ski-glisse

Publié le 20 Avril 2016

Le petit film de cette magnifique sortie de ski avec Régis au mois de mars.

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

Repost0

Publié le 18 Avril 2016

Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

Repost0

Publié le 16 Avril 2016

Au petit matin, la météo s'avère nettement moins ragoûtante que prévu. Le ciel est couvert, le regel médiocre et le vent souffle (mais ça c'était prévu) en altitude. Nous partons quand même avec Jojo, d'autant que Bertrand et Hubert nous attendent au parking. On change de vallée par rapport à la veille avec un départ de Fouillouse mais beaucoup de points communs : départ à 1900 m, enneigement limite au parking, approche relativement plate, objectif raide, près des 3300 m d'altitude. Car nous montons en effet vers la face nord des Parrias Coupa dénichée par mon ami Hervé Foucher (salut Hervé !), aujourd'hui émigré en Bretagne, lors de l'écriture du Toponeige Ubaye.

Peu de regel donc au départ puis une neige dure qui ne dégèlera pas au retour car la météo restera à l'identique. Nous ne trouvons la poudreuse que plein nord à partir de 3000 mètres. Les conditions météo ne sont vraiment pas terribles avec un vent de plus en plus fort. En d'autres termes, on en prend plein la gueule et ça fait même mal. A 50-70 mètres sous le sommet, dans le dernier petit couloir, c'en est presque intenable sans masque. Les doigts complètement insensibles s'ajoutent au tableau des réjouissances. Le stop est prononcé à l'unanimité. De toutes façons, avec le brouillard qui coiffe le sommet, on n'en verrait pas davantage sur la cime.

On chausse et on rentre en faisant au final du bon ski. Dommage mais cela fait partie du jeu. La montagne sera encore là et il y a d'autres belles journées.

Le petit amphithéâtre qui relie les deux parties en couloir

Le petit amphithéâtre qui relie les deux parties en couloir

Le haut du couloir inférieur

Le haut du couloir inférieur

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

Repost0

Publié le 15 Avril 2016

Et peu importe où elles nous mènent.

Cette phrase, empruntée au chanteur des années 80-90 Jean-Jacques Goldman, résume à elle-seule ma façon d'appréhender les activités outdoor. Certes il existe bien des sommets mythiques que tout un chacun rêve d'atteindre mais au final, ce que je garde, c'est tout le cheminement pour y parcourir. Le plus beau, c'est bien la route. Et chaque sommet, chaque montagne, chaque crête, chaque site visité possède ses belles routes. Il suffit de les choisir. Dessiner sur le papier un itinéraire esthétique, choisir les conditions du parcours, que ce soit avec des critères de décor, météo, lumière... ou tous ensemble réunis, choisir sa route donc, telle est pour moi l'essence de l'activité.

Il y a huit jours, les grandes pentes du massif du Mont-Blanc et en particulier celles du bassin d'Argentière ont eu des conditions de neige exceptionnelles. Des conditions que l'on devrait trouver de plus en plus souvent car avec le réchauffement qui induit des chutes de neige collantes plus fréquentes tôt en saison, on peut espérer que ces conditions de neige froide perdurent plus longtemps dans la saison contrairement à ce qui se passe au mois de mai où il faut littéralement se "jeter" dessus avant que le soleil ne vienne jouer les trouble-fête. Attendre, choisir ces conditions-là pour réaliser une belle ligne à skis comme les Autrichiens aux Courtes (qui ont vu leur 4è et 5è parcours connu en trois jours), cela fait partie de ces "belles routes". Mais là encore, rien n'est gagné d'avance. Dans d'autres lignes, avec les mêmes conditions, certains ne sont retrouvés à plusieurs cordées. J'avais vécu cela au couloir Spencer il y a dix ans et malgré ces bonnes conditions, je n'en garderai pas un souvenir magique. 

