ski-glisse

Publié le 15 Février 2015

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Mais où sont les gens ? Où sont les skieurs ? Où sont les touristes ?

Une remarque que je fais sur plusieurs domaines skiables. Nous sommes en pleines vacances dites de "février". C'est le moment où il y a la plus grosse affluence et pourtant, on est loin du remplissage maximal sur les pistes. Quid de hébergements, restaurations ? Les gens ont-ils boycoté la "montagne" cette année en raison de l'enneigement catastrophique de la première moitié d'hiver  (ce qui voudrait dire, chose nouvelle, que les réservations se font de plus en plus au dernier moment) ? Ou est-ce un problème plus profond (crise financière) ? A moins qu'ils soient bien là (à voir donc les taux de remplissage des logements) mais qu'ils aient décidé (problème financier et/ou choix d'activités variées) de ne pas faire que du ski de piste ? Même dans ce dernier cas, en admettant qu'on ne prenne un forfait qu'un jour sur deux, de ce que j'ai observé, on reste très loin d'une demie-affluence sur les pistes. Alors ???

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Images du Collet d'Allevard ce jour mais phénomène observé dans d'autres stations : Le Grand Bornand, Saint-Gervais, Les Sept-Laux...

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Rédigé par lta38

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Publié le 13 Février 2015

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Ce matin, le temps à changé. Après les gelées de la nuit, on est repassé en positif. Le flux a tourné au sud. Belledonne s'embrase.

La neige est présente au sol depuis deux semaines consécutives en Grésivaudan mais avec la météo annoncée (pluie en plaine et surtout plus de gelées nocturnes), elle va sûrement disparaître dans les jours à venir.

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Du coup, on a profité de cette journée de transition, encore relativement ensoleillée et douce en montagne pour parfaire les acquis en station avec les filles.

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Première déception avec la station du Collet-d'Allevard. Les forfaits ne sont plus cautionnés. Ce qui équivaut à une augmentation masquée de deux euro sur le prix du forfait pour le skieur qui vient ici occasionnellement. Pour les autres, eh bien ça fait quand même huit euro de plus pour une famille de quatre et ce, tous les cinq ans. Il n'y a pas grand chose à redire mais ils vont quand même avoir un petit courrier parce qu'ils ont refusé de me rembourser les cautions sur les cartes de l'année dernière que j'avais gardées (une petite dizaine). Lorsque je les ai achetées, elles étaient bien cautionnées (puisque leur nouvelle réglementation s'applique depuis la saison 2015). Il n'y a donc pas d'autre possibilité que je sois remboursé sur les forfaits contractés l'an dernier. Si toutefois ils refusent de le faire, je passerai par le système D qui leur coûtera beaucoup plus cher. 

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Rédigé par lta38

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Publié le 12 Février 2015

Dernier jour de ma semaine de ski-alpinisme non-stop et comme je dois me rendre en Haute-Savoie, autant joindre l'utile à l'agréable et changer de massif. Direction les Aravis. J'ai été surpris par le fait que le col de la Colombière soit fermé l'hiver. Il ne reste vraiment pas grand chose à déneiger (versant sud en tous cas) et ça change tout pour rejoindre l'Arve depuis le Grand-Bornand. C'est un peu comme si on fermait le col de Porte. Peut-être y a-t-il des pentes avalancheuses qui le domine ? En tous cas, départ des Bouts pour rejoindre la combe du Rasoir. Je suis rapidement barbé par la chaleur. Dès l'attaque de la combe, je croise un skieur qui descend (il est 10h). C'est encore un peu ferme mais je sens que ça va vite ramollir. Moi qui était parti pour une balade tranquille, voilà que je me mets à courir en direction de la face sud de la pointe Blanche, d'autant qu'elle est bien ouverte à l'est
cette face.

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Petit piochon, crampons et zou, on reprend les vieilles habitudes. Je remonte par le couloir le plus évident. La neige est déjà molle pied mais je pense qu'à skis je pourrai encore ne pas m'enfoncer. 

