Publié le 16 Juillet 2019

Notre projet impliquait soit un voyage en avion avec location de voiture à l'arrivée soit un départ routier depuis la France. Ayant déjà pris contact avec Xavier de chez Blacksheep Van, c'était l'occasion de profiter du tarif client et de découvrir ce mode de déplacement.

Nous sommes donc partis avec un California équipé haut de gamme nous laissant entière autonomie.

Les avantages :
- Pas de casse-tête pour les nuitées
- Programme modulable au gré des envies et de la météo
- Nuits probables dans de beaux coins, la Norvège étant un pays très libre pour cela

Les inconvénients :
- La route depuis la France

Au niveau équipement, on trouve :
- un toit relevable avec lit 130
- un lit 120 rabattable en bas
- frigo
- évier
- deux plaques de gaz 
- équipement cuisine
- réserve d'eau 30 litres (avec témoin de remplissage)
- nombreux rangements sous l'éviter et le gaz, sur l'arrière, sur la banquette, sur l'avant... 
- douchette extérieure
- prises recharge USB + prise 220V pour charger par exemple, les batteries d'appareil photo
- auvent latéral dépliant + deux fauteuils (possibilité de rajouter deux tabourets pliant dans le logement des fauteuils)
- chauffage stationnaire (nous ne l'avons utilisé qu'une fois, la nuit où la température est descendue à 5 degrés, et encore, en position 1 sur 10)
- plusieurs points d'éclairage

Consommation d'essence (gasoil) très correcte, surtout quand on roule à 80 km/h (moins de 6 l / 100km). Sur autoroute, ça commence à s'énerver quand on passe le 120 : on tourne au-delà des 8 l / 100 km. (moteur 2000 cm3, 150 CV)

Côté tarif, je ne pense pas qu'on fasse forcément des économies mais c'est probablement équivalent à l'avion. Le côté liberté, associé à la perspective de dormir dans de beaux paysages a été l'argument principal. Quelques images des spots visités en "camion". Et remerciement à Blacksheep Van Grenoble Alpes. Je recommande sans hésitation.

Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement
Carnet nordique : le déplacement

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #balade, #paysages, #Norvège

Repost0

Publié le 14 Juillet 2019

Après avoir visité trois fois ce pays en mode hiver skis aux pieds, je tenais à y retourner à la belle saison en famille dans un mode découverte. Ce serait moins sportif que nos précédentes virées nordiques à vélo car l'idée était de profiter de paysages variés et donc, sur des distances beaucoup plus longues. Pour qu'il y ait un minimum d'aventure (ce terme reste sans doute usurpé), nous avons opté pour un séjour en véhicule aménagé depuis la France. Certes, cela fait beaucoup de kilomètres mais on se console en se disant que l'impact restera inférieur à celui de l'avion. 
Citons pêle-mêle quelques uns des objectifs de ce voyage :
- dormir au gré des envies et des découvertes, si possibles dans de beaux endroits
- profiter des paysages variés : fjords, lacs, villes, taïga...
- aller à la rencontre des grands espaces, leurs glaciers, leur faune
- flâner dans quelques belles villes
- ...

Le coeur du séjour sera le sud de la Norvège jusqu'à Trondheim. Avec quelques écarts en Allemagne, au Danemark et en Suède. Sur trois petites semaines.
Au niveau trajet, ce sera plein nord jusqu'au nord du Danemark où un ferry nous déposera au sud de la Norvège (Kristiansand). Ensuite, grosso modo le circuit suivant : Stavanger, Odda, Bergen, Vik, Sognefjorden, Sognefjell, Dovrefjell, Åndalsnes, Trondheim, Røros, Forollhogna, lac Vänerm, Malmö, Hambourg

Quelques images avant des impressions plus précises

J1 : Fribourg-em-Brisgau

J1 : Fribourg-em-Brisgau

J3 : Aarhus

J3 : Aarhus

J4 : maisons colorées dans un petit port vers Mandal

J4 : maisons colorées dans un petit port vers Mandal

J5 : petite route sur la côte sud

J5 : petite route sur la côte sud

J6 : cabane en pleine nature du côté de Odda

J6 : cabane en pleine nature du côté de Odda

J7 : Bergen

J7 : Bergen

J8 : paysage dans le Sognefjorden

J8 : paysage dans le Sognefjorden

J9 : Nigardsbreen

J9 : Nigardsbreen

J10 : Leirbrean

J10 : Leirbrean

J11 : Dovrefjell

J11 : Dovrefjell

J12 : petit port vers Aure

J12 : petit port vers Aure

J13 : cathédrale de Trondheim

J13 : cathédrale de Trondheim

J14 : Røros

J14 : Røros

J15 : cabane au bord d'un lac dans le Hedmark

J15 : cabane au bord d'un lac dans le Hedmark

J16 : Fjällbacka

J16 : Fjällbacka

J17 : Malmö

J17 : Malmö

J18 : Hambourg

J18 : Hambourg

J19 : Baden-Baden

J19 : Baden-Baden

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #balade, #animaux, #paysages

