Publié le 6 Mars 2013

s100Deux ans et demi après avoir investi dans un super compact (le Canon s95), il m'a fallu investir à nouveau car le précédent avait un souci et la tentative de réparation "maison" (sinon c'était à minima 150€ voire davantage) a échoué. J'ai longuement hésité avec le fameux Sony RX100 et son "grand" capteur qui produit des images de qualité supérieure (dynamique ET basses lumières) avec un capteur de 20 mp mais j'ai finalement opté pour le successeur de mon s95 pour des raisons financières. En effet, j'ai pu acheter le Canon pour 319€ chez reflexpro à Arras (magazin très sérieux) alors qu'il eut fallu débourser au bas mot 550€ pour le RX100 avec probablement en sus le grip chez Lensmate pour quelques chose comme 40 dollars. En gros du simple au double quoi. Et étant donné ce que je fais subir à ces compacts, il me paraissait important de jouer la sécurité, d'autant que le s100 a une très bonne côte. En attendant les tests du nouveau Nikon P330 qui lui semble équivalent en tous points, il est à mon avis le meilleur appareil photo compact actuel à petit capteur et de loin. Ce sentiment est partagé par de nombreux photographes comme Vibert. Autre argument en faveur du s100 : ayant pris goût au reflex en sorties à skis pendant deux mois faute d'avoir un compact, le s100 sera surtout utilisé lors des sorties light où le souvenir est la priorité, plus que la belle image. Bref un appareil à avoir en permanence sur soi en cas de besoin.

J'aurais pu investir dans son successeur le s110 mais il eut fallu débourser autour de 70€ supplémentaires pour ne pas gagner grand chose : on reste sur un capteur CMOS de 12 mp ; on gagne simplement l'écran tactile et le wifi. J'ai donc opté pour le s100.

Concernant le s100 et les différences avec son prédécesseur, elles sont loin d'être négligeables. Jugez plutôt :
- G-A à 24 au lieu de 28 mm
- Télé à 120 au lieu de 105 mm
- Capteur CMOS 12 mp vs CCD 10 mp
- Filtre ND permettant de gagner trois diaphs
- Petit grip pour une meilleure prise en main
- Bouton direct accès video
- Video full HD
- GPS (je pense que je ne m'en servirai pas)

Après quelques sorties sur le terrain, je garde mes automatismes étant habitué de Canon ; ça compte aussi et le rendu est très fidéle à celui du s95. Pas de surprise. Un bon investissement. Espérons qu'il dure au moins trois ans. 

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Rédigé par lta38

Publié dans #matériel

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Publié le 5 Mars 2013

Enfin une semaine anticyclonique. On avait vraiment besoin de soleil. Le mot "mars" rend aussi optimiste. On imagine déjà le printemps, les fleurs et les oiseaux. Et pourtant...

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En Chartreuse, l'épaisseur de neige est belle et bien là. Jugez plutôt.

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Deux mètres en terrain découvert vers 1300 m du côté du col du Coq.

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Bien sûr les panneaux indicateurs commencent à émerger.

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Bien sûr le dégel commence à s'opérer (pas mal ce petit filtre ND sur le Canon s100 qui vient de remplacer mon s95).

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Mais à l'ombre le givre persiste.

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A noter pour l'anecdote que ces images prises en macro sur la rive gauche du Vorz m'ont vallu une chute dans le torrent dans la traversée de celui-ci. C'est qu'il y a du givre aussi sur les cailloux.

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Les versant nord restent donc hivernaux au-dessus de 600 m d'altitude.

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Les hameaux de moyenne montagne sont encore enneigés même si la neige recule assez vite avec le non regel de cette dernière nuit.

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En plaine, c'est bien sûr le vert qui domine mais à Bernin, les endroits ombragés gardent encore leur 10 cm de neige. Cela fait pile un mois d'enneigement continu sur ces secteurs à 300 m d'altitude.

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Et si un redoux s'est intallé avec de la neige dans les Alpes du sud et un effet de foehn, la tendance devrait à nouveau s'inverser dès dimanche soir. Voyez donc ce qui nous attend en début de semaine prochaine. L'hiver n'est donc pas fini.

