vercors

Publié le 8 Mai 2022

Un bon moment que je n'avais pas grimpé ici, et pas du tout en 2021, une première depuis au moins dix ans ! Nous voici parti pour Chrysanthèmes ; une excellente façon de découvrir la falaise, qui plus est dans un itinéraire historique, qui fut une véritable prouesse à l'époque. Quand aujourd'hui on lit ici ou là que certains points sont loin (ce qui est vrai - avec deux ou trois passages où il ne faut pas tomber, notamment avant de clipper le deuxième point de L3), on pensera à se mettre dans la peau des pionniers qui ont ouvert ces dalles le piton entre les dents.

Une corde à simple de 60 (et même 50 suffiraient) comme nous avions aujourd'hui (Petzl Volta 9 mm), 12 dégaines et un petit sac à dos pour le second avec bouteille d'eau, trois graines et petit coupe-vent au cas-où : voici l'équipement recommandé pour grimper vite et léger. Sans se presser, la voie nous aura pris 2h45. Nous avons couplé L1 et L2 puis L6 et L7.

A noter le départ de L5 qui se passe intelligemment par la gauche pour rester dans la cotation annoncée (6a+) et le tout dernier passage pour sortir sur le plateau, vraiment moche (le seul passage de toute la voie) et ultra patiné. Pour le reste, avec un peu de marge, la patine n'est pas gênante, surtout pour une journée où le temps est couvert. Si vous êtes de niveau 6a à vue et qu'il fait 30 degrés en plaine, ce ne sera sûrement pas la même musique.

Une voie qui n'a pas pris une ride, plus de 50 ans après son ouverture par la pure lumière Nominé et son acolyte Hamon (1969). Bravo à eux !

Retour à Presles
Retour à Presles
Retour à Presles

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #escalade-alpi

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Publié le 20 Décembre 2021

Le massif du Vercors se présente à l'est comme une muraille rocheuse striée de couloirs : sur ce versant, des itinéraires à skis un minimum raide (généralement dans le niveau 4) permettent d'accéder à plusieurs pas ; sur le versant opposé, des pentes plus douces offrent des sorties plus abordables, notamment sue la partie nord d'accès rapide depuis la plateau de Lans.

Pour autant, en périphérie et au sud, des "collines" ont été façonnées pour offrir une très belle vue sur le balcon est (et les Ecrins dans le rétro) et réserver des itinéraires abordables, courts et souvent en conditions. Le rocher du Baconnet en fait partie. Il existe plusieurs itinéraires pour s'y rendre et l'itinéraire au-dessus du hameau du Puits est fort intéressant tout en n'étant pas à l'abri des dangers (d'avalanches).

Avec les conditions ultra stables actuelles, c'était l'occasion de faire encore un peu de poudreuse, de plus en plus rare, et de partager une jolie sortie avec les filles.

Départ de Gresse même

Départ de Gresse même

Montée au nord de la ligne de descente

Montée au nord de la ligne de descente

Sommet dégarni (par les vents)

Sommet dégarni (par les vents)

Superbe vue
Superbe vue
Superbe vue

Superbe vue

Pas mal de traces mais encore largement de quoi y faire la sienne
Pas mal de traces mais encore largement de quoi y faire la sienne
Pas mal de traces mais encore largement de quoi y faire la sienne
Pas mal de traces mais encore largement de quoi y faire la sienne

