Publié le 8 Avril 2026

Peut-être dix ans depuis mon précédent passage ici. Je me souviens d'un itinéraire assez facile à trouver mais je préférais jeter un coup d'oeil au topo c2c, notamment pour ne pas me tromper au départ. Je constate que le descriptif de l'itinéraire dépasse les 6000 signes !! Je vous en propose un autre beaucoup plus court :

- Depuis Narbonne, prendre le sentier qui part perpendiculairement à la route vers les sources captées.
- Au point 520, prendre à droite sur la croupe sur 150 m de dénivelé puis à gauche à une intersection.
- Suivre alors les traces bleues vers l'ouest pour gagner l'arête (câbles, passerelle)
- Suivre une vague sente sur l'arête jusqu'au sommet nord (1294). Tout en balisé en bleu. On évolue soit sur l'arête, soit sur son flanc ouest (quelques rares passages à l'est). L'ensemble comporte quelques pas de 3, notamment la brèche en Z et la traversée du ravin Üllrich.
- Descente : suivre un court moment l'arête puis basculer en face est (panneau) pour descendre le couloir de Clémencière. A une intersection, on reste sur la droite. Une fois passées les barres (on reste à l'aplomb de là où on a quitté l'arête), on descend dans un couloir (trace raide assez commode) jusqu'à rejoindre un sentier qui part à flanc sur la droite. On rejoint le hameau de Ripaillère puis Narbonne par la route.

A mon humble avis, un court descriptif comme celui-ci suffit (y compris pour des débutants) pour ne pas se perdre, avec une bonne carte (papier ou numérique) pour les noms et les altitudes, assorti d'une fiche technique (difficultés de passage+ matériel conseillé). Sinon, on passe son temps à essayer de lire un descriptif sans trop d'intérêt, vu que l'essentiel consiste à suivre une arête et qu'il n'y a pas différentes possibilités et intersections.

Pour le reste (la technique), j'avais pris une corde mais ma fille (seize ans), qui a l'habitude de marcher mais qui est plutôt impressionnée par les cheminements en arête n'en a pas éprouvé le besoin. Ca reste quand même pas mal expo et intermédiaire entre le niveau T5-6 (randonnée "extrême" dans l'échelle suisse) et l'alpi F (les deux se chevauchent en fait). Ca reste faisable en baskets en solo et en express pour un pied sûr (donc habitué) et en terrain sec (ce qui est le cas actuellement). Bien content d'être revenu ici avec ma fille. L'ensemble ne fait que 10 km (mais la partie en arête où ça ne déroule pas est assez longue en linéaire - ne pas la sous-estimer si on n'est pas habitué) et 1000 m de dénivelé avec les petites remontées intermédiaires.

 

Les arêtes du Néron
Les arêtes du Néron
Les arêtes du Néron
Les arêtes du Néron
Les arêtes du Néron
Les arêtes du Néron
Les arêtes du Néron
Les arêtes du Néron
Les arêtes du Néron

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #Chartreuse

Repost0

Publié le 8 Avril 2026

Deux jours avec ma grande du côté de la capitale haut-savoyarde. Au menu, farniente et restau dans la ville (qui reste à voir, de préférence hors-saison car ultra fréquentée), balade au crêt de Châtillon pour voir le coucher de soleil et randonnée sur les coteaux du lac entre cascades, châteaux et belvédères. Merci à cette superbe météo, quoique un peu chaude et surtout, beaucoup trop chaude pour la date.

Annecy
Annecy
Annecy
Annecy

Annecy

Semnoz
Semnoz
Semnoz
Semnoz
Semnoz
Semnoz

Semnoz

Talloires
Talloires
Talloires
Talloires
Talloires
Talloires
Talloires
Talloires

Talloires

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Bauges, #Aravis

Repost0

Publié le 5 Avril 2026

Un beau sommet panoramique ; plus intéressant (plus varié et plus "sportif") pour le ski que le Grand Colon et le jas des Lièvres, ces trois sommets étant les trois principaux belvédères sur le Grésivaudan, "détachés" de la ligne faîtière de Belledonne. Il y a plusieurs façons de faire le tour et le sommet du Grand Replomb, en utilisant deux ou trois des dix ou onze itinéraires principaux autour de cette montagne. Excellent regel en sud et en ouest mais superficiel en est (comme d'hab quand il fait chaud). Trois montées et trois descentes et les retrouvailles avec des dénivelés "décents".

