Publié le 4 Février 2026

Il porte bien son nom. Le mâle et la femelle se ressemblent quoique le mâle soit plus coloré, notamment le orange au niveau de la tête. Il est capable de casser un noyau de cerise pour en extraire l'amande grâce à une pression de près de 60 kg au centimètres carré !

Femelle

Femelle

Mâle

Mâle

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux, #Chartreuse

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Publié le 3 Février 2026

Hivernant en nombre chez nous, il passe parfois inaperçu au milieu des groupes de pinsons des arbres majoritaires. Ces images représentant trois mâles en plumage internuptial sont à comparer avec le mâle en plumage nuptial photographié en Norvège l'été dernier.

Mâle premier hiver

Mâle premier hiver

Mâles adultes
Mâles adultes

Mâles adultes

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux, #Chartreuse

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Publié le 2 Février 2026

Pas tout à fait en fait...
Cette espèce d'Asie centrale est très rare en Europe (de l'est et Scandinavie). Les individus observés en France sont encore plus rares et généralement issus de petites populations échappées de captivité ou "semi-captivité". Celle-ci, présente quelques jours en Grésivaudan, en fait clairement partie de par son attitude très peu farouche et son hybridation. En effet, la tête n'est pas d'un plan pur, les barres noires sont estompées et le plumage est brun au lieu d'être gris. C'est sans doute un hybride, peut-être avec une bernache du Canada. Il n'empêche que c'est une observation remarquable.

Oie à tête barrée
Oie à tête barrée
Oie à tête barrée

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux

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Publié le 1 Février 2026

En attendant le retour à la montagne, des photos d'oiseaux prises cet hiver. On commence par le plus commun des pics dits bigarrés (noirs et blancs), le pic épeiche. Le mâle se différencie de la femelle par sa tache rouge sur la nuque.

Pic épeiche
Pic épeiche
Pic épeiche
Pic épeiche

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux, #Chartreuse

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Publié le 27 Janvier 2026

Trente secondes, c'est le temps qu'il faut pour grimper cinq mètres de dénivelé à skis. Ce n'est même pas suffisant pour faire défiler le générique d'un film. C'est pourtant le temps qu'il m'a fallu pour descendre la face nord-ouest de la pointe du Sciallet et passer de l'ombre à la lumière...

Le ski est un sport dangereux. Qu'il soit sur piste pour les chutes et les percussions ou hors des pistes pour, entre autres, le danger d'avalanches. Un danger qu'il ne faut pas sous-estimer quand bien même il ne fait qu'une vingtaine de morts en moyenne par an en France. Mais l'automobile, l'addiction au tabac ou à la mal-bouffe, le vélo, les travaux domestiques... le sont aussi. Ne serait-ce pas tout simplement la vie qui est dangereuse ?

Le plaisir du ski est multiple mais il en est un peut-être au-dessus de tous les autres : skier dans de la neige poudreuse, imprimer sa trace éphémère dans le blanc. Qui dit poudreuse dit enfoncement. Qui dit enfoncement dit forcément pente (sans être forcément raide). Skier de la neige poudreuse ; plus généralement de la neige meuble implique de skier des neiges instables dans des pentes où potentiellement, une avalanche peut se déclencher. C'est le "jeu". Un jeu accepté par les pratiquants.

Il existe cependant de nombreux outils pour réduire ce risque. Sans toutefois jamais le supprimer. A chaque sortie, nous faisons des choix en fonction de ces critères. Je confesse qu'à mes débuts, je prenais bien plus de risques que le randonneur moyen. C'était il y a trente ans. L'excès d'enthousiasme de la jeunesse. En cinq ans, cinq plaques déclenchées dont une qui aurait pu être fatale à mon ami Serge enfoui sous un mètre soixante de neige et sorti totalement indemne. Je n'étais toutefois pas totalement dépourvu de connaissances ; sur les cinq déclenchements, deux l'avaient été volontairement, en préventive, à l'ancienne quoi, depuis un point supposé à l'abri. Et les trois autres faisaient suite à des doutes sur le terrain. Excès d'enthousiasme ou obstination...

Durant les vingt-cinq années qui ont suivi (environ 1500 sorties), il n'y eu que trois déclenchements dont deux "gérés" en amont. Et davantage de demi-tours. Mais surtout des choix de sorties plus réfléchis. L'accident de Serge m'avait conduit à anticiper davantage dans le choix de la sortie, persuadé qu'une fois sur le terrain, c'est plus compliqué. L'avalanche est en effet invisible : on ne sait pas où, si et quand elle peut se déclencher. Le risque zéro n'existe pas. Qu'il soit de 3, de 4 ou même de 5, il existe toujours des itinéraires a priori pas ou très peu dangereux. On pourrait s'y cantonner tout le temps mais ils ne sont pas légion, et ne sont pas l'essence de l'activité.

