vercors

Publié le 25 Octobre 2020

Le nom de la voie se suffit à lui-même pour prendre le titre de ce billet. Je ne suis pas un inconditionnel de Sartre mais cette phrase m'interpelle. Dire que "l'enfer c'est les autres", ne serait-ce pas en partie reconnaître qu'on est heureux et qu'il ne faut pas chercher bien plus loin pour être bien ?

Mais arrêtons de philosopher ; il s'agit là d'une voie d'escalade à Presles. Pour moi qui n'ai pas vraiment grimpé de l'été, ça promettait d'être coton. Mais l'ami François est motivé. Il aura fallu s'employer dans les deux premières longueurs afin de commencer à prendre du plaisir et le garder jusqu'en haut. C'était finalement pile ce qu'il nous fallait : un peu de difficulté pour forcer, mais pas trop compte tenu de notre forme actuelle. Et sinon, malgré quelques consolidations au sika sur deux ou trois endroits, ainsi qu'un tracé un peu tortueux autour de "érection..." c'est une très belle voie avec mention spéciale pour les longueurs 2, 4, 7 et 10. Les cotations sont justes et l'équipement parfait à notre goût. Merci à Bruno Béatrix pour cette ligne récente (2017). Un petit mot par longueur :
- L1 = 6b+ Facile au départ puis ça réveille les avant-bras. Il aurait fallu que cette longueur arrive un peu plus tard.
- L2 = 6c+ Longueur soutenue dans le 6b avec des pas obligatoires dans ce niveau bien tassé. Le crux ne dure que sur deux points et passe en tire-clou si besoin. Si vous passez ici, vous irez en haut.
- L3 = 4c Courte longueur de transition vers la droite.

- L4 = 6a+ très belle longueur sur du crépi.
- L5 = 6c+ Longueur globalement dans le 6a/b avec un toit retors, bien mouillé pour nous ce jour (A0 facile).
- L6 = 7b+ 3 points en traversée dès le départ (crux, A0 RAS) puis pilier en rocher jaune en 6b grosses prises.
- L7 = 6b Grande longueur soutenue, plus cool en partie médiane. Sans doute la plus belle de la voie. Petit réta pour finir.
- L8 = 6b+ Le topo parle d'une longueur pas trop dure (6a) avec un pas difficile sous le relais (ce fut le cas, cotation ok). En revanche, un peu avant celui-ci, il y a un autre pas encore plus dur qu'aucun d'entre nous n'aura réussi. A moins de mesurer 1m90, cela paraît compliqué d'aller chercher le bac à gauche avec la mini crispette main droite et les pieds sur une petite marche alors qu'il n'y a rien au-dessus. On ne voit pas comment ça pourrait être 6b+ (A0 facile cependant). Y a t-il eu une prise cassée ?
- L9 = 6a+ Ca déroule sauf un pas à mi-longueur, pas évident à lire. Il y a moyen de faire plus dur que la cotation si on se trompe.
- L10 = 6a magnifique raide à bacs gris. S'enchaîne avec la précédente en récupérant quelques paires (il en faudra 18) et une corde de 60 m.

Images prises à la Dji Osmo. Se pose désormais la question de conserver (ou pas) mon GM5 MFT que je n'utilise pratiquement plus qu'en escalade avec le fish-eye et parfois le 12-32 pancake dans le sac à dos.
Images prises à la Dji Osmo. Se pose désormais la question de conserver (ou pas) mon GM5 MFT que je n'utilise pratiquement plus qu'en escalade avec le fish-eye et parfois le 12-32 pancake dans le sac à dos.
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Images prises à la Dji Osmo. Se pose désormais la question de conserver (ou pas) mon GM5 MFT que je n'utilise pratiquement plus qu'en escalade avec le fish-eye et parfois le 12-32 pancake dans le sac à dos.

