ski-glisse

Publié le 22 Janvier 2016

Trois sorties absolument majeures en moins d'un an sur cette vallée de Belledonne (ici, et...aujourd'hui); on pourrait y rajouter celle-ci ou encore celle-là (et j'en oublie).

Au diable les grands discours cette fois-ci. Malgré le faible enneigement en bas (déchaussage à dix minutes du parking pour épargner les semelles) et de la forêt (qui passe intégralement skis aux pieds à la descente moyennant quelques bémols : accepter de toucher de temps à autre, connaître une trouée permettant de skier, déchausser sur 100 m de distance pour un passage inskiable), encore une sortie absolument majeure dans une neige la meilleure qui soit : 50 cm de poudreuse impalpable. Grosse trace à faire (puisque personne n'y étais encore monté) et grosse ambiance au milieu des choux-fleurs de givre dans le couloir sommital qui s'élance sur 350 m de haut.

Descente en grandes courbes et moment fort avec Lio et Nico cette fois-ci (les autres sorties citées, j'y étais en solo). 

Et comme le dit Lio : "Voilà pourquoi on fait tout ça".

Après cette boucle absolument somptueuse du côté des Sept-Laux en décembre, voici la deuxième grande sortie de ski de la saison. On la savoure d'autant plus quand on sait que les conditions ont bien changé deux jours après !

Grande Valloire, couloir ouest (Belledonne). Ski : 4.3/E2

Poudre dès 1200 m et jusqu'au sommet. A la sortie de la forêt, on émerge de la couche de nuages. Saisissant !

Poudre dès 1200 m et jusqu'au sommet. A la sortie de la forêt, on émerge de la couche de nuages. Saisissant !

Neige absolument parfaite sous le lac Blanc

Neige absolument parfaite sous le lac Blanc

Neige absolument parfaite au-dessus du lac Blanc

Neige absolument parfaite au-dessus du lac Blanc

L'entrée du couloir ouest (à gauche) et du nord-ouest (à droite) fait l'an dernier

L'entrée du couloir ouest (à gauche) et du nord-ouest (à droite) fait l'an dernier

Que dire ?

Que dire ?

Ca brasse à mort

Ca brasse à mort

L'équipe au sommet

L'équipe au sommet

Haut du couloir

Haut du couloir

Nico pose une grosse courbasse de cochon

Nico pose une grosse courbasse de cochon

Partis à midi du parking, nous disposions d'encore une heure pour remonter du lac Blanc en direction du col de la Valloire pour finir la journée. Nous avons préféré savourer cette somptueuse descente et se poser au soleil avant de la terminer.

Partis à midi du parking, nous disposions d'encore une heure pour remonter du lac Blanc en direction du col de la Valloire pour finir la journée. Nous avons préféré savourer cette somptueuse descente et se poser au soleil avant de la terminer.

L'endroit se prête à la contemplation

L'endroit se prête à la contemplation

Le soleil va passer derrière la crête ; il est temps de rentrer

Le soleil va passer derrière la crête ; il est temps de rentrer

Lumière vespérale pour les dernières courbes avant la forêt

Lumière vespérale pour les dernières courbes avant la forêt

Le film

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 20 Janvier 2016

A la demande des filles, retour sur cette petite station agréable sur laquelle elles ont appris à skier. L'enneigement est limite mais ça permet d'ouvrir toutes les pistes. Une chute de cinquante centimètres, tout comme ailleurs sur les massifs du nord Dauphiné, serait bienvenue.

Le tarif semaine reste attractif : 14 euros adultes et 8,50 euro enfants pour la journée. Cependant, grosse augmentation de la prévente : les forfaits journée (par pack de 12) non nominatifs et valables toute la saison sont passés de 14 à 18 euro !!!!! Du coup, d'autant que les cartes sont maintenant rechargeables sur internet (et que ça marche !), nous n'avons pas renouvelé pour cette année ce pré-achat qui était valable pour les adultes jusqu'à quinze sorties dans la saison (au-delà, le forfait saison est préférable). Les pisteurs sont toujours aussi agréables et aucun souci pour prendre les téléskis à deux si besoin. On attends la rénovation du télésiège des Plagnes. Qu'en sera-t-il l'année prochaine ?

Belle fin de journée

Belle fin de journée

Des pistes correctement enneigées et une vue toujours aussi belle

Des pistes correctement enneigées et une vue toujours aussi belle

Hors-piste très tentant en versant nord-est des Plagnes

Hors-piste très tentant en versant nord-est des Plagnes

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 17 Janvier 2016

Comment en arrive-t-on à faire une sortie comme celle-ci ? Se justifier, Informer, expliquer ? Un peu des trois à la fois ? Compte tenu des nombreuses réactions d'enthousiasme qui ont suivi mon compte-rendu sur Facebook, je me devais de tempérer et de relater comment on finit par se retrouver dans de grandes pentes en solo avec un mètre de neige fraîche.