J'ai pris l'habitude de me laisser une journée d'observation après une chute de neige significative. Quel que soit le risque annoncé. Lors de certains risque 4, rien ne bouge. On n'observe pas de départ spontané et les compte-rendus sur la toile sont rassurants. Sur d'autres risque 3, les incidents, accidents et observation se multiplient. La situation s'avère malsaine. La réalité ne colle pas toujours au chiffre. En revanche, j'étais un peu moins regardant plusieurs jours après une chute de neige suivie d'un redoux. Nous sommes le 19 janvier, la dernière chute de neige remonte à neuf jours et derrière, il y a eu deux jours de grand redoux et de beau temps...

Je suis venu deux fois dans le même vallon dans la semaine : cinq jours avant et la veille. La neige est rassurante jusque vers 2000 mètres : une poudreuse tassée avec faible enfoncement. Pas de signe de coulées. Le couloir du Scia-moi est tracé par deux skieurs. Tous ces points positifs m'invitent à venir visiter le couloir central, dit du Scia-tic, entre le Scia-moi et le col de la Scia que j'ai déjà réalisés. Nico est partant pour m'accompagner. Depuis trois jours, Météo-France annonce que le risque 3 maintenu au-dessus de 2100 mètres pour cause de vent de sud qui souffle devrait tomber à 2 le surlendemain. Ce matin, le risque reste pourtant à 3, signe que le vent a sans doute créé des pièges. Un signal que j'ignore en choisissant cet itinéraire, devant les critères d'observation personnelle.

En remontant dans les traces de la veille, nous constatons que le vent censé tomber dans la nuit a redoublé de violence au point de pénétrer dans cette combe plein nord. Les traces sont bien recouvertes et certaines zones sont cartonnées. L'ensemble reste rassurant et nous remontons le cône d'accès au couloir. Je suis venu sept ou huit fois dans le secteur, à chaque fois à vue par le haut avec une petite corde pour tester la stabilité. Pourquoi faire différemment aujourd'hui ? Justement parce que l'itinéraire est un peu tortueux et qu'on a envie de voir l'état de la neige de ce qu'on doit descendre.

La pente se raidit et dépasse les quarante degrés. Il est temps de mettre les crampons. Je m'attèle à la trace. L'ensemble est rassurant. Me voici proche du sommet. Nico est une quinzaine de mètres derrière moi. La sortie se présente comme un entonnoir qui s'élargit puis se couche sur une croupe un peu vaste. Préférant sortir à droite au plus raide contre un rocher je tombe sur une neige cartonnée en surface dans laquelle je n'avance pas. Plus à gauche, c'est excellent et je débouche sur cette calotte où l'inclinaison tombe d'un coup. Je n'aime pas cette configuration. Mais le choix, le bon, aurait dû être fait à la maison. Le bulletin dit BRA (ou BERA), les signes des jours passés dans de nombreux massifs, doivent nous inciter à attendre une meilleure configuration pour se lancer dans ces pentes. Une fois sur place, il devient compliqué de prendre les bonnes décisions. Je suis dans une pente à 45 degrés et dix mètres plus haut, c'est presque "plat" et donc confortable. Je pose le pied sur une neige de type grain fin à grande cohésion. Immédiatement, je sais que c'est "plaqué". Si j'avais eu quelques secondes de plus, qu'aurais-je fait ? J'appuie sur le pied pour me stabiliser, je suis encore dans l'ombre de la face nord. Quelques pas me permettraient de m'affaler au soleil...

Tout le dôme craque en faisant un petit bruit sourd. Tels des dominos en cascade, des fragments de neige se mettent à glisser presque instantanément dans ma direction. Je n'ai pas l'impression que la surface de fracture est énorme. Je pense encore pouvoir y résister. J'ancre mes deux piolets jusqu'à la garde mais je suis éjecté. J'y crois encore. Je m'agrippe à tout ce que je peux. Je freine avec mes pieds. En vain...

"Putain merde !". C'est ce qu'entend Nico vers midi ce lundi au-dessus de Prabert, temple mondial du ski de randonnée. Deux mots salvateurs qui lui font lever la tête. Un pas sur la gauche et la coulée le frôle sans l'emporter. Il devient spectateur impuissant de cette dégringolade bruyante qui saute toutes les barres et se termine dans le cône sous le col de la Scia. Nico n'a pas quitté l'avalanche de ses yeux. Il ne m'a pas vu. Il espère encore que je suis debout sur le dôme au-dessus. Il appelle. Une fois, deux fois. C'est l'évidence. Il faut désormais appeler les secours sans attendre. Après avoir déclenché l'alerte en donnant précisément le lieu et les circonstances, il enlève ses crampons et prépare sa descente.