Repost0

Publié le 10 Juillet 2019

Petite sortie avec les filles aujourd'hui. l'idée : travailler les manips. Le constat est évident : le niveau des grimpeurs monte. Passer en libre et à vue du 7a n'a plus rien d'un exploit depuis longtemps. En montagne et en grande voie, j'observe beaucoup de cordées qui n'hésitent pas à aller dans des itinéraires soutenus dans le 6. Paradoxalement, j'évite au maximum les itinéraires fréquentés ou alors me débrouille pour y être avant ou après le flot. Certes, c'est toujours plus sécurisant (chutes de pierres notamment) de ne pas être précédé mais ce qui motive avant tout mon choix, c'est le temps passé aux relais par les cordées, que ce soit lors de l'ascension ou la descente en rappel, et donc l'attente pour les autres. Un des reproches que l'on m'a fait à propos de Belledonne Escalade concerne les horaires serrés des escalades. Je persiste à dire qu'en réduisant au minimum le temps passé dans les manips', ces horaires n'ont rien d'exceptionnels et ne demandent pas de "courir" dans les voies, contrairement aux horaires "Rébuffat". Il faut vraiment avancer pour être dans les fourchettes annoncées des 100 plus belles dont les ascensions ont été réalisées dans les années 70 (!!), pas dans le VTopo Belledonne Escalade. De temps à autre, nous prenons donc le temps de faire quelques sorties pour travailler les manips de corde tout en étant dehors. Et y'a encore du boulot !

Demi-journée au Gros Caillou au-dessus de Prapoutel. Rien de bien intéressant pour la grimpe (contrairement au proche rocher de la Betta) mais un très joli cadre et peu de marche, bien adapté au pique-nique et à ce type d'activités.

Grimper en tête, assurer, descendre en rappel... On a passé en revue plusieurs notions dont deux restent encore à acquérir : assurer (correctement) un grimpeur en tête et installer une moulinette. Nous reviendrons.
Grimper en tête, assurer, descendre en rappel... On a passé en revue plusieurs notions dont deux restent encore à acquérir : assurer (correctement) un grimpeur en tête et installer une moulinette. Nous reviendrons.
Grimper en tête, assurer, descendre en rappel... On a passé en revue plusieurs notions dont deux restent encore à acquérir : assurer (correctement) un grimpeur en tête et installer une moulinette. Nous reviendrons.

Grimper en tête, assurer, descendre en rappel... On a passé en revue plusieurs notions dont deux restent encore à acquérir : assurer (correctement) un grimpeur en tête et installer une moulinette. Nous reviendrons.

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #Belledonne

Repost0

Publié le 9 Juillet 2019

On parle beaucoup de ce massif en ce moment. Ayant de prévu de partir un peu plus loin d'ici peu, on profite encore de ce bijou à côté de la maison pour commencer les vacances. Au fur et à mesure que les années passent, les filles accumulent les expériences ici, et moi aussi. Ayant consigné leurs sorties sur un petit fichier pour mémoire, je m'aperçois qu'elles ont vécu près de quatre-vingts nuitées en montagne, que ce soit en refuge, en cabane ou sous la tente. Et ce type de sortie demeure une belle source de motivation.  Comme j'essaie tant que possible de leur faire découvrir de nouveaux endroits, aujourd'hui ce sera le deuxième chalet de la Petite Valloire également appelé la Fouetterie, une des cabanes du nord du massif les plus prisées, bien avant sa rénovation par Tous A Poële. Autant dire que maintenant, elle devrait l'être davantage, d'autant qu'elle se situe sur le GR738 même si elle n'en est toutefois pas une étape "normalisée".

Le petit plus de cette cabane reste sa mezzanine extérieure, sous l'avancée de toit. Dormir face aux étoiles tout en étant protégé de la pluie et de la rosée. L'idée était de monter depuis le Curtillard, d'y passer l'après-midi tranquillement, de faire la crête de Tigneux au coucher de soleil puis le tour par la Grande Valloire le lendemain avec le lac Blanc. Un plantage météo avec des orages dès 5h du matin ne nous permettra pas d'aller au lac Blanc mais cette nouvelle immersion en Belledonne aura comblé nos attentes.

