ski-glisse

Publié le 15 Mars 2023

Ca fait du bien au paysage, au moral mais surtout aux réserves en eau. Et il en manque !!

Retour d'un peu de précipitations donc, d'abord assez haut puis saupoudrant les pentes jusque vers 900 mètres en Isère. La qualité de ski s'est nettement améliorée au-dessus de 1600 mètres mais que restera-t-il après le prochain coup de chaud ? L'hiver 2023 reste à ce jour un des plus mauvais de ces quarante dernières années. Et attention aux cailloux embusqués. Casque mais surtout réflexion, prudence et vitesse modérée de rigueur !

Parti pour monter jusqu'au col du Pouta où les remontées mécaniques sont fermées, j'oblique à droite vers la combe de Bédina voyant des traces en direction du couloir nord du jas des Lièvres. Une belle surprise avec d'excellentes conditions de ski au-dessus de 1800 mètres depuis le sommet du couloir. Je remets les peaux en direction de l'épaule de Bédina puis descends par le couloir médian resté vierge, au coucher du soleil. Une bonne sortie de dernière minute (16-19h) avec 1500 mètres de très bon ski (fin par les pistes damées). On n'y croyait plus !

Retour d'un peu de neige
Retour d'un peu de neige
Retour d'un peu de neige
Retour d'un peu de neige

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 4 Mars 2023

Nous sommes déjà en 2023 et le temps passe, inexorablement. Il ne sert à rien de vouloir l'arrêter. Il faut vivre pleinement tous les moments qui s'offrent à nous et sans attendre le lendemain. Voilà un demi-siècle que je suis né. Certains d'entre vous ont émis le souhait que je puisse en vivre un second avec la même énergie. Puissent-ils être entendus.

Un immense merci à vous toutes et vous tous qui avez eu une pensée pour moi en ce cinquante(-et-unième) 4 mars, fêté en famille, au soleil et à la neige (enfin, le peu qu'il y avait), au-dessus de la Grave, dans un magnifique écrin "volé" aux isérois par les hauts-alpins, sans aucun respect pour la limite morphologique des massifs. Au menu de ce week-end : une petite montée nocturne avec les enfants jusqu'à un chalet, des soirées au coin du poêle, et quand même un peu de ski, sur le versant ouest du signal de la Grave, ma foi en relativement bonnes conditions malgré le très faible enneigement, pour peu qu'on parte de la petite station du Chazelet à la mi-journée afin de descendre sur une neige radoucie à partir de 15h.

Montée nocturne

Montée nocturne

Face à la Meije
Face à la Meije
Face à la Meije
Face à la Meije
Face à la Meije
Face à la Meije
Face à la Meije
Face à la Meije

Face à la Meije

Ski au Signal
Ski au Signal
Ski au Signal
Ski au Signal
Ski au Signal
Ski au Signal

Ski au Signal

Mésange bleue et raclette
Mésange bleue et raclette

Mésange bleue et raclette

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Rédigé par lta38

Publié dans #Grandes Rousses, #ski-glisse

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Publié le 25 Février 2023

Le 11 novembre 2000, guère plus de deux mois après avoir posé mes bagages dans le Champsaur, nous skiions le couloir est de la Grande Autane avec l'ami Sergio, sans savoir que nous étions à l'aube de la plus grosse saison d'enneigement dans les Ecrins avant fort longtemps. Une journée à marquer d'une pierre blanche et qui sera la graine de l'exploration du sud de ce massif avec en ligne de mire, pentes raides et nouveaux itinéraires, en préparation des deux Toponeige Ecrins Sud et Est. A l'époque, il paraît que des pisteurs de Merlette nous avaient maudits en nous observant à la jumelle...

Plus de vingt-deux ans plus tard, me revoici sur cette ligne lors d'un week-end chez Lolo. Les conditions ne sont pas les mêmes. L'enneigement est minimaliste avec des quantités moindres que sur l'Isère ; c'est dire si c'est la misère. Mais ça passe, sans déchaussage depuis le parking, comme à la fin avril d'un hiver moyen. L'occasion de repenser à ces belles années dont nous n'avons, sans doute pas assez, savouré la rareté.

Souvenirs, souvenirs
Souvenirs, souvenirs
Souvenirs, souvenirs
Souvenirs, souvenirs

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Rédigé par lta38

Publié dans #Ecrins, #ski-glisse

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Publié le 18 Février 2023

Dernier jour en Ubaye. De tout le séjour, nous aurons remarqué l'inutilité d'un départ tôt, y compris pour les versants est encore froids, surtout avec l'altitude des montagnes de l'Ubaye. Fidèle à cette observation sans regarder de plus près les prévisions, je reste là-dessus ce qui convient à Hubert, contraint par le travail de ne pas décoller avant 9h. Je ne puis que confesser mon erreur en remontant le couloir est de la Petite Part à onze heures, dans un four total, avec les crampons qui bottent à chaque pas : il va falloir que je me confectionne des antibott avec du scotch américain sur mes crampons ultralégers ! Lassés à mi-pente, nous laissons Hubert gagner le sommet par l'épaule de gauche et allons l'attendre vers le col Girardin. La suite se fait par la tête du même nom et son petit couloir sud skié avec les filles une semaine auparavant puis par un couloir de neige qui nous ramène à Maljasset moyennant cent mètres de portage au milieu des vipères. Quelle chaleur ce jour !

