriennaise J1
Immersion mauriennaise J1
Immersion mauriennaise J1
Immersion mauriennaise J1
Immersion mauriennaise J1
Immersion mauriennaise J1
Immersion mauriennaise J1
Immersion mauriennaise J1
Immersion mauriennaise J1
Immersion mauriennaise J1
Immersion mauriennaise J1
Immersion mauriennaise J1
Immersion mauriennaise J1

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vanoise, #ski-glisse, #paysages

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Publié le 15 Février 2022

Si on pouvait s'attendre à des éclaircies de plus en plus probantes et avec un départ encourageant sous de belles trouées de soleil vers midi, l'après-midi se passa fort différemment. En réalité, les conditions ne feront que se dégrader avec même une forte averse vers 17h. J'ai pourtant gardé espoir jusqu'au bout. La tranchée réalisée dans quarante centimètres de neige fraîche pénible à tracer (cause cohésion de feutrage) s'arrête à 1950 m d'altitude, pile à l'endroit où la pente s'incline à trente degrés. Avec les "billes" présentes dessous, le risque de déclencher une plaque est très fort selon moi. Le tout, sans personne dans le coin.

L'après-midi se passe donc à faire des allers-retours sur 250 m de dénivelé afin de profiter des bonnes conditions de neige et ne pas se refroidir, en espérant que cela se dégage. Je remonte une dernière fois au cas où ; au pire, ce sera le status quo pour la dernière descente. Et là...

Avant
Avant
Avant

Avant

Après
Après
Après
Après
Après
Après
Après
Après

Après

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse, #paysages

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Publié le 13 Février 2022

En partant de la maison à 10h un dimanche, il fallait s'attendre à des parkings bondés. Je choisis l'option haute, à savoir, shunter 1200 m d'approche pour mieux en bénéficier sur le domaine d'altitude. La station de Prapoutel croule sous les skieurs, touristes ou locaux. Une fois passée la file d'attente du premier siège, on retrouve la fluidité au Gypaète et c'est parti pour un petit cramponnage jusqu'à la Jasse. La trace est parfaite : un vrai boulevard. J'attaque la descente vers 11h30 : beaucoup trop tôt. Neige gelée, trafolée... J'abandonne aussitôt le plan de rejoindre le col de l'Aigleton (avec du mauvais ski). Je remonte prendre l'arête ouest de la dent du Pra, elle-aussi parfaitement tracée. La descente en sud-est est très bonne et pas encore trop tracée de la veille. Je remets les peaux et me dirige vers le couloir sud de Belle Etoile. Il est déjà bien ravagé et il y a du monde parti de bonne heure. Allez hop, changement de plan : nouvelle descente puis remontée au col de la Vache avant de basculer versant est jusqu'au lac du Cos. La descente y est excellente. Dépaysement absolu au bord du lac ; dommage que le vent de sud n'incite pas à la pause contemplative. Je remonte une nouvelle fois ; direction les Ilettes pour skier la face ouest. Je n'ai jamais vu cette face autant tracée. Encore une neige excellente sur la rive gauche restée vierge. En haut de la grande pente qui descend sous le col de l'Aigleton, je remets une nouvelle fois les peaux pour rejoindre le dôme du Vouteret et faire sa jolie face ouest. Encore du ski excellent sur cette belle pente que je n'avais jamais skiée. Je coupe alors ma trace de l'aller et file sous l'Aigleton où il faut encore remonter. De l'autre côté, c'est un champ de bosses. Comme un vulgaire hors-piste. Je traverse main droite dans le vallon du Vénétier pour remettre une dernière fois les peaux en direction du jas des Lièvres : pour la première fois, je réussis à atteindre le commet sans déchausser par la combe sud-est bien que la traversée finale sur la gauche, bien dure, n'incite pas à la rêverie. Sous le vent de sud de plus en plus gênant, le haut de la face sud n'a pas dégelé. Il faut attendre la mi-face pour que la neige transforme à merveille. L'enneigement est un peu juste pour le passage de l'épaule mais on ne touche pas encore. Retour par la piste du pré de l'Arc, le bas de la face ouest pour couper, le pré de l'Arc et les pistes de fond (un peu patinage) de Beldina. Un très beau circuit en huit avant le retour du mauvais temps.

Deux images faites au smartphone du côté du lac du Cos (parti léger, pour une fois)
Deux images faites au smartphone du côté du lac du Cos (parti léger, pour une fois)

Deux images faites au smartphone du côté du lac du Cos (parti léger, pour une fois)

Serait-ce déjà le début du printemps ? (ma première)

Serait-ce déjà le début du printemps ? (ma première)

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 12 Février 2022

La veille, en zieutant par chance au bon moment les webcams et les radars, je m'aperçois qu'une cellule dépressionnaire active s'attarde très localement sur le nord Belledonne et notamment le secteur du Collet-d'Allevard. Nous irons là. La première bonne surprise est confirmée lorsque les peaux glissent sur la neige : on mesure une quinzaine de centimètres de fraîche tombés la nuit alors que le reste du massif est crédité de seulement 2 à 5 centimètres. La deuxième bonne surprise, c'est qu'on se retrouve au col de Claran à être les premiers malgré les randonneurs assez nombreux sur les crêtes des Plagnes. La descente du Petit Charnier, vierge de traces, est un pur régal jusqu'au replat de la Balme. Enfin, la troisième bonne surprise, c'est qu'on ne pensait pas aller si haut. Au final, nous irons jusqu'au Grand Charnier avec le plaisir de tracer toute la combe, pour être seulement relayés sur les cinquante derniers mètres du couloir par Sébastien, toujours en pleine forme.