A la Fouetterie
A la Fouetterie
A la Fouetterie
A la Fouetterie
A la Fouetterie
A la Fouetterie
A la Fouetterie

A la Fouetterie

Coucher de soleil à la crête de Tigneux
Coucher de soleil à la crête de Tigneux
Coucher de soleil à la crête de Tigneux
Coucher de soleil à la crête de Tigneux
Coucher de soleil à la crête de Tigneux
Coucher de soleil à la crête de Tigneux
Coucher de soleil à la crête de Tigneux
Coucher de soleil à la crête de Tigneux

Coucher de soleil à la crête de Tigneux

Belle nuit avant une "petite" boucle le lendemain
Belle nuit avant une "petite" boucle le lendemain
Belle nuit avant une "petite" boucle le lendemain

Belle nuit avant une "petite" boucle le lendemain

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive, #nuitée, #Belledonne

Repost0

Publié le 7 Juillet 2019

Voilà maintenant deux ans que je me suis lancé dans cette aventure passionnante, en plus du reste ! Beaucoup plus de temps passé sur le terrain que je ne le pensais. Beaucoup plus de temps aussi pour le placement des caméras. J'ai déjà publié quelques billets à ce sujet sur le blog et voici aujourd'hui des informations complémentaires sur ce que j'ai pu apprendre durant ces deux années en précisant que je suis loin d'en être encore un spécialiste !

- Première remarque. J'ai à ce jour cinq caméras. Et quand on en a cinq, il nous en faudrait six. Quand on en a vingt-huit, il nous en faudrait vingt-neuf. Bref. C'est sans fin !

- Choix du modèle. J'ai été enchanté par la qualité des images diurnes du Browning Extreme. Un must. Sans doute moins bon de nuit que d'autres modèles mais la nuit, je considère les images comme informatives. Ce que je recherche, ce sont de belles images de jour. C'est aussi un des plus rapides en déclenchement. On doit en trouver encore sur le marché mais le fabricant l'a remplacé par l'Advantage, un poil meilleur en tout (qualité de nuit, sensibilité) mais presque trop performant : il faut savoir le placer pour éviter les déclenchements intempestifs.

- Camouflage. Un bon piège, c'est un piège indétectable, que ce soit par l'humain comme par l'animal.

  • Humain. Le risque, c'est évidemment de se le faire voler. Le meilleur cadenas du monde ne sera pas une garantie suffisante. Mieux vaut le rendre inaperçu. Petit tuto ici. On peut encore faire mieux en réalisant un masque en résine en se servant du blister de l'emballage qui épouse parfaitement la forme du piège. Je n'ai pas (encore) essayé. J'ajoute un câble Python Master Lock au cas où. Avec une pince Monseigneur, ça ne fait pas grand chose mais tout randonneur n'a pas une pince sur lui. Il lui faudra revenir.
  • Animal. Ce que je ne savais pas au départ, c'est que les animaux détectent les ultrasons émis par le piège. Il semblerait que ceux-ci soit envoyés dans l'axe du piège. Il faut donc privilégier les prises de vues de profil. La distance joue également : plus on est proche, plus ça émet. Il faut donc choisir un recul minimum. Problèmes : les images de près sont quand même plus sympas, lorsqu'un animal se déplace assez rapidement comme le loup, les passages de profil ne sont pas les plus agréables, le terrain ne permet pas toujours le bon placement. J'essaie de plus en plus de privilégier le trois-quarts face qui est un bon compromis. Cela n'est pas sans problèmes : si l'animal est dans l'autre sens, il sera de trois-quarts dos, les ultrasons demeurent sensibles. Faites votre expériences et enlevez dès que cela génère du dérangement.


- Zone de Détection. L'idéal est que l'animal entre dans le cadre de visée légèrement en-dessous de la ligne médiane horizontale et de profil. Dans ce cas, le piège peut même se déclencher à l'entrée de l'oreille dans le champ. Bien positionné, ça marche aussi de trois-quarts mais de face, on peut avoir le déclenchement au dernier moment avec l'animal qui sort du cadre. Un fiasco. Les deux modèles cités de chez Browning ont à la fois un écran de contrôle pour visualiser le cadrage en live et un mode "motion test" qui permet de se mettre à la place de l'animal et de voir si le piège vous détecte grâce à une diode rouge.