Après la plus belle la veille, certainement la moins réussie des sorties en Ubaye mais après deux semaines de (très) bon ski non-stop, on aurait tort de se plaindre. Ce qui n'empêche pas de reconnaître son erreur de timing même si Hubert a pu skier le couloir dans de bonnes conditions de sécurité (pour skier la directe du sommet, la plus intéressante et qui est orientée est-sud-est, il fallait bien partir deux heures plus tôt). Désormais, il faut commencer à tenir compte de l'inclinaison apparente du soleil. Nous approchons de la fin février et du printemps météorologique.

Une petite dernière
Une petite dernière
Une petite dernière
Une petite dernière

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Rédigé par lta38

Publié dans #Ubaye, #ski-glisse

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Publié le 17 Février 2023

Branle-bas de combat pour cette nouvelle journée en Ubaye. Nous sommes bien décidés à en découdre avec la montagne... En fait, pas du tout. Nous nous préparons tranquillement pour décoller vers 9h30 ; c'est amplement suffisant. Mais dès 7h du matin, nous sommes réveillés par le bruit des couteaux qui tintent dans les couloirs. Le petit groupe qui partage l'auberge est déjà sur le pied de guerre. Les couteaux, ces engins hostiles et anti-glisse sont déjà sur les skis avant même d'avoir touché la neige. L'expression, à couteaux tirés prend vraiment tout son sens en ce qui concerne mon aversion pour ces outils. Bon, je confesse que dans certaines conditions, ils peuvent nous épargner une petite bagarre avec la neige et que j'exagère un tantinet. Mais j'ai réellement choisi de m'en passer pour plusieurs raisons déjà évoquées dans ce blog : l'encombrement dans le sac à dos et la pénibilité de progression avec, d'autant que dans la grande majorité des cas, en ayant acquis petit à petit (mais au final assez rapidement pour qui veut) un bon sens de l'accroche, on se fatigue moins sans. Au choix, on peut passer à pied en crampons (voire sans) ou continuer à peaux en acceptant de temps à autre une petite dérobade du ski aval, toujours moins pénible que de passer une demi-heure avec des couteaux vissés sur les fixations. Bref, le couteau, ce sera le petit Spatha de chez Petzl, aussi apte à couper une cordelette que le saucisson et qui sera de sortie au sommet de la pointe basse de Mary pour le petit casse-croûte du midi, après 1200 mètres d'ascension tranquillement. Nous restons à admirer le panorama sur le chaînon du Chambeyron. Nous ne savons pas encore que ce n'est que le début de la plus belle journée du séjour...

Plongeon dans la face est de la montagne. Neige vierge. Un peu de cailloux en haut en raison du décapement éolien puis une neige miraculeusement restée douce, sans la moindre trace. Des virages de rêve qui nous mènent au grand plat de Chabrière qui n'est pas sans rappeler les longs glaciers norvégiens. Remise des peaux et remontée du vallon de la Bouteille dans un four. La neige transforme ; les peaux mordent et, manches retroussées, nous arrivons assez vite sur la crête de Gandin d'où nous basculons versant nord. La wilderness absolue. Quelques rares traces plus de trois semaines après la dernière chute de neige.

Je finis par convaincre Cécile de remettre les peaux vers la tête de la Gavie. Là encore, le soleil réchauffe une neige douce facilitant la montée. De l'autre côté, le couloir nord est resté poudreux. Certes, il y a parfois quelques légères croûtes de vent voire un caillou affleurant mais au fur et à mesure de la descente, les conditions s'améliorent. La neige est restée poudreuse dans ce versant nord-ouest et les courbes s'enchaînent jusqu'au plan de Parouart. Il reste quelques kilomètres pour à peine 100 mètres de dénivelé jusqu'à Maljasset mais au final, ce sera bien agréable. Sans remettre les peaux, nous alternons petites glissades, pas alternatif et pousse-bâtons. Déchaussage devant l'auberge où Hub' nous attend avec la bière.

Un superbe tour d'environ deux kilomètres verticaux. Trois sommets, trois descentes froides et pas un skieur rencontré entre Basse Mary et Parouart. Un circuit qui se mérite (25 kilomètres) mais quand même accessible.

Vio et Mika, venus eux-aussi de Grenoble et avec qui nous partagerons le repas du soir, apprécieront à juste titre ce tour qu'ils réaliseront le lendemain. De la grande Ubaye !

Première montée

Première montée

Descente est de la pointe basse de Mary
Descente est de la pointe basse de Mary
Descente est de la pointe basse de Mary

Descente est de la pointe basse de Mary

Montée à Gandin par le vallon de la Bouteille

Montée à Gandin par le vallon de la Bouteille

Couloir nord-ouest de la Gavie

Couloir nord-ouest de la Gavie

Excellente poudre au pied de la face nord de la Gavie

Excellente poudre au pied de la face nord de la Gavie

Derniers virages avant le long plat vers Maljasset

Derniers virages avant le long plat vers Maljasset

Le plan de Parouart devant la face descendue

Le plan de Parouart devant la face descendue

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Rédigé par lta38

Publié dans #Ubaye, #ski-glisse

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