velo

Publié le 15 Mai 2021

Dernière étape de ce mini-raid à vélo. Elle sera toute aussi belle que la précédente, encore plus sauvage bien qu'il soit dommage que la descente sur Vidauque soit devenue vraiment abîmée, plus vraiment praticable à vélo de route. J'en avais le souvenir d'une route bien propre... La météo aura été correcte (pas le moindre vent) mais avec des températures fraîches (18°C maxi en plaine), sans doute proche des 10-12°C à 700 m d'altitude, point culminant du Petit Luberon.

Cela commence par une option (repérée la veille au soir) avec une section sur un mini sentier ultra chaotique : ce sera portage intégral en aller-retour et ce, afin de gagner beaucoup de distance sur la route ultra fréquentée de Bonnieux. On n'aura sans doute pas gagné de temps mais évité ces dangers. S'ensuit la montée à la forêt de Cèdres : 400 m de dénivelé que tout le monde aura bien géré.

La récompense sera la traversée de tout le Petit Luberon : somptueux et sauvage. On regretterait presque de ne pas y être monté la veille et bivouaqué la-haut. C'était l'option de départ en raccourcissant l'étape de la veille mais un poil dur quand même et surtout, la météo (et le portage de l'eau) nous en a dissuadés. Une prochaine fois.

La descente de Vidauque nous aura pris plus de temps que prévu ; en même temps, ça évite la frustration typique du vélo et son ratio 3/4 - 1/4 (au mieux !) entre la montée et la descente !! La revêtement s'est vraiment dégradé est s'en est presque dommage de laisser "se perdre" ce bel itinéraire cycliste qui laisse sauvage et au calme tous les vallons adjacents et leur faune très riche. Retour par de petites routes et un bout de voie verte jusqu'au camping du premier jour.

Quelques précisions sur le matériel. J'ai utilisé la petite remorque (une simple planche mono-roue, accueillant un sac étanche de 50 litres made by Ortlieb) Zap Outdoor. Elle pèse guère plus de 3 kg et pour avoir essayé différents systèmes avec un package équivalent (remarque arrière classique mono-roue type Bob, sacoches sur porte-bagage arrière), c'est de loin la meilleure des solutions, celle qui déséquilibre le moins le vélo tout en restant ultra-légère et peu énergivore. A l'intérieur du sac annoncé 49 litres j'ai pu mettre :
- la tente (Nemo Dragonfly 3P, 1500 g)
- les 3 sacs de couchage (duvet d'oie 800 CUIN x2 + 1 duvet canard 650 CUIN), T°C confort 0-5°C
- les 3 matelas (gonflables, maxi 400 g avec housse)
- Mes affaires perso pour 3 jours dont une doudoune synthétique car les soirées s'annonçaient fraîches
- Réchaud gaz, cartouche, popote
- Diverses petites bricoles : oreillers gonflables, kit réparation...

Pour les filles :
- Emie (vélo encore 24 pouces, plus pour longtemps) : une sacoche de guidon (cape de pluie, lunettes de soleil, lampe frontale, kit crevaison), une sacoche de selle 15 litres (toutes ses affaires perso).
- Stella : une sacoche de guidon (cape de pluie, lunettes de soleil, lampe frontale), deux sacoches arrière 20 litres (affaires perso dans l'une, nourriture dans l'autre). Ces deux sacoches arrière étaient loin d'être pleines.

Il doit y avoir moyen de supprimer ces deux sacoches arrières et de les remplacer par deux sacoches (une par chacune d'entre elles donc) de cadre et une sacoche de selle supplémentaire.

Rude montée ; on en pose les casques
Rude montée ; on en pose les casques

Rude montée ; on en pose les casques

Forêt de cèdres
Forêt de cèdres

Forêt de cèdres

Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital

Le long plateau sommital

La descente

La descente

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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Publié le 14 Mai 2021

Ce fut la plus belle à mes yeux. Contrastes lumineux du sud, petites routes sans le moindre véhicule, itinéraire sportif, petits villages pittoresques... La plus sportive (700 m de dénivelé en tout) et un peu plus de 40 km. 

La journée commence par une piste en terre permettant de voir les fameux ocres tout en franchissant la crête menant à Caseneuve puis St-Martin-de-Castillon. On traverse l'axe principal pour remonter en face vers les villages de Castellet puis Auribeau pour gagner ensuite les plateaux soutenant le nord du Grand Luberon. Sans aucun doute le plus éprouvant pour les petites jambes qui auront assuré, quitte à alterner quelques sections de repos en poussant les vélos. Bravo !