Grand Replomb, tour et sommet
Grand Replomb, tour et sommet
Grand Replomb, tour et sommet
Grand Replomb, tour et sommet
Grand Replomb, tour et sommet

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

Repost0

Publié le 31 Mars 2026

"Déjà la course commence chez soi : penché sur la carte, soupesant les chances qu'il y a d'avoir de la neige de bonne qualité sur ce flanc sud où probablement le soleil de ces derniers jours l'a transformée, alors que sur ces flancs nord elle doit être croûtée, ou bien espérant que la neige ne sera pas trop profonde, malgré la pluie, la neige là-haut, de ces deux derniers jours, le skieur imagine longuement ce que pourront être les quelques heures où il sera en montagne. Et la fin de la semaine arrivant, l'inquiétude le gagne à la pensée que la météorologie pourrait ne pas être favorable.../... Car le propre du ski de montagne ce n'est pas, comme on le croit souvent, la descente, mais bien la montée."

Ces deux passages sont tirés du livre "Cimes et neige ; 102 sommets à skis de Philippe et Claude Traynard (1971). Ces quelques lignes font implicitement remonter des différences notables avec la pratique d'aujourd'hui. On parle de neige transformée en sud et croûtée en nord, signifiant qu'on est déjà dans une période avancée de la saison. En feuilletant les cent-trois monographies proposées par les auteurs, on constate que pour chaque course, une période considérée comme favorable est donnée. Rares sont les courses faisables en janvier, à part par exemple la Grande Sure en Chartreuse. On est plutôt sur du février-avril ou du mars-mai. Pour citer un itinéraire bien connu, la Belle Etoile, course 46, est donnée pour avril-mai (en notant au passage qu'elle débute au Fond-de-France à 1100 m d'altitude, la station (et donc la route) du Pleynet n'existant pas encore) !!! On appelait d'ailleurs le ski de randonnée le ski de "montagne" ou encore le ski de "printemps". Cela résultait à la fois d'une méconnaissance mais aussi d'une peur accrue des avalanches et de la neige poudreuse. On note également la notion de week-end, seul moment où on pouvait en profiter. A l'époque, il n'y avait que quatre semaines de congés annuels, dont souvent deux ou trois durant l'été. Il ne restait pas grand chose pour le reste de l'année hors week-end et jours fériés, généralement réservés aux fêtes de Noël en famille. Très loin des RTT et du télétravail... Enfin, les Traynard parlent de la montée qui prime. Cela est toujours valable aujourd'hui en temps passé mais beaucoup de skieurs envisagent surtout la descente. C'est elle qui guide souvent le choix de la course alors qu'à l'époque, on recherchait plutôt un sommet. D'ailleurs, nombre courses du livre finissent à pied jusqu'à un sommet (Puy Gris, Muzelle...), chose dont on se fiche éperdument aujourd'hui : plutôt que de "perdre" du temps à grimper sur une arête mixte, on préfèrera remettre les peaux pour un peu plus de poudre...