- Intempestif. La caméra se déclenche par capteur thermique. Un animal a sang chaud pénètre dans le champ de détection et active le procédé. Toutefois, cela n'est pas imparable. Si la non-détection d'un animal est probablement très rare, la détection de "rien" demeure, elle, relativement fréquente. Cela semble le cas lorsque la caméra vise une zone au soleil avec de forts contrastes (neige + troncs sombres) au printemps mais aussi les jours de fort vent qui peuvent générer l'apparence d'un mouvement latéral d'un corps plus chaud (branche sombre etc) que le reste. Il faut donc veiller à éliminer toutes les branches parasites du champ de vision (au premier plan).

- Hauteur de placement. L'idéal reste la prise de vue à hauteur d'animal. Cela n'est pas toujours évident : au printemps, les arbustes et autres plantes (fougères, pétasites...) poussent vite et on se retrouve parfois avec un dispositif inopérant ; en hiver, la neige impose de réhausser le matériel, parfois, au bout de quelques heures. Au printemps, il faudra également revenir rabaisser le piège (et pas trop tard !), sous peine de s'imposer une escalade arbustive !

- Alimentation. Le matériel précité reçoit huit piles AA. Il est préférable de les équiper au lithium. C'est plus cher à la pile mais moins cher au nombre d'heures d'utilisation. Les Advantage disposent d'un réglage "alkaline/lithium" afin d'optimiser l'affichage du pourcentage restant. Dans tous les cas, ne pas se fier au pourcentage. Surtout sur les Extreme : un affichage 90% indique qu'on n'est pas loin de... la fin !!! Je me suis donc équipé (pour moins de 20€) d'un petit voltmètre compact acheté chez Casto qui me permet de tester les piles à chaque relevé. Une suffit ; si le jeu a été utilisé de manière homogène (et pas des piles dépareillées sans vérification), la tension de chacune d'entre elle sera la même. Les Lithium, contrairement à ce qui est écrit dessus, affichent normalement 1,81 ou 1,82 V lorsqu'elles sont neuves. En-dessous de 1,60 V, il ne leur reste plus grand chose : on les finira dans la souris bluetooth de l'ordinateur par exemple. A noter quand même que la valeur relevée sur le terrain remonte après deux jours de répit : un affichage 1,65 V indique donc des piles qui pourront encore durer un certain temps s'il n'y a pas de grand froid et si le piège n'est pas soumis à de l'intempestif. Au fur et à mesure de son expérience, on acquiert, comme pour tout, de la connaissance qui permettra de savoir s'il faut changer (ou pas) les piles en fonction de la fréquentation du secteur et de la date supposée du prochain relevé. Lorsque je sais que je ne vais pas revenir avant un certain temps, il m'arrive de changer des piles à 1,68 V, surtout en hiver. Je les réutilise à un autre moment, lorsque je sais que je vais revenir rapidement. Les piles sont rangées chez moi dans de petits sacs zip sur lesquels j'inscris la tension, prise deux jours après le retrait des pièges (elle ne variera plus). Browning propose aussi un rack externe permettant de rajouter un jeu de huit piles pour une plus grande longévité. J'y passerai sûrement l'hiver prochain.

- Stockage. J'utilise des cartes mémoires Sandisc SD Ultra 64 Go (18€). Attention à ne pas les utiliser dans d'autres appareils. Cela pourrait créer des dommages aux pièges. Dans tous les cas, il faut formater systématiquement pour être tranquille. Un "delete all" sur le piège suffit.

- Autre matériel : marqueur. J'ai fini par colorier la face avant supérieure (entre les led noires, autour de la lentille...) en noir car le camouflage Browning est trop clair et a tendance à s'éclaircir avec le temps. Sur du lichen c'est parfait mais pas dans toutes les autres configurations. Scie pliable : pour élaguer tout ce qui gêne. Ne pas oublier les clés des différents câbles python pour déplacer/enlever un piège si besoin. Attention, elles sont fragiles et cassent facilement à l'intérieur si on force comme c'est souvent le cas l'hiver avec le gel. Ne pas hésiter aussi à mettre un coup de WD40 de temps à autre pour éviter que le système ne se grippe.

Piles rangées par tension, voltmètre, cartes SD, scie, clés, marqueur

Piles rangées par tension, voltmètre, cartes SD, scie, clés, marqueur

Piège détecté par les animaux. J'ai dû l'enlever.
Piège détecté par les animaux. J'ai dû l'enlever.
Piège détecté par les animaux. J'ai dû l'enlever.
Piège détecté par les animaux. J'ai dû l'enlever.

Piège détecté par les animaux. J'ai dû l'enlever.

Celui-ci est un peu mieux

Celui-ci est un peu mieux

Quoique pas pour tout le monde

Quoique pas pour tout le monde

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #animaux, #loup, #matériel, #Belledonne

Repost0