Pas mal de traces mais encore largement de quoi y faire la sienne

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #ski-glisse

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Publié le 20 Novembre 2021

Lors de cette sortie depuis le pré du Four en passant par le col de l'Arc, la vire des Crocs, la Pierre Vivari et le sommet des rochers de l'Ours, j'ai eu le loisir, parfois avec l'aide des jumelles, d'observer de nombreux animaux : bouquetins, chamois, mouflons, grand corbeau, accenteur alpin... La cinquantaine de mouflons rencontrée durant cette matinée m'a rappelé l'intervention d'un chasseur sur les réseaux, martelant dur comme fer qu'on ne pouvait pratiquement plus voir de mouflons en Vercors dans ce secteur et ce, à cause du loup. A peu près les mêmes réflexions qu'on entend un peu partout quand des secteurs très "giboyeux" comme ils les appellent sont soumis à l'arrivée du canidé. Bien sûr que le loup modifie la donne : il réduit la taille des hardes, rend les animaux plus discrets, plus méfiants, plus forestiers... mais ne décime pas les troupeaux à ce point. Les mouflons restent toujours bien présents dans ce coin du Vercors.

L'actualité me donne malheureusement raison sur le manque de connaissances (ou d'objectifs de protection puisqu'ils se disent écologistes) de certains chasseurs. La rencontre d'une ourse et ses petits en Ariège aurait provoqué de graves blessures chez le chasseur puis l'abattage de celle-ci. On ne sait pas s'il y a réellement eu agression "gratuite" de l'ours ou acte de défense suite à un rapprochement trop insistant de cette femelle suitée par le protagoniste mais il y a fort à parier que ce soit la seconde hypothèse. L'ours brun n'est pas un grizzly et seul le fait de sentir sa progéniture en danger peut réellement provoquer des comportements à risque pour l'homme concerné. Notons par ailleurs qu'aux Etats-Unis, il y a des comportements spécifiques à avoir (pour les randonneurs) dans les zones à grizzly afin de diminuer les risques d'accident et que, si vous êtes agressé en n'ayant pas respecté ces règles, en plus des dommages (a minima une grosse frousse) vous vous en sortirez avec une amende. En France, un fait totalement isolé comme celui-ci peut, à l'inverse, déboucher sur... une chasse à l'ours. Il n'en demeure pas moins qu'une battue aux sangliers dans une zone habitée par les ours, sur un espace aussi sensible que les Pyrénées (une soixantaine d'ours seulement sur tout le massif dont à peine une quinzaine de femelles potentiellement reproductrices) est soit une méconnaissance totale de la part des chasseurs, soit un "jemenfoutisme" avéré ou pire, une provocation. La survie d'une telle espèce est un trésor inestimable dans notre pays. La non-considération de cela est à mes yeux un "crime" contre la nature et donc contre l'homme lui-même. Le fait qu'un état comme la France ne prenne pas véritablement soin de cette espèce comme de toutes les espèces menacées au bénéfice d'activités mercantiles ou destructrices est un acte hautement condamnable.

Ce n'est pas demain qu'on verra l'ours en Vercors mais en attendant, ce massif est dotée d'une faune ultra riche dont nous devons prendre soin. Cette randonnée en boucle, entre le pic Saint-Michel et le Cornafion, aux portes de la grande ville, est un beau parcours pour s'immerger dans la nature sans faire des kilomètres. Et comme toujours, se promener par ici en partant de nuit réserve à coup sûr des lumières somptueuses. Alors quand en plus on a la mer de nuages...

Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...
Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...
Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...
Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...

Lever du jour : coucher de Lune, Meije, mer de nuages...

Détail sur la mer de nuages
Détail sur la mer de nuages
Détail sur la mer de nuages

Détail sur la mer de nuages

Vue depuis la vire des Crocs

Vue depuis la vire des Crocs

Portraits de Grand Corbeau
Portraits de Grand Corbeau
Portraits de Grand Corbeau

Portraits de Grand Corbeau

Des bouquetins
Des bouquetins
Des bouquetins
Des bouquetins

Des bouquetins

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #animaux, #randonnée sportive