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages

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Publié le 4 Mars 2013

Dernière journée de soleil. Ceux qui ne travaillent pas vont donc essayer d'en profiter. Pour ma part, il s'agit de voir si le passage à la quarantaine m'a affaibli physiquement. L'idée est de tracter trois filles à deux avec Nico. On programme de monter au col du Coq, descendre versant ouest puis remonter par la piste forestière damée comme jonction ski de fond Sappey/Saint-Hugues jusqu'à la prairie de l'Emeindras. Dès le départ, la tache s'annonce rude. Le problème vient essentiellement des trop nombreuses traces de piétons à une heure tardive (pas de raquettes mais bien de piétons sans raquettes) qui ont laissé de grands trous dans la neige. Pas facile pour les bout'choux de tenir debout là-dedans.

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Emma, qui a une petite longueur d'avance sur Emie skis aux pieds sera tractée sur les skis ainsi que Stella. Emie sera dans la luge pour cette première partie. On atteint le col non sans mal.

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Le sourire est là avec la perspective de cette première descente mais on va vite déchanter.

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Toujours trop de traces de piétons encore pas dégelées dans la trace de ce versant ouest. Et à côté c'est croûté. On prend le temps nécessaire pour descendre. La priorité est bien sûr de ne pas dégoûter les petits.

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Finalement, après hésitation, le passage en forêt resté poudreux passe beaucoup mieux et on arrive à l'intersection. Il est midi. On fait une pause, on remet les peaux. On sort la sonde : 170 cm à 1270 m en forêt. Pas mal du tout.

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La suite sera beaucoup plus tranquille. La montée tractée jusqu'à l'Emeindras se fait sans difficulté, cette fois-ci les trois sur les skis. Il y a juste le passage d'une petite coulée venue lécher la piste qui nécessite déchaussage. On stoppera toutefois avant l'Emeindras, à altitude égale là où la piste redescend pour cause de timing. La dernière descente sera rude pour Emie et Emma qui ont l'habitude de faire la sieste si elle est trop tardive. C'est très bien ainsi. On pique-nique au soleil.

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Descente superbe. Je "lâche" Emie qui, de part l'étroitesse de la piste, est obligée de tourner. Et elle tourne. Ca y est. Une dizaine de sorties sur les skis depuis janvier. Après avoir trouvé l'équilibre, être capable de marcher, glisser, tourner à l'arrêt en pas tournant, prendre seule le tapis roulant puis seule de petits téléskis, voilà maintenant qu'elle a compris le transfert de poids d'une jambe sur l'autre pour changer de direction. C'est nickel. Emma se débrouille également très bien. C'est que ce petit bout n'a que trois ans. Stella reste autonome et se régale aussi.

Reste la remontée au Coq. Compte tenu du terrain, on met les deux petites dans la luge et c'est Nico bourrinator qui se charge du tractage. De mon côté, je tracte Stella sur ses skis. Pas facile mais en épousant au mieux le terrain, ça passe.

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Dernière descente en neige molle face à la Dent où les deux Lio me font coucou.

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Après ça, les filles devraient s'endormir dans la voiture et/ou s'endormir tôt ce soir. Que nenni, ni l'un ni l'autre. Ayant du monde à la maison, le coucher sera exceptionnellement plus tardif. Fini le soleil, tout ce petit monde va pouvoir se reposer. Un repos bien mérité y compris pour les papas parce que ce que l'on ne voit pas sur les images (préparer, organiser, aider, gérer les coups de moins bien, ranger...) c'est au moins aussi fatiguant que de faire du dénivelé !


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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 3 Mars 2013

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Suite à l'effort de la veille, rien de tel qu'une récupération active. Pas de réveil, pas d'objectif particulier. Quoique... La directe ENE du bec Charvet est en conditions exceptionnelles cette année. Ca a bien chauffé la veille mais je pars tranquillement histoire d'aller voir si il reste une chance que cela passe.

On voit encore une ancienne trace dedans mais arrivé sous le ressaut (à faire à vue), c'est la déception : ça passait à un jour près. Les coulées de la veille ont déjà bien abîmé le passage. Cependant, en bricolant un peu ça devrait passer. En montant, une petite coulée vient définitivement ruiner mes derniers espoirs : le passage est encore plus abîmé et puis, ça chauffe trop. Ce serait con de partir avec la pente suspendue. Ce sera pour une prochaine fois.

Je file au sommet et profite du panorama.

