Par lta38
Bel après-midi ensoleillé. Sûrement encore de la poudre en orientation ouest et plus haut en altitude. Je démarre à 14h du chalet un peu en-dessous de la station. Je coule une bielle comme rarement dans la montée au col de la Pisse. Impossible de dépasser 15m/min et même à ce tarif, je souffre. Une chaleur insupportable et comme je ne supporte déjà pas la chaleur normale… Il faut sans doute rajouter le manque de sommeil, l'alimentation (raclettes…), le départ après le repas à l'heure de la sieste… Je souffrirai jusqu'au sommet sans pouvoir jamais dépasser cette vitesse ascensionnelle. Je pensais mettre deux heures tranquillement ; j'aurais mis quinze minutes de plus en couinant.
Autre chose inhabituelle, l'absence de randonneurs. Une vingtaine de traces de la matinée ; un seul skieur descendant du sommet quand je remonte la pente terminale. Mais où sont-ils ? D'autant que le versant sud du col de la Pisse sera sans doute plus agréable l'après-midi en neige molle que le matin en croûtée. Certes il y a 1600 m de dénivelé mais sur une telle classique, avec du beau ski, sur un magnifique belvédère (3200 m presque au sommet), rarement dangereuse et située aux portes de Grenoble, ça monterait et descendrait toute la journée. J'avais oublié ce qu'étaient les Hautes-Alpes.
Malgré la fatigue, je me refuse à revenir par la traversée peu intéressante entre le bas de la face et le col de la Pisse. Je prends donc un des talwegs (vierge, incroyable !) orientés sud-ouest qui descendent versant Séveraissette, avant de remettre les peaux pour remonter 200 m jusqu'au col.
Fin dans une neige lourde mais facilement skiable avec 99 au patin. Je prolonge jusqu'au village rejoindre les troupes qui font de la luge.
y'a que les routes qui sont belles... (jjg) - Hébergé par Overblog


