Publié le 16 Juin 2026

Je ne suis pas vraiment un cycliste. J'ai appris avec des roulettes, comme on faisait avant. Et puis, j'ai eu mon premier vrai vélo de "course". C'était en 1985. Je revois mon père conduire la Peugeot 505 un soir de janvier dans les rues de Grenoble blindées de neige et il neigeait à gros flocons. Direction le magasin Riondet cycles rue des Alliés pour en sortir un vélo rouge Libéria à trois vitesses. Un seul plateau mais trois pignons arrière avec, pour les changer, un levier à tirer (ou à pousser) le long du cadre.

Il aura un peu servi en ville (pour aller au collège entre autres) mais surtout à Rians dans le Var où nous avions notre maison de campagne (c'est ainsi qu'on appelait une résidence secondaire avant). Il était utilisé sur la route mais aussi beaucoup sur les sentiers bien caillouteux. Il en a pris plein la courge. Ca secouait mais ça passait. Je montais jusqu'au sommet local, le mont Major. Je le planquais sous un bosquet de chênes vert pour finir à pied le dernier passage et la petite barre de calcaire fermant l'accès au sommet, où, déjà, je restait un moment à contempler aigles royaux et circaètes. La descente, c'était du VTT, sans VTT.

Il y avait aussi le kilomètre lancé. Cette spécialité du lotissement consistait à descendre le plus vite possible la ligne droite de la petite route (il était difficile à deux voitures de se croiser) et négocier sans freiner la courbe finale menant à la plaine, le tout sur un goudron loin d'être parfaitement lisse. Le copain était tantôt sur son vélo, tantôt sur sa 103 SPX en parallèle afin de regarder le compteur qui affichait 55 km/h. Rapidement, le challenge n'en était plus un alors, on a poussé plus loin. Il s'agissait, une fois lancé, de se dresser debout sur les pédales, de lever les mains au ciel en guise de victoire et de franchit la courbe toujours sans freiner et en inclinant le cadre à l'aide des deux jambes pour optimiser la trajectoire. Bien sûr, de temps à autre, on croisait un des voisins en voiture pile dans le virage et on le voyait lever lui-aussi les mains au ciel mais pour d'autres raisons... Jusqu'au jour où je ne m'étais pas aperçu que le frein arrière donnait des signes de faiblesse (NDLR : le frein avant était HS depuis longtemps). Arrivant dans la courbe, je sens que la trajectoire n'est pas la bonne et je me jète sur la poignée de frein. En vain donc. Je m'écrase à pleine vitesse dans le muret de la maison d'en face et suis éjecté à l'horizontale dans le grillage qui le surmonte et qui joue un effet amortissant tel un trampoline. Bilan : je suis entier. Pas même une égratignure. Par contre, le vélo signe son arrêt de mort : le cadre est coupé deux. Cinq ans de bons et loyaux services.

Durant deux années, mon frère me prêtait de temps à autre son nouveau jouet : un "mountain bike" ; c'est comme ça qu'on appelait à l'époque le VTT, importé des Etats-Unis. Et puis plus rien. Durant mes années au sud puis dans les Hautes-Alpes, je n'ai pas touché un vélo. Et même en revenant à Grenoble en 2003, il m'a fallu plusieurs années pour comprendre que je pouvais aller bosser à vélo sur l'agglomération en gagnant du temps et de l'argent au lieu de prendre ma bagnole comme un con. Je ne suis donc pas un cycliste. Et je ne me considère pas comme un écologiste extrémiste comme on dit. Je prends encore l'avion de temps en temps même si mon kilométrage annuel moyen reste largement en-dessous de celui d'un Français lambda en moyenne (référence : chatgpt). Je n'ai pas trouvé mieux pour aller passer dix jours en Norvège. J'ai une voiture. J'ai fait jusqu'à 40000 km en une année quand j'habitais dans les Hautes Alpes avant de diviser par deux en revenant sur Grenoble et aujourd'hui, je considère toujours que c'est le meilleur moyen pour aller en vacances explorer une région en Italie ou faire une sortie de skis dans Belledonne. Même si je suis tombé à environ 15000 km/an soit juste au-dessus de la moyenne nationale, j'utilise encore ma voiture. Mais j'ai aussi un vélo, et même deux.