La longue descente vers Bonnieux est méritée. Le vent a forci. Ce sera une soirée une peu fraîche mais sauvée par un beau soleil. La nuit, le chant du grand duc parmi les autres animaux nocturnes.

Piste en terre sur les ocres du vaucluse

Piste en terre sur les ocres du vaucluse

Montée de Castellet, Auribeau
Montée de Castellet, Auribeau
Montée de Castellet, Auribeau

Montée de Castellet, Auribeau

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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Publié le 13 Mai 2021

La météo quasi abominable de cette mi-mai (une habitude depuis 2013, faisant suite à de beaux mois d'avril alors que dans mes souvenirs, c'était plutôt en avril que c'était pourri, ce que confirme le dicton "En avril ne te découvre pas d'un fil ; en mai fait ce qu'il te plaît") nous oblige à revoir nos plans en dernière minute. Initialement, les vélos devaient prendre la direction du Doubs. 12-14°C max en journée, jusqu'à 10 mm de pluie possible tous les jours. Pas envie. Direction le sud malgré la probabilité d'y être avec la moitié du pays !!

Du coup, ce sera un tour sur 3 jours au lieu de 4, histoire d'éviter un dimanche prévu abominable sur les routes. Et de toutes façons, une météo maussade y compris dans le sud. 

Nous nous posons dans un camping à la ferme très sympa à Oppède (Les Boudognes), en vue de partir pour trois étapes d'environ 130 km. Dès 9h30 le jeudi, la troupe se met en route. Direction la véloroute jusqu'au pont Julien puis Roussillon avant une traversée plein est par de petites routes jusqu'à Rustrel. Au final, pas loin de 600 m de dénivelé quand même dont un petit aller-retour pour voir les ocres, et presque 50 km pour cette première étape. Nous n'aurons été gênés par les voitures que dans les deux derniers kilomètres avant Roussillon puis les trois avant Rustrel.

Pont Julien, sur la Véloroute du Luberon

Pont Julien, sur la Véloroute du Luberon

Pauses
Pauses

Pauses

Les Ocres
Les Ocres
Les Ocres
Les Ocres

Les Ocres

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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Publié le 17 Décembre 2019

Chaque hiver apporte son lot de petites trêves pour le ski : mauvaise neige, mauvaise météo (ou les deux ensemble). Après un début en fanfare, nous entrons dans la deuxième petite trêve hivernale. La première avait duré une semaine avec une bien mauvaise qualité de ski. C'est de nouveau le cas depuis samedi dernier. En espérant que les chutes annoncées en fin de semaine changent la donne.

Je propose donc à Emie de faire un petit tour à Grenoble pour changer. Commencer par un tour en ville pour le repas de midi puis la via ferrata de la Bastille qu'elle n'a jamais faite. Et pour rendre la balade agréable, nous emprunterons les vélos. Avant de partir, je lui laisse deviner le moyen de locomotion par des anagrammes : olev, elov, volé... Eh oui, faisant remarquer que vélo est l'anagramme de volé. Je ne pensais pas être à ce point prémonitoire. En sortant du restaurant, ma monture a disparu. Antivol sectionné. Propre. Il paraît que tout bon grenoblois doit s'être fait voler son vélo. 300 balles. Voilà, c'est fait. Il est alors très tentant de s'en tenir là et de rentrer la queue entre les jambes. Pour quoi faire ? On ne va pas se pourrir la vie pour un vélo. Certes, c'est très rageant et ça complique la vie de tout le monde, apprenant par la suite que même deux bons gros U, l'arme soit-disant absolue de protection, ne sont en rien une garantie dans la capitale alpine. Mais le vélo ne reviendra pas. Il faut se faire une raison. En remontant la selle du 24 pouces restant, je peux le piloter tout en asseyant ma fille sur le guidon. Cela nous permet d'atteindre le départ de la via ferrata. On verra pour le retour.

Bon moment en t-shirt au soleil de décembre. L'occasion de la parcourir sans stress : nous étions absolument seuls. La journée est sauvée et on rentre détendus malgré l'incident. Merci Fred pour le taxi retour.

Bel aménagement piétonnier vers la place Grenette. Le vélo était là...

Bel aménagement piétonnier vers la place Grenette. Le vélo était là...