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Mais quelle chaleur. La veste et les gants restent dans le sac. Les manches sont retroussées. Rapidement, je ruisselle sous le casque. Pas mal de sections à 45° dans le premier couloir et c'est bien exposé. A mon humble avis, c'est une course type du niveau 4.3/E3 (plutôt que le 4.2/E2 du topo). Mais une belle face avec des petits changements de couloir comme on les aime, des parties dérobées et suspendues. Dans le haut, la pente se couche. 35 à 40° et je commence à m'enfoncer. Malgré l'exposition, je préfère finir en peaux. Aucun problème avec cette neige.

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Au sommet, je ne m'attarde pas. Il est déjà 11h30 et il fait très très chaud. La partie supérieure est superbe. Un vrai billard. Un ski d'une grande facilité.

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A mi-hauteur, une rampe à un peu plus de 45° permet d'entrer dans le couloir inférieur. On a le choix entre le couloir encore ferme par endroits en raison de son lissage ou les contre-pentes rive droite un peu plus molles. Je joue avec les deux. Ca tourne facilement tout le long. Grisant.

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Plus bas, en jouant encore avec les micro orientations on évite la neige pourrie et je suis à la voiture avant midi en ayant skié l'intégralité de cette descente dans de la bonne neige transformée. Ca donnerait presque envie de se remettre à la pente un peu plus souvent.

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Petit coup d'oeil à la face avant une dernière vue des combes des Aravis depuis les hauteurs du Grand-Bornand.

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Rédigé par lta38

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Publié le 11 Février 2015

Tracer dans la transfo, bof. (Peut-on d'ailleurs appeler ça tracer ?). Tracer dans la croûte, beurk. Tracer dans la grosse profonde, pendant une chute de neige ou le lendemain, surtout si il n'y a pas eu de nuit claire pour tasser et "aérer", pffff...

Mais tracer dans la poudre, bien tassée après plusieurs jours de beau temps, lorsque le ski ne s'enfonce que de trente centimètres, ce plaisir-là est unique. L'effort est un peu plus important que de suivre une trace bien sûr mais rien d'inhumain. Grand plaisir donc, d'autant que dans nos montagnes, ce plaisir se fait de plus en plus rare.

Oui j'en suis responsable avec ce blog, les topos. Bien sûr je ne suis pas le seul. Mais il y a aussi l'explosion de pratiques outdoor dont Grenoble est de très loin la capitale. Pourtant en cherchant bien, sans prendre trop de risques, on y parvient.

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Aujourd'hui, Cécile me propose une sortie. Je lui "vends" un petit coin "secret" de Belledonne nord où je ne suis passé qu'une fois à skis et encore, dans le sens de la montée.

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Grosse surprise au départ : pas la moindre trace. Il va donc falloir tracer. Serait-ce la plus belle journée de la semaine ?

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Après avoir avalé la "pilule" de la forêt belledonnienne, on débouche dans les clairières, magnifiquement poudreuses. Comme souvent, on y trouve une petite cabane d'alpage.

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Au-dessus, ça trace, ça trace. Dément !

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On sort sur une crête, on admire le paysage et hop. Cinq minutes plus tard, nous voici à nouveau à l'orée de la forêt.

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On remet les peaux et on profite de la trace pour franchir le petit verrou inférieur puis on tire à gauche dans une combe parallèle.

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Et ça retrace. Plus haut, il fait chaud et un joli couloir plein sud nous tend les bras. On sort sur une crête à près de 2500 m d'altitude.

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Du grand, du très très grand Belledonne. 

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Transfo avant la poudre.

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Un début de forêt pas mal du tout puis on se laisse embarquer dans une belle trouée. On finit par 150 m de dénivelé de ski vrai "sanglier". A dégoûter un débutant de l'activité. Mais ça passe bien sûr, comme d'hab.

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Pour finir, zoom sur la trace dans le petit verrou qui domine la forêt. Je ne donne pas de nom ; les images parlent suffisamment d'elles-mêmes et les connaisseurs et/ou fouineurs auront identifié ce lieu.