Le vélo, c'est mon outil pour aller travailler, faire mes courses et, de temps en temps, pour aller faire un peu de sport. Je ne suis pas passé aux approches à vélo pour aller skier ou grimper mais pour les petits trajets de tous les jours, je ne trouve pas mieux. L'avion pour aller loin ; la voiture pour les distances intermédiaires ; le vélo pour la ville. Cela ne coûte pratiquement rien ; cela limite la pollution mais surtout, c'est beaucoup plus pratique. L'horaire est toujours le même ; il est souvent plus court que si je prenais ma voiture. Je me gare au plus près. En fait, le vélo, c'est l'engin roi en ville. C'est aussi un outil génial pour voyager. Le bon rythme entre la marche (trop lente) et la bagnole qui ne nous permet pas de tout voir. Le vélo, c'est aussi l'occasion de se dégourdir les jambes sur les petites routes de nos montagnes. Plutôt que de reprendre la voiture pour aller à un parking et refaire un sommet à pied ou une variante sur un massif connu, je préfère de temps en temps monter sur mon vélo. Ce matin, c'était sur les balcons de Belledonne : Theys, Hurtières, les Adrets, Laval, Sainte-Agnès... Il y a de quoi faire en découvrant de nouvelles petites routes peu parcourues par les véhicules à moteur.

Bref, le vélo, c'est sympa, utile, économique, écologique et il entretient la forme. Remplacer une partie des trajets voiture par du vélo demeure possible. Avec un autre avantage, celui du fluidifier la circulation automobile pour celles et ceux qui n'ont pas le choix ; je pense par exemple à mon ami Guillaume, carreleur, qui ne peut pas transporter son carrelage sur son vélo (mais qui a fait tous les cols des Alpes à vélo...).

Theys et Hurtières. Paisible.
Theys et Hurtières. Paisible.

Theys et Hurtières. Paisible.

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #vélo

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Publié le 14 Juin 2026

La montagne est tellement belle en ce moment... j'avais envie de prendre un peu de hauteur sans aller loin. Et comme il reste pas mal de neige, autant être efficace et en sécurité. Le matériel léger ne sert pas à rien. Je mets les skis sur le sac (Blizzard + Plum race) ainsi que les chaussures (Gignoux). Finalement, je suis plus léger que quand je vais grimper. Bien m'a pris d'emporter les crampons (alu). La neige de névé est complètement regelée dans les dernières pentes et ils deviennent indispensables. En attendant le dégel, je fais un aller-retour versants est où on peut descendre jusqu'au plateau des 7 Laux (lacs) en cherchant bien. Dommage pour le ciel un peu voilé mais les lacs turquoise rattrapent la matinée.
Pas du grand ski à la descente : la neige de névé est bien bosselée. Mais c'est quand même bien plus efficace qu'à pied. Portage = 500 m (ski à 1950 m).

Parenthèse à la Belle Etoile
Parenthèse à la Belle Etoile
Parenthèse à la Belle Etoile
Parenthèse à la Belle Etoile

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 13 Juin 2026

Elles ne sont pas légion. Si on regarde strictement la partie nord dite "massif d'Allevard", c'est sans doute le secteur de Belledonne le plus pauvre en escalade. Pourtant, du côté des Grands Moulins, quelques voies récentes commencent à devenir classique, en particulier la plus facile : à chaque fois que je passe dans le coin j'y observe plusieurs cordées.

Me voici une nouvelle fois sur ce secteur pour faire découvrir à Cécile la petite dernière, tout juste finie à l'automne aux premières neiges. Les deux premières longueurs ont déjà été parcourues, en témoigne la sangle, les deux maillons et le gros mousqueton à vis abandonnés au R2 par une cordée qui a dû, très récemment, battre en retraite (confusion avec la voie à côté ?). S'ils me lisent, ils peuvent récupérer leur bien chez moi.

J'en ai profité pour refaire des photos propres, retracer les trois voies du secteur des Ciseaux et regarder une hypothétique ligne à ouvrir sur la droite. Bilan : c'est trop décousu. Je n'ouvrirai donc pas de nouvelle ligne sur la droite de la plus à droite des trois.

Soirée à Valpelouse
Soirée à Valpelouse
Soirée à Valpelouse
Soirée à Valpelouse

Soirée à Valpelouse

Ambiances dans "le café ou le mouton"
Ambiances dans "le café ou le mouton"
Ambiances dans "le café ou le mouton"
Ambiances dans "le café ou le mouton"

Ambiances dans "le café ou le mouton"

Toutes les voies passent avec une corde à simple de 35 m (et même 30 m pour "le café...") et 8 paires. Prévoir quelques sangles et, pour "Amimoulin", quelques friends (0,4 à 1)

Toutes les voies passent avec une corde à simple de 35 m (et même 30 m pour "le café...") et 8 paires. Prévoir quelques sangles et, pour "Amimoulin", quelques friends (0,4 à 1)

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #Belledonne

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Publié le 7 Juin 2026

Les grandes classiques ou les grandes courses faciles. Enfin "grandes" ou pas mais peu importe. Ce sont elles qui attirent et à juste titre. Et à Grenoble, elles ne sont pas légion et se méritent souvent par la longueur des marches d'approche. Il serait intéressant d'en faire un petit recueil. Parmi elles, la traversée des arêtes du Gerbier demeure incontestable, indémodable.
C'est cette fois-ci avec ma fille Stella que j'y reviens volontiers. Un départ à une heure acceptable (8h30 au parking de Prélenfrey) nous permet d'éviter l'habituelle cohue. Bien évidemment, cette fois-ci, ce sera avec la corde et tout en corde tendue ; cela permet de réviser les manips.

