escalade-alpi

Publié le 26 Décembre 2012

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En guise de digestion après un Noël plutôt copieux, une petite grande voie à côté de la maison (pas la mienne, celle du frangin). On part à pied en baudrier depuis la barraque ; c'est dire si c'est une voie de proximité. Une polaire et un mini coupe-vent anti mistral, un bonnet pour plus de confort et hop, ces quelques longueurs sont vite avalées.

Et ma foi une "trouvaille" (cette voie n'est pas dans les topos) intéressante qui mérite d'être parcourue, réservant de bien jolies vues sur Marseille. Un petit retour aux sources du temps où on partait sans topo précis vers des arêtes en terrain d'aventure un peu la fleur au fusil avec le frangin. Bon ce coup-ci c'était rééquipé en goujons mais on avait pris de quoi pallier un manque d'équipement au cas où. Les coinceurs auront seulement pris l'air... comme nous.

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Rédigé par lta38

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Publié le 17 Novembre 2012

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Qu'y a-t-il de commun entre Patrick Edlinger et le groupe musical francophone des années 80 ? Une seule chose en ce 17 novembre : ils m'ont tous les deux accompagné durant cette magnifique escalade à Presles. "Bal masqué" est une voie majeure qui se déroule sur un des plus hauts piliers de la falaise, sur dix longueurs de haut dont une partie avec un gaz ébouriffant. "Bal masqué" était une chanson du groupe et je l'ai eue toute la journée dans la tête. "Au bas, au bal masqué ohé ohé..." bien que n'étant pas particulièrement fan. Quelle rengaine. Plus triste et beaucoup moins anecdotique est le décès de Patrick, figure emblématique de ce que le profane appelle le grimpeur "à mains nues", entendez par là le solo intégral.

Patrick et son pote... Patrick (Bérhault) en avaient fait des vertes et des pas mûres dans leurs jeunes années. On retiendra notamment cet aller-retour à la journée depuis Ailefroide en hiver en passant par le sommet de l'Ailefroide occidentale mais surtout en s'y rendant par la voie des "plaques de glace" (ED). Patrick (Edlinger) avait aussi fait un aller-retour solo au pilier sud de Barre Noire, course TD des Ecrins. La liste serait bien trop longue pour qualifier tous les exploits de ce passionné du Verdon que l'on croisait souvent à la Palud. Le grand public l'avait découvert dans deux films qui, ironie du sort, ont prévu d'être projetés ce jeudi au festival du film de montagne de Grenoble : "la vie au bout des doigts" et "opéra vertical". Petit clin d'oeil encore, le toit de la Béda (Buoux 6b/c) réalisé par Patrick en solo intégral dans ce film fut la première voie de cette difficulté dans laquelle j'ai pu faire tous les mouvements. Ce devait être en 1998 ou 99. A l'époque je grimpais un peu... avant de ne faire presque que du ski... puis de presque "découvrir" l'escalade en 2011.

Pour en revenir à Patrick, c'était un grimpeur hors norme, très pédago aussi via son ouvrage "Grimper". Coté performance pure, il n'y a pas lieu ici de citer ses performances mais on se rappellera de la polémique suite au torchage des "spécialistes", premier 8c du monde annoncé par JB Tribout et décôté par Patrick à 8b+, de l'enchaînement de Azincourt (8c Buoux) ou encore du solo intégral de "orange mécanique" (8a) au Cimaï. Je crois que tout grimpeur de ma génération (et plus encore) a aujourd'hui une part de tristesse suite à cette terrible nouvelle. On aura pensé toute la journée au Blond en grimpant avec Cyril.

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Quelques mots sur la voie maintenant. L1, avec ses points éloignés, ne fait pas rire. La cotation initiale est à remontée à 6b.

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L2 n'est pas la plus dure sur le papier mais elle l'est sur le terrain. 6c ultra technique avec certains points espacés. Avec deux ou trois goujons de plus pour combler les "trous", on serait déjà beaucoup mieux. Bon 6b obligatoire ici. Ni l'un ni l'autre n'enchaînons. C'est dire !

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L3, pourtant annoncée 7a(+) est nettement plus humaine. Sans doute l'équipement rapproché qui change tout. En tête, je ne suis pas loin de passer mais n'ose pas tirer sur le mono-doigt. Je sens que je manque encore un peu de force et ai peur de me faire mal. Il ne manquait quand même pas grand chose. Derrière, Cyril trouve un bon placement de pied que je n'avais pas vu et ça passe. L4 est un 6c bloc pas dément. En revanche, la suite au-dessus de la vire est somptueuse. L5 majeurissime sur gouttes d'eau après un départ 7b (A0 pour votre serviteur) bien bourrin.

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L6 est un bien beau 6c pas trop soutenu qui passe bien. Notez quand même un point assez loin dans le haut.

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L7 : 7a+ dément. De + en + dur au fur et à mesure que l'on grimpe. Suis arrivé jusqu'à la chasse d'eau à vue et même jusqu'au point suivant et même ai pu poser la paire puis il a fallu se rendre à l'évidence : c'est quand même bien physique !