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #escalade-alpi

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Publié le 19 Août 2020

Une immense merci à Xavier (Dorel) pour me faire profiter de son expérience. Bleausard dans ses jeunes années, Xavier est un spécialiste des massifs dauphinois où il a ouvert de nombreuses voies, toujours du bas. En particulier, sur le massif de Belledonne, on lui doit les voies près du refuge des Sept-Laux, en versant est du pinacle du Pin, sur les dalles de la Botte et d'autres. A retrouver dans le nouveau topo Belledonne Escalade. On se rappellera aussi qu'il avait été le premier à mettre en ligne un site dédié à Belledonne : Belledonne38. Voilà donc une première expérience ensemble qui en amènera d'autres. Les informations viendront en temps voulu quand le boulot sera terminé ce qui n'est pas le cas. Mais en tant que novice dans l'activité d'équipement, je me suis régalé d'accompagner Xavier dans cette petite aventure où nous aurons bien trouvé nos marques et j'aurais appris beaucoup de choses qui vont me permettre de m'organiser autrement sur le terrain.

Ouverture en Vercors
Ouverture en Vercors
Ouverture en Vercors
Ouverture en Vercors

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #escalade-alpi

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Publié le 14 Août 2020

La chaleur des jours passés n'incite pas à se coucher et s'endormir tôt le soir. Et ce, bien que cette année, je n'ai pas souffert un seul jour dans la maison, signe que malgré quelques journées dépassant les 35 degrés, l'été n'a pas été trop chaud, du moins chez moi. Du même coup, il est difficile de motiver les filles à un réveil tôt. Ou alors, il faut que ce soit pour un objectif majeur. Va pour un départ tardif avec les remontées mécaniques de Villard-de-Lans pour "rattraper le retard", encore que la température devrait être largement redescendue avec de surcroît des nuages.

Au départ, il y a un peu de monde. Il semble que cette année, beaucoup (en tous cas suffisamment pour que cela se remarque) de personnes habituées des plages bondées aient changé de cap pour éviter la proximité, effet Covid. Du même coup, on retrouve beaucoup de touristes sur la façade Atlantique, la Bretagne, secteurs moins prisés habituellement du fait sans doute de la température de l'eau voire de celle de l'air pour la Bretagne. Et aussi en montagne. Dès la sortie de la télécabine c'est la foule qui marche sur les pistes. Bien que n'avançant pas très vite, on se retrouve rapidement devant et à peu près seuls sur la petite crête qui sépare la station de Villard du vallon du Gerbier.

Au pied de l'édifice terminal, nous sommes accueillis par un troupeau de bouquetins, des grands mâles comme toujours très faciles à approcher. Petite pause avant le plat de résistance. Bien que ce ne soit pas très long, il ne faut pas tomber. Plusieurs groupes sont arrêtés au pied pour le pique-nique et ne monteront pas. Un autre tente l'ascension puis fait demi-tour au niveau de la dernière difficulté vertigineuse. J'avais emporté un brin de corde mais finalement, il restera dans le sac.

Descente par le versant ouest puis les pistes de ski. Je m'attendais à une descente pénible et inintéressante ; finalement, une fois passées les pistes du haut vraiment ravagées, c'est plutôt agréable et vert. Et tranquille. Une façon soft de faire le deuxième sommet du Vercors même si ma préférée reste la montée par le col des 2 Soeurs (exposée aux chutes de pierres, j'évite en période d'affluence avec les enfants) et le retour par le pas de la Balme, depuis le col de l'Arzelier.

Grande Moucherolle pour les filles
Grande Moucherolle pour les filles
Grande Moucherolle pour les filles
Grande Moucherolle pour les filles
Grande Moucherolle pour les filles
Grande Moucherolle pour les filles
Grande Moucherolle pour les filles
Grande Moucherolle pour les filles

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #randonnée sportive, #animaux

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Publié le 10 Août 2020

Une journée qui aurait pu n’être qu’un simple aller-retour sur autoroutes surchargées pour aller récupérer les filles à Montélimar en milieu d’après-midi. Tant qu’à faire cette route autant en profiter pour (re)visiter certains secteurs insuffisamment connus non ? C’est ainsi que je vends à Val une virée multiple en Drôme (pré)alpine. Départ aux aurores pour un petit déjeuner en terrasse à la Chapelle-en-Vercors, au frais. Direction ensuite le col de Rousset pour une petite rando en boucle sur le but de Nève. Montée au frais versant ouest, descente sud-sud-est au soleil mais avec un petit vent providentiel. A retenir pour cette jolie boucle assez rapide : les belles vues, la voie romaine, la belle hêtraie, le contournement réussi d’un troupeau et ses patous qui ne nous auront même pas détectés et, le clou de la journée, les grands rapaces.