Alors non ! Ce n'était pas mieux avant. Personne ne souhaite revenir à des skis de 65 en 205 de long et 4 kilos la paire, avec des fixations qui ne déchaussent pas ou trop facilement et des chaussures en cuir. Personne n'a envie de se priver de la poudre, du choix de la météo (en pouvant choisir ses jours), de la connaissance qu'on a des montagnes. Dire que c'était mieux avant, ce serait passer pour un vieux con. Néanmoins, sur certains points, c'était quand même peut-être mieux avant. Tout en restant minoritaire, je fais partie de ce petit monde pour lequel la montagne rime avec tranquillité et de ce côté, cela devient difficile à trouver. La faute aux topos que nous faisons, à la "pub", aux réseaux. Bref ; à la communication d'aujourd'hui. En dehors de cet aspect personnel, il faudra sans doute se pencher un jour sur l'impact négatif de cette fréquentation hivernale sur la montagne. En été, les conséquences sont finalement moins graves bien que la fréquentation soit encore plus importante : la végétation "oblige" souvent à rester sur les sentiers, canalisant le passage. En hiver, la neige permet au contraire toutes les fantaisies.

Un dernier point me taraude. L'histoire. Il y a toujours eu des pratiquants qui prennent le temps de se former et d'apprendre et d'autres qui grillent les étapes. Mais il semblerait que de plus en plus de gens ne s'intéressent pas forcément à l'histoire. Ignorer l'histoire, c'est ignorer tout ce qui fait qu'aujourd'hui on en est là. N'oublions pas l'histoire. prenons le temps de lire et de se plonger dans la pratique des pionniers et de celles et ceux qui ont fait avancer notre activité. Côté bibliographie, si je devais faire un triptyque, je citerais :
- La trilogie des Traynard : 101, 102 puis 103 sommets à skis (années 70), ainsi que le "ski de montagne" qui va avec (manuel technique)
- Ski-alpinisme (Bonfort-Shahshahani - 1984). Ouvrage révolutionnaire qui mettait en avant le ski beaucoup plus tôt en saison, le ski de poudre et le ski-extrême
- La collection Toponeige (créée en 1996 par ce même Volodia Shahshahani), régulièrement mise à jour et toujours d'actualité aujourd'hui comme (quasi unique) référence.

C'était mieux avant ?
C'était mieux avant ?
C'était mieux avant ?

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #publications

Repost0

Publié le 29 Mars 2026

La France travaille-t-elle encore ? Toute la semaine, Chamechaude a été fréquentée. Avec la cime de la Jasse en Belledonne, le point culminant de la Chartreuse est un des sommets les plus parcourus à skis. A juste titre. Déjà il y a vingt-cinq ans, il était compliqué d'y faire la trace, ou alors de nuit après une chute de neige. Oserais-je dire qu'aujourd'hui ce n'est même plus possible, une vieille trace n'ayant plus le temps d'être recouverte avant que quelqu'un ne repasse ? On n'en est pas loin...

Huit-cents mètres de dénivelé ; une difficulté modérée ; un décor de ouf ; à trente minutes de la ville. Que demander de plus ? Il a fallu sortir un peu de la ligne principale pour trouver de la neige vierge mais on s'est bien régalé, les filles ne l'ayant encore jamais skiée. Deux remarques :
- La nouveauté de ces derniers temps, ce sont des piétons sans raquette. Peut-être issus de cette nouvelle mode appelée "Trail blanc". Puissent-t-ils accepter le jeu qu'ils ont choisi jusqu'au bout (ou alors s'acheter des raquettes) et arrêter de défoncer la trace de montée à skis.
- Le mètre de neige au sol est encore d'actualité au col de Porte et devrait le rester deux ou trois jours compte tenu de la météo. Dans l'hypothèse défavorable d'une suite chaude avec une fonte de 7cm/jour, la nivôse devrait rester enneigée au moins jusqu'à la mi-avril. Pour information, la moyenne du passage à zéro de cette balise sur les 22 dernières années est le 12 avril. 2026 devrait donc être mieux que cette moyenne, mettant un terme à trois mauvaises saisons consécutives en Chartreuse (et ailleurs). L'arbre qui cache la forêt cependant : un peu plus bas, à 1000 mètres d'altitude, l'enneigement dans les Alpes françaises est resté déficitaire une fois de plus cet hiver !

Chamechaude pour tous
Chamechaude pour tous
Chamechaude pour tous
Chamechaude pour tous

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #ski-glisse, #nivo-météo

Repost0