Pressentant des éclaircies vespérales, je choisis un secteur en versant ouest que je sais habituellement peu venté. Je pars vers 14h du parking dans l'espoir de faire des photos au couchant sur une crête sans histoire vers 2000 m.

Ambiance au départ

Ambiance au départ

L'épaisse forêt de Belledonne

L'épaisse forêt de Belledonne

Je pars sur "mes terres" en Haut Bréda. La neige est là. 30 cm à 950 m à la Ferrière et la couche augmente au fur et à mesure de la montée. Une trace de montée du matin, recouverte par dix centimètres tombés dans la matinée me permet d'éviter une grosse trace jusqu'à la sortie de la forêt. C'est bon ça. En revanche, il faudra suivre la piste à la descente car l'enneigement est insuffisant dans la forêt. A 1600 m, j'émerge du couvert forestier et tout ce qui est en-dessous ne sera pas vraiment du ski même si cela reste sympa de glisser sur une piste suffisamment raide dans la poudreuse de l'hiver. La partie skiante sera courte ; aussi, comme le ciel se dégage, je suis très tenté d'aller voir plus haut. J'ai encore du temps avant la nuit. La première pente qui se redresse pour sortir à 35° sur un plateau ne semble pas avoir subi les effets du vent. Il y a cinquante centimètres de poudreuse impalpable sur un fond dur. Cinquante centimètres de "semoule" sans la moindre cohésion. Je suis serein et sors sur le plateau à 2000 m.

La première pente : parfaite !

La première pente : parfaite !

Et là, c'est vraiment la wilderness. Je fais une véritable tranchée ; c'est la bagarre pour progresser mais on se croirait au bout du monde. Seul ici à cette heure, des chamois partout sur les crêtes, ça n'a pas de prix.

La wilderness

La wilderness

Les chamois partout

Les chamois partout

Noter le chamois à droite

Noter le chamois à droite

Pureté des lignes

Pureté des lignes

Le vallon se resserre. Je reste bien au centre pour être à l'abri de tout déclenchement aux abords des crêtes. La neige ne m'inquiète toujours pas, du moins, là où je trace. Mais au-dessus ? Je sais déjà que je ne "sortirai" pas. Au fond du vallon, la pente se redresse, inexorablement. Pour finir sur un couloir en Y. Quelle que soit la branche choisie, il faudra finir avec un entonnoir qui semble chargé sous les assauts du vent. Les conversions deviennent abominables. La neige me paraît d'une étonnante stabilité. Je ne trouve pas la moindre cohésion sur un mètre d'épais. Mais une fois dans un des deux couloirs, je ne serai plus à l'abri si ça part en-haut. Et comme il est 17 heures, je stoppe comme pressenti à la branche du Y. C'est déjà dément d'être arrivé là. Pour finir de me convaincre, la pénibilité de ce qu'il reste à faire, pour trois virages...

Que dire ?

Que dire ?

J'ai bien fait d'emporter le 6D

J'ai bien fait d'emporter le 6D

L'instant est très fort. Dans ces moments, on prend toute la mesure de ce que l'on vient chercher ici. Il n'y a rien d'autre à dire.

Pente terminale avalée en dix courbes, déjà sur le premier replat

Pente terminale avalée en dix courbes, déjà sur le premier replat

Petit coup d'oeil dans le rétro(viseur)

Petit coup d'oeil dans le rétro(viseur)

Au-delà de la qualité de ski entre 2300 et 1600 m d'altitude, ce qu'il restera de cette sortie, c'est cette immersion solitaire du soir dans des paysages immaculés avec pour seuls compagnons, des chamois m'épiant depuis les arêtes déchiquetées. Un moment fort qui n'est pas sans rappeler cette sortie, toutes proportions gardées et qui replace cette dernière, effectuée le 28 février 2015, comme peut-être le plus grand moment de ma vie de skieur.

Le film

Celui qui reste à la maison, passe à côté de ces moments-là. Celui qui va à leur rencontre prend forcément des risques. Avec de telles quantités de neige, on ne peut être sûr de rien. L'actualité nous l'a rappelé. On est passé de zéro à douze morts par avalanche en l'espace de deux semaines. Ce n'est rien à côté des (presque) 300 noyés annuels dans un milieu beaucoup plus facile à maîtriser. Mais ce sont douze de trop. En sortant dans la poudre, on multiplie les chances de faire partie de ces statistiques macabres. En le faisant seul, encore davantage.

Ce jour-là, j'ai bien "senti" la neige mais je ne me risquerais pas d'affirmer quoi que ce soit. D'autres auraient peut-être eu le sentiment inverse. 

