Par lta38
Encore du vent et quelques orages à venir. Nous attendons le moment propice pour le morceau de choix de ce séjour. Passés côté italien, nous partons sur deux jours découvrir Rocca la Meja (prononcer "méya" - ça fait pas très italien).
Là, on peut dire que nous sortons un peu du secteur cristallin Mercantour-Argentera et qu'on pourrait rattacher cette montagne à celles du col de Larche. Nous passons en terrain calcaire. Pour y parvenir, vingt-cinq kilomètres de route infernale. Vingt-cinq kilomètres jusqu'au colle Valcavera durant lesquels il faut anticiper pour croiser un véhicule. Autant dire qu'un dimanche, il faut compter une petite heure pour les parcourir, si on compte le dernier kilomètre de piste caillouteuse pour aller se poser dans le magnifique alpage sous le colle d'Ancoccia.
On s'y octroie une première journée cool, durant laquelle j'irai quand même repérer le départ de la voie du lendemain, faire le sommet (on ne se refait pas) par la voie normale, et observer la faune du secteur. Il y a foule. Normal, nous sommes dimanche. En revanche, le lendemain, c'est le désert. Les Italiens sont généralement en vacances en août. La semaine en juillet, c'est souvent le bon plan.
Le lendemain, nous gravissons les sept longueurs (6a+) de la voie bien nommée "poca gente, tanta gioia". On restera un peu mitigés sur cette voie qui présente de belles qualités mais aussi des défauts :
+ rocher extraordinaire dans les grandes plaques
+ mouvements super intéressants
+ équipement quasi nickel (ça engage un peu mais ça reste correct) à partir du 5c
+ cadre et sommet somptueux
- Dès qu'on sort des plaques, dans les zones de transition, rocher incertain non nettoyé : gare aux blocs
- Equipement exposé jusqu'au 5b avec encore de gros crash possibles sur vires, des premiers points parfois bien loin
- Longueurs parfois trop longues (50 m). On a scindé L3 en deux avec relais sur une plaquette à la fin de la première partie facile et on a bien fait.
A la sortie de la voie, ne pas se priver d'aller au sommet par les cheminées terminales. Du coup, bis repetita pour moi. Une belle découverte. On y redort une seconde fois tellement on n'a pas envie d'en partir.
y'a que les routes qui sont belles... (jjg) - Hébergé par Overblog