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Au nord-est la Dent bien sûr ; au sud-ouest l'Emeindras, le Saint-Eynard, l'Ecoutoux et tout au fond, le Vercors. Au sud-est, la vue plongeante sur la Manival toujours blanc jusqu'à Saint-Ismier. Et la pollution maximale dans la vallée. J'en profite pour faire une sieste. Je ne dors pas vraiment mais je bulle au sommet. Une demi-heure, une heure ; discutant avec un skieur monté lui aussi pour la directe et qui renonce comme moi.

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Finalement, je suis quitte pour faire encore de la poudre, celle du versant nord. Et en plus, je skie une ligne totalement distincte de la classique et que je ne connaissais pas. Entièrement forestière mais bien clairsemée. Et ça passe comme une lettre à la poste, en bonne neige.


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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 2 Mars 2013

Le massif de la Chartreuse se décompose grosso modo en trois chaînons plus ou moins continus. D'ouest en est, on a le chaînon Chalves - Grande Sure, l'ensemble Pinéa / Charmant Som / Grand Som / Roche Veyrand / Outhéran et enfin la ligne Saint-Eynard - Hauts de Chartreuse. Ce dernier ensemble a une unité : de la dent de Crolles (au sud), au Granier (au nord), il se présente comme des plateaux d'altitude bordés à l'est par une barrière rocheuse un peu comme celle du Vercors, et à l'ouest par plusieurs ceintures rocheuses séparées par des vallées (Guiers Mort, Vif...) présentant des portes d'entrée plus commodes que de l'autre côté. J'ai déjà parcouru l'essentiel de ces plateaux en hiver (mais il manque quelques morceaux) mais jamais en intégralité. Lors de la traversée intégrale de Chartreuse de Grenoble à Chambéry en skis en décembre 2008 avec Joël dont je parle ici, j'en avais fait la première moitié avant de traverser les Entremonts vers le col du Mollard. Je m'étais donc prévu de revenir faire l'intégrale des Hauts et comme cette année l'enneigement est abondant, autant pousser la descente jusqu'à Chapareillan. La neige restant bonne dans les versants ombragés, on prévoit aussi de rallonger nettement ce parcours en traversant les plus beaux sommets et en skiant à chaque fois le plus bas possible. Nico est motivé alors feu !

 

Part I. Montée à la Dent. D+ = 870.

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On connaît mais ça reste sérieux au petit matin en neige béton. Mais comme il y a de bonnes marches, ça monte sereinement sans crampons et en plus, la météo nous réserve un beau spectacle avec cette mer de nuages.

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On trouve le soleil à la sortie et même un petit air frais. On s'habille et on attaque la suite sans attendre.

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Part II. Descente nord de la Dent. D- = 360 m

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On est là pour rendre ce circuit peu skiant à la base, esthétique et ludique alors on n'hésite pas à s'offrir ce supplément de très bon ski.

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Des pentes peu raides mais une neige parfaite. Comme il fait froid, on remet vite les peaux et on poursuit.

 

Part III. Montée aux rochers du Midi. D+ = 300.

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Essentiellement à l'ombre mais magnifique. Il faut tracer, avec plaisir.

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Part IV. Descente par les sources du Guiers. D- = 900 m

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A ma grande surprise, c'est déjà pas mal tracé mais mis à part sur les trois passages obligés pour franchir les trois barres (aucun saut cette année c'est tout nivelé), on aura le plaisir de faire la trace dans la poudre. En tous cas, skitour ne draine qu'une infime partie des randonneurs (un seul compte rendu sur cette descente alors qu'elle était bien tracée).

 

Part V. Montée aux Lances de Malissard par Bellefont. D+ = 950

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Pour cette fois, on montera par la rive gauche du vallon pour rejoindre la trace habituelle sous la face ouest des Lances. Suite par la cabane de Bellefont où, très curieusement, je n'étais jamais passé à skis et une seule fois à pied : ce devait être en 1984 quand je faisais des sorties CAF jeunes. On a deux skieurs en ligne de mire. On appuie un peu (18 m/min entre la cabane et le col) mais pas trop. c'est que la journée va être longue. Sous la facette sud, on repassera en mode piéton (c'est raide), accueillis par la chaleur.