Petite info constructive/informative/préventive comme à l'habitude sur ce blog. Beaucoup de cordées arrivent par le couloir de la double brèche donc en montant par Villard-de-Lans. Ce choix est généralement pratiqué car le retour est beaucoup plus court. Une fois sur le sentier balcon ouest, il n'y a plus qu'à redescendre jusqu'au parking (moins d'une heure) alors que par Prélenfrey, il faut d'abord remonter au pas de l'Oeille (150 m de déniv et un peu de plat - 20-30 minutes) puis descendre versant est par un sentier qui ne déroule pas du tout sur la première partie. Mais, monter par l'ouest s'expose aux nombreuses chutes de pierres dans le couloir d'accès, causées par d'éventuelles cordées au-dessus ou même par les bouquetins, nombreux dans le secteur (nous en avons vu plusieurs ce jour). Le jeu n'en vaut pas la chandelle d'autant que la durée de la marche d'approche est similaire des deux côtés et la grosse demi-heure perdue au retour sur Prélenfrey se "rattrape" par la route plus courte depuis Grenoble, passage obligé pour monter au parking. Donc à moins d'habiter déjà sur le plateau du Vercors, il n'y a aucun gain de temps sur l'ensemble de la course. Une bonne preuve de ce choix reste le guide et ses trois clients avec lesquels nous avons fait une partie de la traversée et qui disait qu'il venait toujours par Prélenfrey pour éviter ce danger.

Matériel à emporter : 4 sangles 120 ; friends du 0,4 au 2 ; 5 dégaines ; corde 2x20 m

Grandes classiques
Grandes classiques
Grandes classiques
Grandes classiques
Grandes classiques

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #Vercors

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Publié le 3 Juin 2026

Entre deux escalades, j'aime prendre le temps pour observer le petit monde qui nous entoure. Cette fois-ci, c'était dans l'alpage de Belledonne. Mai et juin sont les mois du renouveau et offrent de belles observations.

Affût au lièvre brun. Lepus europaeus n'est pas si courant dans nos montagnes. Sa présence demeure un indicateur d'une certaine richesse de la biodiversité.
Affût au lièvre brun. Lepus europaeus n'est pas si courant dans nos montagnes. Sa présence demeure un indicateur d'une certaine richesse de la biodiversité.
Affût au lièvre brun. Lepus europaeus n'est pas si courant dans nos montagnes. Sa présence demeure un indicateur d'une certaine richesse de la biodiversité.

Affût au lièvre brun. Lepus europaeus n'est pas si courant dans nos montagnes. Sa présence demeure un indicateur d'une certaine richesse de la biodiversité.

Grimpereau des bois. A ne pas confondre avec le grimpereau des jardins. L'habitat ne peut être un critère de détermination. Il faut se fier à trois points : sa blancheur générale, son bec "court" et son ongle postérieur long (invisible sur cette photo)

Grimpereau des bois. A ne pas confondre avec le grimpereau des jardins. L'habitat ne peut être un critère de détermination. Il faut se fier à trois points : sa blancheur générale, son bec "court" et son ongle postérieur long (invisible sur cette photo)

Epervier d'Europe en maraude

Epervier d'Europe en maraude

Troglodyte mignon, hôte des buissons et branches basses

Troglodyte mignon, hôte des buissons et branches basses

Mésange noire. Curieusement considérée comme peu fréquente sur "Faune France" alors qu'elle s'observe systématiquement en montagne dans les bois de résineux. Il suffit donc de parcourir son biotope pour la croiser.

Mésange noire. Curieusement considérée comme peu fréquente sur "Faune France" alors qu'elle s'observe systématiquement en montagne dans les bois de résineux. Il suffit donc de parcourir son biotope pour la croiser.

Mésange boréale. Très difficile à distinguer de sa voisine la nonnette. Là encore, on ne peut se contenter du biotope. Ici, c'est la plage alaire claire qui valide la détermination.

Mésange boréale. Très difficile à distinguer de sa voisine la nonnette. Là encore, on ne peut se contenter du biotope. Ici, c'est la plage alaire claire qui valide la détermination.

Pouillot véloce. Celui-là, on l'identifie surtout au chant ("chifchaff").

Pouillot véloce. Celui-là, on l'identifie surtout au chant ("chifchaff").

Pie-grièche écorcheur, hôte des milieux ouverts avec bosquets épars. Ici, un mâle.

Pie-grièche écorcheur, hôte des milieux ouverts avec bosquets épars. Ici, un mâle.

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux, #Belledonne

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