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Rédigé par lta38

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Publié le 16 Janvier 2016

L'isère était, une fois n'est pas coutume, restée en marge des grosses chutes de neige ayant touché les Savoie. Je n'y croyais plus trop mais une fois de plus, la Chartreuse a démontré sa capacité à recevoir la neige quand on ne l'attendait pas, lors des sessions de traine ou de giboulées. Alors que le gros des précipitations est terminé sur les Alpes du nord et que les Alpes du sud ont aussi reçu leur première bonne chute de l'hiver, c'est ici les "restes" qui ont finalement donné un manteau aussi épais que dans le Beaufortain ou les Aravis. Ca a commencé jeudi matin avec quinze centimètres. Puis quinze de plus dans la nuit suivante. Et encore vingt dans la nuit de vendredi à samedi. Et sans doute une petite dizaine durant la journée de samedi sous les averses.

Alors bien sûr les forêts (de résineux) ne sont pas encore skiables, il reste des cailloux ça et là pouvant nous surprendre notamment à proximité des crêtes mais globalement, on a un enneigement digne d'une fin décembre ce qui permet de faire du bon ski.

La journée a commencé par une session luge-bonhomme de neige avec les enfants dans la plaine afin de profiter des dix centimètres tombés sur le seuil de la maison puis s'est poursuivie avec le Nico sur les pentes de Chartreuse, un massif vraiment incroyable par ces conditions. Deux Pravouta et un bec Charvet avec pas grand chose à jeter. L'acquisition récente du GoPro Hero4 Silver me permet de vous montrer tout ça en images animées, afin de vous faire une idée.

Bernin by night (EOS 6D, 8000 ISO)

Bernin by night (EOS 6D, 8000 ISO)

Bernin by night (EOS 6D, 20000 ISO)

Bernin by night (EOS 6D, 20000 ISO)

Hiver

Hiver

Luge session

Luge session

Enfin !

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Rédigé par lta38

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Publié le 14 Janvier 2016

Difficile de publier ce matin sans penser à ce qui vient de se passer aux Deux Alpes. Une fois de plus, vous ne trouverez ici aucun commentaire sur les choix qui ont pu être opérés par les uns et les autres. Je n'y étais pas, je ne faisais pas partie du groupe et ne connais pas les circonstances précises de ce qui s'est passé. Et à écouter les explications "techniques" et inhérentes au milieu sur les "grandes" chaînes journalistiques, il vaut mieux ne s'en tenir qu'au factuel. Je me suis dit qu'il devait en être de même pour les sujets que je ne maîtrise pas (terrorisme par exemple pour rester dans l'actualité). De quoi me conforter sur l'intérêt limité du petit écran. Bref, passons sur l'analyse médiatique et les donneurs de leçons. C'est une tragédie que personne ne voudrait revoir. L'hiver est enfin arrivé ; malheureusement, pour le meilleur et pour le pire... La "pression" est encore montée d'un ton après le début des "hostilités" que j'avais baptisé "la fin de la tranquillité" il y a dix jours.

Et pourtant, comme l'aurait encore chanté Freddy Mercury, l'acolyte de Bowie dans "Under Pressure", "the show must go on".

Nouvelle sortie donc en Chartreuse. Une fois n'est pas coutume, on manque un peu de neige. On a été un peu moins gâtés que les Savoie et un peu plus soumis au redoux de la semaine dernière (pluie). Ici entre 1200 et 2000 m, avec un sol bien caillouteux, il en manque encore. Bon cette fois on ne skie plus sur l'herbe (ce que je ne considère pas comme une touchette) mais il reste des cailloux embusqués. Encore 3-4 touches donc cet après-midi.

Montée à la Dent avec Io. Plein brouillard une fois de plus. Arrivés sous le câble, c'est bien chargé des dix centimètres de la matinée avec le vent. On n'a pas le droit à l'erreur ici avec la falaise que l'on domine. Et avec l'actualité, nous sommes un peu sous pression. Je l'aurais sans doute fait en plein beau temps, sans cette dramatique actualité mais dans les mêmes circonstances nivologiques : demi-tour.

Une fois à la route, Io retourne au boulot et je remonte à Pravouta. Descente sans me poser de question dans la forêt et deux-trois touches.

Les skis-cailloux sont toujours préférables en Chartreuse mais des pièges nivologiques sont aussi en place. Il faut attendre que ça se stabilise en altitude et il manque ici une chute de 50 cm à 1200. Viendra-t-elle ?

PS : +20 cm dans les heures ayant suivi cette sortie. C'est déjà ça.

La forêt de Chartreuse. Alt. : 1500 m sous Pravouta. Images : GoPro Hero4 Silver.La forêt de Chartreuse. Alt. : 1500 m sous Pravouta. Images : GoPro Hero4 Silver.
La forêt de Chartreuse. Alt. : 1500 m sous Pravouta. Images : GoPro Hero4 Silver.

La forêt de Chartreuse. Alt. : 1500 m sous Pravouta. Images : GoPro Hero4 Silver.

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Rédigé par lta38

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