Pire encore, ce même week-end les Courtes ont vu une descente de la voie Cordier après dépose par hélicoptère. Il est dommage que les forts skieurs tout à fait aptes à remonter l'itinéraire aient emprunté ce moyen motorisé pour accéder au sommet même si cela s'est fait en toute légalité avec une autorisation spéciale pour les besoins d'un film. C'est en tout cas une "route" que je n'emprunterai pas et qui ne sied pas à ma vision de l'activité. Stéphane Roguet, un des descendeurs des Autrichiens, était sur place le jour de la dépose et avait changé ses plans d'où son coup de gueule que l'on comprend. Les sites communautaires ont relayé cette information et chacun a pu se faire son idée. Il est toutefois dommage que les excités des fora s'en soient donnés à coeur joie, confortablement installés dans leur fauteuil, pour véritablement "lyncher sur la place publique" les auteurs de cette descente héliportée. Je suis opposé à cette utilisation de l'hélicoptère mais cette façon de réagir me dérange. L'éthique n'y est pas non plus. N'aurait-on pas pu, à défaut de se taire ou de se contenter d'un "like", engager une discussion constructive avec les "acteurs" montrés du doigt ? Il est facile de se défouler derrière son clavier, parfois/souvent derrière un pseudo, et n'est-ce pas un peu déplacé quand on emprunte les refuges de montagne eux-même ravitaillés par hélicoptère ? On râle contre les camions dans nos vallées mais on s'équipe de skis, casques, gopro... acheminés chez nos revendeurs par le transport routier.

Inutile de multiplier les exemples mais quand je vois les réactions virulentes de certains comme s'ils étaient des saints, j'avoue que cela me dérange. Avec du recul et n'étant à l'origine d'aucune des deux formules, je préfère définitivement le choix éditorial de Volopress où l'info est donnée (et rarement commentée) plutôt que les fora défouloirs qui n'apportent absolument rien au débat, chacun restant au final sur ses propres convictions.

Quant à moi, je vais (essayer de) rester fidèle à mes habitudes. Je donne mon avis de temps à autre sur ce blog (et j'aimerais bien discuter avec Julien Herry suite à cette anecdote sur les Courtes) mais surtout, je vais tâcher de continuer à montrer ce que j'aime. N'est-il pas préférable de positiver ? Les médias ont la facheuse tendance à en faire de même et à ne montrer que ce qui fait mal. Y'a que les routes qui sont belles alors montrons de belles routes ! Et en voici une, du moins à mes yeux, dans cette vallée de l'Ubaye bien indifférente à ces querelles de clocher.

Y'a que les routes qui sont belles

Cela faisait quinze ans que je n'avais plus mis les pieds dans ce vallon de Marinet. Bien que faisant parler le débattement de mes Blacks afin de s'affranchir de ce long plat menant aux aiguilles de Chambeyron, les courses de ce secteur me reviennent en mémoire, toutes effectuées avant 2003 : le couloir nord du brec de Chambeyron, le Jean Coste aux Aiguilles, le Nérot-Vernet, la pointe basse de Mary mais aussi à peine plus loin la Rocca Blanca par toutes es faces, la banane à la Font Sancte, le ravin des Baumes jusqu'aux Adrechouns... Mon esprit vagabonde aussi du côté du rocher : Pierre-André, Aiguille Large, Sommet Rouge, traversée des Aiguilles, Peigne, Gélinasse et tant d'autres. C'était "la belle époque" (il paraît qu'il faut parler comme ça une fois la quarantaine atteinte). L'époque insouciante, avec Philou, avec Jojo, avec Ced, avec Sergio...

Aujourd'hui, j'y reviens avec Jojo. Une heure quarante après avoir quitté Maljasset, nous voici au pied des Aiguilles, partis pour faire le couloir nord-est de Chillol. L'endroit est toujours aussi beau. Quelques globules glanés à la dent Parrachée et on attaque avec envie la rive droite du couloir qui permettra, moyennant une petite facétie dans les rochers, de garder les skis aux pieds à la descente en évitant le ressaut du bas bien mal comblé cette année.

Partie inférieure au-dessus du ressaut et sous l'étroiture médianePartie inférieure au-dessus du ressaut et sous l'étroiture médiane

Partie inférieure au-dessus du ressaut et sous l'étroiture médiane

Partie supérieure du couloirPartie supérieure du couloir

Partie supérieure du couloir

Les cumuls de neige n'ont pas été importants sur les Alpes du sud cette année. Aussi, la meilleure sortie semble être la plus à l'ouest. Pour la rejoindre, une petite traversée amène à un couloir suspendu. C'est la partie la plus raide, continue entre 45 et 50°, et aussi celle où la neige sera la meilleure. Ce qui n'est pas pour nous déplaire compte tenu de son exposition maximale au-dessus de la face nord. Mais quel bel itinéraire !

Joël sort au sommet de Chillol. Quand est-ce que tu nous changes le casque pour des images un peu plus modernes ?

Joël sort au sommet de Chillol. Quand est-ce que tu nous changes le casque pour des images un peu plus modernes ?