La descente sera très bonne sur son intégralité, quoique un peu soufflée sur la partie haute. A noter que le haut du couloir de la Balme (45° sur quelques mètres) a été très certainement dérapé et sur-dérapé depuis le début de la saison, ne laissant aucune place à la neige froide. Il faut donc entrer prudemment avec de la neige bien dure sur le passage le plus raide de la course.

Une dizaine de randonneurs derrière nous qui a bien fait de profiter des conditions franchement bonnes ici.

En route vers les deux Charniers

En route vers les deux Charniers

Le Petit est excellent
Le Petit est excellent
Le Petit est excellent
Le Petit est excellent
Le Petit est excellent

Le Petit est excellent

Montée vers le Grand
Montée vers le Grand
Montée vers le Grand
Montée vers le Grand
Montée vers le Grand
Montée vers le Grand
Montée vers le Grand

Montée vers le Grand

Dans le couloir de la Balme
Dans le couloir de la Balme

Dans le couloir de la Balme

Remontée au Plagnes par le col de Claran

Remontée au Plagnes par le col de Claran

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 4 Février 2022

Ma pratique du ski est devenue une pratique plaisir après avoir tourné essentiellement autour de la pente raide et des grands circuits durant une quinzaine d'années. Je suis adepte du léger mais sans trop sacrifier la skiabilité (exit les "allumettes" après en avoir possédé jusqu'en 2014). Mon ski préféré pèse autour de 2500 g la paire avec au moins 95 au patin (mais pas plus de 100, moins polyvalent à mon goût), avec des fixations légères (Plum Race ou même Gignoux) et des chaussures légères. Je skie d'ailleurs de plus en plus souvent avec les Gignoux Black (1200 g la paire). Je cherche à optimiser la montée en gardant des skis larges pour la descente en neiges froides. Pour suivre les loups sur du terrain pas forcément skiant avec de longs faux plats sur routes forestières, les skis légers sont bienvenus. Mais une certaine largeur est appréciable lorsqu'il faut naviguer dans des forêts chargées de neige poudreuse ou... pourrie !

Lors des tests que j'effectue avec Montagnes Magazine depuis 2015 maintenant, nous sélectionnons les skis que nous avons préférés. Ce sont des choix subjectifs... qui essaient cependant d'être objectifs. Pas simple et il est normal qu'un pratiquant qui aura suivi nos conseils puisse de temps à autre être déçu et donc en désaccord. L'an dernier, nous avions adoré le Rõnin 98. Rõnin est une petite boîte montée par Johnathan Jacobs, installé à Chamonix. Savant mélange de bois, bambou, carbone et fibre de lin, les skis Rõnin (il existe également un 106 et un 116) sont assez originaux et suivent la tendance actuelle sur l'éco-responsabilité des matériaux. Bien évidemment, cette qualité a un prix et c'est toujours un dilemme lorsqu'on cherche un nouveau modèle. Est-il raisonnable de mettre le prix de deux paires de skis dans une seule ? Et de ce côté-là, c'est bien évidemment à chacun de répondre en fonction de ses propres moyens, même si la classe moyenne des skieurs de randonnée est plutôt une classe assez aisée. Toutes proportions gardées, on a le même dilemme, mais pour des sommes astronomiquement supérieures, entre un vélo décathlon et un carbone haut de gamme ; entre une Dacia et une Tesla...

Bon, et ce Rõnin 98 alors ? J'ai utilisé ce ski l'année dernière, certes en très bonnes conditions mais j'ai été surpris par sa faculté à tenir la route, à rester stable et à ne pas trop vibrer. Avec le petit côté ludique qui va bien. Clairement, en 172 cm, à 2500 g tout pile la paire, j'ai trouvé là mon ski à tout faire, d'autant plus qu'équipé de fixations légères (Plum 185, la plaque de réglage arrière étant bienvenue pour renforcer la tenue de la fixation notamment). Sur la neige dure, ce 98 fait le job pour un ski (assez) large. Il est assez rigide en torsion et ne m'a, à ce jour, pas pris en défaut. Dans ces conditions et avec les Black aux pieds, il me convient tout autant pour des dénivelés de 3000 mètres que pour des sorties grosse poudre ou pour suivre les loups sur des longs chemins forestiers dénivelant peu.

Dernier point, encore plus subjectif que le reste : il est sobre... et beau !

Rōnin au pays des loups
Rōnin au pays des loups
Rōnin au pays des loups
Rōnin au pays des loups
La piste type du loup : empreinte 10 cm, écart 50 cm, piste droite, traces les unes devant les autres, empreintes superposées (patte postérieure pile dans la trace de la patte antérieure)

La piste type du loup : empreinte 10 cm, écart 50 cm, piste droite, traces les unes devant les autres, empreintes superposées (patte postérieure pile dans la trace de la patte antérieure)

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse, #matériel, #loup

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