Publié le 5 Décembre 2014
randonnee sportive
Publié le 3 Décembre 2014
Les filles sont motivées pour aller enfin à la dent de Crolles dont elles entendent beaucoup parler. Emie marche maintenant super bien ; c'est dingue les progrès en quelques mois et ce devrait être une formalité pour elles. Peut-être un peu trop pédago mais comme l'idée est reçu avec enthousiasme, je leur concocte à chacune une carte de la montée en situant les différents points remarquables. Ainsi, au fur et à mesure de l'ascension, elles identifient où l'on est et ce qui est à venir.
On démarre un peu avant 14h30, les ayant laisser jouer un moment après le repas. Le départ se déroule à la limite de la mer de nuages, descendue de 500 m depuis la veille mais toujours aussi épaisse en-dessous. Les arbres sont givrés du fait de la température autour de zéro.
Le sentier bien humide est boueux mais au-dessus du col des Ayes, on passe assez vite au soleil, de plus en plus marqué et ensuite, dans la traversée vers le pas de l'Oeille, en mode tee-shirt.
La montée déroule. Aucune pause n'est demandée mises à part deux très courtes pour se désaltérer. Le paysage est somptueux. La fin de journée s'annonce démente.
ans le pas lui même, les filles vont même jusqu'à rechercher les passages les plus ardus pour le plaisir de faire de la presque escalade. Ca déroule si bien qu'on est à 16h au sommet.
La lumière est démente. On en profite mais si je ne les quitte pas de l'oeil(le) étant donné la falaise juste à l'est de la croix.
La mer de nuages est fantastique et le petit fisheye monté sur le GM1 n'est pas monté pour rien. On ne sait plus où donner de la tête. En plus, pas un souffle d'air même si il fait un peu frais quand même. Ca change de la veille.
On ne voit pas le temps passer et il est déjà 16h30. Dans vingt minutes, le soleil va disparaître de l'horizon. Il faut descendre. Les filles auraient bien encore joué au sommet mais ce n'est plus trop le moment.
Un dernier coup d'oeil sur ces magnifiques montagne et c'est la descente.
Sauf qu'au moment de partir, un chocard vient nous narguer et m'offre quelques belles images. Encore cinq minutes de passées.
Ne trainons plus ; dans un quart d'heure le soleil sera passé sous la ligne d'horizon. Cela ne m'empêche pas de conserver l'idée de départ : descendre par le sangle de la Barrère puis letrou du Glaz en passant les cheminées et en allant visiter la grotte.
Une lumière de fou !
Celle-là, elle va rester dans mon top ten.
Dans le rétro, c'est pas mal non plus; respectivement au 7,5 puis au 12 mm.
Dernières lueurs sur le sangle de la Barrère.
Quelques plaques de neige non gênantes. L'hiver ne veut pas venir et on s'est régalés depuis trois mois.
Fin du sangle à la tombée de la nuit. On gèrera toutefois la descente du trou du Glaz sans lampe dans les passages câblés jusqu'aux cheminées où il faudra se résoudre à les sortir. Visite de la grotte : il fait presque aussi nuit dehors que dedans. Fin de la randonnée dans la fraîcheur de l'automne, pas si pire pour un 4 décembre. Les filles aussi ravies que le Papa. Une magnifique après-midi.
Publié le 2 Décembre 2014
Rebelotte ce midi. Le timing est très très serré mais si le plan se déroule sans accroc, ça devrait passer à la minute près. La mer de nuages n'a pas bougé d'un iota, la dent de Crolles non plus d'ailleurs.
Petite pause au sommet avant de redescendre en courant. Le temps de voir aussi ce petit point rouge se rapprocher. Il s'agit de Nath venue elle-aussi profiter de la pause méridienne.
Publié le 1 Décembre 2014
Pour différentes raisons, j'avais annulé ma séance d'escalade du lundi soir mais je pensais rentrer et me poser à la maison. En arrivant, je regarde les webcams pour voir si la neige s'est invitée à Chamrousse. En visionnant celle de la Croix, je constate qu'il fait grand beau au-dessus d'une mer de nuages. Je vérifie la date : c'est bien aujourd'hui. Il me faut visionner une autre cam pour en être sûr tellement je doute. Pourtant, il devait faire mauvais : pluie le matin et accalmie l'après-midi. Dans notre région où les mers de nuages sont légion et représentent une situation de beau temps (même si en-dessous on sera dans la poisse), il faudrait un picto qui annonce "soleil et nuages bas" ou quelque chose comme ça. En tous cas, celle là, qui l'avait pas vue venir ? Si bien que je pars à l'arrach à 16h de la maison, sachant que c'est l'extinction des feux à 16h55. Les pneus crissent dans la montée à St-Pancrasse (en même temps, je respecte le code : je reste dans ma voie et ne dépasse pas le 90 km/h...). 16h16 exactement. Je quitte le parking de la Gorgette. Ca va être tendu. Mon record est de 39 minutes ici et je ne veux pas monter par le sentier classique.
Il me faut attendre l'altitude 2000, au niveau de l'Oeille, pour émerger et voir les trois dernières minutes de soleil. Mais je ne vais pas être en reste.
Monsieur bouquetin se balade au-dessus du pilier sud.
Quel calme au sommet. Pas un bruit, pas un chat.
Une mer de nuages à couper le souffle. Quel cadrage préférez-vous ? Mer de nuages ou ciel prédominant ?