Sommet, face à l'aiguille de Chambeyron

Sommet, face à l'aiguille de Chambeyron

C'est pas tout mais il faut descendre en restant debout maintenant. Joël n'a jamais vraiment dépassé le niveau 4 à skis. Et je ne lui avais pas "vendu" une telle exposition. Mais l'excellent skieur qu'il est va gérer cette descente de manière impeccable. Pas de pression, on a le temps. Et mieux vaut un virage de moins qu'un homme de moins. 

Au départ, il faut se méfier d'une petite accumulation. Par expérience, je sais que si ça part, ça partira sous les skis. Il ne s'agit pas risquer l'ensevelissement mais bien le déséquilibre du skieur et la chute irrémédiable vers l'abîme, maximalement exposé ici. Parti en premier, je place un virage appuyé en haut de l'accu. Pas surprise, ça part. La voie est libre ; tout le reste de la descente étant sans inquiétude nivologique.

Neige excellente en haut de la face

Neige excellente en haut de la face

Le couloir sommital exposé depuis la petite traversée ramenant au couloir principal

Le couloir sommital exposé depuis la petite traversée ramenant au couloir principal

La pente qui suit, presque facile avec cette neige, d'autant que moins raide (proche de 45°)

La pente qui suit, presque facile avec cette neige, d'autant que moins raide (proche de 45°)

Joël dans cette même pente

Joël dans cette même pente

L'étroiture médiane. Il se mérite ce couloir.

L'étroiture médiane. Il se mérite ce couloir.

Partie inférieure. Pente à 40-45°, beau billard, ça enchaîne

Partie inférieure. Pente à 40-45°, beau billard, ça enchaîne

On quitte le couloir principal pour éviter le ressaut...

On quitte le couloir principal pour éviter le ressaut...

... en passant un peu dans les rochers

... en passant un peu dans les rochers

Eh bien voilà une belle pente. Quatre-cents mètres de dénivelé à 45° de moyenne avec des sections plus raides. Une sortie qui rappelle le bon vieux temps : du raide dans les Alpes du sud sans voir le moindre skieur. Tout ça en compagnie de Jojo qui commence à prendre goût aux pentes raides. C'est de très bon augure pour la suite car de belles routes, il en existe des tonnes.

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

Repost0

Publié le 9 Avril 2016

 

Journée très indécise. Grand beau le matin mais très haut (au-dessus de 2500). Mais ça doit se lever paraît-il. Du boulot à la maison. Je bosse et zappe toutes les demies-heures sur les webcams. Coup de fil de Nico. Il est motivé pour bouger à partir de la mi-journée. Il fait frais ; c'est parfait pour le ski en face ouest. Fin de matinée : le soleil s'invite jusque vers 2300 m d'altitude. Ça sent bon l'éclaircie. Malheureusement la mer de nuages remonte rapidement vers 2700 m à midi. Qu'à cela ne tienne ; je propose à nico une dent Parrachée express. C'est comme ça qu' à 13h nous nous retrouvons à fouler le bitume de l'autoroute en direction de la Haute Maurienne. Deux télésièges plus tard et nous sommes à 2600 m en plein brouillard. Plus à 2800 au soleil. Et on cuit. Entre l'altitude et la chaleur, deux veaux remontent le couloir ouest du col de la lausa. Doucement mais sûrement. Heureusement ça passe tout à peaux ; c'est quand moins pénible qu'avec les crampons.

17h. Sommet. Ca s'est rafraîchi. La chaise du Pape est même en train de commencer à regeler. On hésite presque à plonger dans le nord-ouest mais sans corde et avec seulement des crampons alu et sans aucun repérage du ressaut du bas, ce ne serait pas très raisonnable. La voie normale est très belle et mérite tout à fait d'être descendue. 2200 m jusqu'à Aussois en suivant scrupuleusement les pistes dans un brouillard à couper au couteau.

Mais au-dessus, c'était bleu blanc rouge. Le bleu du ciel, le blanc de la neige (fraîche), le rouge de la neige sablée et des rochers de la Parrachée. Un beau et haut sommet que je n'avais jamais foulé. Voilà qui est réparé.

La chaise du Pape. De superbes jeux de nuages sur la Haute Maurienne

La chaise du Pape. De superbes jeux de nuages sur la Haute Maurienne

Arrivée au sommet devant les glaciers de la Vanoise

Arrivée au sommet devant les glaciers de la Vanoise

Du sommet, vue vers l'est

Du sommet, vue vers l'est

Dans le couloir ouest de la Lausa

Dans le couloir ouest de la Lausa

Voir les commentaires

Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

Repost0