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Coup d'oeil au sud : on a déjà fait pas mal de distance mais c'est rien en comparaison de ce qu'il nous reste à faire.

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Part VI. Face est des Lances puis descente du vallon de Marcieu. D- = 620 m

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La face est n'est pas encore bien transformée. A 11h, c'est bien mou. Je pose un virage sur une bosse un peu plus raide et la neige glisse doucement sous mes skis. Je laisse passer la coulée qui grossit rapidement et dévale tout le vallon. Le bas de la pente sera encore bien poudreux.

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Il n'y a plus qu'à suivre le faux-plat du vallon de Marcieu. C'est long mais une trace de raquettes permet de limiter le pousser de bâtons.

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Part VII. Montée au Grand Manti. D+ = 430 m

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La forêt est remplie de neige à ras la gueule. Probablement autour de trois mètres ici.

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On remonte la face sud-ouest du Manti. Il fait vraiment chaud. On n'aime pas ça ni l'un ni l'autre et on va commencer à souffrir.

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Part VIII. Descente du Manti par la facette NW jusqu'à Pratcel. D- = 430 m

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Après avoir admiré les belles corniches, la descente est vite pliée. La neige toujours ausi bonne. Dans la traversée vers Pratcel, toujours les traces de raquettes qui aident et guident.

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Part IX. Remontée à la croix de l'Alpe. D+ = 390

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C'est pas très long sur le papier mais il y a un peu de distance. On morfle avec la chaleur. Il faut gérer les réserves d'eau. Rive droite, les premières coulées ont décapé le terrain pour le plus grand plaisir des chamois. Rive gauche c'est encore l'hiver. On y trouve aussi de beaux motifs rocheux.

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Nico craint encore plus la chaleur que moi et n'est pas à la fête. Une légère brise se fait toutefois sentir au sommet. Le dénivelé n'est jusqu'ici pas exceptionnel mais c'est surtout la longueur de cette course (les nombreux pas à plat comptent ; certes pas autant qu'un pas en montée mais ils sont loin d'être anodins en fin de compte).

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Part X. Descente sur l'Alpette. D- = 360 m

C'est assez court, en pente douce et ça permet de se refaire un peu. En plus ni l'un ni l'autre ne connaissons. Ca y est, la face sud du Granier est en vue.

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Part XI. Granier par les Barres. D+ = 450 m

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Il faut maintenant se diriger vers le pas des Barres que je n'ai fait qu'une fois en été (en 1998). je n'en ai aucun souvenir. La muraille à franchir en impose ; et pourtant, ça passera sans matériel autre que les câbles en place.

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On sort de la cheminée en mode piéton. Belledonne dans le rétro.

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Il reste à tracer un peu puis récupérer une trace dans la poudre menant aux arêtes du Granier.

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C'est qu'en plus il est long ce Granier et on va jusqu'au sommet nord.

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Le sommet est en vue. Cette fois, on est quitte pour ranger les peaux.

 

Part XII. Descente par le pas de la Porte puis sur la Palud de Chapareillan. D- = 1380 (en réalité D+/D- = 70/1450)

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Petit coup d'oeil en arrière avant d'attaquer la descente. La Dent de Crolles est tout au fond, derrière les Lances de Malissard. C'est un immense plaisir que d'arriver là. Cette traversée assez nordique à la base vaut le coup en skis de rando, surtout si on l'agrémente de belles descente comme nous l'avons fait. Il nous aura fallu 9h45 pour atteindre le Granier selon cet itinéraire. Sans courir, en prenant le temps de regarder, échanger... La descente sur Chapareillan comporte toutefois quelques pièges. Il n'y a qu'un passage dans la barre au-dessus du pas de la Porte et bien que l'ayant skié il y a quelques années, nous avons bien pinaillé pour le trouver ce qui nous a vallu plus d'une demi-heure de recherches avec remise de peaux (nous qui pensions ne plus les ressortir), etc. Juste après le pas de Porte, penser à bien traverser vers le nord pour gagner le troisième couloir qui se descend sans barre rocheuse. Neige encore excellente dans toute cette partie.

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Fin un peu sanglier puis en TBDR (tas de bord de route) pour gagner la Palud de Chapareillan ou Gigi nous attend pour nous ramener au bercail. Un immense merci à elle, pour sa disponibilité, sa gentillesse, le thé chaud et tout et tout !




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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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