Dans la VF
Dans la VF

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #escalade-alpi, #Chartreuse

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Publié le 2 Septembre 2019

Des rivières et des hommes ; des villes et des hommes etc.

Plus de sept milliards d'être humains. Soixante-dix millions de Français. Plus d'un million d'isérois. etc

Le vivre ensemble est au coeur de tous les programmes et y'a du boulot. On peine à prendre exemple sur les pays du nord et pour en avoir visité quelques uns, le Danemark me semble le modèle à suivre sur de nombreux points. Comme évoqué dans le précédent billet, "des loups et des hommes", je suis toujours en recherche de solutions, d'idées, de fonctionnements... pour que l'homme trouve sa meilleure place sur la planète. L'actualité, l'histoire finalement, est indispensable pour nous amener à réfléchir sur ce qui fonctionne et ce qu'il vaut mieux éviter.

- La semaine dernière, j'ai partagé deux images sur les réseaux sociaux suite à une petite virée de quarante kilomètres à vélo avec les filles, depuis notre domicile. Un aller-retour à Grenoble en essayant de découvrir de nouveaux axes cyclables sécurisés. Nous sommes "tombés" sur les nouvelles voies cyclables "Chrono vélo" mises en place à Meylan et sur le boulevard Agutte Sembat. Si ces voies prêtent à discussion sur certaines portions où elles incitent à rouler vite tout en traversant de nombreux passages piétons, il est regrettable que ma publication ait reçu autant de critiques. Elle ne visait qu'à évoquer des améliorations en cours même si Grenoble reste encore très loin d'Amsterdam ou Cophenague qui doivent absolument être nos modèles en la matière. Et ces axes séparés des chaussées pour véhicules motorisées et des aménagements piétonniers, tout en étant bien identifiables grâce à leur marquage, sont pour moi indiscutablement une avancée pour favoriser les déplacements à vélo. Qu'il reste des tas d'autres problèmes à Grenoble - insécurité, vols de vélos, section de pistes cyclables en piteux état, bandes cyclables dangereuses - est un faudrait et il faut évidemment les corriger au plus vite. Mais systématiquement critiquer tout ce qui se fait de bien en montrant ce qui ne va pas en parallèle est pour moi la meilleure des choses pour mettre un frein à ces avancées positives. Il faut savoir ce que l'on veut. A mon sens, le temps des véhicules dans les villes petites et moyennes doit être révolu, d'autant plus quand elles sont parfaitement plates comme Grenoble et avec l'avènement du vélo à assistance électrique. Bravo à Grenoble et son agglo pour ce travail. Mais il faut continuer et ne rien lâcher.

- De la plaine à la montagne. A l'opposé de Grenoble, presque quatre-mille huit-cents mètres plus haut, le mont Blanc a lui aussi son lot de mots, de maux. Par monts et par maux pourrais-je dire !!! Après les tentatives d'imposer une liste de matériel aussi incomplète que ridicule (voir en 2017, lettre à JM Peillex), le premier élu de la commune de Saint-Gervais a réussi à imposer une restriction d'accès avec délivrance d'une attestation de réservation en refuge (ou d'une feuille "d'autonomie" pour les prétendants à la journée) aux ascensionnistes du toit des Alpes. A l'opposé de la plaine où le besoin de protection des personnes doit être maximum, la montagne doit, à mon sens, rester un espace de liberté et d'autonomie, la protection devant se faire par la formation et l'information et non par les aménagements. Mais les événements donnent parfois raison aux administrés quand on voit une des dernières anecdotes relatant un anglais monté au sommet avec un rameur de vingt-six kilos (!) et l'abandonnant au retour à Vallot pour cause de grosse fatigue. Bien sûr, l'occasion n'a pas été manquée par M. Peillex pour faire le buzz et peut-être que l'intéressé a déjà programmé une remontée là-haut pour récupérer son outil et mettre fin à la polémique. Il n'en demeure pas moins qu'on peut s'interroger sur la place de ces animations sur nos montagnes. Un concert de Zaz, un rameur, un VTT. Bientôt une descente en overboard ? Si la montagne doit rester plurielle et les activités en perpétuelle évolution, elle doit aussi garder sa place de sanctuaire de nature et notre intrusion en son sein en tenir compte en limitant les nuisances visuelles, sonores et j'en passe. A nous d'y réfléchir avant de partir.

Bonne rentrée à toutes et à tous.

Les pistes Chronovélo
Les pistes Chronovélo

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Rédigé par lta38

Publié dans #humeur, #vélo

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