J'ai adoré vivre pendant quatre ans dans les Alpes du sud. Le paysage est différent, magnifique aussi. Mais aujourd'hui, je ne pourrais pas me passer de ces mers de nuages, inexistantes au sud mais tellement représentatives de notre Dauphiné. Magnifique soirée avec une fin de descente à la frontale.
Publié le 22 Novembre 2014
Il s'est passé tellement de choses que l'on aurait pu tout aussi bien classer cet article dans "balades" ou "animaux". L'idée de départ d'aller voir les bouquetins sur les crêtes du Vercors est rapidement abandonnée en raison de la neige au profit des chamois du Charmant Som. Les filles sont enthousiastes pour l'un ou l'autre. Je pensais trouver de la neige sur la route à partir du virage plein nord à 1450 m. Je m'étais dit : au mieux ça passe en voiture, au pire, on montera à pied. Mais quelle ne fut pas la surprise de trouver une barrière physique dès le col de Porte, pour préserver le damage des pistes de fond, au demeurant inutile étant donné la chaleur qu'il fait. Tout ça pour trois jours. Bon d'un autre côté, le site du Charmant Som, soumis à grosse pression touristique, retrouve sa tranquillité hivernale un peu plus tôt que d'habitude du coup et ce n'est pas si mal. Sauf que ça bouscule nos plans.
Après pas mal de tergiversations, il est déjà 10h15 lorsque nous partons des Revols pour monter jusqu'au Collet du Charmant Som. Nous devrions y être tranquilles et avec un peu de chance, y apercevoir des chamois. La balade de repli s'annonce sympa. Là encore, ça part pourtant mal. Les forestiers ont eu la bonne idée de débarder à cette époque où le cycle regel-dégel rend les sentiers humides. Le chemin est donc bien défoncé et transformé en un immense bourbier inévitable. Au bout d'un moment, c'est insupportable. Vingt minutes de marche là-dedans avec les filles, des habits de sanglier. Je ne pensais pas en avoir besoin, si bien que sans carte IGN c'est un peu la misère pour trouver un plan (C). Et mon Smartphone HTC étant une merde finie (oui je râle là), je galère pour me connecter sur geoportail ou autre et récupérer le fond de carte, alors que c'est 3G plein pot.
Au final, on finit par y arriver et j'imagine de couper droit dans le pentu pour retrouver le sentier plus haut. Ouf, on sort du bouzin. A partir de là, la nature va se montrer généreuse. Je lance deux phrases et j'ai immédiatement une réponse de chevêchette. L'oiseau, hyper excité, va venir à trois mètres de nous, pour le plus grand bonheur des filles.
Images non recadrées au 45-150 Lumix. Etant donné l'état d'excitation de l'oiseau, je limite les rappels et après avoir passé une quinzaine de minutes à ses côtés, nous repartons.
Les filles sont en forme et les lacets menant au Collet sont vite avalés. Il nous aura fallu une heure en tout en otant la pause chevêchette vs les 1h50 indiqués sur le panneau.
Je propose alors de poursuivre jusqu'au pied des dalles qu'elles connaissent pour les avoir déjà gravies en escalade et d'aller pique-niquer au soleil. La neige fait son apparition sur le sentier dans les portions à l'ombre mais rien de bien méchant.
Grignottis au pied des dalles au soleil puis, n'étant pas du tout tenté par le retour par le même sentier en finissant dans la boue, j'explique aux filles qu'on va faire une boucle par les Bergeries et revenir par un autre sentier (celui d'Orgeval) - qui finira peut être lui aussi dans la boue mais ne le sachant pas, l'espoir fait vivre.
Arrivés au pied de la combe sud-est, un chamois nous toise. Nous décidons de suivre ses traces et remontons la combe.
Au final, on arrive sur la crête sommitale. Etant donnée l'heure et la chaleur, c'est l'occasion de faire le premier bonhomme de neige de la saison.
Bon on ne va pas se contenter de l'antécime. Maintenant qu'on est là, on finira à la croix du sommet.
14h15. Le sommet du Charmant Som pour nous tous seuls. Les avantages de la barrière. Il y a bien trois randonneurs qui remontent la combe nord-ouest et un autre sur l'antécime mais c'est tout. Normalement, il y a foule ici.
Nouvelle bonne surprise, un chamois coupe le plateau sommital tout près de nous. Une belle observation pour tout le monde.
Un beau mâle en rut. Nous sommes en plein dans la saison des amours.
Nous reprenons la descente par l'arête sud, peu enneigée mais les pieds commencent à être bien mouillés. Partis en baskets (avec les chaususres de neige dans la voiture au cas où), ce n'était pas le plus adapté dans ces neiges humides.
Un autre chamois nous observe. Les filles auront eu aujourd'hui leur dose de pleine nature, et d'effort (800 m de dénivelé quand même, et de la distance).
La neige reste encore bien présente dans les versants nord.
Les bergeries ont revêtu leur habit d'hiver. Ca patauge. Dans les chaussures, ça fait "schlik schlik" dit Stella. Heureusement, la route est en grande partie déneigée et on rejoint l'Oratoire sans trop de souci. Le hic, c'est que le sentier qui descend sur les Cottaves démarre en versant nord et il y a 30 cm de neige humide non damée (pas de passage).
Les filles commençant à avoir ras le bol de patauger dans la neige, on descend par la route vers le col de Porte jusque vers 1450 m puis on prend l'ancienne piste de ski jusqu'à retrouver la route.
Il n'y a plus qu'à la suivre jusqu'aux Cottaves puis aux Revols. La boucle est bouclée. Quelle journée !
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