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L8 : 6b+ avec un départ mange doigts sur gouttes d'eau puis une fin en fissure large pas si facile. Très beau. L9 : 6c Ca sent la quille et c'est une fissure-dièdre malcommode. C'est là-dedans où je suis le plus mauvais. Enfin L10 amène sur le plateau avec un pas de 6b+ bloc puis une fin plus facile (6a) avec un passage engagé entre deux points (un friend possible souhaitable).

Une voie majeure où j'ai finalement moins souffert que prévu. Le métier commence à rentrer même si on est encore loin de tout faire à vue une voie de ce niveau (ED). Une fois au sommet, on file faire un coucou à Manu en train de tirer au clou dans la dernière longueur de Cancer (je rigole).

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Rédigé par lta38

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Publié le 9 Novembre 2012

Des images d'escalade au cap Canaille avec Thibaut la semaine dernière. Cette fois-ci, il s'agit de l'oeil de mon compagnon de cordée. Une fois n'est pas coutume, c'est donc moi qui fait la vedette (ou pas) ; une fois n'est pas coutume encore, je ne mets pas de commentaire. Juste des images souvenirs pour moi et, pour l'internaute, une façon de s'immerger dans l'ambiance exceptionnelle de ces (hauts) lieux.

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Merci l'Ami pour ces très belles images et surtout, ce moment partagé ensemble.

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Rédigé par lta38

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Publié le 7 Novembre 2012

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Grand beau ce mercredi, seule véritable belle journée de la semaine alors en profite. Ski ou grimpe ? Compte tenu du choix restreint pour le ski, pas envie de refaire Chamrousse donc sans hésiter direction Presles. Choix stratégique. Grosse séance la veille d'escalade en salle et les bras qui tirent encore. Donc ce sera une voie pas trop dure. Et puis, il a bien plu la veille. Le risque de réusrgences est présent alors il vaut mieux que ce soit bien équipé et pas trop dur pour être sûr de sortir. Et ça tombe bien : Jo ne veut venir ici qu'à un tarif abordable. Direction donc Presles et Thurifère solitaire, une voie Fara qui remonte une paroi très raide voire surplombante à côté de Torquémada en se déjouant des difficultés de la face. Tout se passe comme prévu : je sens les bras dès L1, cette longueur est trempée et ça ne randonne pas dans le 6a avec quelques pieds aléatoires mais ça passe. Ce qu'on avait pas prévu, c'est cette attaque dans le brouillard, présent ici alors que partout ailleurs, c'est le grand beau.

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Heureusement, ça s'arrange dans L2 et pour le coup, le 6a+ annoncé est vraiment rando et mérite une décote.

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En regardant en haut, on se demande où ça va passer. Très belle ambiance ici. Suit un 6a+ abominable (sans doute un coincement de poing que je n'ai pas vu) puis un 6b plutôt + que je trouve plus facile. La longueur qui suit est sans doute la plus belle de la voie : 6a+ sur des gouttes d'eau orange. Vriament splendide. L'équipement est de type Fara mais moins abondant que ce à quoi il nous a habitué récemment. Certes, certains passages sont très équipés mais d'autres un peu plus large et on peut même faire de beaux vols si on cherche.

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La longueur clef en 6c est bien dure dans la première partie. J'ai trouvé la cotation bien sèche. On termine par deux longueurs moyennes mais avec chacune un pas de bloc assez féroce pour le niveau annoncé.

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Belle vue sur le Vercors où la neige est déjà bien présente.

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On lézarde pour se restaurer dans l'herbe et le froid de l'automne mais au soleil couchant avant de rentrer sur le Charmeil pile à l'heure du couvert.

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Encore une bien belle sortie dans un des plus beaux temples de l'escalade. A noter que le thurifère (solitaire ici), est un autre nom donné au genévrier de phénicie dont R6 présente un magnifique exemplaire tout sec. Vous le verrez sur le compte-rendu de Jo.

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Rédigé par lta38

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Publié le 30 Octobre 2012

Après la voie précédente, on a encore le temps (et le jus) pour une seconde voie. On part vers un truc facile pour dérouler. "L'effet papillon" a été ouverte surtout du bas par JLF & co et s'évertue de manière intelligente à éviter les grosses difficultés de la face. La longueur en 7b est courte et le 7b lui-même (on s'est demandé tous les deux si ça ne valait pas plutôt 7c ou 8 !!!) ne dure que cinq mètres artifables facilement. Pour le reste, quelques belles longueurs (en bas et en haut) et deux longueurs médianes plus quelconques avec des passages terreux.

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L1 (6b) pas si trivial et traversée en fin de L4 (6b+) dont la première partie est très belle avec un pas "gros boeuf".

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La longueur en soit-disant 7b (L5) : le crux imbitable au départ puis une magnifique veine de calcite.

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Au R6, on se pose trente minutes pour reposer les pieds qui commencent à souffrir. La vue est magnifique sur la mer depuis cette large vire sableuse. Le rocher redevient splendide avec ces "chips". On en profite pour manger quelques... sablés ! Avant de finir par un 6c d'anthologie.

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De belles lumières de fin de journée achèvent de petit séjour dans le sud, ô combien dépaysant et contrastant après la neige à Grenoble de dimanche.

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Cotations des longueurs : 6b ; 6a ; 6a+ ; 6b+ ; 6a ; 7b>6b/A0 ; 6c ; 6a

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Rédigé par lta38

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