Outre les classiques vautours fauves, nous aurons à plusieurs reprises la visite d’un gypaète, juste au-dessus de nos têtes. Un oiseau curieux qui n’hésite pas à étaler ses presque trois mètres d’envergure quelques mètres au-dessus des randonneurs. De la même façon, il fera plusieurs passages au-dessus d’un promontoire sur lequel était posé un aigle royal. Quand ce dernier s’envole, la différence de taille est flagrante ! A noter pour les gypaètes que les oiseaux sont suivis. D'abord par marquage (bagues et ailes/queue). Ici, il s'agit de Mistral. D'autres part, ils sont géolocalisés. Leur suivi est passionnant. C'est ici !

Le petit dernier sera une bondrée apivore, probablement en migration (passage pile au col naturel de Rousset, tout droit plein sud). N’oublions pas que ous sommes pratiquement deux mois après le solstice d’été et beaucoup d’oiseaux sont en route. Depuis plus de deux semaines, il n’y a plus un seul martinet noir dans le ciel !

La suite de la journée ? Passage à Saou pour le midi et repas à l’Oiseau sur sa branche. Nous y étions déjà allés à deux reprises par le passé et il reste vraiment une valeur sûre. Réservation plus que conseillée !

Et pour finir, la baignade dans une vasque du Roubion où j’en profiterai pour enlever des pierres posées en forme de barrage et qui empêchaient la circulation des poissons.

Sur le but de Nève
Sur le but de Nève
Sur le but de Nève
Sur le but de Nève

Sur le but de Nève

Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM
Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM
Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM
Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM
Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM
Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM
Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM
Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM
Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM
Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM
Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM
Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM
Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM
Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM

Mistral. Images : Canon EOS 100 D + 300 mm f/4 L IS USM

Un vautour fauve

Un vautour fauve

Mistral et un aigle royal

Mistral et un aigle royal

Le marquage des jeunes gypaètes. Décryptage de la fiche pour les néophytes : Pays et secteur de lâcher, origine de l'oiseau (RFZ = initiales d'un zoo en Autriche), date de naissance, BGXXXX = nom originel puis sexe, "petit" nom, numéro de bagues (rings) à gauche et à droite et enfin marquage : L = aile gauche ; R = aile droite ; T = queue (tail en Anglais) avec le côté dumarquage. A noter pour les ailes, le numéro des rémiges (plumes) qui sont marquées, on compte à partir du bord de l'aile

Le marquage des jeunes gypaètes. Décryptage de la fiche pour les néophytes : Pays et secteur de lâcher, origine de l'oiseau (RFZ = initiales d'un zoo en Autriche), date de naissance, BGXXXX = nom originel puis sexe, "petit" nom, numéro de bagues (rings) à gauche et à droite et enfin marquage : L = aile gauche ; R = aile droite ; T = queue (tail en Anglais) avec le côté dumarquage. A noter pour les ailes, le numéro des rémiges (plumes) qui sont marquées, on compte à partir du bord de l'aile

Le pavlova de l'Oiseau

Le pavlova de l'Oiseau

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #balade, #animaux

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Publié le 27 Juillet 2020

Voici un site d'escalade que je ne connaissais pas. Avec la chaleur, rien de tel qu'un spot orienté à l'ouest. Et c'est encore avec le très sérieux François qu'on prend la direction de Corrençon-en-Vercors. Après avoir perdu dix minutes à faire le tour de la station-fantôme de la Balme, on trouve le sésame et nous voici à pied d'oeuvre du rocher de Combeauvieux.

On commence par un échauffement dans une ligne de deux longueurs en 6a, où j'ai la bonne idée de vouloir tirer jusqu'en-haut en une seule longueur. J'en termine en tractant un camion. Il y a mieux comme échauffement, d'autant que les cotations ne sont déjà pas données. On le vérifiera dans d'autres lignes. Mais peu importe. Le rocher est vraiment classe avec des trous et des fissures. Le seul point qui fait mal demeure l'adhérence du rocher, typique du Vercors nord. C'est lisse, lisse. A 13h, le soleil a pris possession de la falaise On bâche.

L'équipement demeure béton et les voies sont fort belles. Merci aux ouvreurs (Simon Destombes...).

Escalade à Combeauvieux
Escalade à Combeauvieux
Escalade à Combeauvieux
Escalade à Combeauvieux

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #escalade-alpi

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