Je ne suis plus dans l'ombre de la face mais dans l'ombre de l'avalanche. Tout s'accélère. Je n'ai aucune peur. L'adrénaline sans doute. Je lutte. Je freine. Après deux petits sauts de barre sans ressentir le moindre mal, je crois même pouvoir ralentir mais ça repart. Toujours dedans. Et puis, la barre inférieure. Quinze ? Vingt ? mètres. Probablement. Peut-être deux ou trois secondes en l'air. Je sais que je vais y arriver. Ce que je crois être le scellement sera en fait le salut. La barre disperse l'avalanche. Plus lourd, je tombe plus rapidement, fait un trou dans la neige et la coulée termine sa route cent mètres plus bas. Je sors de l'ombre et entrevoit la lumière. Les jambes coffrées, le dos en compote mais tous les membres bougent et je suis dehors. Dans une position très inconfortable, je ne perds pas de temps. J'extrais le sac, monte la pelle et dégage mes jambes. Je m'assois dans la neige. Je m'en veux de ne pas avoir pris les bonnes décisions. Je commence à m'inquiéter de l'état de la machine tout en sachant qu'il n'y a, a priori, rien de vital de touché. Je sors le téléphone et préviens les secours.

J'apprends que Nico les a déjà prévenus. Je comprends donc qu'il a été épargné. Double miracle. Voire plus. Pas une seule percussion de rocher. Si ça se trouve, mon mal de dos provient du choc final avec l'appareil photo rangé dans un bonnet à l'intérieur du sac à dos. Pas d'ensevelissement non plus grâce à la barre. Si nous avions été dans un couloir "classique", je serais probablement resté dessous car je n'ai pas d'Airbag. C'est d'ailleurs une question à se poser pour la suite. Et compte tenu du délai d'intervention de Nico qui était trois-cents mètres plus haut, dans une face à quarante-cinq degrés, encore en crampons...

La suite est connue. Dragon38 prend en charge le blessé, rapidement transporté au CHU pour un scan complet des parties vitales. Je m'en sors avec trois côtes cassées, un pneumothorax léger (résorbé à ce jour), une micro-gelure à la main gauche (j'ai perdu mes gants dans la dégringolade) et un ligament interne du genou un peu distendu. Rien quoi ! Et la perte de tout mon matériel ce qui m'importe peu à ce stade.

C'est la première fois que je suis emporté par une avalanche. J'espère la dernière. De l'arrivée de l'hélico à ma radio de contrôle du thorax, je mesure la qualité de la chaîne de santé. J'ai essayé à chaque fois de remercier tous les intervenants, de A à Z. Certes, ils font leur métier et préfèrent soigner un vivant que de ramasser un mort ou de s'occuper d'un tétraplégique. Mais ils le font avec passion et brio. Et avec des moyens de moins en moins favorables. Celles et ceux qui disent ne pas plaindre les skieurs débiles qui vont faire du ski en-dehors des pistes ou qui réclament le paiement des frais de soins et de secours feraient mieux de se taire et/ou de militer pour un système qui investit davantage dans la santé des siens plutôt que dans l'enrichissement de ceux qui ont déjà beaucoup. Nous avons la chance d'être pris en charge quelle que soit notre erreur : sur les skis, sur la route ou par notre (mauvaise) hygiène de vie de tous les jours. Il faut que cela perdure, tout en multipliant en parallèle les campagnes de formation et de sensibilisation.

Il est clair que sur la neige, il y aura pour moi un "après 19 janvier 2026". Que les choix en amont seront encore plus restrictifs afin de réduire le risque pour essayer de passer de quatre plaques en vingt-cinq ans à zéro pour le prochain quart de siècle à venir. Il y a déjà une part de chance mais l'augmenter, c'est encore mieux. Durant la même période d'instabilité, d'autres ont eu moins de chance. Mais beaucoup d'autres, dans les mêmes configurations, n'ont pas eu d'alerte. Il n'en demeure pas moins qu'en choisissant un itinéraire, nous ne partons pas tous avec la même probabilité de chance. Plus que jamais, le choix de la course, avant même de partir de la maison, me paraît bien plus déterminant que l'analyse sur le terrain.

Je ne m'étendrai pas ici sur des considérations plus personnelles mais je ne peux terminer sans avoir une pensée pour Nico qui, malgré le stress, réussit à me rejoindre sans encombre au bas de la face après avoir fait les choses dans le bon ordre. Quelques minutes plus tard, il se "sacrifie" en me donnant sa doudoune et en encaissant de plein fouet l'ouragan blanc crée par les pâles du Dragon. Tout en me rassurant sur mon état. Son soutien demeure indéfectible et je n'en ai jamais douté.

Montée en haut du cône

Montée en haut du cône

Lieu du secours. Tel un tir de PIDA, on voit bien le point de chute.

Lieu du secours. Tel un tir de PIDA, on voit bien le point de chute.

La dégringolade
La dégringolade

La dégringolade

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse, #nivo-météo

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