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Rédigé par lta38

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Publié le 10 Février 2015

Cette fois, il ne s'agit pas de descendre le plus bas possible (encore que, on a fait de notre mieux) mais d'enchaîner le Colombier d'Aillon avec ses trois satellites : les rochers de la Bade, le roc de Poyez et la dent de Rossanaz, selon un circuit magnifique ne recoupant pas sa trace. En montant (et descendant) sept versants, on pourra dire qu'on a écumé ce petit massif au sein même du massif des Bauges. Loïc a la grosse motivation pour en découdre. A 8h, on part de la Bottière et après un petit fourvoyage dès le départ qui nous vaut un quart d'heure de guenillage dans de vieux champs abandonnés (mais pas par les aubépines), ça finit par dérouler jusqu'au sommet de la Bade. La combe nord est déjà bien tracée mais il reste de la place.

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Face au Colombier, point culminant de la balade. Dans le bas de cette première descente, je ne sais comment je me mets sur le toit et donne un violent à-coup en avant. La cordelette de kevlar qui relie le collier de serrage supérieur de la chaussure au levier est passée à travers le trou malgré le noeud. Il reste un peu de descente pente faible, je finis comme je peux et remets les peaux jusqu'à arriver au soleil pour réparer. Loïc trouve la solution pour que ça tienne en attendant de remettre la cordelette correctement. Et c'est reparti jusqu'au Colombier. Le vent de sud est sensible sur l'arête ouest et on chôme pas.

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D'ailleurs pas le temps de prendre des photos. Sauf en arrivant au sommet.

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Descente face nord : du bon grain fin en haut, un peu de croûte, un peu de poudre. Et quelques traces. On s'en échappe à droite en allant jouer dans la poudre au-dessus d'une forêt clairsemée de pins. Il semble y avoir une barre rocheuse mais on est joueurs. Ben en fait, y'a bien une barre. On envisage déjà de remettre les peaux mais tant qu'on y est, on va voir. Et ça passe moyennant une traversée suspendue.

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Remontée au roc de Poyez, troisième larron de la journée et on retrouve le soleil sur la crête, sans vent cette fois.

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On cherche un peu l'entrée du couloir est. Derrière nous, le Colombier.

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Grosse pause casse-croûte au niveau de la selle qui donne accès au couloir. Il fait doux, pas un pet de vent, pas un bruit. On ferait bien une sieste.

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Descente du couloir dans une neige correcte mais assez travaillée par le vent. Globalement du bon ski quand même.

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De mieux en mieux au fur et à mesure de la descente.

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On poursuit sur la croix du Plane et même bien plus bas versant nord-est tellement la neige est bonne. On repeaute à l'altitude 1150 m.

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La remontée est magnifique, sauvage. Il faut tracer et on aime ça. La seconde partie de cette longue remontée à la dent de Rossanaz (700 m de déniv) se déroule dans une pente assez raide, dégarnie, et se poursuit par une traversée un peu exposée au-dessous de falaises. Aussi, on tente de remonter dans la forêt et se déjouer des multiples barres. Itinéraire somptueux, très sauvage (déjà dit mais j'insiste). Cette fois-ci, c'est Loïc qui a des problèmes de matériel (peaux). Mais au final, ça passe !

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C'est incroyable comme la neige permet des cheminements que l'on n'envisagerait pas à pied. Une petite barre et hop une vire neigeuse permet de la franchir... On sort au pied des rochers.

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C'est beau jusqu'au bout !

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Une dernière facétie pour entrer dans la combe de l'Illette.

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Et c'est l'ultime montée sans encombre jusqu'à la dent de Rossanaz, dernier sommet du jour donc.

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Vue magnifique sur l'intérieur des Bauges et jusqu'au Jura.

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1000 m nous séparent d'Aillon-le-Vieux par la combe du Cheval. Si la partie haute est superbe dans notre variante : poudre ou quasi transfo, on joue encore à mi-hauteur pour éviter de retrouver les traces des prédécesseurs et il faut franchir une dernière barre. A un moment, mon bâton tape dans un arbuste et se bloque contre ma machoire. Aïe ! Mais surtout, il casse net. Fin de descente éprouvante pour bibi avec un seul bâton dans une neige rarement bonne, peu de place pour tourner et bien trafolée, mis à part les derniers mètres dans les champs restés poudreux.

En tous cas une bien belle bambée pour une première sortie avec Loïc (2500 m de déniv) qui j'espère en appelle d'autres.

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Rédigé par lta38

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