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Publié le 13 Novembre 2021

Le mois de novembre, c'est parfois la meilleure période pour observer l'hermine. Toute de blanche vêtue, elle a du mal à se confondre avec la neige... quand il n'y a pas (ou peu) de neige ! Ce qui veut dire que la neige sera pour un peu plus tard ; probablement en décembre. En partant pour une petite boucle en Vercors, j'espérais bien faire de sympathiques rencontres. Celle-ci à elle seule aura contenté ma journée. Après l'avoir repérée, je m'approche doucement. Je suis immédiatement détecté. A un moment, l'hermine se cache dans une anfractuosité de rocher. Il n'y a plus qu'à se poster et attendre. Parfois, cela ne marche pas. Elle ressort par ailleurs, sans qu'on la voit, et disparaît. ou ne ressort pas du tout. Cette fois-ci, ce sera bon. Et comme la miss est curieuse, elle s'approche même du photographe bien immobile et calé.

Pour le reste, ma sortie aura consisté à monter par le pas Ernadant au-départ de Saint-Andéol avec retour par le pas Morta. Cela fait bien quinze ans que je l'avais fait. C'est quand même une belle cochonerie. Il y a largement plus de quoi se tuer ici que dans une voie d'escalade. A noter qu'il y a pas mal de pitons (disons, une dizaine - assez récents pour la plupart) sur la fin de l'itinéraire (où la chute est interdite), ce qui peut permettre d'assurer des personnes peu aguerries. Reste quand même la montée initiale dans le couloir et ses risques de chutes de pierres, notamment à cause es bouquetins. Tant qu'à prendre une corde, j'ajouterais deux friends (0,5 et 0,75). La descente par le pas Morta est nettement plus facile mais faut quand même pas tomber dans le haut et il n'y a pas de pitons pour s'assurer (je n'en ai pas vu en tout cas). Et le risque de chutes de pierres demeure bien présent. Prudence donc dans ces randonnées du vertige, ce jour quasi totalement déneigées (juste deux ou trois pas dans la neige dans le pas Morta).

A défaut de l'habituel lever de soleil sur le balcon est...
A défaut de l'habituel lever de soleil sur le balcon est...

A défaut de l'habituel lever de soleil sur le balcon est...

La fameuse hermine
La fameuse hermine
La fameuse hermine

La fameuse hermine

Bref coup de projecteur

Bref coup de projecteur

Les habituels bouquetins
Les habituels bouquetins
Les habituels bouquetins

Les habituels bouquetins

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #animaux, #paysages, #randonnée sportive

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Publié le 10 Octobre 2021

Un des mes défauts est de ne pas prendre de marge. Persuadé que la mer de nuages est située à 1600 m d'altitude comme prévu (confirmé par la webcam de Chamrousse à 5h30 du matin), nous partons vers l'arête nord du Petit Veymont dans l'idée qu'on passera au-dessus de la couche un peu avant l'arrivée sur la crête qui précède l'arête, le soleil sortant alors un quart d'heure après, au moment de l'attaque des difficultés. C'était sans compter que le stratus était trois-cents mètres plus haut sur le Vercors et que par dessus le marché, des ascendances nuageuses allaient nous taquiner pile à l'est. Au final, on ne verra le soleil qu'à quelques mètres du sommet du Petit Veymont dans une ambiance très hivernale avec le vent de nord. Dommage !

Pour le reste, une fort belle boucle avec de sacrées lumières : traversée vers le pas des Bachassons puis celui de la Selle et retour à la mi-journée au pied du mont Aiguille mais sans le voir. Mes souvenirs de cette arête (2006 ?) étaient assez vagues et au final, c'est quand même assez facile. En plus, elle est maintenant équipée de plaquettes et on pourrait sans problème y emmener des débutants encordés. Le casque sera toutefois recommandé car on n'est pas à l'abri de chutes de pierres causées par d'autres grimpeurs en amont voire des bouquetins qui passent sans souci ici, en attestent les crottes.

Quelques ambiances du jour
Quelques ambiances du jour
Quelques ambiances du jour
Quelques ambiances du jour
Quelques ambiances du jour

Quelques ambiances du jour

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #randonnée sportive, #escalade-alpi

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